Publié le 30 Janvier 2007


- Il faut lire aussi l'aveu du directeur de l'Ined sur la substitution de population en France, si rien n'est fait avant la fin du siècle. Quand les bien pensants cessent de pratiquer la novlangue, on obtient des résultats surprenants. Merci au conservateur.

- A lire également sur les mêmes sujets, les deux derniers articles Horizons du Monde, l'un
sur la religion et l'hôpital, ou peut-être devrais-je dire l'islam et l'hôpital (dont il faut parcourir  également le complément sur la réfection des hymens qui complète celui du Figaro, le second à propos des cinquante ans de la bataille d'Alger, que j'avais évoqué ici, et dont on retiendra la conclusion :" "L'indépendance de l'Algérie ? Nous l'avons obtenue. La libération, elle reste à gagner."

C'était bien la peine de poser des bombes, pour arriver ensuite à ce type de régime. C'est vrai que la différence est essentielle, au lieu d'être martyrisés par les Français (ce qui resterait à prouver), ils sont martyrisés par les leurs. Pas sûr qu'ils aient gagné au change...

- Et enfin, le billet, vigoureux, de Ludovic Monnerat sur les barbares en Europe. Religion de paix et d'amour, qu'on vous dit !

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 28 Janvier 2007


Tiré de la BD de Frank Miller sur la bataille des Thermopyles, 300 retrace la mort du roi spartiate Léonidas et de ses hommes, face à l'invasion perse.

On sent bien que l'aspect historique est le cadet des soucis de ce film, mais si 300 est au péplum ce que Sin City a été au polar, on peut s'attendre à ce qu'il cartonne, et c'est un euphémisme...


Il n'y a qu'à voir le nombre de visions de la bande annonce, sur un site spécialisé, pour  constater qu'il risque d'être un succés. Par ailleurs, pour ceux que ça intéresse, la bande originale est "Just like you imagined", du groupe Nine Inch Nails, dans l'album The Fragile.

Les fans trouveront ici une bande-annonce deux fois plus longue, et une troisième là, sans oublier sur le site d'Allocine une comparaison intéressante entre la BD et le film. Mon seul regret, que je partage avec beaucoup, est le suivant: pourquoi faut-il que ce soient les Américains qui nous sortent des films pareils? Pourquoi les Français en sont-ils incapables?

Sortie prévue en France, le 28 Mars prochain, soit un petit mois avant l'élection présidentielle, ça va être dur de patienter. Il permettra de se changer les idées des débats participatifs, des "ségolénitudes", et autres propositions des candidats.

Quoique.

La thématique de ce film me rappelle furieusement ce livre, qui avait fait scandale à son époque. De là à ce que ce film choque les bien-pensants, et s'invite dans la campagne, il y a une étape que je ne franchirais pas, en tout cas, pas pour le moment.

Enfin, il serait peccamineux de ne pas rappeler ici la formule légendaire, gravée au Kolonos, mausolée placé sur l'emplacement de la bataille, en souvenir de ces braves:

"Passant, va dire à Sparte que nous sommes tous morts ici pour obéir à ses lois."


 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

Publié le 26 Janvier 2007

Article Horizons du Monde d'aujourd'hui. La politique vue de ma laverie.

Cette laverie du Xème arrondissement de Paris est le repaire de Français et d'immigrés de toute origine. Et les propos qu'on y entend pourraient faire tomber quelques préjugés.

Chacun accepte l'ouverture française et s'en félicite, mais avoue qu'il faut aussi un peu d'ordre. Bref, les nouveaux immigrés contre les anciens...

Extraits choisis:


Le vieil immigré trouve que "ça ne va pas". Ceux qui suent à la tâche ne doivent pas payer pour les autres. "Pendant qu'on aide ceux qui ne font rien, s'indigne-t-il, il y a des Français qui travaillent et n'ont pas de quoi se loger. Ce n'est pas normal."

"Sarkozy, je ne l'aime pas. A cause de lui, le regroupement familial est devenu impossible", bougonne le Kabyle, dont la famille est restée "au bled", dans les montagnes du Djurdjura. Une situation "injuste" : "Moi, je ne viens pas en France pour le social, dit-il. Je travaille." Contrairement à d'autres ? Il hausse les épaules. "Les Noirs, souvent, ils viennent en France juste pour ça. Ils savent qu'on va les aider pour l'hébergement, pour la santé aussi avec la CMU (couverture-maladie universelle), et puis pour les enfants puisque l'école c'est obligé."

Au contraire, ralentir le regroupement familial me paraît une solution des plus salutaires...


Ils se contentent bien souvent d'un logis misérable et d'un job mal payé, en jonglant si possible avec des bouts d'allocations. Mais tous entonnent la même chanson, une valse à deux temps : on veut de la solidarité, oui, mais il faut de l'ordre aussi. De l'un à l'autre, les coeurs balancent. "La France, c'est pain bénit. La France est accueillante, bravo ! Mais il ne faut pas abuser. La France n'est pas assez regardante sur les gens qui entrent chez elle", résume Kam Menileu, 39 ans, à la double nationalité franco-camerounaise.

On peut difficilement être plus clair.

Né à Bordeaux de parents vietnamiens, le jeune homme parle lui aussi, spontanément, de l'immigration. "Il faut être plus sévère. Je suis moi-même d'origine immigrée et j'ai des copains sans-papiers, plaide-t-il. Mais on ne peut pas sauver tout le monde !" Selon lui, en matière d'aide sociale, la France a déjà fait beaucoup. "La priorité, c'est l'ordre", assure l'étudiant. "Le travail et le goût de l'effort ne sont pas assez valorisés", ajoute-t-il, raillant "la mentalité étriquée" de ceux, parmi les Français, "qui se mettent en grève dès qu'on leur demande de retrousser les manches".

Propos limite réac...

Assis près de l'entrée de la laverie, Lahcen, 36 ans, surveille son linge qui tourne dans la sécheuse. "Les Noirs, il y en a trop. Dans dix ans, la France, ce sera l'Afrique !  Je serai parti avant", fanfaronne le jeune homme sans pousser la bravade jusqu'à donner son nom... Ce Franco-Marocain gagne sa vie comme plombier. "Les jeunes qui brûlent les bagnoles, moi, si j'étais le patron, je leur couperais la tête !", lâche-t-il en éclatant de rire.

Sur la France à l'image de l'Afrique, il n'est pas le seul à le penser,

"Si on pouvait avoir à la fois de l'ordre et du social, ce serait l'idéal, sourit-elle. Pour l'ordre, je ferais plutôt confiance à Sarkozy. Pour le social, plutôt à Ségolène." Quant à l'immigration, "bien sûr, il faut que ceux qui arrivent aient les moyens de s'intégrer. Si c'est pour qu'ils se retrouvent à Cachan... Mais de voir les gens menottés, embarqués de force dans l'avion, ça non, ça fait trop mal au cœur. Les gens comme nous, on ne pourra jamais l'accepter".

Il faudrait savoir ce que cette dernière personne souhaite, puisqu'il est impossible d'accueillir tout le monde. Or les menottes empêchent justement les clandestins de se mutiler ou de se révolter afin de rester sur le territoire. Elles sont peut-être humiliantes, mais elles sont donc nécessaires.

Je commence à comprendre pourquoi les banlieues pourraient voter le Pen....

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société