Publié le 29 Février 2008

Avec Dom Gérard Calvet, le fondateur du Barroux, c'est une des grandes figures de la Tradition, qui disparait.

 

Le T.R.P. Abbé et la communauté
de Sainte-Madeleine du Barroux,
ont l’immense douleur de vous faire part
du décès de    
leur vénéré fondateur et premier Abbé,

 le T.R.P. Dom Gérard CALVET

      survenu le jeudi 28 février 2008.     


Né à Bordeaux le 18 novembre 1927,
il était entré au monastère de Madiran en 1950.
Après le transfert de la communauté, c’est à Tournay
qu’il avait prononcé ses premiers voeux le 4 février 1951
et qu’il avait été ordonné prêtre le 13 mai 1956.

Ayant fondé la communauté de Bédoin en 1970,
il avait entrepris ensuite la construction de l’abbaye du Barroux.
Après la reconnaissance canonique de celle-ci,
il en avait été nommé le premier Abbé par le Saint-Siège
et avait reçu la bénédiction abbatiale le 2 juillet 1989.
Il avait résigné la charge abbatiale en novembre 2003.
    

Requiescat in Pace.

    

Le T.R.P. Abbé et la communauté de Sainte-Madeleine,
la T.R .M. Abbesse et la communauté de Notre-Dame de l’Annonciation,
le Père Prieur et la communauté de Sainte-Marie de la Garde,
en union avec ses frères Jean et Hubert Calvet,
recommandent à vos prières l’âme de leur très aimé Père
et vous prient d’assister ou de vous unir d’intention
à la messe des funérailles qui sera chantée à l’Abbaye
le lundi 3 mars 2008 à 10h00.
    

      Abbaye Sainte-Madeleine — 84330 LE BARROUX
      T. : 04 90 62 56 31 — F. : 04 90 62 56 05 —  

www.barroux.org

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Disparitions

Publié le 28 Février 2008

Je ne peux que vous recommander de lire Tcherno et notamment, ce billet:

Je ne comprendrai jamais comment des gens qui se disent sinon nationalistes, du moins porteurs de la culture et des valeurs de l’Occident, peuvent s’approprier, même très partiellement, les idées sur lesquelles se sont fondés tous ceux qui souhaitaient voir l’Occident disparaître. Connaître Marx (ou la révolution française), c’est bien. En revendiquer l’héritage, ou déclarer explicitement qu’il est pertinent, c’est ni plus ni moins que se tirer une balle explosive et empoisonnée dans le pied.

A l’instar du vétérinaire de la mèmère au chien enragé, la droite nationale se rassure et tente de se persuader que le marxisme a du bon. Certes le caniche courra plus vite. Mais il vous empoisonnera à la moindre morsure. Certes, le marxisme peut rassurer quant à l’évolution de l’économie. Mais à la première occasion, c’est vous qu’il tuera, et non le capitalisme, car vous êtes une proie plus facile.

La “financiarisation” de l’économie est, sans aucun doute, préoccupante. Les dérives de la société de consommation le sont tout autant, de même que la pauvreté engendrée par le capitalisme. Mais est-il pour autant nécessaire de se référer à celui qui se considère comme votre ennemi ? Se référer au marxisme en matière d’économie est, pour la droite, aussi pertinent que se référer à l’islamisme en matière de mœurs : combien de fois a-t-on entendu des catholiques chanter les louanges de l’islam dur face au relâchement des mœurs et à la gaypridisation des esprits ?

Nous avons une culture multi-millénaire. De la Grèce à Rome, de Nazareth à Paris et jusqu’à Washington, l’humanisme fondamental de l’Occident a été forgé par plus de vingt-cinq siècles d’histoire. Nous n’avons pas besoin de Marx pour expliquer l’histoire. Nous n’avons pas besoin du Capital pour nous préserver de la “marchandisation” du monde. Connaître la culture occidentale, gréco-romano-judéo-chrétienne, en maîtriser les fondements, suffit largement pour se préserver non seulement de cette marchandisation, mais également du cancer marxiste et de la mainmise de l’Etat providence sur les esprits.


Ou encore sur l'affaire Fleury:

         Les étudiants ont annoncé qu’ils “perturberaient les cours du nouvel agrégé en lui rappelant à        chaque fois son passé”. Ils lui demandent “de renier ses engagements” passés au sein du GUD.

                                                                                                                                                    Source : le Monde.

 Oui, oui, vous avez bien lu : ça n’est ni plus ni moins qu’une séance d’autocritique que l’on demande à Benoît Fleury. Avec toutes les connotations historiques que cela comporte. Souvenons-nous de ce qu’a été en Chine la révolution culturelle : une histoire Fleury, puissance mille.

 

A inclure d'urgence dans votre lecteur de flux RSS.

 

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

Publié le 27 Février 2008

C'est emmerdant de fréquenter des forums, on y rencontre des gens extrêmement talentueux, Lucilio a tout bon....

 C'est un forum libéral, c'est un peu jargonnant mais l'essentiel y est.



Cette deuxième ligne de défense, qui ne se base plus sur la négation du fait biologique, se déplace effectivement sur le terrain philosophique en visant à dépersonnaliser le foetus, que se soit durant la phase embryonnaire ou tout au long du processus utérin. Selon cette thèse, le foetus dépersonnalisé ne serait donc pas une personne et ne posséderait par conséquent aucun droit, et il serait donc licite de le détruire.


Cette thèse se base sur une confusion entretenue par les pro-avortement quant à savoir de quels types de droits nous parlons et sur un strawman qui voudrait que les pro-life affirmeraient que la personne humaine est titulaire de tous les droits individuels et cela dès le premier jour de la fécondation. Ce qui signifierait qu'un enfant de quatre ans aurait exactement la même liberté, les mêmes droits qu'un adulte de quarante ans. Ce qui n'est pas raisonnable d'un point de vue libéral et même libertarien car la liberté est liée à la consience, à la capacité de choisir et à la responsabilité. Les défenseurs de l'avortement pointent, avec raison, le caractère manifestement erroné de cette thèse extrémiste qui voudrait que l'être humain acquerrait la totalité des droits individuels dès le premier jour de la conception. Et tirent, de manière fausse, en conclusion que, a contrario, le foetus ou à tout le moins l'embryon n'a aucun droit. Cette dernière position est tout aussi extrémiste et tout aussi fausse que la première.

En effet, la liberté et les droits individuels s'acquièrent de manière progressive, conformément à l'évolution de la conscience et de l'autonomie morale et physique de l'individu. Ainsi, un enfant de six ans a le droit de voir sa vie respectée, même d'être propriétaire, mais pas de diriger une entreprise. De même qu'un handicapé mental se verra reconnaître moins de droits et moins de responsabilités suite à son manque d'autonomie et conscience, mais tout en conservant son droit de n'être pas tué. Alors, certes, l'embryon et le foetus ne disposent pas de tous les droits individuels (au moins de manière effective - en effet, par exemple, même un non-né peut déjà hériter), mais il dispose bien du principal droit individuel, le droit à la vie.

Le droit à la vie, comme le reste des droits authentiques, est négatif. C'est-à-dire qu'il affirme qu'un individu ne peut être privé de la vie par d'autres.
Personne ne peut tuer un individu. La thèse des pro-avortement postule que ce droit serait lié à la capacité rationnelle de l'être humain.

Or, l'être humain, dès le premier jour de la fécondation, possède une nature rationnelle qui se developpera de manière continue avec le temps. Son développement est variable, mais sa capacité est constante. La nature rationnelle de l'être humain est toujours là, dans le zygote, dans l'embryon, dans le foetus, dans le bébé, dans l'enfant, dans l'adulte et dans le vieillard. Et si de nombreux droits individuels sont bien liés au développement effectif de l'être humain, le droit à la vie, le titre de personne, quant à lui n'est pas lié au contingent, à ce qui évolue, mais à cette caractéristique essentielle qui est toujours présente dès le premier jour de la fécondation. Le droit à la vie n'est pas graduel : on l'a ou on ne l'a pas. On ne peut, dès lors, le lier à aucun élément progressif comme c'est le cas du développement d'un élément physique concret. Le changement de non-personne à personne est un changement d'essence qui se produit quant il existe un changement substantiel dans l'entité biologique. Et ce changement substantiel, d'essence a lieu lors de la fécondation, lorsque surgit un nouvel individu - issu du mélange de deux matières de deux autres individus - qui conservera son essence tout au long du processus vital, jusqu'à la mort.

En conclusion, l'être humain est bien une personne dès le moment même de sa fécondation et le foetus comme l'embryon jouissent, au minimum, du droit à la vie.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie