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Publié le 15 Novembre 2012

Il m'est arrivé, lors de conversations au ton provocant, d'affirmer que les catholiques étaient des homosexuels comme les autres. Par là, je n'entendais pas faire de commentaires sur la sexualité des uns ou des autres, mais attirer l'attention de mes contradicteurs sur le fait que les blessures de certaines personnes à désir homosexuel sont des blessures auxquelles chacun doit faire face, et en particulier, les catholiques. Il se trouve que, du fait de sa nature, la blessure homosexuelle est bien plus visible que les blessures des autres, qui, même si elles ne concernent pas les sentiments ou la vie en couple, nous rendent tous handicapés. La blessure homosexuelle n'est rien d'autre qu'un appel à ce que chacun explore sa propre faille, l'habite, en fasse le deuil et la dépasse. Les catholiques diraient vivre sa Passion, mourir sur la Croix, et ressusciter.

Ces réflexions me sont revenues à la lecture du texte chez Incarnare d'Audrey. Qui décrit comment une femme, au désir lesbien, est devenue hétérosexuelle, non pas en reniant son homosexualité, mais en y allant en profondeur, en l'explorant, en habitant son désir et en comprenant ce qu'il recouvre. Via le travail habituel de psychothérapie et de psychanalyse. Et plus profondément, je trouve ce texte passionnant non par ce qu'il dit sur l'homosexualité, mais par ce qu'il dit sur le désir, et la manière dont celui-ci construit ou défait nos vies.

Le billet commence par le début de sa vie sexuelle, la manière dont elle tombait amoureuse d'autres femmes, et l'instabilité qui en résultait. Pour qui a connu les affres de la passion, les "montagnes russes perpétuelles" dont parle Audrey sont très familières. La finalité de ce désir, c'est sa satisfaction, c'est à dire sa disparition, ne plus faire qu'un avec l'autre.

Mais  je sentais que quelque chose n'allait pas. Plus exactement, il y avait une frustration énorme: cette impossibilité de ne faire qu'une. Nous passions notre temps à tourner autour de cette impossibilité-là.

Le désir, ou la passion, provenant des couches les plus profondes de l'individu, est une tentative d'apaiser la soif d'amour et de présence dans une fusion idéalisée avec l'autre. Mais la fusion n'est pas possible, l'autre restant définitivement autre, même au sein de la sexualité la plus débridée, ou de la spiritualité la plus profonde. Et oui, au travers de cette blessure là, il y a un amour qui passe, il y a une profondeur, une richesse démentielle. L'amour névrosé, blessé, reste de l'amour. Mais de l'amour probablement pas assez fécond, et très insatisfaisant, parce que beaucoup trop axé sur l'imaginaire, et sur des blessures que personne, et surtout pas l'être aimé, ne sont capables de combler.

Elle dit à la fin, et cette phrase fait le titre du billet :

"C'est la nature du désir homo que de vouloir absolument que la réalité s'adapte à lui. On se ment ensemble."

Elle a tort sur ce passage, c'est pour ça que le titre me semble mal choisi. Ce n'est pas la nature du désir homo que de vouloir que la réalité s'adapte, mais la nature du désir tout court. On peut se mentir ensemble, entre hétérosexuels. La différence essentielle entre amour et désir, est que l'amour accepte le réel tel qu'il est, alors que le désir tente de le plier à sa convenance. Pris dans cette tornade inconsciente, l'individu peut chercher à adapter l'autre à cet imaginaire, à le faire rentrer dans ses failles, au lieu de l'accueillir tel qu'il est. La réification de l'autre, à son propre service, ce qu'on pourrait appeler l'idôlatrie chez les catholiques, n'est pas loin. D'où la tyrannie, la domination, et toutes les névroses associées qui nécessitent, pour en être libéré, d'aller au plus profond de cette blessure.

Qu’est-ce qui t’a paru insatisfaisant dans tes expériences avec des personnes du même sexe ? Que manquait-il ?

La grande question :) C'est ce qu'il y a de plus en plus difficile à saisir. La force des sentiments, elle est là et bien là. Le désir, il est là aussi. En fait il ne manque qu'une chose: l'incarnation dans l'altérité. Derrière cette formulation un peu pompeuse il y a une réalité très concrète: une insatisfation profonde qui se mue en une sorte de frénésie, de rage. (...) C'est la spécificité de ce désir qui bute dans sa cage étroite de la non-incarnation qui fait que la sexualité homo a quelque chose qui rejoint la recherche de "toujours plus de sensations fortes" que l'on trouve dans différentes formes de toxicomanie. Je sais que ce que je dis là risque de faire hurler, mais c'est la stricte vérité.

 

Là aussi, pas certain du tout que cet extrême apparaisse uniquement dans le désir homosexuel, il est tout à fait présent également chez les hétéros, et la frénésie de sexualité qui peut emporter certains. Ce qu'elle précise ensuite, les histoires compliquées étant toutes aussi présentes chez les hétérosexuels. Précisons que la passion peut avoir 50 explications possibles, c'est le rôle d'une psychothérapie correctement menée que de discerner le cocktail qui y a abouti. Sachant que le plus important n'est pas tant de savoir pourquoi on éprouve ce désir, de manière cérébrale, que de l'assimiler, de manière beaucoup plus affective.

Evidemment, ce désir a quelque chose de bon en ce qu'il oblige l'homme à bouger. Ce dernier prend conscience d'un manque, d'un vide qu'il lui faut combler. Mais le hic arrive vite, la passion une fois satisfaite, se rallume d'autant plus, et prend toujours plus d'ampleur. Jusqu'à tant qu'elle disparaisse définitivement, ce qui n'est pas possible, l'imaginaire étant insatiable. D'où une fuite en avant perpétuelle qui peut se traduire par une fuite dans la sexualité, la spiritualité, bref, tout ce qui permet à l'individu de ne pas faire face au réel et à son désir tonitruant. En ce sens, un désir un peu trop ardent n'est rien d'autre que le reflet d'un manque d'acceptation de soi-même.

Tout cela dépasse bien entendu le cadre de la "communauté" homosexuelle : tous ces comportements, on les retrouve également chez les hétéros qui ne s'aiment pas eux-mêmes. Accuser le monde ou la société de ses maux, c'est pas homo, c'est humain !

Beaucoup de monde a une grande difficulté à adopter une saine attitude envers soi-même. Et elle aurait pu rajouter dans la liste des accusations, Dieu, qui a le dos suffisamment large pour qu'on lui attribue, faussement, est-il utile de le préciser, tous les malheurs de cette planète.

 Le désir entre un homme et une femme qui s'aiment est très différent du désir entre deux personnes de même sexe qui s'aiment. C'est très paradoxal: un homme et une femme se savent différents et savent également que leur union ne les fera pas Un durablement, mais l'amour physique entre eux les statisfait en faisant grandir leur différence.

C'est vrai, si l'homme et la femme s'Aiment, si la relation est basé sur la Vérité, c'est à dire une conscience, plus ou moins importante des blessures de l'un et de l'autre, et donc des motivations respectives. En revanche, si la relation n'est pas fondée sur la vérité, elle risque d'être motivée par le désir, et devra passer au creuset du temps, des épreuves, pour se transformer en amour. Ce qui arrive de moins en moins souvent, la lassitude cassant tout auparavant. Par exemple, une relation fondée sur un complexe d'Oedipe où l'un et l'autre épouse quelqu'un ressemblant à son père ou à sa mère, n'est pas moins névrosée qu'une relation homosexuelle. La blessure est différente, mais l'altérité ne change rien au fait que les conjoints ne sont pas conscients des motivations profondes qui les animent, et qui risquent, évidemment, de ressortir à la première difficulté. Peut-être pourra-t-on dire que le désir hétérosexuel a une incarnation potentielle plus importante. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit davantage incarné, il y a certainement des homos dont l'amour est plus incarné que certains hétéros.

Et enfin, elle termine:

C'est bien pour ça, d'ailleurs, que ces revendications trouvent un écho aujourd'hui, dans notre société: collectivement, nous avons tous du mal avec la réalité. Les militants LGBT ne sont que le symbole d'un monde où l'on rêve, grâce à la technologie, de se faire tout seul. C'est ce qui me gêne, chez beaucoup d'anti-mariage pour tous : certains se battent contre les homos, pas pour le bien commun. Le bien commun, ça supposerait par exemple que, en plus de ne pas autoriser de "mariage gay", on repense sérieusement la question du divorce, que l'IAD soit interdite. Parce que quand on autorise l'IAD chez les couples homme-femme, là aussi on trafique la filiation. Or, je n'ai pas entendu beaucoup de voix, sauf un peu à l'intérieur de l'Eglise, faire bloc contre cette disposition quand elle est passée. Il y a un gros risque aujourd'hui de faire des personnes homosexuelles des boucs émissaires à qui on refuserait des « aménagements du Réel » qu'on permet à d'autres. Ce n'est pas acceptable.

Effectivement, le mariage n'est pas tant attaqué par les homos, que par le divorce. Divorce qui est une des conséquences logiques du mariage de passion, ne parvenant pas à franchir l'étape supplémentaire de l'amour.

Pour finir, c'est en allant au plus profond de cette blessure, c'est ce que nous apprennent les mystiques, que l'on rencontre Dieu. Le meilleur résumé des Béatitudes est cette phrase d'Audiard de Milligan (ou de Groucho Marx, on ne prête qu'aux riches), très juste : "Heureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.". Et l'aboutissement du travail psychothérapeutique, la plongée dans l'amour est justement d'éprouver cette habitation, de nous laisser transpercer par la lumière divine, pour en inonder les autres. C'est en cela qu'on peut dire que notre blessure est notre plus grande richesse. "Heureuse blessure" aurait-dit St Augustin.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 24 Décembre 2011

 

Et je vous souhaite également, avec un peu d'avance, une excellente année 2012.

 

Edit : Les amateurs de musique baroque ont une petite semaine pour visionner cet excellent concert (un mois pour le réécouter sur France Musique ce concert ou le revoir ici) du 10e anniversaire des choeurs d'Astrée.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 24 Octobre 2011

Le service militaire, à l'époque où il existait, avait cette utilité. Confronter toute une génération de mâles à un environnement qu'ils ne connaissaient pas pour y accomplir des tâches qu'ils n'auraient jamais faites dans leur position initiale. Il n'y avait pas de jaloux, tous les hommes étaient concernés, et étaient priés d'obéir qui à un sergent instructeur, qui à un officier désagréable, qui à un première classe revêche. Les jeunes découvraient la réalité de la vie, en étant encadrés et couverts, et devaient avoir un comportement d'adultes responsables. Or ce qui était pour beaucoup de gamins l'occasion de se calmer, d'appréhender la vie un peu plus justement, un peu moins follement, a disparu. La nature ayant horreur du vide, chaque communauté trouve ses expédients pour cadrer l'énergie de ses jeunes.

 

Et bien, chez les cathos réacs, les manifestations, comme celles du théâtre du Chatelet, servent à ça. De rite de passage des jeunes à l'âge adulte. Ce type de manifestations représente plusieurs avantages, pour tout le monde:

- souder le mouvement, autour d'un objectif commun, avec des adversaires identifiés et ligués contre ce mouvement

- casser la monotonie de la vie en y introduisant un peu de piment

- faire un peu de publicité au mouvement

- accessoirement, ou peut-être est-ce justement l'essentiel, draguer la fille d'à côté en se donnant une image romantique.

 

La liste est longue, chaque communauté à son passage initiatique, forgeant ainsi les histoires et la légende des individus, chacun étant, bien évidemment, dans le camp des vainqueurs à la fin. Chez l'extrême-gauche, ce sont les bastons qui ont lieu de temps à autre avec leurs homologues d'extrême droite qui n'ont généralement pour conséquence que quelques contusions de part et d'autre. Chez les gauchistes, on pourrait parler des mouvements étudiants à la moindre tentative d'une esquisse de réfome de l'Education Nationale, avec leur cortèges de manifs et de blocages. Chez les gays, ce sont les happenings divers, parfois contre l'Eglise. Dans les milieux populaires, c'est la soirée au stade de foot, les accrochages avec les hooligans qui parfois, dégénèrent. Chez les cathos BCBG, ce sont les JMJ, FRAT, et autres séjours catholiques qui permettent de s'émanciper des parents et de draguer les filles. Là, pas de violence, du fait des moindres politisation et implication de ce milieu dans les problèmatiques religieuses ou politiques. Evidemment, tout cela s'entrecroise, les uns rejoignant ou affrontant les autres, mais ce n'est finalement rien d'autre qu'une vaste guerre des boutons. Seul point commun de tout ceci, chacun dépense son énergie sur le sujet qui lui tient le plus à coeur. La défense du christianisme, les acquis sociaux, sa ville, son identité, sa bande, son territoire, faites votre choix, il y en a pour tous les goûts.

 

En ce qui me concerne, il m'est arrivé, lors de prières pacifiques devant des avortoirs (interdites à l'époque, et désormais autorisées), d'avoir été emmené au poste de police pour quelques questions avec toutes les autres personnes en prière. Il n'y a aucune ouverture de casier, pas de condamnation, juste un petit tour au poste de police pour marquer le coup. Les policiers finissent par papoter tranquillement avec vous parce qu'on n'est quand même pas des sauvages. Et on sort tranquillement du poste trois heures après. Toutes ces initiatives sont surtout impressionnantes pour ceux qui ne sont pas au fait de la gestion de manifs, qui ne sont pas accoutumées à qu'on puisse jauger, et disons le mot , "jouer" avec les forces de l'ordre. Il ne leur viendrait même pas à l'esprit de manifester, donc l'idée de faire quelque chose où la police intervient est au-dessus de leur forces. Mais ce n'est pas plus grave que cela, soyons-en conscients.

 

Il est d'ailleurs parfaitement possible d'adopter la même grille de lecture pour les problèmes des banlieues. Là viennent se mixer des problèmes autrement plus importants (intégration, pauvreté, chômage, islam) mais on ne peut nier que les échauffourées de certains jeunes contre les policiers, malgré leur violence, ne sont probablement rien d'autre, à la base, que des jeux éternels du chat et de la souris, du jeune désoeuvré contre le représentant local de l'Etat, ici, le policier.

 

Les années passant, tous ces mouvements voient la majorité de leurs membres les quitter et se ranger. Il y a un moment où il faut en finir avec les bêtises adolescentes, l'impératif de construction d'un foyer, et de l'obtention d'un travail venant contrecarrer les ardeurs militantes. Bien évidemment, l'encadrement reste en place, et est assuré par des adultes, seul moyen de tempérer l'ardeur juvénile des membres et de soigneusement calibrer les interventions, histoire de limiter les risques juridiques. D'où le calme des responsables de ces mouvements, qui savent très bien jusqu'où ils peuvent aller.

 

Tout ça pour dire que Civitas et le Renouveau français, qui représentent l'aile dure de Civitas, prospèrent dans cette dynamique, les jeunes enflammés ne manquant pas. On peut, lorsqu'on les entend, crier au loup et dénoncer leur discours insupportables. Que certains de leurs discours soient difficilement audibles, parce que trop marqués, c'est tout à fait vrai. Je ne me permettrai pas de dire s'ils sont ou ne sont pas catholiques, ayant renoncé depuis un certain temps déjà, à distribuer des brevets de catholicité à certains de ceux que j'ai pu considérer par le passé comme des adversaires. Je ne le ferai donc pas pour ceux qui pourraient être proches de mes idées. Ils sont dans leur droit lorsqu'ils posent la question de la légitimité du blasphème. Le problème étant que la salissure du Christ peut se justifier par beaucoup de moyens différents. L'usage de l'intelligence est tel qu'il est possible de justifier beaucoup de comportements qui ne sont rien d'autre que scandaleux. On ne peut pas tout accepter sous prétexte de charité.

 

Mais l'on peut aussi, et c'est là-dessus que j'insiste, RELATIVISER tout ceci, laisser des jeunes prier devant des bobos sans en faire tout un foin. Comme si démocratie ou république étaient mises en danger par une poignée de jeunes en prière. Comme si la paix sociale dépendait de la tranquillité des spectateurs d'une pièce de théâtre blasphématoire. Certains bobos faisant de la provocation gratuite, il ne m'est pas non plus désagréable qu'ils se rendent compte qu'ils manipulent des images et des sujets importants pour certaines personnes. Je suis tout à fait d'accord que ce n'est pas le meilleur moyen de les convaincre, le meilleur étant bien évidemment la personnalisation, la connaissance des gens, des sensibilités, des blessures des uns et des autres afin d'expliciter ce qui pose problème, mais à défaut, des prières publiques de réparation, adjointes à un courrier poli de protestation ne me semblent pas non plus être d'une violence caractérisée. Ce qui a été la première initiative de Civitas, rappelons-le.

 

A l'extrême-limite, en poussant le bouchon un peu loin, on pourrait même remercier ces mouvements, en encadrant des jeunes qui ne manqueraient pas de faire des conneries aussi grosses qu'eux, s'ils ne l'étaient pas. C'est même le problème qu'on a avec les banlieues, l'absence d'un encadrement soucieux de respecter un tant soit peu la loi se faisant criante. Ou le seul encadrement étant celui de gens justement hors-la-loi, donc plus susceptibles d'utiliser les jeunes contre la police que de canaliser leur énergie dans un sens qui ne soit pas trop dommageable pour tous. Ainsi, durant ces événements, la jambe d'un jeune de l'Action Française a été écrasée alors qu'il était maintenu à terre par des policiers. Il a été emmené aux urgences, et la situation n'a pas particulièrement dégénéré ensuite. Imaginez ce qui se serait passé si ça avait été des jeunes de banlieue. L'absence d'encadrement aurait pu laisser les choses s'enflammer de manière beaucoup plus importante, avec des cocktails Molotov et autres joyeusetés en prime.

 

Le problème n'est pas donc de savoir si ces mouvements ont raison ou pas, le problème est de savoir s'il est vraiment pertinent pour les commentateurs de relayer toutes leurs initiatives, sachant que la motivation de tout ça est davantage de dépenser les énergies, qui perdureront de toute façon, que de mettre en place un projet politique ou religieux. Sachant que ce n'est pas parce que vous êtes catholiques que vous êtes chargé d'assumer les bêtises de TOUS les catholiques.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 10 Septembre 2010

Une fois de plus, ça gamberge et ça tangue dans la cathosphère. Un dénommé François H., dans un long papier publié sur le site Benoit et moi, procède à une attaque en règle, et me semble-t-il, méritée, contre le journal la Croix. Isabelle de Gaulmyn y répond ici, en se contentant seulement de relever la forme du texte, sans évoquer le fond un seul instant. Enfin, François H écrit de nouveau un texte en réponse à ce billet, ici-même. Textes que je vous invite tous à lire.

 

Deux choses m'ont frappé, comme à l'accoutumée dans ce genre de débat. Le tradi parle tradi, c'est à dire qu'il intellectualise, argumente, explique, donne des exemples, met en lumière sa vision des choses. La journaliste, plutôt progressiste, parle de forme et de sentiment, ce que reflète le titre de sa réponse : "Et si on se parlait ?". Le problème étant qu'on peut se parler autant qu'on le souhaite, lorsque les doctrines sont irréconciliables, le dialogue est d'une grande inutilité. Le sujet est donc la couverture du journal la Croix des différents épisodes des polémiques autour du pape, et de la publication de tribunes pour le moins partiales, voire même contestatrice du magistère, dans ses colonnes.

 

N'en déplaise à mes amis blogueurs, que je salue au passage, votre réaction est, me semble-t-il, caractéristique en évoquant toujours la lutte intérieure. Oui, vous avez raison, c'est vrai, je suis le premier pécheur, le vrai combat se situe en moi. OK, c'est entendu, je suis le premier à manquer de charité, il faut prier pour ses contradicteurs; ce que reconnait également François H. Mais au-delà de ça, on fait quoi ?

 

Est-ce parce que je suis le premier qui lutte pour être catholique que cela m'interdit de porter un commentaire sur certaines tribunes, surtout lorsqu'elles viennent du porte-parole officieux de la conférence des évêques de France ? Dois-je faire l'autruche et ne pas constater lorsqu'elles vont à l'encontre du magistère de l'Eglise ? La charité m'interdit-elle d'exprimer la vérité ? Je ne le crois pas, et certains commentateurs sur le blog d'Isabelle de Gaulmyn l'ont bien relevé par des exemples précis. D'autant que je ne vois pas en quoi amour et réprimande seraient incompatibles, c'est même l'une des composantes essentielles de la pédagogie. Ce n'est pas parce que l'on n'est pas d'accord avec telle ou telle frange des catholiques, que l'on serait pour autant incapables d'être charitables, de les écouter respectueusement, etc. Le point Godwin des progressistes concerne clairement la charité : dès que l'on porte une critique, on manquerait de charité. Mais il n'y a rien de plus faux, bien au contraire, la charité implique justement de dire la vérité. Il faut bien évidemment la manier avec les formes nécessaires, faire attention à la manière dont elle est reçue, et viser à faire grandir la personne qui nous fait face, mais on ne peut faire l'économie de la vérité, ce serait aller à l'encontre du message catholique.

 

Si je suis d'accord pour affirmer que certains mots sont de trop dans les écrits de François H, je n'ai malheureusement lu aujourd'hui AUCUNE contestation factuelle de tous les éléments rapportés, et qui plaident clairement en son sens. Le journal la Croix produit de temps en temps des articles d'exception, notamment spirituels. Ainsi, celui sur la nuit de la foi, en est un admirable. Mais pour un article de ce type, combien d'erreurs, d'approximations sur d'autres ? Vous qui n'êtes pas tradi, n'avez pas lu les erreurs, les jugements, les caricatures qu'un Sénèze a pu déblatérer à longueur de colonne, sur ceux qui ont le malheur d'opter pour le rite tridentin. J'attends toujours avec impatience la tribune d'un abbé de Tanoüarn ou Laguérie dans les pages du quotidien catholique de référence. Or si ce journal était vraiment ce qu'il dit être, à savoir représentatif de la diversité catholique, alors on aurait eu des papiers, des tribunes concernant les tradis. Mais pour le moment, rien. Autre point, deux ans après avoir commencé à le regarder sur certaines émissions, j'ai compris que Michel Kubler, ancien directeur de la rédaction, était prêtre. Une seule question : trouvez-vous cela normal, de la part d'un ministre du Christ ?

 

Pourquoi croyez-vous que la sphère tradie a crée des écoles, des maisons d'édition, des revues, des journaux ? Parce que l'accès aux médias de l'Eglise de France leur était définitivement bloqués. C'est une réalité, que cela vous plaise ou pas, et qui n'a rien à voir avec la catholicité des uns ou des autres. Enfin, il faut rajouter également que le rôle officiel du journal la Croix en fait un média dont il faut tenir compte. Ce n'est jamais anodin qu'un papier dans la Croix conteste le magistère, c'est même, dans l'ordre théologique, un scandale parce que cela a une implication publique, parce que des dépositaires de la foi catholique contestent publiquement le magistère. En ce sens, les catholiques attachés à la vérité ne peuvent pas se taire, sous prétexte qu'ils manqueraient à la charité s'ils s'exprimaient.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 4 Juin 2010

La machine administrative est en marche.

 

 

Les parents des collégiens de Saint-Projet à Bordeaux mis en demeure
Un second contrôle a amené les autorités à mettre en demeure les parents du collège d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement. L'école primaire, elle, devrait poursuivre ses activités.
L'Inspection académique a effectué un second contrôle à l'école Saint-Projet de Bordeaux le 7 mai dernier.


L'avertissement n'avait visiblement pas suffi. Les parents de la vingtaine d'élèves du collège Don Bosco Saint-Projet seront mis en demeure d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement, ont indiqué hier après-midi l'inspecteur d'académie André Mercier et le recteur Jean-Louis Nembrini lors d'un point presse.
 

L'établissement hors contrat lié à la paroisse traditionaliste Saint-Éloi et à l'Institut du Bon pasteur dirigé par le sulfureux abbé Laguérie s'était rendu célèbre suite à la diffusion le 27 avril sur France 2 d'un reportage en caméra cachée qui révélait des propos violemment antisémites, tenus par des enfants en salle d'étude. Le reportage mettait aussi en cause un professeur d'histoire qui déclarait ne pas aborder la Shoah dans ses cours « parce qu'on en parle assez comme ça ». Dans le même cours d'histoire sur la Seconde Guerre mondiale, il qualifiait De Gaulle de « déserteur » et disait de Pétain, qu'il avait « beaucoup fait pour la France ».

L'annonce de la diffusion du documentaire a vraisemblablement précipité un premier contrôle de l'Inspection académique le 31 mars sur l'école Saint-Projet, et sur le collège Don Bosco, établissement attenant et géré lui aussi par l'Association d'enseignement populaire Saint-Projet.

« L'ouverture aux autres »

« Un certain nombre de carences ont été relevées et des observations ont été formulées à la direction des deux établissements », explique le recteur. Et celui-ci de pointer des éléments « fondamentaux » du socle commun, telle « l'ouverture aux autres » auxquels sont soumis tous les établissements, même ceux se situant hors contrat avec l'Éducation nationale.

Si, selon André Mercier, un second contrôle opéré le 7 mai dernier pouvait laisser penser que l'école primaire était « en bonne voie de prise en compte des observations formulées », le collège n'a lui pas convaincu les inspecteurs.

En cause, selon l'académie, notamment un enseignement scientifique « inexistant », et un enseignement de l'histoire « scientifiquement décalé ». Concrètement, il est reproché au collège de ne fournir aucun enseignement sur l'histoire des religions (hormis le catholicisme) et de distiller une instruction historique uniquement marquée par « une vision catholique du monde » qui, « en l'absence de cours d'instruction civique » ne permet pas aux élèves de « se former un esprit critique ».

Le recteur a rappelé qu'il s'en tenait « au code de l'éducation », qui stipule qu'en matière d'instruction, « les parents n'ont pas le droit de tout choisir ».

Poursuites possibles

Si le collège n'est pas à proprement parler « fermé », les autorités ont mis en demeure la directrice du collège de leur fournir la liste des parents, afin qu'eux-même soient mis en demeure d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement. « Si la mise en demeure n'était pas respectée, les parents s'exposeraient à des poursuites pénales », a précisé André Mercier. En clair, le collège existe toujours, mais les parents ne peuvent y inscrire leurs enfants.

Une décision qui pourrait s'avérer lourde de conséquences pour l'Association d'enseignement populaire (AEP) Saint-Projet, présidée par Me Thomas Rivière, par ailleurs associé d'un grand cabinet bordelais spécialisé dans la défiscalisation patrimoniale.

L'AEP avait ouvert le collège Don Bosco, un établissement qui se voulait une extension de l'école primaire, elle, ouverte en 2005. Thomas Rivière est par ailleurs associé gérant de la SCI baptisée Pacelli3 (du nom de cardinal du pape Pie XII) dont l'objet était notamment en 2009 l'acquisition et la gestion de l'immeuble situé à l'adresse du collège Don Bosco.

Il existe en Gironde deux autres écoles confessionnelles hors contrat. L'une se situe à Saint-Macaire, et l'autre, l'école Saint-Georges se trouve au Bouscat. Celle-ci est rattachée à la Fraternité lefebvriste Saint Pie X, dont sont issus une partie des cadres de l'Institut du Bon pasteur. Cette école a été, selon André Mercier, « elle aussi contrôlée très récemment ».

 

Donc, aujourd'hui, il est illégal de distiller une "vision catholique du monde", les parents n'ont pas le droit de tout choisir pour leurs enfants. Inutile de décrire la rage dans laquelle me met ce genre de décisions. D'autant qu'il est probable que tous les établissements hors contrat français seront visés par ce type de décisions.

 

Via le Forum Catholique.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 24 Décembre 2009

Sous le regard de l'enfant-Dieu...

http://www.wga.hu/art/d/durer/1/03/3paumg2.jpg
Nativité, 1504
Albrecht Dürer (1471-1528)

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 23 Décembre 2009

Et ce n' est pas un catholique qui le dit, mais personne d'autre que Serge Klarsfeld, représentant des filles et fils des déportés juifs de France...
Via le FC, vu sur le Point.

Serge Klarsfeld : "Il n'y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint"

Propos recueillis par Ségolène Gros de Larquier

Le feu vert de Benoît XVI à la béatification du pape Pie XII suscite de nombreuses protestations au sein des communautés juives . Une décision qui "ne choque absolument pas" l'historien Serge Klarsfeld, fondateur de l'association "Les fils et filles des déportés juifs de France".

lepoint.fr : Que pensez-vous de la prochaine béatification de Pie XII ?
Serge Klarsfeld :
C'est une affaire interne à l'Église ! Je pourrais presque dire que cette décision me laisse assez indifférent. Il n'y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint ! En revanche, une chose me heurte davantage : la publication des lettres antisémites de Céline dans La Pléiade, chez Gallimard. Même si Louis-Ferdinand Céline est considéré comme un génie littéraire, je trouve cela choquant. Et puis, si l'on parle beaucoup de Pie XII, pourquoi ne regarde-t-on pas aussi le général de Gaulle ? Il est considéré comme un saint en France ! Eh bien, lors de l'été 1942, après la rafle du Vel' d'hiv, le général de Gaulle n'a pas élevé la voix. Pourtant, par la suite, de nombreuses autres rafles ont suivi, menées uniquement par des uniformes français et organisées par l'administration préfectorale ! Le général de Gaulle n'a pas élevé la voix pour avertir par exemple : 'Fonctionnaires, si vous arrêtez les juifs, vous serez arrêtés et traduits en justice !'

Quel est votre jugement sur la position de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale ?
Pie XII a joué un rôle déterminant contre Hitler, mais aussi dans la lutte contre le communisme en Europe de l'Est. Le Polonais Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, est né de la volonté de Pie XII de lancer ce mouvement de résistance. Le rôle de Pie XII a aussi été diplomatique et idéologique : il a été le rédacteur de l'encyclique de 1937 condamnant le nazisme et publiée par son prédécesseur.

Pourtant, on reproche à Pie XII son silence pendant la Shoah...
Tout cela est très difficile à apprécier. N'occultons pas que Pie XII a eu des gestes discrets et efficaces pour aider les juifs. Citons par exemple ce qui s'est passé à Rome. Un millier de juifs ont été arrêtés lors d'une rafle-surprise. Pie XII n'a pas protesté à voix haute, mais il a demandé aux établissements religieux d'ouvrir leurs portes. Résultat : des milliers de juifs ont pu être sauvés. Alors que si Pie XII avait élevé la voix, quelles auraient été les conséquences ? Est-ce que cela aurait changé les choses pour les juifs ? Probablement pas. Déjà, ses déclarations pour défendre les catholiques n'ont pas été entendues puisqu'en Pologne deux millions de catholiques ont été tués. Néanmoins, une prise de parole publique aurait sûrement amélioré la propre réputation de Pie XII aujourd'hui.

Au sein du monde juif, certains sont plus virulents que vous...
Quelques-uns, comme moi, essaient de regarder quels étaient la réalité historique et le contexte de l'époque. En revanche, d'autres ne pensent pas une seconde aux milliers de catholiques tués, mais en priorité aux rabbins et aux juifs massacrés pendant la Shoah. Mais le pape, c'est avant tout le pape des catholiques. La priorité de Pie XII était de protéger les catholiques des régimes nazi et communiste.

Alors que pensez-vous de cette polémique ?
Cette controverse ne me surprend pas. Elle me paraît assez normale dans la mesure où les archives du Vatican n'ont pas été ouvertes malgré des promesses. Il s'est quand même passé plus de 60 ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les archives devraient être libres d'accès pour que l'on constate, par nous-mêmes, quels ont été les gestes et la réaction de Pie XII.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

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Publié le 8 Septembre 2009

Bonne nouvelle, un nouveau site catholique fait son apparition. Il s'appelle les sacristains et regroupe les fines plumes de la blogosphère catholique. Pas grand chose à ajouter, si ce n'est de leur souhaiter bon courage. Jusqu'à ce que je tombe sur cet article de la Croix.

Les mecs, on va se parler franchement, je vous ai tous croisé sur le net, on s'entend pas mal, mais là, c'est quoi, ces conneries ?

« On voulait donner un peu plus de visibilité aux cathos “mainstream”, dans la mesure où, quel que soit le sujet, les plus présents sont toujours les plus extrêmes sur Internet. La présence des catholiques modérés est à ce jour presque inconsistante dans la blogosphère, alors qu’ils représentent la majorité des catholiques français. »

Non mais franchement, vous blaguez ou quoi ? Vous vous fichez de qui, là ?

Koz,

Si je peux me permettre de m'adresser directement à toi, puisque je mets ma main à couper qu'il s'agit d'une tes citations, je ne connais aucun "extremiste" autant lu que toi. Et ce n'est pas moi qui risque de te faire concurrence, cf les classements Wikio, etc.

Ton blog, dont je suis un commentateur régulier, est le premier blog catholique. Tu dépasses tout le monde en termes de fréquentation. Allez, faisons la liste de nos amis mainstream sur le net : Plunkett, le Chafouin, Edmond Prochain, les blogs de la Croix, Anuncio, Benoit et moi, et une pelletée d'autres. Et qui sont les plus "extremistes" ? Disons le Forum Catholique fréquenté exclusivement par des tradis, E-Deo, Hamiche, deux ou trois autres blogs obscurs, dont le mien, tout aussi proches de la réacosphère que des tradis. En face, on pourrait parler de la Vie, de Golias, et de quelques autres, mais là non plus, rien de significatif. Pour des gens qui trustent la présence catholique sur Internet, je trouve ça un peu faiblard. Quand la Croix fait un article sur les blogs catholiques, pas un mot sur les blogs soi-disant extremistes (la barrière sanitaire, elle fonctionne aussi dans les médias), quand on regarde dans Wikio, pas un seul qui ne ressort dans les statistiques. Tu trouves toujours que c'est nous qui prenons toute la place ?

Mais revenons à nos moutons, je crois que le problème n'est pas là.

En fait, le paysage vous le prenez déjà. C'est juste que, dans les commentaires, vous êtes tellement incapables d'élever le ton quand il le faut ou d'avoir les bons arguments (quoi que, dans les débats que l'on peut avoir, vous apprenez très vite, pas de souci de ce côté-là), qu'évidemment vous vous faites doubler à chaque fois par votre droite ou par votre gauche. Il ne faut vous en prendre qu'à vous-même si dans cette configuration, vous n'êtes pas capable de vous faire suffisamment remarquer et de sortir du lot. Ce n'est donc pas un problème de site, plutôt un problème d'idéologie. Personne n'est jamais mort pour l'idée de modération ou de centrisme, ce n'est pas un idéal qui remue les foules.

Dans les médias sur Internet, on peut parler du Salon Beige. Je sais bien qu'il est lu par beaucoup de monde, et par beaucoup de journalistes, de tous bords, mais enfin, ne rêvons pas, la fréquentation du site de la Croix est bien supérieure. Le problème est ailleurs. Peut-être du fait de l'actualité qui n'a pas cessé de mettre les tradis en première page des journaux ? Mais quoi, c'est de la faute aux tradis, si on a été sur le devant de la scène pendant six mois ? C'est de notre faute, si en proportion de prêtres, on vous laisse loin derrière ? C'est de notre faute, si le pape s'intéresse tant au cas des tradis que même des prêtres "mainstream", comme vous dites, reconnaissent aujourd'hui qu'il y a peut-être quelques petites choses à en tirer ?

La participation au blog sera aussi ouverte à des invités occasionnels, pour peu qu’ils adhèrent à sa charte où les « sacristains » se réclament avec fermeté de Vatican II

Ah nous y voilà ! Vatican II, le concile...

Mais quelle version du concile ? Celle des progressistes, celle des textes, celle des tradis ? Celle qui sortira des discussions avec la fraternité St Pie X (j'espère que vous allez en parler de ça, qu'on rigole) ? Laquelle ?

et entendent promouvoir le dialogue interreligieux.

Le dialogue interreligieux ? Parce que vous y croyez encore à cette vaste blague qui tend à concilier l'inconciliable ? Je vous croyais plus réaliste.

Bon, par contre, à ce que je vois, nulle invitation pour les prêtres de la fraternité St Pierre ou de l'IBP, ce serait une bonne idée, sisi, je vous assure, eux aussi sont catholiques. Et pourtant l'un des ténors de l'IBP, l'abbé de Tanouarn, est un blogueur lui aussi. Vous pensez qu'il pourra y écrire une chronique ?  Faudra qu'il signe un papier sur l'acceptation de Vatican II, lui aussi ?

« L’idée de proposer une autre visibilité d’Église me plaît bien. Une présence apaisée et amusée de l’Église sur Internet, ni dans la défense ni dans l’apologétique de la foi catholique », ajoute le P. David Lerouge

Si je comprends bien, tous modérés, tous centristes, tous bien dans le moule, vous allez être un bon indicateur de ce qu'il ne faut pas penser, ça sera toujours ça de pris. Nan, ça va, je déconne, je plaisante, vous savez bien que je vous ai toujours soutenu lorsque vous écriviez de bons billets. Ah, je lis aussi que vous recevrez également la contribution du père d'Harcourt, vicaire à Ste Odile. Faites gaffe, Ste Odile est une paroisse où les deux rites sont pratiqués en plus ou moins bonne entente, vous êtes en train de frayer avec la betimmonde-dont-le-ventre-est-toujours-fécond.

J'imagine que vous allez me reprocher de diviser les catholiques ou d'être jaloux, mais enfin quand même il ne faudrait pas oublier que c'est quasiment votre charte de départ : virer les tradis du paysage. Ah bon, il ne faut pas que je le prenne comme ça ? En tout cas, ce n'est pas ce qu'en ont retenu les journalistes dont vous n'allez pas me faire croire qu'ils ont trahi vos propos (on parle de la Croix, là, vous vous connaissez tous personnellement), ni même Authueil, mais lui, ok, c'est pas pareil, c'est de la provocation.

Vous êtes gentils les mecs, mais la barrière sanitaire, va falloir songer à abandonner l'idée, si vous souhaitez vraiment l'unité des catholiques. Mais c'est vrai que j'avoue avoir un doute sur la question. Déjà que les décisions de Benoit XVI ne vous avaient pas particulièrement réjouis.

Cela dit, bonne chance à vous, on va suivre attentivement ce que vous faites, et on interviendra, en temps utile, en fonction, bien sûr, de la politique de modération (mais je ne sais pas pourquoi, je sens que je vais être rapidement modéré, moi).

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 18 Juillet 2009

- Fromage + se lâche , et il a bien raison.

Ce que vient confirmer cet article de Slate sur l'immigration chinoise en Afrique.

Le ressentiment populaire se nourrit aussi de la particularité de cette immigration. D'Alger au Cap, les Chinois ouvrent des commerces petits et grands. «Ils cassent les prix pour tuer la concurrence» affirme une commerçante congolaise, qui approuve les mouvements de colère des marchandes kinoises. A Kinshasa, des Chinois sont régulièrement molestés ou pris à parti. Car plus aucun métier n'est à l'abri de cette «compétition». «Même les vendeuses de beignets sont concurrencées par les Chinoises. Et les prostituées ne sont plus à l'abri» se lamente une fonctionnaire Camerounaise. Chaque année, leurs commerces gagnent du terrain. A Dakar, «de grandes avenues ont été colonisées», note Le Quotidien. Interrogé par ce journal sénégalais, un habitant du quartier où ils se sont installés en masse déclare : «On ne sait rien d'eux. Au début, il y a eu un ou deux magasins, mais, en un temps record, ils ont colonisé les deux côtés de l'allée. Ils sont très fermés et froids. Ils ne parlent qu'entre eux».

De Dakar à Kinshasa, les sentiments antichinois s'affichent ouvertement. Un jeune magistrat sénégalais m'a ainsi confessé sa «haine des Chinois». «On ne peut pas les supporter. Ils n'ont aucun contact avec les populations locales. Ils sont incroyablement racistes. Ils ne nous aiment pas. Ils n'aiment pas les noirs. Et on le leur rend bien».

Est-ce que ça ne serait d'ailleurs pas une forme de racisme ou tout du moins, de paternalisme bon teint, tout aussi condamnable, certes, de tolérer de la part des Africains des actes qu'il est absolument impossible d'admettre de la part du moindre Français de souche ?

- Tiens, on apprend que les otages français en Somalie vont être jugés selon la tradition "ancestrale et respectable"TM de la Chariah. Etant donné qu'ils sont considérés comme des ennemis de l'islam, on leur souhaite bon courage, ils ont de la chance, s'ils s'en tirent vivant.

- Plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'il n'y a rien de plus franchouillard que de se dire citoyen du monde. Ce que vient confirmer Philarète, dans un billet qui montre bien que l'universalisme à la française n'existe nulle part ailleurs.

- Et ce passage collector, dans un article sur les policiers face aux violences:

Entre les gens qui nous soutiennent et ceux qui nous détestent, on ne sait où se placer. Je me sens écrasé entre ma citoyenneté et mon travail. C'est pas facile à vivre. Comment être un bon flic, dans ce climat de violence intérieure, de haine rentrée ? Ce que je veux, moi, c'est que les gens vivent en paix, et je conçois mon travail comme un règlement de ces rapports. Nous sommes nécessaires, et tous ceux qui ne veulent pas de nous sont des anarchistes. Je ne dis pas que Sarkozy fait du bon boulot (j'ai personnellement voté Besancenot), mais il faut être sincère avec soi-même : si nous n'étions pas là, la France, ce serait vraiment le désordre. Qui peut vouloir le désordre pour son pays ? Certainement pas moi.


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Rédigé par Polydamas

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Publié le 1 Mai 2009

Rédigé par Polydamas

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