Publié le 26 Décembre 2007

Tous les blogueurs ont leur dada, leur sujets fétiches, sur lesquels ils aiment s'attarder. Personnellement, au regard de ma formation, et de mon goût, je suis effectivement assez attiré par la réflexion autour du système économique, mais aussi autour des valeurs pro-vie. Et malgré ma vigoureuse appétence pour le rit tridentin, que je suis évidemment capable de défendre mordicus, je traite peu de théologie ou de sujets liturgiques dans ces pages.

Pour plusieurs raisons:
- tout d'abord, je partais du principe, que je sais aujourd'hui fallacieux, que la grande majorité de mes lecteurs connaissent déjà le catholicisme et ses principaux fondements.
- je n'ai pas le niveau pour répondre à des professionnels de la philosophie ou de la théologie (et je sais qu'il y en a qui fréquentent ces pages). A ce titre, mes explications restent de l'ordre de la vulgarisation, donc nécessairement insatisfaisantes pour ceux-ci, mais également, pour les tradis pur sucre, qui pourraient considérer, à juste titre, que j'édulcore les problèmes.
- j'ai été formé durant toute ma jeunesse à la liturgie, aux dogmes, aux principales disciplines permettant de connaitre de manière approfondie le catholicisme. C'est aussi pour cela que j'ai donc peu envie d'y revenir, j'y éprouve peu de curiosité. Ce sont loin d'être des sujets nouveaux sur lesquels j'ai envie de m'étendre.
- last but not least, votre serviteur est un flemmard.

Mais devant la demande pressante de certains de mes camarades blogueurs, je vais faire l'effort d'y consacrer un peu de mon temps et donc, d'aborder quelques billets sur le catholicisme et sa doctrine. C'est le nouvel an, l'heure des bonnes résolutions, on va donc s'efforcer, durant cette année, de traduire en langage clair les disputes intellectuelles des catholiques.

Pour cela j'ai déjà quelques sujets en tête. Axés plus ou moins autour du modernisme (on ne se refait pas). Si vous souhaitez que j'aborde d'autres sujets, le point de vue des catholiques sur tel ou tel domaine, pourquoi telle ou telle bizarrerie, n'hésitez pas à me le faire savoir, en commentaire de ce billet, ou par mail, et je tâcherai d'y répondre de la manière la plus solide possible.

Pour le moment, je suis en train de préparer quelques petites choses, en vrac, sur :
- le Saint Suaire
- le problème de la communion dans la main
- un petit historique du modernisme
- la hiérarchie des textes, des différents conciles, et autres sources de la foi dans la doctrine

Si vous vous êtes toujours posé des questions sur l'Eglise catholique, n'hésitez pas, prenez la parole, et je m'efforcerais, dans la mesure de mes faibles moyens, de vous répondre. Etant entendu que je ne prétends pas aller au fond des choses à la manière d'un théologien professionnel, je ne suis rien d'autre qu'un catholique parmi tant d'autres, peut-être un peu mieux en position de vulgariser, de populariser l'enseignement de l'Eglise. Mais je ne remplace aucunement l'avis éclairé des prêtres et autres hommes d'Eglise dont la disponibilité est sans faille.

Ne me voyant pas commenter le catéchisme de Trente, alinéa après alinéa, je fais confiance à mes lecteurs pour me proposer des sujets qui iront au-delà des sempiternelles polémiques que nous connaissons tous.

N'hésitez pas, les commentaires vous sont ouverts.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 24 Décembre 2007

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                                                                    Naissance du Christ
, 1500 Sandro Botticelli

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Ab Imo Pectore

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Publié le 21 Décembre 2007

Je trouve ce poème  d'Alfred de Musset particulièrement juste.
Rolla IV

Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire
Voltige-t-il encor sur tes os décharnés ?
Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire;
Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés.
Il est tombé sur nous, cet édifice immense
Que de tes larges mains tu sapais nuit et jour.
La Mort devait t'attendre avec impatience,
Pendant quatre-vingts ans que tu lui fis ta cour;
Vous devez vous aimer d'un infernal amour.
Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale
Où vous vous embrassez dans les vert du tombeau,
Pour t'en aller tout seul promener ton front pâle!
Dans un cloitre désert ou dans un vieux château?!
Que te disent alors tous ces grands corps sans vie,
Ces murs silencieux, ces autels désolés,
Que pour l'éternité ton souffle a dépeuplés ?
Que te disent les croix? que te dit le Messie?

Oh ! saigne-t-il encor, quand, pour le déclouer,
Sur son arbre tremblant, comme une fleur flétrie,
Ton spectre dans la nuit revient le secouer?
Crois-tu ta mission dignement accomplie,
Et comme l'Éternel, à la création,
Trouves-tu que c'est bien, et que ton oeuvre est bon?
Au festin de mon hôte alors je te convie.
Tu n'as qu'à te lever;-quelqu'un soupe ce soir
Chez qui le Commandeur peut frapper et s'asseoir.

Entends-tu soupirer ces enfants qui s'embrassent?
On dirait dans l'étreinte où leurs bras nus s'enlacent,
Par une double vie un seul corps animé
Des sanglots inouis, des plaintes oppressées,
Ouvrent en frissonnant leurs lèvres insensées
En les baisant au front le Plaisir s'est pâmé.
Ils sont jeunes et beaux, et, rien qu'à les entendre,
Comme un pavillon d'or le ciel devrait descendre:
Regarde!-ils n'aiment pas, ils n'ont jamais aimé

Où les ont-ils appris, ces mots si pleins de charmes,
Que la volupté seule, au milieu de ses larmes,
A le droit de répandre et de balbutier ?
Ô femme! étrange objet de joie et de supplice!
Mystérieux autel où, dans le sacrifice,
On entend tour à tour blasphémer et prier!
Dis-moi, dans quel écho, dans quel air vivent-elles,
Ces paroles sans nom, et pourtant éternelles,
Qui ne sont qu'un délire, et depuis cinq mille ans
Se suspendent encore aux lèvres des amants ?

Ô profanation! point d'amour, et deux anges !
Deux coeurs purs comme l'or, que les saintes phalanges
Porteraient à leur père en voyant leur beauté!
Point d'amour! et des pleurs! et la nuit qui murmure,
Et le vent qui frémit, et toute la nature
Qui pâlit de plaisir, qui boit la volupté!
Et des parfums fumants, et des flacons à terre,
Et des baisers sans nombre, et peut-être, Ô misère !
Un malheureux de plus qui maudira le jour...
Point d'amour! et partout le spectre de l'amour !

Cloîtres silencieux, voûtes des monastères,
C'est vous, sombres caveaux, vous qui savez aimer
Ce sont vos froides nefs, vos pavés et vos pierres
Que jamais lèvre en feu n'a baisés sans pâmer.
Oh! venez donc rouvrir vos profondes entrailles
A ces deux enfants-là qui cherchent le plaisir
Sur un lit qui n'est bon qu'à dormir ou mourir;
Frappez-leur donc le coeur sur vos saintes murailles.
Que la haire sanglante y fasse entrer ses clous.
Trempez-leur donc le front dans les eaux baptismales,
Dites-leur donc un peu ce qu'avec leurs genoux
Il leur faudrait user de pierres sépulcrales
Avant de soupçonner qu'on aime comme vous!

Oui, c'est un vaste amour qu'au fond de vos calices
Vous buviez à plein coeur, moines mystérieux
La tête du Sauveur errait sur vos cilices
Lorsque le doux sommeil avait fermé vos yeux,
Et, quand l'orgue chantait aux rayons de l'aurore,
Dans vos vitraux dorés vous la cherchiez encore,
Vous aimiez ardemment !Oh ! vous étiez heureux !

Vois-tu, vieil Arouet? cet homme plein de vie,
Qui de baisers ardents couvre ce sein si beau,
Sera couché demain dans un étroit tombeau.
Jetterais-tu sur lui quelques regards d'envie?
Sois tranquille, il t'a lu. Rien ne peut lui donner
Ni consolation ni lueur d'espérance.
Si l'incrédulité devient une science,
On parlera de Jacque, et, sans la profaner,
Dans ta tombe, ce soir, tu pourrais l'emmener.

Penses-tu cependant que si quelque croyance,
Si le plus léger hi le retenait encor,
Il viendrait sur ce lit prostituer sa mort !
Sa mort!-Ah! laisse-lui la plus faible pensée
Qu'elle n'est qu'un passage à quelque lieu d'horreur,
Au plus affreux, qu'importe? Il n'en aura pas peur;
Il relèvera la jeune fiancée, il la regardera dans l'espace élancée,
Porter au Dieu vivant la clef d'or de son coeur !

Voilà pourtant ton oeuvre, Arouet, voilà l'homme
Tel que tu l'as voulu.-C'est dans ce siècle-ci,
C'est d'hier seulement qu'on peut mourir ainsi,
Quand Brutus s'écria sur les débris de Rome:
"Vertu, tu n'es qu'un nom! " il ne blasphéma pas.
Il avait tout perdu, sa gloire et sa patrie,
Son beau rêve adoré, sa liberté chérie,
Sa Portia, son Cassius, son sang et ses soldats;
Il ne voulait plus croire aux choses de la terre.
Mais, quand il se vit seul, assis sur une pierre,
En songeant à la mort, il regarda les cieux.
Il n'avait rien perdu dans cet espace immense;
Son coeur y respirait un air plein d'espérance;
Il lui restait encor son épée et ses dieux.


Et que nous reste-t-il, à nous, les déicides?
Pour qui travailliez-vous, démolisseurs stupides,
Lorsque vous disséquiez le Christ sur son autel?
Que vouliez-vous semer sur sa céleste tombe,
Quand vous jetiez au vent la sanglante colombe
Qui tombe en tournoyant dans l'abîme éternel?
Vous vouliez pétrir l'homme à votre fantaisie;
Vous vouliez faire un monde.-Eh bien, vous l'avez fait.
Votre monde est superbe, et votre homme est parfait!
Les monts sont nivelés, la plaine est éclaircie;
Vous avez sagement taillé l'arbre de vie;
Tout est bien balayé sur vos chemins de-fer,
Tout est grand, tout est beau, mais on meurt dans votre air.
Vous y faites vibrer de sublimes paroles;
Elles flottent au loin dans des vents empestés,
Elles ont ébranlé de terribles idoles;
Mais les oiseaux du ciel en sont épouvantés.
L'hypocrisie est morte; on ne croit plus aux prêtres;
Mais la vertu se meurt, on ne croit plus à Dieu.
Le noble n'est plus fier du sang de ses ancêtres;
Mais il le prostitue au fond d'un mauvais lieu.
On ne mutile plus la pensée et la scène,
On a mis au plein vent l'intelligence humaine
Mais le peuple voudra des combats de taureau.
Quand on est pauvre et fier, quand on est riche et triste,
On est plus assez fou pour se faire trappiste
Mais on fait comme Escousse on allume un réchaud.

Alfred de Musset
  
Merci à mon frère...
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Littérature

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Publié le 19 Décembre 2007

Le sentiment baigne en ce moment toute la "réacosphère". La lassitude, ce sentiment de lutter pour rien, de s'indigner encore et toujours, sans cesse, pour rien, ou si peu, est de retour chez les réacs.

C'est le Grand Charles qui a donné le ton.

Deuxio, réagir à un article du Monde, c’est gentil mais on a vite fait le tour. Ca donne l’impression d’une éternelle indignation, chose que je n’aime pas. S’indigner des indignations sélectives de France Culture ou du Monde, c’est être finalement un indigné professionnel. Ca laisse entendre qu’on a cru un temps à toute cette devanture, ce qui fait de vous un sombre crétin d’une naïveté redoutable.
(...)
Puis, ça tourne en rond sec, y compris ici. On a tendance à se ruer vers un prêt-à-penser qui m’emmerde.
(...)
Enfin, nous sommes dans une époque de non-politique radicale. On nous invite fermement à choisir entre des gens qui sont rigoureusement les mêmes ou qui défendent les mêmes intérêts par l’intermédiaire notamment de réseaux communs. Nous sommes dans l’anti-chambre d’un monde nouveau et c’est profondément emmerdant.


Les Enfants de la zone grise rajoutent:

On attend. Parce qu’il n’y a absolument rien d’autre à faire. L’Histoire n’a pas besoin de nous en ce moment. Elle nous a mis au chômage technique sans préavis, sans indemnité, et les seules portes que nous ouvre sa lettre de recommandation sont celles de la pharmacie ou de la morgue.
(...)
Ça n’empêche personne d’attendre utile, en bossant son endurance, en entretenant ses réflexes, en structurant sa pensée et en étoffant son réseau social. Mais pas de conneries : rien de tout ça ne hâtera l’Heure H, si jamais elle sonne quand nous sommes encore chauds. Il n’y aura personne pour donner raison après coup à ceux qui se seront noyés en nageant à contre-courant. La postérité nous a déjà oubliés. Nos contemporains nous vomissent ou nous ignorent.


Le bal des dégueulasses opine:

1) Jouer le jeu de la non-politique, en commentant sans fin des non-évènements de l'après-Histoire. En vain, car on ne peut pas lutter contre des gens qui sont payés pour commenter et même monter ces non-évènements. On ne peut pas ramer au milieu d'un marécage et se plaindre que ça pue. Et là, le marécage est un bourbier, on ne peut que boucler sur une critique de thèmes constants.
2) Donner un faux débat philosophique à une époque qui n'en connait aucun. Notre époque est celle du vide idéologique, philosophique, intellectuel et moral. Vouloir apporter une critique constructive contre une époque qui qualifie BHL d'intellectuel de gauche, c'est d'une naïveté quasi-collaboratrice.

(...)

Les Possédés savent très bien que les Valeurs (principe de Tradition, d'Historicité) et les Faits (principe de réalité) ne peuvent plus les atteindre, car ils ont été fascisés; seule la Logique, le Sens, bref, la Raison elle-même peuvent encore faire la différence. Or après l'extermination de l'autorité (au nom de la confiance dans la Raison de l'individu), on peut montrer que c'est l'autorité intérieure, cette fameuse Raison, qui est entrain d'être exterminée, pour être remplacée par le désir et rien que le désir.


En effet, on  joue avec les règles qui ne sont pas les notres, le terrain est miné d'office. XYR rajoute:

La rébellion, en tout cas sous cette forme, n'existe pas. Elle est absorbée avant même d'être formulée.

Lorsqu'on accable BHL, l'antiracisme ou je ne sais quelle trahison de Sarko, on joue le jeu, on entre dans le débat, peu importe ce que l'on dira, l'important est qu'on accepte les règles. C'est une défaite avant le coup d'envoi.

En définitive, savoir s'éloigner de cette mer de conneries, parvenir à un stade d'indifférence relative. Savoir se taire. Se taire devant SOS racisme, devant Libération, devant Sarkozy ou Kouchner, devant Canal + ou Jamel Debbouze, devant Pernot ou Taddéï. Fermer sa gueule face aux Indigènes de la République, face à Bruxelles, face à Soral ou Ben Laden. Ne plus accepter de débats virtuels, d'interlocuteurs virtuels. Laisser les pantins dans leur danse macabre et les insectes dans la fourmilière. Ne plus y entrer. Savoir jeter les cartes, et vivre enfin.


Ouais mais non.

Oui, je partage le diagnostic, mais non, je n'en partage aucunement la conclusion. Quelquepart je trouve même que ces sentiments de lassitude, d'ennui, sont justement la preuve de la maturité de la réacosphère.

Les mecs, vous avez raison sur toute la ligne, mais ce n'est pas parceque vous avez raison, que votre décision est la bonne. Car le système, il était évident dès le début qu'on ne pouvait rien faire contre. J'espère que personne n'a cru l'espace d'une seconde qu'Internet serait LE moyen de changer les choses, de renverser les rapports de force. On le sait tous qu'historiquement, ce n'est pas comme cela que ça fonctionne.

Par contre, faire le boulot, humiliant, peu gratifiant, certes, mais jamais inutile, de convaincre, d'argumenter, de proposer d'autres visions, d'autres façons de voir à des individus dont la curiosité n'a pas encore disparu, est, encore et toujours, essentiel. Car si l'on raisonne en termes systèmiques et globaux, oui, on a déjà perdu.

Et alors ?

Est-ce que cela doit m'empêcher de convaincre toutes les personnes que je peux croiser sur le net ? Absolument pas. Car les interlocuteurs virtuels sont aussi des humains. Et il arrive que les humains, pas encore lobotomisés par la StarAc, acceptent encore les arguments qu'on leur oppose, voire même, grand miracle, changent d'avis.

C'est rare mais ça arrive. Et rien que cela justifie tout notre boulot sur les blogs.

Même si il est vrai qu'on radote un peu. Mais bon, ne dit-on pas que la pédagogie, c'est avant tout de la répétition ?

Alors oui, il faut accepter l'humiliation de ne convaincre personne, de prêcher dans le vide 95 % du temps, de sentir poindre le désespoir, la lassitude, le découragement. Mais cela n'est en rien différent des militants qui nous ont précédés depuis quelques décennies.

Oui, il faut construire ces communautés que chacun de ces blogueurs évoque. Des espèces de bastion, ou l'on vivrait plus ou moins coupé du monde. Certains ont déjà choisi l'Alaska...

Mais non, il ne faut pas laisser tomber Internet, il ne faut pas non plus laisser tomber la lutte d'influence (qui est moins difficile qu'on ne pourrait le croire au prime abord), on se doit être présent. Jouer sur tous les tableaux. Communautaire et systémique. Monter des chapelles tradies, créer des écoles hors contrat, pour recréer notre univers, mais aussi investir les lobbys bruxellois.

Parce que "qui ne dit mot, consent", et que si nos adversaires décident sans que personne ne soit là, les choses iront encore en empirant. J'accorde peu de crédit à l'idée d'un clash, d'une révolution. Le système est trop solide pour cela, et beaucoup trop de gens ont intérêt à le voir perdurer. C'est pour cela que je crois plutôt en un pourrissement continu de la situation.

Et contre cela, par tous les moyens, nous devons nous élever. Pour des tas de raisons.

Pour qu'on puisse se regarder dans une glace,  pour nos enfants, pour la communauté, pour recruter, pour investir, pour être prêt si quelque chose devait arrriver, mais surtout, surtout, pour qu'il y ait, encore et toujours, une voix qui dise "je ne suis pas d'accord".

Cela dit, à voir les paragraphes rappelant que ces auteurs n'ont aucunement envie de s'arrêter, leurs commentaires, le dernier article du Grand Charles, ces mouvements d'humeur ne sont certainement rien d'autre qu'un coup de blues hivernal.

Mais il faut aller au-delà, et continuer.

Car, comme disait Ste Bernadette Soubirous:  "Je ne suis pas là pour vous faire croire (dans la vérité), mais je suis chargé de vous la dire."


PS: J'apprends à l'instant que le Bafweb est sur le point d'arrêter. Ce qui donne l'occasion à E-Deo de s'épancher, ainsi qu'à Fdesouche.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 16 Décembre 2007

A la réflexion, je trouve cet article de Liberté Politique sur l'enquête de Raphaelle Bacqué, concernant la mort d'Anne-Lorraine, extrêmement juste. Pris que je suis dans la mentalité catholique, j'avais à peine remarqué la tournure des formules du Monde. Il ne s'agit pas d'être obsessionnellement anti-médias, ni de parler de grand complot, mais est-ce que cela ne relèverait pas, un tout  petit peu quand même, de la désinfo anti-catho ?

Heureux de voir que le Monde évoquait enfin Anne-Lorraine, je n'ai voulu retenir que le geste, en oubliant les autres aspects de l'article. Quelques formules m'avaient fait tiquer (notamment le "plusieurs coups de couteaux" pour 33 en réalité), mais globalement, j'estimais que l'on n'avait pas trop à se plaindre de ce texte.

C'était certainement une erreur.



Pourquoi, alors, ce malaise ? À mesure que je relis l’article, je comprends. Tout est profondément humain dans ce texte, sauf Anne-Lorraine Schmitt. La journaliste n’a pas rendu présente une jeune fille de 23 ans, elle a décalqué un stéréotype. « Allure sage et chevelure claire », « une fille solide, chaleureuse et très croyante » : voilà pour la part d’humanité qui sera accordée à Anne-Lorraine. Tout le reste est cliché. Un extrait de CV — hypokhâgne, Sciences Po à Lille, journalisme au Celsa. Et puis, une par une, les phrases toutes faites qu’on croirait tirées d’un mauvais article sur la « génération Jean-Paul II ».

Anne-Lorraine « n’a pas peur de grand-chose, si ce n’est du matérialisme des sociétés modernes, qu’elle rejette farouchement ». Il s’agit d’une « peur », bien sûr — cette peur que certains automatismes de plume attachent immédiatement au fameux « repli identitaire », sans doute. Au passage, la personne a déjà commencé à se dissoudre dans l’abstraction, comme son combat farouche contre l’abstraction du « matérialisme des sociétés modernes ».

Il semble qu’à l’instant de sa mort, ce soit un combat moins abstrait qu’elle ait livré — mais cela ne sera pas donné à comprendre. « Assez différente des jeunes gens de sa génération » : voilà l’unique thème qui sera décliné. À force de broder sur la « différence », Raphaëlle Bacqué passe par profits et pertes la « ressemblance » — une fille de 23 ans, d’aujourd’hui, qui semblait heureuse et douée pour l’être, et qui est morte. On aimerait savoir si elle aime danser, si elle a un amoureux, si elle est sérieuse ou blagueuse, ce qu’elle fait quand elle n’étudie pas, si elle est coquette ou sportive, ce que pensent d’elle ses amis, ses camarades. On ne voit qu’une fille qui semble confite en pèlerinages et retraites. Une fille qui, à l’instar de ses quatre frères et sœurs, a reçu « une éducation traditionnelle dans un univers protégé ». Qui fréquente des prêtres, et aime bien défendre ses idées qui sont, on le devine, « différentes ».

Ses idées, les voilà : un stage « sur les ondes de la très catholique Radio Notre-Dame », un autre à Valeurs actuelles, « un hebdomadaire très marqué à droite ». Des idées « très », en somme. On ne sait pas bien ce que signifie « très » catholique pour une radio diocésaine. Anne-Lorraine, d’autres sources nous l’apprennent, fit également un stage chez Arte, un autre au Courrier Picard : le relever aurait restitué un peu d’épaisseur au personnage — et la journaliste aurait peut-être hésité à parler de la « très franco-allemande » chaîne culturelle, et du « très picard » Courrier. « Très catholique » passe bien, « très marqué à droite » aussi : ça reste abstrait, idéologique.

Dans cette « enquête » publiée dix jours après le meurtre, pas un trait ne filtre du caractère, de l’individualité de la jeune fille.
(...)
Par contraste, on est saisi par le soin mis à ôter de l’évocation de Thierry Dève-Oglou tout ce qui pourrait se prêter à une lecture politique. C’est un brave prolo qui a des parents retraités, un frère et une sœur commerçants, « un homme un peu massif, discret, renfermé », qui n’a pas son permis de conduire, « peu d’amis, des revenus modestes », un manutentionnaire qui se balade avec un laguiole pour, s’empresse-t-on d’ajouter, « ouvrir les caisses qu’il déplace dans son travail ».
(...)
Rien ne me choque dans ce portrait du pauvre gars : rien, sinon le contraste entre son humanité rendue sensible et le prisme sociologique qui efface l’humanité de sa victime.
(...)
[Bacquée est] écrasée par un surmoi qui lui dicte : attention, ne pas favoriser l’exploitation politique du meurtre — dont nous avons tous vu de détestables exemples. Ne pas laisser la société regarder ses cancers au miroir de ce fait-divers. Ne pas risquer de s’entendre dire que si la fille n’avait pas été blonde et blanche, l’article n’aurait pas été écrit. Ne pas laisser penser que la mort d’une catholique résistant à son violeur a plus de sens qu’un des multiples crimes sordides qui n’ont droit qu’à trois phrases en page « société ». Ne pas apporter de l’eau au moulin de Sarkozy ou « des sites d’extrême droite ». Le moralisme de la journaliste leste chaque paragraphe d’un déni perpétuel.

Le résultat est là, qui s’impose désormais à moi avec une évidence effarante. Anne-Lorraine, c’est le message subliminal de cet article, n’avait rien à faire dans notre société, et rien dans cette rame de RER. Elle aurait dû rester dans son « univers protégé », ou bien à Lourdes, ou dans ses « séances de prière », avec ses clones, les filles « un peu tradis et très cathos ». Elle aurait dû faire comme son père, qui ne prend pas le RER pour rentrer chez lui.


Et je trouve la conclusion exceptionnelle:

Le RER, c’est le vrai personnage de cet article. (...) C’est le RER que la journaliste a le mieux « senti ». Toute l’empathie refoulée s’est investie dans la rame du train de banlieue. Et ça, tout le monde en a déjà rencontré.

Les machines, personne ne va les mettre en prison, personne ne va les conspuer dans les sites racistes. Au mieux, des crédits seront débloqués pour améliorer la ligne D. Alors, autant faire porter le chapeau à la lourde mécanique : tandis que le RER glisse vers Villiers-le-Bel, le jour du drame, « une voiture de police » se prépare à tuer « deux jeunes garçons en minimoto ». On croit lire en filigrane de ce rapprochement douteux la leçon de l’épisode : c’est le RER qui a tué une image de synthèse.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 14 Décembre 2007

On n'y avait pas encore pensé, un expert climatique l'a fait pour nous.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, c'est tout simple, il faut IMPOSER LES NOUVEAUX-NES ! C'est tout ce qu'il y a de sérieux.

A WEST Australian medical expert wants families to pay a $5000-plus "baby levy" at birth and an annual carbon tax of up to $800 a child.

Writing in today's Medical Journal of Australia, Associate Professor Barry Walters said every couple with more than two children should be taxed to pay for enough trees to offset the carbon emissions generated over each child's lifetime.

Professor Walters, clinical associate professor of obstetric medicine at the University of Western Australia and the King Edward Memorial Hospital in Perth, called for condoms and "greenhouse-friendly" services such as sterilisation procedures to earn carbon credits.

And he implied the Federal Government should ditch the $4133 baby bonus and consider population controls like those in China and India.

Professor Walters said the average annual carbon dioxide emission by an Australian individual was about 17 metric tons, including energy use.

"Every newborn baby in Australia represents a potent source of greenhouse gas emissions for an average of 80 years, not simply by breathing but by the profligate consumption of resources typical of our society," he wrote.

"Far from showering financial booty on new mothers and rewarding greenhouse-unfriendly behaviour, a 'baby levy' in the form of a carbon tax should apply, in line with the 'polluter pays' principle."

Australian Family Association spokeswoman Angela Conway said it was ridiculous to blame babies for global warming.

"I think self-important professors with silly ideas should have to pay carbon tax for all the hot air they create," she said. "There's masses of evidence to say that child-rich families have much lower resource consumption per head than other styles of households.

But the plan won praise from high-profile doctor Garry Egger. "One must wonder why population control is spoken of today only in whispers," he wrote in an MJA response article.


Je commence à être favorable à l'euthanasie de ce genre d'experts. Et au plus vite...

Via Liberaux.org

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 11 Décembre 2007



Monseigneur

La promulgation par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI du Motu Proprio Summorum Pontificum, le 7 juillet dernier, a profondément réjoui les fidèles attachés au rite romain publié en 1962 par le Bienheureux Pape Jean XXIII, et qui entendent demeurer dans la structure visible de l'Eglise. Ils attendent désormais avec confiance et impatience les mesures qui seront prises pour faire cesser une forme de discrimination qu'ils estimaient, à tort ou à raison, subir de la part de leurs pasteurs légitimes, tant en ce qui concerne la célébration de la Sainte Messe que de l'accès aux sacrements selon le rituel ancien.

Dans le diocèse de Paris, un groupe stable de plusieurs centaines de fidèles assiste régulièrement aux différents offices célébrés quotidiennement dans le rite traditionnel au Centre Saint-Paul dont le rayonnement, dans la région parisienne, est renforcé par les multiples activités -conférences, cours, sessions de théologie...- qu'il propose pour assurer la diffusion de la culture chrétienne. Malheureusement, l'exiguïté des locaux conduit à multiplier le nombre de messes le dimanche (cinq messes dominicales) et, pour les grandes fêtes, les fidèles sont souvent contraints d'assister aux offices depuis la rue.

Les fidèles soussignés recourent donc respectueusement à vous, Monseigneur, et renouvellent la demande qui vous avait été faite en mai dernier par l'association Sensus Fidei, pour solliciter de votre paternelle bienveillance l'érection à Paris d’une paroisse personnelle au titre du canon 518, comme l'article 10 du Motu Proprio le permet, confiée à un institut spécialisé comme l'Institut du Bon Pasteur dont la place spéciale dans l'Eglise vient d'être rappelée par son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos pendant la cérémonie d'ordinations de cinq nouveaux prêtres de l'Institut en l'Eglise Saint-Eloi de Bordeaux, le 22 septembre dernier.

Les fidèles soussignés sont persuadés que l'existence à Paris d'une paroisse personnelle développant l'ensemble des activités propres à une paroisse, comme c'est le cas aujourd'hui à Bordeaux grâce à la clairvoyance de son Eminence le Cardinal Ricard, serait un signe fort d'unité des fidèles parisiens autour de leur Archevêque et ferait cesser les polémiques stériles qui ont pu se manifester de temps à autre, faute d'un dialogue apaisé et sans doute du fait d'une ignorance réciproque des diverses communautés.

Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, par ses enseignements répétés, nous montre le chemin à suivre, les fidèles soussignés sont prêts à répondre généreusement à son appel et à contribuer activement, sous votre autorité et selon leur sensibilité propre, à la vie du diocèse de Paris.

Dans l'attente confiante de votre décision, ils sollicitent votre paternelle bénédiction.

N'hésitez pas à la signer à cette adresse, si vous habitez Paris ou la banlieue, les identités demeureront confidentielles.
 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 9 Décembre 2007

Je vous ai déjà parlé de la pub Dove qui avait eu la bonne idée de critiquer le flot d'images auquel pouvait être confronté une jeune fille..

La pub était celle-ci:


Petit problème.

Dove appartient au groupe Unilever, groupe qui détient également la marque Axe, ou Lynx aux Etats-Unis, dont toutes les pubs, sans exception, ravalent la femme au rang de simple objet sexuel. Un publicitaire américain a donc fait une parodie de la pub de Dove, uniquement avec des extraits tirés de spots d'Axe, histoire de montrer toute l'hypocrisie de la publicité de Dove.




Vidéo qui se conclut par : "Parlez à votre fille avant qu'Unilever le fasse".

Retour à l'envoyeur.

Alors, bien sûr, on se doutait de ces contradictions dès le début. C'est même à cela que servent des marques différentes dans un seul et même groupe. Pour des produits similaires, cette division de marques permet de viser, de cibler des populations différentes en modifiant et en adaptant le message.

Via l'excellent site Culture Pub.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Médias

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Publié le 8 Décembre 2007

En ce jour de la fête de l'Immaculée Conception, voici la prière de consécration à Marie du Père Maximilien Kolbe.

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Immaculée-Conception,
Reine du ciel et de la terre,
Refuge des pécheurs et Mère très aimante,
A qui Dieu voulut confier tout l'ordre de la Miséricorde,
Me voici à tes pieds, moi N... pauvre pécheur.
Je t'en supplie, accepte mon être tout entier
comme ton bien et ta propriété;
agis en moi selon ta volonté,
en mon âme et mon corps,
en ma vie et ma mort et mon éternité.

Dispose avant tout de moi comme tu le désires,
pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi :
« La Femme écrasera la tête du serpent »
et aussi
« Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ».

Qu'en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde,
je devienne un instrument de ton amour,
capable de ranimer et d'épanouir pleinement
tant d'âmes tièdes ou égarées.
Ainsi s'étendra sans fin le Règne du Coeur divin de Jésus.

Vraiment, ta seule présence attire les grâces
qui convertissent et sanctifient les âmes,
puisque la Grâce jaillit du Coeur divin de Jésus
sur nous tous, en passant par tes mains maternelles.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 8 Décembre 2007

Détendons-nous un peu...




Pour ce que je connais de certains Américains, ça ne me parait pas si hallucinant que cela...

   

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Humour

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