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Publié le 5 Mars 2013

Le 28 février, en même temps que le pape, Daniel Darc s'en allait. Pour rappel, c'est lui qui a écrit ce petit bijou :

 

 

Version live, et toujours un peu déjantée, comme souvent avec lui, ici.

Autre chanson notable "Je me souviens je me rappelle".  

 

 

"Je me souviens je me rappelle
… une croix trop lourde pour moi
Un bois qui pèse et m'écartèle
Pourtant comme j'aimais cette croix"

 

 

Ou encore :

 

 

"J'irai au paradis parce que c'est en enfer que j'ai passé ma vie."

 

Ciao Daniel.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 7 Octobre 2011

que je retiendrai de Steve Jobs est ce "Commencement Speech" adressé aux étudiants de Stanford en 2005, prononcé lors de la cérémonie de remise des diplômes.

 

 


[VOSTFR] Steve Jobs Stanford Commencement...

 

Retranscription en français du discours ici.

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 3 Août 2008

undefinedSoljenitsyne est décédé hier soir d'un arrêt cardiaque dans sa résidence de Moscou. Avec lui, c'est un monument, une des grandes figures anti-communistes qui disparait. Toute sa vie fut toute entière tournée vers la dénonciation du système commmuniste et du matérialisme occidental.

Pour quiconque l'a lu, l'Archipel du Goulag ne peut laisser indifférent. Imposant, encyclopédique, ce livre explicite toute la chaine communiste, de la chasse aux opposants à l'extermination par le goulag, en passant par les méthodes de torture. Tout y est passé au peigne fin. Communiste lui-même au début de sa vie, il a le malheur, après la guerre de critiquer un peu trop les méthodes staliniennes. Il est déporté au goulag, où il rédige le début de ses oeuvres.

Il faut lire sa fiche Wikipedia qui résume ce que fut sa vie, digne d'un roman à elle seule:


Il fut lui-même condamné en 1945 à 8 ans de prison dans les camps de travail pour activité contre-révolutionnaire, après avoir entretenu une correspondance critique à l'égard des politiques staliniennes[ Selon Soljenitsyne, la guerre avec l’Allemagne nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale aurait pu être évitée si le gouvernement soviétique avait trouvé un compromis avec Hitler. Soljenitsyne accusa le gouvernement soviétique et Joseph Staline d’avoir été plus responsable qu’Hitler des terribles conséquences de la guerre sur le peuple soviétique. Il fut condamné à l’époque comme traître. À sa sortie du camp en 1953, il est envoyé en exil perpétuel au Kazakhstan. Il est réhabilité en 1956 et s'installe à Riazan où il enseigne les sciences physiques.


C'est son ouvrage Une journée d'Ivan Denissovitch, publié en 1962 dans la revue soviétique Novi Mir, grâce à l'autorisation de Nikita Khrouchtchev en personne, qui lui acquiert une renommée internationale. Cependant, trois ans après, il lui est impossible de publier quoi que ce soit en URSS et ses romans Le Premier Cercle et Le Pavillon des Cancéreux, ainsi que le premier tome de son épopée historique La Roue rouge, paraissent en Occident où il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1970, récompense qu'il ne pourra percevoir que quatre ans plus tard après avoir été expulsé d'URSS. Il n'a en effet pas pu se rendre à Stockholm de peur d'être déchu de sa nationalité soviétique, le gouvernement suédois ayant refusé de lui transmettre le prix à son ambassade de Moscou. Sa vie devient une conspiration permanente pour voler le droit d’écrire en dépit de la surveillance de plus en plus assidue du KGB. Une partie de ses archives est saisie chez un de ses amis en septembre 1965, et il manque d'être assassiné en août 1971 (par un « parapluie bulgare »). Une de ses plus proches collaboratrices a échappé de justesse à un étranglement et un accident de voiture. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L'Archipel du Goulag où il expose le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime staliniste. Écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie avait été envoyée en Occident pour échapper à la censure. Il décida sa publication après qu'une de ses aides fut retrouvée pendue : elle avait avoué au KGB la cachette où se trouvait un exemplaire de l’œuvre. Cette publication lui vaut d'être déchu de sa citoyenneté et d'être expulsé d’Union Soviétique en février 1974.


Son oeuvre a puissamment contribué à affaiblir le communisme en Europe, en redonnant la parole à la vérité. Bien sûr, avant on savait, on se doutait que ce n'était certainement pas la joie de l'autre côté du mur. Mais pas de manière aussi évidente, aussi lumineuse, aussi irréfutable, aussi impossible à contrer. Il y a clairement un avant et un après Soljenitsyne. Malgré les dénégations de toute sorte, les refus de voir la réalité en face, les violences, les pressions sans nombre, son oeuvre dénonce la triste réalité du système communiste. Un témoin sorti des entrailles de l'enfer, exposait froidement, méthodiquement, scientifiquement, ce qu'était le goulag, ce qu'étaient les horreurs communistes. Il n'y avait plus moyen de se cacher, de nier la réalité, de blablater sur les voyages organisés en URSS (voir ici l'accueil médiatique en Occident).

Impuissant à le contrer, le KGB a tout tenté pour l'intimider, publiant des ouvrages écrits par des anciens camarades de camp, par sa première femme, le discréditant. Car Soljenitsyne ne se contente pas d'abattre Staline, ce qu'il se contentait de faire dans ses premiers ouvrages, mais avec l'Archipel, c'est le communisme dans son ensemble, sous toutes ses formes, de Lénine à Khrouchtchev , qu'il démonte, point par point, et qu'il met en accusation. Mais rien n'y a fait, il a continué, envers et contre tout, son oeuvre salvatrice. C'est dire l'importance de l'homme, c'est dire si les pays libérés par la chute de l'URSS lui sont redevables.

Enfin, si Soljenitsyne a été un des artisans de la chute du communisme, il n'a pas non plus gardé le silence sur le matérialisme de la société occidentale et sur ses principaux travers que sont l'absence de Dieu et son manque de conscience morale. Il ne s'est pas privé de critiquer les sociétés modernes dans ce qu'elles ont de plus vil et de plus malsain, mais logiquement, sa parole à ce sujet, fut moins retentissante que sa lutte contre le communisme. On retiendra son geste pour la reconnaissance du massacre des Lucs lors de la guerre révolutionnaire en Vendée, où dans un célèbre discours, il avait mis sur le même plan terreur révolutionnaire et totalitarisme soviétique.

Un grand monsieur, un grand personnage dont la plume fait désormais partie de l'histoire, nous a quitté hier soir. Qu'il repose en paix.


PS: A voir, ce reportage sur sa vie, dont la conclusion est menée par BHL. Sans commentaires...

PS 2 : Des extraits de son discours à Harvard en 1978.

PS 3: Très bonne revue de presse d'ILYS par Il Sorpasso.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 6 Avril 2008




Charlton Heston, 1924-2008

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 12 Mars 2008

Le dernier poilu est décedé. A cette occasion, il me parait normal qu'il y ait des funérailles nationales pour l'ultime représentant de ceux qui se sont battus et sont morts pour la France.

Il n'est pas étonnant qu'il ait été le dernier à rendre l'âme, il est un ancien de la légion étrangère...

Pour en savoir un peu plus sur sa vie, voici le bel hommage de Max Gallo.


Lazare, le dernier des poilus
.

La cadence sèche de sa mitrailleuse et les cris des blessés résonnent toujours dans sa tête. Lazare Ponticelli n'a rien oublié de la Grande Guerre. Ni les combats qu'il a menés, ni les camarades qui sont tombés. Dernier survivant des poilus, il a 110 ans. Pourtant, dans ses yeux aujourd'hui presque aveugles, brille encore le regard de l'enfant qu'il fut. Ceux de ce gamin sans le sou qui avait les pieds nus et la rage de vivre. Ceux aussi de cet émigré italien prêt à tout pour garder la tête haute et dont la vie entière est à l'image d'un siècle de fer, de sang et d'espoir infini. Depuis son plus jeune âge, il a combattu. La pauvreté et la faim d'abord, puis sur le front et dans les tranchées. Dans les ateliers et sur les échafaudages. Avec les FFI pendant la Libération de Paris. Toujours, il a tenu bon.

A Bettola, petite commune d'Emilie-Romagne, dans le nord de l'Italie, où il naît le 7 décembre 1897, Lazare Ponticelli n'a connu que la misère. Son père travaille sur les foires comme maquignon, tandis que sa mère s'occupe des enfants et exploite un petit bout de terrain. Mais les affaires sont difficiles et l'argent ne rentre pas tous les jours. Souvent, avec ses frères et soeurs, il se couche le ventre vide ou se contente d'une maigre soupe. A Bettola, on est dur au mal. On serre les dents en silence en espérant que la chance va enfin tourner. Mais le sort s'acharne. Faute de pouvoir payer le médecin, son frère aîné est emporté par la maladie. Puis son père meurt brutalement.

Sa famille prend alors le chemin de l'exil, vers la France où ses frères pensent trouver du travail. Livré à lui-même, Lazare reste seul, car l'argent manque pour payer son voyage. En attendant, il devient berger et économise le moindre sou, jusqu'à ce qu'il puisse acheter son billet de train pour Paris. Un matin, les chaussures autour du cou, pour ne pas les abîmer, il quitte enfin l'Italie. Sans regrets. Il a tout juste 9 ans quand il débarque à la gare de Lyon. Trois jours et deux nuits, l'enfant erre sous ses hautes verrières, dormant sur un banc, jusqu'à ce qu'un commissionnaire le remarque et lui demande ce qu'il fait là. Lazare, qui ne comprend pas le français, ne fait que répéter le nom et l'adresse d'un bistrotier dont on lui a parlé avant son départ. Par chance, le cheminot connaît l'endroit et l'y conduit. Très vite, l'épouse du cafetier le prend sous son aile. Il y reste pendant huit mois, rendant de menus services aux commerçants du quartier.

En 1908, Lazare a 10 ans et quitte Paris pour rejoindre ses frères, Céleste et Bonfils, dont il a retrouvé la trace à Nogent-sur-Marne, là où de nombreux Italiens ont posé leur sac. Les premiers mois sont difficiles et les retrouvailles, houleuses. Il enchaîne les petits boulots et couche parfois dehors. Mais rien ne l'arrête. Lazare est tour à tour livreur de charbon, ramoneur, puis crieur de journaux. En mars 1913, avec un ami, il lance une entreprise de ramonage. Les affaires démarrent plutôt bien, mais, en août 1914, son monde s'écroule. La France mobilise contre l'Allemagne. La guerre est déclarée. Il n'y a plus de travail. Par milliers, les Italiens rentrent chez eux. A Nogent, on exhorte Lazare à partir et à regagner Bettola. C'est mal le connaître.

Bille en tête, il se présente à la caserne du boulevard Richard-Lenoir et s'engage pour la durée de la guerre dans le premier régiment de marche de la Légion étrangère. Il n'a que 16 ans et a triché sur son âge. « J'ai voulu défendre la France parce qu'elle m'avait donné à manger, explique- t-il en levant la tête. C'était ma manière de dire merci. »

Engagé volontaire à 16 ans

Dans la file des volontaires, il retrouve son frère Céleste. Comme des centaines de jeunes recrues, ils rejoignent Nîmes puis Avignon. Un mois d'instruction plus tard, l'armée estime qu'ils sont prêts pour le front. Fiers de leur nouvel uniforme, les deux hommes font les bravaches. C'est vrai qu'ils ont de l'allure, avec leur pantalon garance, leur vareuse bleue et le képi légèrement de travers. A l'épaule, leur fusil Lebel pèse d'un poids rassurant. Avec une telle arme, les Boches n'ont qu'à bien se tenir ! Lazare bout d'impatience. Mais au fond, ni l'un ni l'autre ne savent vraiment ce qui les attend.

C'est vers Soissons qu'ils reçoivent leur baptême du feu et découvrent la guerre. Les premiers mois sont les plus meurtriers et la Légion est de tous les coups durs. Céleste est blessé puis évacué. « Au début, nous savions à peine nous battre et nous n'avions presque pas de munitions, raconte-t-il. Nous creusions sans cesse. D'abord des fosses pour enterrer les morts, puis des sapes et des tranchées. On avait la peur au ventre. Parfois on se dévisageait en silence, en se demandant lequel d'entre nous ne reviendrait pas. En Argonne, sur la cote 707, j'ai secouru un type qui avait perdu sa jambe. Il hurlait de douleur pendant que je le traînais jusqu'à notre tranchée. En face, les Allemands nous tiraient dessus. Avant que les infirmiers ne se précipitent sur lui pour le soigner et l'évacuer, il a voulu me serrer dans ses bras en me disant : "Merci pour mes quatre enfants." Je ne sais pas ce qu'il est devenu. »

La guerre l'emporte. A Verdun, il fait partie des hommes chargés de reprendre le fort de Douaumont. L'artillerie allemande pilonne sans relâche. Les pertes sont énormes. Lazare survit. En mai 1915, tout bascule. L'Italie vient d'entrer en guerre contre l'Autriche-Hongrie. Conformément aux accords signés entre les deux pays, la France démobilise les Italiens engagés dans son armée. Le soldat Ponticelli doit quitter la Légion, écoeuré.

« Je ne voulais pas partir de mon bataillon et laisser mes camarades. La Légion avait fait de moi un Français, explique le vieil homme. C'était profondément injuste. » Rendu à la vie civile, Lazare retourne à Paris et tente de se rengager dans l'armée française. En vain. Il pense qu'on l'a oublié quand deux gendarmes, un peu gênés, viennent l'arrêter et le conduisent de force à Turin, où il est incorporé à la 159e compagnie de mitrailleuses du 3e régiment d'Alpini, les chasseurs alpins italiens.

A nouveau, les combats s'enchaînent. Dans le fracas des tirs et des explosions, la douleur et le murmure des prières. Puis un matin, à Pal Piccolo, en pleine montagne, le silence. Timidement, on se fait signe de part et d'autre des tranchées. Des mains se tendent, offrent des cigarettes ou un morceau de pain. « Cela faisait des semaines que l'on vivait à quelques mètres les uns des autres, se souvient Lazare. Si près qu'on entendait les conversations. Dans ma section, les trois quarts des hommes étaient des Italiens germanophones. L'"ennemi" était souvent le voisin d'en face. Alors est arrivé ce qui devait arriver : on a fraternisé. » L'état-major ne leur pardonnera pas. Les hommes passent en conseil de guerre et sont envoyés en Slovénie, sur le Monte Cucco, face à une compagnie d'élite autrichienne qui engage aussitôt le combat.

Deux jours durant, Lazare repousse les assauts ennemis derrière sa mitrailleuse. Il est blessé au visage, mais il continue à tirer. « Le sang me coulait dans les yeux. Je me suis dit que, si je m'arrêtais, j'étais mort. Alors, malgré ma blessure, j'ai continué à presser la détente comme un automate. Et tout à coup, les Autrichiens sont sortis, ils agitaient des chiffons blancs... C'était fini. Nous avons fait 200 prisonniers. Puis j'ai été évacué. »

Il se réveille à Naples dans un hôpital militaire, une médaille agrafée sur la poitrine. Mais la guerre n'est pas finie. Lazare remonte en ligne au cours de l'année 1918. Cette fois, partout sur le front, les Autrichiens reculent. « Puis, alors que le bataillon se préparait à monter à l'attaque, on a appris la signature de l'armistice. Fallait voir ça ! C'était incroyable ! On s'est embrassés, Italiens et Autrichiens ensemble. Nous étions fous de joie ! » Il s'y revoit et sourit en silence.

Mais son enthousiasme est de courte durée. Le 3e régiment d'Alpini n'est pas démobilisé et participe à des missions de sécurité intérieure. Lazare doit attendre 1920 pour être libéré. Mais un autre problème l'attend. S'il est dégagé des obligations militaires en tant qu'ancien combattant italien, il lui sera très difficile d'obtenir des papiers pour rentrer à Paris.

Déterminé, l'ancien légionnaire fait alors le siège du consulat de France à Milan où l'on traîne des pieds pour le recevoir. Tant pis. Il attend. « Finalement, s'amuse-t-il, j'ai réussi à montrer mon livret militaire de 1914 que j'avais précieusement gardé. On m'a alors reconnu en tant que soldat français et libéré en tant que tel. »

De retour en France, Lazare veut oublier la guerre. Avec ses deux frères, il se spécialise dans le montage et le démontage de cheminées. En 1921, ils créent ensemble Ponticelli Frères, une société de fumisterie. Les chantiers se succèdent. Au cours de l'été 1923, Lazare se marie avec Clara, une Française, qui lui donne trois enfants. Dans les années 30, l'entreprise prend de l'essor et se diversifie dans l'industrie pétrolière. Le Rital illettré de Bettola a pris sa revanche.

En 1939, les trois frères obtiennent la nationalité française. C'est la prospérité. Mais une nouvelle guerre éclate, et la France mobilise à nouveau. L'enthousiasme n'est pas le même qu'en 1914 et le pays se prépare au combat les tripes nouées. En 1940, la défaite de l'armée française et l'exode le conduisent en zone libre avec sa famille. Mais l'inactivité lui pèse. Fin 1942, il rejoint la Résistance, détourne des wagons d'obus destinés à l'Allemagne et participe à la libération de Paris avec les FFI.

La paix revenue, Lazare décroche de nouveaux contrats, et sa société ne cesse de grandir. Quand il prend sa retraite, au début des années 60, Ponticelli Frères est en passe de devenir la multinationale aux 2 000 salariés qu'elle est aujourd'hui.

Avec le temps, les souvenirs de la Première Guerre mondiale sont revenus le hanter. Dans sa maison du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), où il vit avec sa fille, ses nombreux visiteurs ne lui parlent que d'explosions et de batailles. Lazare les écoute et raconte avec passion. Puis savoure le calme revenu, gère son portefeuille boursier avec passion et reçoit les siens. En décembre 2007, il a fêté son cent dixième anniversaire à la Cité de l'immigration. Un symbole fort, pour cet Italien qui a tout fait pour être français. Dernier des poilus, Lazare Ponticelli ne s'est pas décidé à accepter des funérailles nationales - un refus toutefois nuancé par sa famille -, comme Jacques Chirac l'avait promis en 2005. Mais tant que sa force le lui permettra, il s'est juré de témoigner. Et chaque 11 novembre, on peut voir sa frêle silhouette s'incliner devant le monument aux morts de sa commune. « Je leur dois bien cela, dit-il soudain ému. Si je suis là, c'est aussi grâce à eux. »

Leur rendre hommage est son dernier combat.



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Rédigé par Polydamas

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Publié le 29 Février 2008

Avec Dom Gérard Calvet, le fondateur du Barroux, c'est une des grandes figures de la Tradition, qui disparait.

 

Le T.R.P. Abbé et la communauté
de Sainte-Madeleine du Barroux,
ont l’immense douleur de vous faire part
du décès de    
leur vénéré fondateur et premier Abbé,

 le T.R.P. Dom Gérard CALVET

      survenu le jeudi 28 février 2008.     


Né à Bordeaux le 18 novembre 1927,
il était entré au monastère de Madiran en 1950.
Après le transfert de la communauté, c’est à Tournay
qu’il avait prononcé ses premiers voeux le 4 février 1951
et qu’il avait été ordonné prêtre le 13 mai 1956.

Ayant fondé la communauté de Bédoin en 1970,
il avait entrepris ensuite la construction de l’abbaye du Barroux.
Après la reconnaissance canonique de celle-ci,
il en avait été nommé le premier Abbé par le Saint-Siège
et avait reçu la bénédiction abbatiale le 2 juillet 1989.
Il avait résigné la charge abbatiale en novembre 2003.
    

Requiescat in Pace.

    

Le T.R.P. Abbé et la communauté de Sainte-Madeleine,
la T.R .M. Abbesse et la communauté de Notre-Dame de l’Annonciation,
le Père Prieur et la communauté de Sainte-Marie de la Garde,
en union avec ses frères Jean et Hubert Calvet,
recommandent à vos prières l’âme de leur très aimé Père
et vous prient d’assister ou de vous unir d’intention
à la messe des funérailles qui sera chantée à l’Abbaye
le lundi 3 mars 2008 à 10h00.
    

      Abbaye Sainte-Madeleine — 84330 LE BARROUX
      T. : 04 90 62 56 31 — F. : 04 90 62 56 05 —  

www.barroux.org

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 26 Novembre 2007


J'apprends, via des amis, et le Forum catholique, que la victime du RER D, qui a été assassinée dans l'après-midi de Dimanche était une jeune catholique parisienne. Ancienne guide des Scouts d'Europe, elle a fait, d'après les médecins légistes, tout ce qu'elle a pu pour se défendre, malgré la barbarie de son agresseur, qui l'a lardée de plus de 30 coups de couteau.
La jeune femme a été très courageuse", a déclaré le procureur. De nombreuses traces de sang ont été retrouvées dans la rame. La victime s'est défendue, blessant l'agresseur à l'aine. Des cheveux et des traces de sang de la jeune femme ont été retrouvés sur le suspect, a précisé Thierry Pocquet du Haut-Jussé.
Comme dans nombre d'affaires de ce type, le criminel présumé est un récidiviste.

Le suspect a éjà condamné en 1996 pour agression sexuelle à cinq ans de prison dont deux avec sursis. Il a reconnu "une tentative d'agression sexuelle". Il l'a commise quand il s'est aperçu que la jeune femme se trouvait seule avec lui dans la rame de RER. Celle-ci résidait à Orry-la-Ville (Oise), près de Senlis.
Par ailleurs je me pose clairement la question du comportement des gens dans le wagon. Même si la ligne était peu fréquentée à cet horaire (aux alentours de midi), il devait bien y avoir au moins une personne ou deux qui auraient pu agir.

Ci-dessous, le texte que l'une de ses amies a posté sur le FC:

Vous avez sans doute entendu parler de la jeune femme qui a été poignardée dans le RER, hier. Je la connaissais. Elle avait 23 ans, avait une foi profonde et lumineuse, était joyeuse, pleine d'enthousisame, avec un fichu caractère. Je ne vous donne pas son nom, ses parents ne souhaitent pas qu'il soit divulgué.

Mais portez là dans vos prières. Priez pour que le Christ l'ait accueillie avec tendresse, après les longues minutes d'agonie. Priez pour ses parents, ses quatre frères et soeurs. Priez aussi pour son agresseur.
Merci de dire quelques prières pour le repos de son âme.

Edit: Via le salon beige, j'apprends qu'elle se rendait à la messe.

Edit 2: A lire la réaction de son maitre de stage à Valeurs Actuelles, Frédéric Pons.

Edit 3: Il semblerait qu'il soit très probable que les rames soient vides à cette heure de la journée, d'après cette intervenante.

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 7 Octobre 2007

Le directeur du Libre Journal, Serge de Beketch, est décédé la nuit dernière.

Avec lui, c'est l'une des plus grandes figures de notre mouvement d'idées qui disparait.

Requiescat in pace

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 14 Septembre 2007

Via le Salon Beige, je tombe sur ce texte décrivant le rôle que joua Bachir Gemayel.

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«Notre espoir ne tenait pas seulement au jeu du hasard, mais à celui de la nécessité. Comment  imaginer le Moyen-Orient sans le Liban ? Pour les peuples persécutés de la région, le Liban c’est le bout du tunnel, la lumière de la liberté. Arracher à ce monde-là cet ultime espoir, est un péché contre l’esprit».

Aujourd'hui, cela fait 25 ans qu'a été fauché l'un des plus grands espoirs que le Liban ait connu.bug_fck

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 8 Septembre 2007


490810600-small.jpg Le capitaine Caroline Aigle s'est envolée pour sa dernière demeure le 21 Août dernier, à 32 ans, victime d'un mélanome foudroyant.

Lycée de St-Cyr, Prytanée National Militaire, Ecole Normale Supérieure, Polytechnique, championne de France de triathlon en 1997, parachutiste, première française brevetée pilote de chasse en 1999, 1600 heures de vol, cette femme a eu un parcours hors du commun.

Mais en dehors de cela, cette figure est remarquable, en ce que, se sachant condamnée par le cancer, elle a décidé de ne pas prendre de traitement, afin de préserver le bébé qu'elle portait, en estimant qu'elle n'avait pas le droit de ralentir sa maladie aux dépens de son enfant.

Gabriel est né, par accouchement forcé, à 5 mois et demi de grossesse, 18 jours avant que sa mère ne rende l'âme. Il va bien. Je vous recommande d'entendre le témoignage de son mari sur ces moments tragiques, ci-dessous.



L'armée de l'air a ouvert un site de condoléances, et vous pourrez lire ici le discours de son commandant à ses funérailles.

Requiescat in pace.

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Rédigé par Polydamas

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