Publié le 29 Avril 2007

Cette lettre, trouvée via le Libre Journal, circule actuellement sur tous les forums de police.

Qu'ils soient ici remerciés de leur travail et de leur dévouement, surtout lorsque l'on sait à quelle vitesse un procureur de la République attribue cette mort à un "mouvement de foule", qui est pourtant arrêté deux jours plus tard...



Chers collègues...

J'avais trente-et-un ans, un père, une mère qui m'aimaient et que j'aimais, une petite amie que j'aimais, avec qui je fondais des projets de foyer, d'enfants, des coéquipiers qui m'appréciaient et que je j'appréciais, des amis avec qui je partageais pleins de joies...

J'étais policier!

Mon grade? Gardien de la Paix...

J'étais de la 11ème CI, en ULI.

La PAIX. Ça la paix, je l'ai gardée!  Gardée sans jamais l'avoir trouvée!!!

Pourtant je m'efforçais de la garder, de la maintenir, pour mes proches, mais aussi pour mes concitoyens. Ces "citoyens" qui m'ont craché dessus, qui m'ont insulté, parfois même violenté!!!

Ce soir, vers 21h00, un d'entre eux, aidé par d'autres "citoyens", un "brave citoyen" donc, un de ceux que nos lois, nos magistrats, nos "citoyens", nos associations, nos bien-pensants et parfois même que des FONCTIONNAIRES DE POLICE protègent; et par la force des choses que notre Etat protège...

Un d'entre eux, disais-je, m'a lâchement assassiné.

Comment???
Non, il n'était pas armé!
Non, il ne m'a pas foncé dessus avec un véhicule "emprunté"!
Il m'a simplement poussé sous le verrin d'un manège qui m'a décapité sous les yeux de mes collègues impuissants.

Pourquoi???
Comment dire?
J'intervenais sur une rixe entre jeunes, qui, non contents de porter des coups à la foule en présence ainsi qu'au forain propriétaire du manège, nous prirent à parti mes collègues et moi!!!

J'eu moins de chance que les autres voilà tout!

Le plus "curieux", c'est que ma mort ne fait l'objet que de quelques lignes dans les feuilles de choux qui se disent journaux d'information! Ah! j'allais oublier, il s'agit bien évidemment d'un accident!!!

Que mes collègues sans doute sous l'effet de la peine, de la surprise, du choc, n'ont pas encore réagit! Ils n'ont manifesté ni mécontentement, ni colère, ni ras-le-bol...
Pas même un: ça suffit (avec s'il vous plaît juste après, sinon ça fera trop répressif voire agressif)

C'est étonnant, ça non?!

Surtout quand on sait que deux "jeunes désoeuvrés" morts dans un transformateur en novembre 2005 avaient suffit à déclencher de longues nuits d'émeutes, de vandalisme et d'innombrables violences armées ou non à l'égard de nos collègues...

A des marches silencieuses ou des manifestations...

A des interventions télévisées de nos gouvernants très émus...

Je ne vous raconte pas tout ça pour vous faire pleurer sur mon sort ni vous inciter à la vengeance et encore moins à vous enjoindre à demissionner!

Non, collègue!
Je t'écris simplement pour te dire que si tu n'y prends pas garde, tu seras peut-être le prochain!!! Ce sont tes collègues qui pleureront de n'avoir rien pu faire.

C'est chez toi que le téléphone sonnera pour annoncer à ta femme que tu es décédé dans l'exercice de tes fonctions!

C'est à ta famille que l'on remettra le drapeau, symbole de nos couleurs et des valeurs que tu a défendu au prix de ta vie!!!

C'est à tes parents que l'on donnera tes deux belles médailles "en chocolat" pour le titre de chevalier de la légion d'honneur et d'acte de courage et de dévouement, à titre posthume bien entendu!!!

Avec un peu de chance tu passeras peut-être même brigadier ou officier (toujours à titre posthume)!

C'est pour ton fils, ta fille que les collègues verseront la cotisation à l'orphelinat de notre institution...

C'est à tes collègues que l'on dira d'éviter les contrôles dans le secteur où tu seras MORT, ce, dans le but bien évident de ne pas "provoquer" ces pauvres petits, et par la même occasion également d'empêcher qu'un autre collègue comme toi ou moi, ne commette une "bavure"...

Eh oui! mieux vaut que tu décèdes sous les coups, les balles ou les roues d'un véhicule...

Cela suscitera toujours moins d'émotions que si un "citoyen" désoeuvré trouve la mort après nous avoir tiré dessus ou bien après avoir essayé d'échapper à un contrôle de routine!!!

Voilà, COLLEGUE!!!

Je ne m'attends pas à ce que tu ailles manifester, à ce que tu deviennes plus professionel lors de "l'exercice de tes fonctions", à ce que tu sois plus solidaire de nos collègues à ce que tu fasses ce qui est nécessaire pour que cela ne se reproduise plus jamais, ni même à essayer de réunir le maximum de collègues pour les en convaincre!!!

Non, non!

Loin de moi de croire que ma seule mort suffirait à changer tout ça!!!

J'espère simplement que tu apprendras à en faire le moins possible, à ne plus t'exposer, à étouffer ta fierté et ton honneur dans le silence, la bêtise, la lâcheté, la collaboration, le suicide, voire même l'alcool ou la drogue pour les plus faibles d'entre nous!!!

Eh oui c'est aussi ça la "Grande Maison", une "famille", "saine" "unie" et "soudée" comme un seul homme!!!

Il faudra aussi que tu apprennes à enduire ton anus de vaseline liquide (c'est plus efficace), à bien le dilater sinon c'est plus douloureux, et ce, pour chacune de tes convocations à l'IGS ou au tribunal car pour nous autres, la présomption d'innocence n'existe pas ou alors il faudra que tu dénonces tes collègues!!!

Je te rassure, il ne faut pas t'en faire pour moi!

Là où je suis, j'ai enfin trouvé la paix...

Plus de risque de me faire insulter, violenter, dénoncer et accuser injustement...

Ma fiancée va sûrement recevoir le chèque de soixante euros prévu pour les décès de collègues en service...

Ma mère pourra essuyer ses larmes dans le drapeau qu'elle aura reçu...

Mon père rangera mes deux médailles sur l'étagère du salon...

Mes collègues feront une quête pour une belle couronne...

Le préfet organisera sans doute une belle cérémonie...

Seront présents beaucoup d'officiels, n'oublie pas que nous sommes en période d'élection ultime, ils seront légion ceux qui profiteront de mon oraison pour grapiller quelques secondes sur chaîne de télé ou quelques lignes dans les torchons...

Les bien-pensants ou "citoyens" "sympathisants" diront: il ne faisait que son travail c'est normal, ou alors c'est bien fait pour lui il n'avait qu'à pas martyriser ces pauvres jeune qui venaient s'amuser...

Et puis pour une fois que c'est un flic qui se fait tuer, on ne va pas en faire un fromage!!!

A ceux là je réponds : rassurez-vous personne n'en fera un fromage, pas même un petit crottin....

Ceux qui m'ont assassiné courent toujours!

Dans leur cité, ils doivent parader en criant on a fumé un keuf! et ils seront respectés par tous les petits autres jeunes "désoeuvrés" qui les considéreront comme des héros...

Et pour les rares collègues qui n'auraient pas compris, qui les interpelleront, qui recevront des coups, des crachats, des insultes et qui utiliseront la force strictement proportionnelle et nécessaire, on dira: mais qu'avez vous fait? Vous allez provoquer une émeute, vous êtes fous? en période d'élections en plus!!!!!

J'en ai fini avec toi collègue, comme j'en ai fini avec ma vie!
 
Je te laisse donc retourner à tes occupations et je te dis, ma dernière volonté est que tu fasses passer ce message au plus grand nombre de collègues possible.

Merci d'avance

A BIENTOT PEUT-ETRE?

Qui sais si tu as compris?!

Dieu seul le sait comme le veut l'expression populaire...
Tiens je lui demanderai en passant !!!

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 28 Avril 2007

Après la chute du FN, que convient-il de faire au second tour, pour le modeste électeur que je suis ?

Sur les blogs conservateurs, les argumentations se déchainent, les exhortations se succèdent pour, dans le premier cas, faire barrage à la gauche, ou, dans le second, pour ne pas accorder de soutien à quelqu'un dont on a pu constater que ses politiques ont été des merveilles de camouflage et de présentation viciée.

Pour le moment, ma préférence va clairement à la seconde option.

Sur les seules positions qui ont toujours été des éléments déterminants de mon vote, rien n'a changé, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Le comportement de la droite envers le FN n'est pas pour rien dans ce positionnement. Je ne vois pas pourquoi j'aiderais le représentant d'un parti qui m'a, indirectement, toujours plus ou moins méprisé et humilié. Ils ont toujours refusé la moindre alliance, enfermés qu'ils étaient dans le refus de l'alliance avec le FN, idée imposée par la gauche, et que la droite n'avait pas voulu remettre en cause, en dépit des alliances successives du PS avec le PC.

Et maintenant qu'ils auraient besoin de mon vote, il faudrait que je vienne les aider ?

A D'AUTRES !

La droite nous exclue du jeu ? Très bien.

ALORS, QU'ELLE LE PAYE !

Si la droite n'est pas foutue de gagner sans les voix du Front, qu'elle change son comportement envers lui, qu'elle s'émancipe vraiment de la gauche, et peut-être les choses s'amélioreront.

En outre, il faut tenir compte du fait que la droite ayant trop peur d'appliquer une politique véritablement de droite, celle-ci maintiendra et conservera les politiques appliquées par la gauche. Peut-on encore parler de droite, dans ces conditions ?

En même temps, voir le "séisme" se reproduire chez les socialistes, voir les militants gauchistes défiler et pleurer devant la "honte" que représenterait l'élection de Sarkozy provoque chez moi, une envie irrépressible de lui accorder mon suffrage. La perspective que le PS en reprenne pour 5 ans d'opposition éveille des envies de bourrage d'urne au profit de Sarkozy.

En fait, bien que disposant d'un portefeuille boursier qui aurait tout intérêt à ce que Sarkozy soit élu, je ne considère pas que c'est un élément suffisamment déterminant pour me déplacer aux urnes, dimanche prochain. Je ne vote pas en fonction de mon profil financier, c'est aussi simple que cela, ce n'est tout simplement pas le sujet.

Je ne suis sûr que d'une chose, je ne voterais pas Royal. Vouloir précipiter la mort du système ou sanctionner la droite pour son comportement anti-FN, en votant Royal, va trop loin (quoique vis à vis de la droite, ce serait un juste retour des choses). Je sais, je suis encore trop gentil...

Deux choses vont donc être déterminantes dans mon choix qui n'est, pour le moment, pas définitif:
1) Le discours de Jean-Marie le Pen du 1er Mai, et ses possibles consignes de vote.
2) Le débat de l'entre deux tours entre Sarkozy et Royal.

L'abstention est donc le seul vote qui s'impose pour le moment. Même Mgr Barbarin est d'accord avec moi, c'est dire.

En effet, c'est une position confortable à bien des égards, mais que voulez-vous, je suis lassé de devoir toujours choisir le moindre mal...


    

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 26 Avril 2007

Une très bonne chronique sur les différentes conceptions qu'il est possible d'avoir à propos des marchés financiers. Je me retrouve totalement dans la description qu'il fait de ces trois écoles et le passage de l'une à l'autre.

Comme toujours, il y a du bon à prendre partout.


Il y a deux manières de voir les marchés boursiers. Soit on estime qu’il y a assez d’investisseurs rationnels, en tout temps, pour donner un juste prix aux actions. C’est la théorie de l’efficience des marchés. Soit on considère que les gens ne sont pas si rationnels que cela (ou qu’ils ne peuvent pas l’être partout et tout le temps) et qu’il y a toujours des poches d’inefficience ou des anomalies qui durent assez longtemps pour pouvoir en profiter. C’est la théorie de l’inefficience des marchés.


Si l’on croit que les marchés sont efficients et que les prix reflètent correctement les informations concernant l’économie et les entreprises, le plus simple et le plus conséquent est d’investir dans les fonds indiciels. Si l’on juge, en revanche, que les marchés ne sont pas efficients, c’est qu’on pense qu’il vaut la peine de trouver des gestionnaires actifs (ou en être un soi-même) qui sauront exploiter les poches d’inefficience sur le marché.



Il n’y a pas beaucoup d’écoles de pensée dans le camp du marché efficient. On se contente de placer son argent dans les véhicules de placement qui copient le mieux les indices de référence, et qui coûtent le moins cher possible.



Dans le camp de l’inefficience des marchés en retour, on peut facilement distinguer deux grandes écoles. La première est celle que j’appellerais la finance fondamentale. Benjamin Graham, Warren Buffett, Peter Lynch et tous les adeptes de l’analyse fondamentale se retrouvent dans ce courant qui considère qu’il y a toujours des aubaines sur le marché, des entreprises qui ne sont pas évaluées (en termes de prix de leurs actions) en fonction de leur juste valeur intrinsèque. On utilise alors les outils de l’analyse financière classique pour dénicher ces aubaines, en comparant par exemple la croissance passée ou anticipée des profits avec les ratios habituels de mesure de la valeur d’un titre : cours/bénéfices, cours/ventes, cours/valeur comptable, etc.



La seconde grande école dans le camp de l’inefficience des marchés est celle de la finance comportementale. Dans ce cas, on se propose d’exploiter les nombreux biais et anomalies observés sur les marchés, qui trouvent leur origine dans la psychologie et les comportements de tous les intervenants, du plus modeste investisseur particulier jusqu’au gérant d’une caisse de retraite de plusieurs milliards de dollars, en passant par les arbitragistes, les traders et les analystes financiers.



Ces trois écoles (efficience des marchés, finance fondamentale et finance comportementale) ont chacune un vaste corpus d’études académiques pour justifier leur existence et alimenter leurs stratégies de portefeuille. En fait, on peut dire que l’école de l’efficience des marchés draine à elle seule 60 % des travaux et des professeurs de finance des universités nord-américaines, voire occidentales. La finance fondamentale recrute 20 % des chercheurs (et alimente 20 % des recherches), et la finance comportementale l’autre 20 %.



Il faut voir que les lignes de fracture entre ces trois écoles ne sont pas très profondes. Les meilleurs avocats de la théorie des marchés efficients reconnaissent d’emblée qu’il y a des inefficiences sur les marchés, mais selon eux il est trop coûteux de les exploiter en termes de frais de transaction ou de collecte de l’information. Les anomalies, disent-ils, sont constatées assez rapidement par le marché ou par la recherche académique ou institutionnelle (celle des grandes banques et firmes de courtage), si bien qu’il est impossible de les exploiter systématiquement ou à long terme.


De la même façon, les grands représentants de la théorie des marchés inefficients sont bien obligés de mettre de l’eau dans leur vin devant la masse impressionnante des travaux du camp adverse qui montre le contraire. Ils reconnaissent qu’il n’est pas facile de battre les marchés, au point d’avouer que la tâche est bien plus difficile aujourd’hui qu’elle ne l’était par le passé, en raison notamment de l’accès de plus en plus facile à l’information financière et du grand nombre d’investisseurs professionnels qui gèrent les capitaux sur le marché.


Quand on me demande dans laquelle de ces trois écoles je me situe, je réponds que je suis à cheval entre la finance fondamentale et la finance comportementale, avec une main solidement accrochée à la barre de l’école de l’inefficience des marchés. En d’autres termes, je pense être en mesure d’identifier les bonnes occasions avec l’approche valeur que me fournit la finance fondamentale, et de compléter le tout avec une stratégie de momentum des cours boursiers dont la validité est bien documentée par les chercheurs en finance comportementale. C’est ce que j’appelle la stratégie « Valeur en momentum », qui consiste à rechercher des titres qui constituent une aubaine en fonction des ratios cours/vente, cours/bénéfices et cours/valeur au livre, pour ensuite sélectionner dans cet univers les titres qui ont connu une très forte croissance de leurs cours en bourse depuis 6 à 12 mois.


Un corpus impressionnant d’études académiques et institutionnelles (je pense ici aux travaux des équipes en méthodes quantitativistes qu’on retrouve dans les grandes banques canadiennes ou les grandes firmes de courtage américaines) ont montré la validité d’une telle stratégie sur les marchés canadien, américain, européen et asiatique.


Si je devais choisir entre la finance fondamentale et la finance comportementale, je choisirais cette dernière, pour la simple et bonne raison qu’elle me paraît plus solide à long terme. En effet, à long terme, les comportements humains et la psychologie des profondeurs des investisseurs, amateurs ou professionnels, changent très lentement, et pour ainsi dire pratiquement pas. Par contre, les capacités des gestionnaires « fondamentaux » de portefeuilles s’améliorent beaucoup plus vite, surtout quand il s’agit de cueillir et de traiter l’information financière afin de vendre ou d’acheter des titres. En d’autres termes, les progrès de la finance fondamentale créent automatiquement un univers de titres (ceux qui intéressent les « fondamentalistes ») mieux évalués par le marché, et donc une plus grande difficulté à battre ce marché avec cette seule méthode.


Pourquoi alors une main accrochée à la barre de l’école des marchés efficients ? Parce que si jamais ma stratégie de placement ne donne plus les rendements espérés, il y a de fortes chances que je me tourne alors vers les produits indiciels. En d’autres termes, je ne lâcherai jamais le marché boursier pour autant, car c’est le meilleur endroit qui soit pour faire fructifier son capital. À moins d’assister à un écroulement du capitalisme et de l’économie de marché suite à une catastrophe écologique (réchauffement climatique ?), une guerre mondiale ou une mainmise totale de l’État sur l’économie. Mais ça, c’est une autre question.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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Publié le 24 Avril 2007


Ayant un peu soupé de la présidentielle ces derniers jours,  je vous recommande ces quelques liens pour vous changer les idées:

- la psychologie féminine, vue par l'excellent Gai Luron. C'est long mais ça en vaut la peine. Mais non, mais non, je ne suis pas misogyne...

- la lettre de Tcherno au Monde concernant la famille Kigelin, dont l'assassin de leur petite fille, Jeanne Marie, est actuellement jugé. Coïncidence, cette famille est traditionnaliste, et une autre victime est la fille d'un ancien conseiller municipal FN. Tirez en les conclusions que vous voulez.

Service minimum pour le moment, j'ai une défaite à oublier...

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 21 Avril 2007



Trouvé, sur Albator, cet article. La vidéo qui accompagnait ce billet à l'origine a été supprimée...

Il y a plus de dix ans, alors que j'étais en reportage dans le nord de la France, j'ai interviewé une famille française d'origine maghrébine dont le père, la mère et les deux filles, m’ont soudain affirmés qu’ils voteraient à l’avenir pour le Front national. Je me souviens de notre discussion comme si elle datait d’hier. Nous étions réunis dans leur salon (banquettes, tapis, gros coussins avec thé et sodas servis sur une petite table) et mes questions tournaient autour de l’incertain retour au pays, ce mirage poursuivi par des milliers de franco-maghrébins de la première génération et dont, à l’époque, il ne restait déjà plus grand-chose.

 

« On est d’ici maintenant. Rentrer au bled, c’est fini. On est tellement français, qu’on va voter Le Pen », m’a dit la mère dans un français laborieux. Elle parlait fort avec de grands gestes, approuvé sans la moindre once de gêne par son époux et sa progéniture. « Les seuls qui sont venus taper à notre porte sont les gens du Front national. Pour les autres, on n’existe pas », a surenchéri l’aînée, consciente de mon trouble.

 

De retour à Paris, je me souviens que de nombreux confrères et amis n’avaient pas voulu me croire. La chose (des Maghrébins votant Le Pen ( !) ) leur paraissait impossible ou relevant d’une plaisanterie de mauvais goût. Moi-même, j’ai vite mis de côté cette anecdote et j’avais tort. Erreur professionnelle... La percée du Front national au sein de la population française d’origine étrangère n’était pas une fiction et j’aurais été inspiré d’orienter mon enquête là-dessus.

 

Depuis, rares sont ceux qui contestent l’influence grandissante du FN chez les minorités visibles comme en témoigne la visite hautement symbolique de Jean-Marie Le Pen sur la dalle d’Argenteuil. On se souvient aussi de l’affiche électorale de ce parti qui représentait une Beurette incitant à voter FN et on serait sot de négliger l’impact du soutien apporté à Le Pen par Dieudonné et l’écrivain Alain Soral. Aujourd’hui, à Sarcelles ou dans les quartiers nord de Marseille, le patron de l’extrême-droite française peut désormais compter sur quelques dizaines de milliers de bulletins de vote supplémentaires, ce qui n’incite guère à l’optimisme pour le résultat du 22 avril prochain. Que s’est-il donc passé pour que l’on en arrive à cette situation ?

 

Il y a d’abord un premier constat. Les principales victimes de l’insécurité entretenue par les voyous qui sèment la terreur dans les quartiers, sont leurs voisins qui partagent, le plus souvent, la même origine qu’eux.

 

Et c’est sur cela qu’a (bien) joué la propagande du Front national. « Les militants du FN nous expliquent qu’on n’a rien à craindre d’eux. Qu’ils nous respectent en tant que Français et qu’ils ont besoin de notre aide pour mettre de l’ordre dans la cité. Il y a des gens sensibles à ce genre d’arguments », m’a dit un jour un jeune comptable d’origine algérienne vivant à Juvisy.

 

De l’extérieur, les « quartiers » sont vus de manière uniforme avec l’image récurrente de populations soudées contre « les autres », habitants des villes, « gaulois » ou autres supposés nantis. Rien n’est plus faux.

 

Les tensions au sein d’une même cité, voire d’un même immeuble sont importantes. Contrairement à une idée reçue, la solidarité y est rare et, si les jeunes font les quatre cent coups ensemble, les parents, dépassés, s’épient, se jalousent et s’en veulent mutuellement. Il y a, par exemple, un phénomène dont on parle peu dans la presse française et qui est celui de la délation. Comme dans certains villages, les lettres anonymes dénonçant le voisin qui touche des allocations familiales ou un RMI indus ne sont pas rares.

 

Comme ailleurs, on y pourfend « les profiteurs » et on maudit ceux qui amènent le désordre et qui, finalement, sont les responsables de cette punition collective qu’est la stigmatisation des quartiers et de tous leurs habitants.

 

Et quand un militant du FN se pointe et affirme la main sur le coeur qu’il sait distinguer le bon grain de l’ivraie, il est souvent bien mieux entendu et accueilli qu’un agité du karcher ou qu’un vague représentant du PS.

 

Une autre raison majeure de la percée du Front national chez les Beurs, c’est, qu’en France, ce parti n’est plus perçu comme un danger et le travail de séduction entrepris par Marine Le Pen n’en est pas la seule explication.

 

En bref, le FN ne fait plus peur aux franco-maghrébins du fait de sa banalisation d’autant que ses idées ont été récupérées d’une manière ou d’une autre par le reste de la classe politique.

 

Les élites françaises ne parlent presque plus du Front national. Cela fait des années maintenant que Le Pen n’est plus présenté par elles comme « le » danger car médias et intellectuels spécialistes de l’indignation se sont trouvés d’autres causes. Pendant ce temps-là, l’extrême-droite prospère et le reste de la classe politique s’aveugle et refuse d’admettre que le FN n’est pas simplement la captation conjoncturelle de toutes les frustrations des Français mais bien une force politique avec laquelle il faut compter. Dire par exemple que Bayrou est « le troisième homme » est hasardeux car c’est bien Le Pen qui joue ce rôle.

 

Un an à peine après le 21 avril 2002, c’est l’affaire du voile qui a fait couler le plus de salive dans les partis politiques, à droite comme à gauche. Mais qui s’est inquiété du fait que les troupes du FN, celles qui défilent le 1er mai rue de Rivoli à Paris, étaient rejointes par des militants de plus en plus jeunes ? Personne ou presque. Tout à leurs stratégies pour conquérir leur parti après le retrait de Jospin, les poids lourds socialistes ont oublié que l’extrême-droite est un adversaire redoutable et le PS risque de s’en mordre les doigts dans les prochains jours. Quant à la droite, toute occupée à fonder son parti unique, elle a aussi longtemps négligé le FN avant de croire qu’il serait électoralement rentable de chasser sur ses terres.

 

Enfin, il y a un autre phénomène qui pousse certains Beurs à voter Le Pen. C’est l’envie de perturber le système, de « foutre la m... », pour dire les choses de manière triviale. Les manifestations d’entre deux tours en 2002 ont eu cet effet étrange qu’elles ont convaincu de nombreux habitants des quartiers populaires que Le Pen, élu, nuirait plus aux Français des belles villes et des beaux villages qu’à eux. Raisonnement idiot mais contre lequel la classe politique républicaine ne s’est guère mobilisée. Attention, le 22 avril, il y aura encore danger...


Et les beurs ont bien raison de s'énerver surtout lorsque l'on connait tout ce à quoi peut avoir droit un clandestin ou un profiteur du système, ce qui ne manque pas de sel lorsque l'on sait comment ça se passe dans certains pays.

Sarkozy a eu le mérite de remettre l'identité nationale au coeur de la campagne, bien que si on l'analyse son propos, cela a tout l'air d'être inquiétant, l'identité nationale étant pour lui fonction de l'évolution de la population, ce qui laisse présager de beaux jours, si notre natalité reste à ce niveau (via les PF)...

Le Pen n'a jamais été aussi haut dans les sondages, il est parfaitement envisageable qu'il puisse accéder au second tour, et donner le coup de grâce à la gauche, que j'ai bien envie de revoir défiler dans la rue, en gémissant contre la betimonde...

Pour cela, c'est à chacun d'entre nous de nous mobiliser.

La conclusion s'impose d'elle-même.



VOTEZ LE PEN !

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 20 Avril 2007

"Si vous votez pour légaliser l’avortement, vous vous excommuniez vous-mêmes de l’Eglise catholique”.

Mgr Hernandez, évêque de Mexico.


On aurait aimé que les évêques français soient aussi clairs.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 16 Avril 2007

Article qui parle de lui-même...

Ce prénom, ce n'est pas moi !

A les voir entrer le pas un peu hésitant, la tête enfoncée dans les épaules, on se dit que ça doit cogner fort, au-dedans. Ce matin-là, ils sont une bonne vingtaine à attendre de se faire opérer d'une partie d'eux-mêmes. Ablation du prénom, sont-ils venus demander. Cela n'a l'air de rien, dit ainsi, mais c'est parfois tout un pan de leur vie qu'ils voudraient qu'on leur enlève ou qu'on leur recolle, c'est selon.



Une fois par mois, au quatrième étage du Palais de justice de Paris, service des affaires familiales, ces patients d'un genre particulier sont convoqués devant le juge pour soutenir leur demande de modification d'état civil. Flanquée à sa gauche de sa greffière et à sa droite d'un représentant du parquet, la juge Anne-Marie Lemarinier ne retient pour l'audience que les cas qui lui posent une difficulté particulière ou qui ont reçu un avis défavorable du parquet, soit environ la moitié des demandes déposées sur son bureau.

Depuis deux ans qu'elle exerce ces fonctions à Paris, Anne-Marie Lemarinier en a beaucoup vu et entendu. Elle sait que, sous l'apparente légèreté ou les arguments trop rationnels avec lesquels certains sollicitent la justice pour changer de prénom, sourdent bien souvent des raisons douloureuses. Mais, observe-t-elle, "je suis juge, je ne suis pas psychologue ou psychanalyste, même si parfois, notre travail y ressemble". Ce vendredi, c'est avec Yvette que s'ouvre l'audience. Un dossier plutôt simple. Depuis qu'elle est toute petite, raconte Yvette, une quarantaine d'années, tout le monde l'appelle Eva.

"Même mes diplômes sont à ce prénom-là", dit-elle. Mais le prénom Yvette figure obstinément sur ses papiers d'identité depuis que ses parents ont consenti à l'exigence de l'arrière-grand-mère paternelle qui voulait à tout prix transmettre quelque chose d'elle à l'enfant. Maintenant que l'aïeule est morte, Yvette aimerait bien pouvoir enterrer aussi son prénom et disposer enfin librement de son état civil. Elle accepte la suggestion de la juge d'accoler les deux prénoms plutôt que de supprimer le premier et quitte l'audience rassurée.

Dossier suivant. Entre Mohammed, un beau jeune homme aux cheveux noirs lissés, qui porte un diamant à chaque oreille. Son avocat explique : "Mon client exerce comme modèle chez un couturier, et dans ce milieu, il n'est connu que sous le prénom de Tony, qu'il souhaiterait voir officialiser." Le jeune homme confirme : "J'ai commencé à faire des photos à l'âge de 13-14 ans. C'est mon manager qui m'a donné le prénom de Tony, et depuis, je ne porte que celui-là." "Vos parents ont-ils accepté ?, s'enquiert la magistrate.

- Je ne connais pas ma mère, mais mon père est d'accord, assure-t-il.

- Ce serait bien que vous nous apportiez une attestation de sa part, observe Mme Lemarinier.

- Disons que je suis un peu en rupture, souffle-t-il.

- C'est important pour vous, monsieur, de ménager votre famille, lui dit la juge.

- Mais je ne vis plus avec elle !, s'exclame-t-il.

- Oui, mais on ne choisit pas soi-même son prénom, ce sont les règles de l'état civil. Et vous savez, la vie est longue..."

Le cas d'Abdelmalik est plus classique. "Je suis en recherche d'emploi, explique-t-il. Quand j'énonce mon prénom, je ne suis pas recruté. Pareil quand je cherche un appartement. Alors que quand je dis Noham, ça marche." D'une voix un peu gênée, la représentante du parquet lui demande s'il est de "religion musulmane". Réponse affirmative. "Parce que pour moi, poursuit-elle, Noham, c'est hébreu.

- Ah non, dit-il en souriant, c'est les deux, je vous assure ! J'ai un cousin qui s'appelle Noham."

Mme Lemarinier les connaît bien, ces dossiers de Français de plus ou moins lointaine ascendance étrangère pour lesquels un prénom musulman est un frein à l'intégration. Plusieurs dizaines de fois par an, elle entend les mêmes récits de refus d'embauche ou de location d'appartement quand on se prénomme Mohammed, Abdel ou Tarek, et les obstacles qui se lèvent dès que l'on dit Fred ou Paul.

Faute de pouvoir garantir à chacun l'égalité d'accès à la société française, le droit pose des rustines. Il reconnaît comme "intérêt légitime" à changer de prénom celui du "désir d'assimilation", ce qui est tout de même plus pudique que d'admettre l'échec de l'intégration.

Mais depuis quelque temps, une nouvelle catégorie de solliciteurs apparaît avec régularité dans les dossiers de Mme Lemarinier. Nadine est de ceux-là. Regard inquiet, visage triste, cette universitaire en droit fiscal veut retrouver son prénom originel de Zoubida. Il y a vingt-sept ans, elle a claqué la porte de son pays natal, l'Algérie, et celle de sa famille "très traditionnelle", dit-elle.

Elle a poursuivi des études en France, travaillé et a poussé son désir d'intégration jusqu'à demander à s'appeler Nadine lors de sa naturalisation.

Sa famille n'en a jamais rien su. "Aujourd'hui, je ressens le besoin de retrouver mes racines. Je vis ce changement de prénom comme une culpabilité par rapport à elle", explique-t-elle, émue. La voix de la magistrate tombe, abrupte : "Madame, je peux concevoir votre démarche identitaire mais le droit ne peut pas s'adapter en permanence à des états d'âme."

Elle lui demande si elle serait prête à accepter le compromis de l'adjonction de Zoubida, plutôt que la suppression de Nadine. Un "non" farouche lui répond. La présidente insiste : "C'est vous qui avez demandé la naturalisation, il faut l'assumer.

- Je vous supplie de me rendre mon prénom !", lui lance Nadine.

Son avocat prend le relais de la magistrate pour tenter de convaincre sa cliente. A contrecoeur, elle accepte.

En sortant, elle croise Louis, d'origine algérienne lui aussi. Comme elle, il est venu demander à la justice le droit de retrouver son prénom d'origine, Miloud. C'est sa femme, une Française de religion chrétienne, qui avait fait les démarches pour lui - il ne sait ni lire, ni écrire - lors de la procédure de naturalisation, assure-t-il.

Son avocate explique : "Ce prénom de Louis lui pose des problèmes avec sa religion. Il ne peut pas faire le pèlerinage à La Mecque et se voit refuser le droit d'être enterré dans le carré musulman." Là encore, Anne-Marie Lemarinier propose l'adjonction. Louis hausse doucement les épaules. "Faites comme vous voulez, madame", soupire-t-il. Après lui, il y aura encore Alexandre Karim, un garçon tout juste majeur qui ne supporte plus son premier prénom.

En grattant un peu, la juge comprend que le jeune homme, né d'une mère tunisienne et d'un père français mort prématurément, a été complètement rejeté par la famille de celui-ci. Il est très proche de sa mère et s'est converti à l'islam.

Une fois de plus, Mme Lemarinier suggère une solution de compromis, qui lui laisserait le choix de l'ordre de ses prénoms. "Un prénom, c'est important. C'est votre père qui l'a choisi, il ne faut peut-être pas l'effacer complètement", dit-elle, en ajoutant : "Vous êtes jeune, monsieur. Peut-être que lorsque vous chercherez du travail, ce sera plus facile avec Alexandre..."

Les derniers à venir s'asseoir de l'autre côté de la table sont un couple d'origine turque naturalisé depuis un an. Pierre et Marie veulent redevenir Kamel et Leïla et rendre leurs prénoms d'origine à leurs enfants Jacques et Sandrine. Mme Lemarinier s'agace. "On ne change pas de prénom comme de robe ! Pour vous, cela fait à peine un an. Et rien ne vous y obligeait", relève-t-elle. "C'est l'officier de l'état civil qui leur a conseillé de prendre ces prénoms pour accélérer leur dossier de naturalisation", plaide leur avocat. La procureure émet un avis absolument défavorable. La mère insiste. "Dans leur école, nos enfants se sentent isolés avec ces prénoms français par rapport aux autres", se lamente-t-elle.

En 2004, se souvient Mme Lemarinier, saisie par le parquet sur le signalement d'un officier de l'état civil, elle avait convaincu des parents de changer les deux prénoms que ceux-ci venaient de donner à leur nouveau-né. Ils étaient d'origine étrangère et sans doute avaient-ils un désir farouche de s'intégrer. Le petit garçon se prénommait Jhospin Delors. La juge les a convaincus que ce ne serait vraiment pas facile à porter.
Pascale Robert-Diard

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 14 Avril 2007


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Contrairement au semi-hoax qui circule, ces images n'ont pas été publiées en première page du New York Times mais, mieux encore, dans l'hebdomadaire USA Today.

Le reste du courrier qui circule est exact. Julie Armas, la mère du bébé qu'on peut voir sur la photo, est infirmière en obstétrique. Elle avait entendu parler des opérations remarquables du chirurgien Joseph Bruner, sur des enfants qui sont toujours à l'intérieur de l'utérus. Le médecin extirpe l'utérus du ventre de la mère, fait une petite incision et peut ainsi opérer le fœtus.

Dans la brochure "L'histoire de Samuel", le photographe Michael Clancy raconte: "Quand l'opération a commencé, les médecins ont fait une petite incision dans l'abdomen pour accéder à l'utérus qu'ils ont sorti et placé sur la mère. Une autre incision a alors été pratiquée sur l'utérus lui-même, mais le fœtus est demeuré à l'intérieur pendant l'opération. C'est alors qu'un miracle s'est produit. Alors que le chirurgien terminait l'opération, il m'a questionné sur la vitesse de mon film et m'a demandé si j'avais saisi un mouvement. Personne à ce moment-là ne touchait à l'utérus mais il bougeait. Tout à coup, l'enfant a sorti un bras à l'extérieur, puis l'a rentré, ne laissant sortie qu'une minuscule main. J'ai commencé alors à prendre des photos."

Il poursuit: "Le médecin s'est penché sur le fœtus et a soulevé la petite main. Samuel Alexander a alors attrapé le doigt du chirurgien. Celui-ci a secoué gentiment son doigt et le bébé l'a serré très fermement. Puis la main s'est retirée à l'intérieur et le médecin a commencé à coudre l'incision pour fermer l'utérus et compléter l'opération. Une infirmière m'a demandé ce qui s'était passé parce que j'avais crié 'Wow ! stupéfiant!'. Intérieurement, je me disais que de tout ce que j'avais vécu et accompli dans ma vie, cet événement était le plus significatif. Le lendemain de la publication de cette photo (dans USA Today), un homme de Saint-Louis m'a appelé et m'a dit 'je dirige 14 centres d'urgence pour femmes enceintes en détresse et je veux que vous sachiez que votre photo sauve des vies'. Plusieurs personnes m'ont également envoyé des courriels pour me dire que cette photo avait changé leur vie."

La réalité est pourtant moins romantique. Le médecin qui a pratiqué l'opération rapporte une autre version des faits. Au moment où il s'apprétait à recoudre l'utérus, l'enfant alors sous anesthésie a eu un geste réflexe, et le chirurgien a délicatement remis la main en place. "C'est devenu une légende urbaine", assure Bruner (avec un seul N), "l'enfant et sa mère étaient sous anesthésie et n'avaient conscience de rien".

Il n'en demeure pas moins que cette magnifique photo demeure, comme le dit Michael Clancy lui-même, un fabuleux hymne à la Vie ! Elle peut très certainement être utilisée pour sensibiliser aux questions pro-vie nos contemporains, mais faisons bien attention à ne pas colporter à nos carnets d'adresses des informations incomplètes ou partiellement erronées, cela pourrait produire l'effet contraire à celui recherché.

 

Et petit cadeau, voici une vidéo qui s'inspire directement de cette photo. Comme quoi il y a aussi du bon dans les séries américaines.


Via le Blog pour la Vie et le BAF

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 11 Avril 2007


Il est inquiétant de voir que la situation ne change pas.

Plus le temps passe, plus l'actualité décline son cortège de malheurs, d'agressions et de violence. Rien que du trés prévisible.

Et toujours, sans relâche, les commentaires des associations anti-racistes justifiant ces violences, camouflant les agressions anti-catholiques, orientant les articles, accablant d'opprobes les courageux qui auraient la témérité de s'élever et de se dresser contre cette barbarie.

On pourrait multiplier les exemples:

C'est cet homme, laissé dans un état desespéré par une bande de jeunes qui n'auraient fait que lui donner des coups de pied, selon le Monde.

C'est l'imposition, désormais faite en Angleterre, de ne pas embaucher trop d'employés blancs. A quand le tour de la France?

C'est Louis Schweitzer qui affirme que ce serait de la discrimination que de choisir un journaliste catholique, pour rentrer à Famille Chrétienne.

Ce sont ces morts pour un regard. On croit rêver mais non, c'est possible. En 2007, vous pouvez mourir parcequ'un imbécile a crû qu'on le regardait mal.

C'est cette femme qui, semble-t-il, a craqué, on ne sait pourquoi. Non, il n'y a aucun lien avec une religion de paix et d'amour qui a beaucoup, voire même plus apporté aux femmes, que tous les siècles de catholicisme.

C'est SOS Racisme qui, avec le MRAP, refuse d'évoquer les églises brûlées, car vous comprenez il ne peut y avoir de racisme anti-chrétien ou anti-blanc. Nous sommes dans un pays catholique, vous comprenez.

C'est le nombre de pratiquants musulmans qui dépasse désormais le nombre de pratiquants catholiques.

C'est le nombre de prestations auxquelles a droit une personne arrivant clandestinement sur le territoire.

C'est cet article indiquant clairement quelles sont les options qui nous restent. Et l'armée suisse n'est pas connue pour être un repaire de nostalgiques néo-nazis.

C'est cette liste de violences urbaines comme il en arrive tous les jours, et qui n'étonne personne.

C'est ce policier qui meurt dans l'exercice de ses fonctions, assassiné délibérement par des voyous. Et le pire est que nul ne reconnait que cela soit un assassinat, on ne parle que d'accident, Libé en tête.

C'est cette émeute à la gare du Nord, ce sont ces émeutes de banlieues en 2005, c'est ma bagnole qui est partie en flammes.

C'est finalement la troublante similitude entre notre pays et la France du Camp des Saints. Sauf que, dans le bouquin, il y en a qui se battent et qui meurent, alors que nous...

Et pourtant, le problème majeur n'est pas tant tous ces événements, (qui ont toujours plus ou moins existé aux travers des siècles) que cette tolérance envers les agresseurs, qu'il faut les excuser, que ce n'est finalement pas bien grave, que tous leurs actes sont explicables par l'oppression de la société, que Sarkozy est le seul responsable, que le sentiment dominant est qu'il ne FAUT pas parler des méfaits du multiculturalisme, du manque d'intégration de certaines populations, car cela n'est rien de plus que du racisme. Et on arrive même à considérer dans certains pays, (à quand la France?) que cette révolte est légitime, et surtout qu'elle n'est pas assimilable à de la haine. Ces manipulation intellectuelle, cet espèce d'égalitarisme à la petite semelle, est de plus en plus pesante et ce, quelque soit les gouvernements.

Le black-out est convenablement et méthodiquement appliqué.

Non.

Non.

Non.

Il y a des règles, il n'est plus possible d'en faire l'impasse et de s'en abstraire aussi facilement sous pretexte d'enfance économiquement malheureuse, de ressentiment envers la société, de ministres autoritaristes et autres conneries du même acabit.

Le multi-culturalisme impose sa loi, sans que cela ne choque personne. Il est interdit de se sentir surpris ou même menacé. Et le pire, c'est cette notion, vaguement anarchique, que tout ordre est anti-démocratique, que l'égoïsme, que le "moi je" est la seule valeur qui compte dans ce pays. Toute notion d'autorité semble devenue surréaliste et n'est rien d'autre qu'une pente dangereuse vers la dictature, comme on peut l'entendre à propos de Sarkozy, qui n'a pourtant pas été un des ministres les plus efficaces qui soient.

Ça fait beaucoup pour un pays.

Trop même.

Il est temps d'en finir.



Votez le Pen.
 

  

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 9 Avril 2007




"Inquisitrice"

Et encore, les Inquisiteurs, ils étaient certainement plus tolérants.

Via François de Souche.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Médias

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