Publié le 30 Janvier 2007


- Il faut lire aussi l'aveu du directeur de l'Ined sur la substitution de population en France, si rien n'est fait avant la fin du siècle. Quand les bien pensants cessent de pratiquer la novlangue, on obtient des résultats surprenants. Merci au conservateur.

- A lire également sur les mêmes sujets, les deux derniers articles Horizons du Monde, l'un
sur la religion et l'hôpital, ou peut-être devrais-je dire l'islam et l'hôpital (dont il faut parcourir  également le complément sur la réfection des hymens qui complète celui du Figaro, le second à propos des cinquante ans de la bataille d'Alger, que j'avais évoqué ici, et dont on retiendra la conclusion :" "L'indépendance de l'Algérie ? Nous l'avons obtenue. La libération, elle reste à gagner."

C'était bien la peine de poser des bombes, pour arriver ensuite à ce type de régime. C'est vrai que la différence est essentielle, au lieu d'être martyrisés par les Français (ce qui resterait à prouver), ils sont martyrisés par les leurs. Pas sûr qu'ils aient gagné au change...

- Et enfin, le billet, vigoureux, de Ludovic Monnerat sur les barbares en Europe. Religion de paix et d'amour, qu'on vous dit !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

Repost0

Publié le 28 Janvier 2007


Tiré de la BD de Frank Miller sur la bataille des Thermopyles, 300 retrace la mort du roi spartiate Léonidas et de ses hommes, face à l'invasion perse.

On sent bien que l'aspect historique est le cadet des soucis de ce film, mais si 300 est au péplum ce que Sin City a été au polar, on peut s'attendre à ce qu'il cartonne, et c'est un euphémisme...


Il n'y a qu'à voir le nombre de visions de la bande annonce, sur un site spécialisé, pour  constater qu'il risque d'être un succés. Par ailleurs, pour ceux que ça intéresse, la bande originale est "Just like you imagined", du groupe Nine Inch Nails, dans l'album The Fragile.

Les fans trouveront ici une bande-annonce deux fois plus longue, et une troisième là, sans oublier sur le site d'Allocine une comparaison intéressante entre la BD et le film. Mon seul regret, que je partage avec beaucoup, est le suivant: pourquoi faut-il que ce soient les Américains qui nous sortent des films pareils? Pourquoi les Français en sont-ils incapables?

Sortie prévue en France, le 28 Mars prochain, soit un petit mois avant l'élection présidentielle, ça va être dur de patienter. Il permettra de se changer les idées des débats participatifs, des "ségolénitudes", et autres propositions des candidats.

Quoique.

La thématique de ce film me rappelle furieusement ce livre, qui avait fait scandale à son époque. De là à ce que ce film choque les bien-pensants, et s'invite dans la campagne, il y a une étape que je ne franchirais pas, en tout cas, pas pour le moment.

Enfin, il serait peccamineux de ne pas rappeler ici la formule légendaire, gravée au Kolonos, mausolée placé sur l'emplacement de la bataille, en souvenir de ces braves:

"Passant, va dire à Sparte que nous sommes tous morts ici pour obéir à ses lois."


 

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

Repost0

Publié le 26 Janvier 2007

Article Horizons du Monde d'aujourd'hui. La politique vue de ma laverie.

Cette laverie du Xème arrondissement de Paris est le repaire de Français et d'immigrés de toute origine. Et les propos qu'on y entend pourraient faire tomber quelques préjugés.

Chacun accepte l'ouverture française et s'en félicite, mais avoue qu'il faut aussi un peu d'ordre. Bref, les nouveaux immigrés contre les anciens...

Extraits choisis:


Le vieil immigré trouve que "ça ne va pas". Ceux qui suent à la tâche ne doivent pas payer pour les autres. "Pendant qu'on aide ceux qui ne font rien, s'indigne-t-il, il y a des Français qui travaillent et n'ont pas de quoi se loger. Ce n'est pas normal."

"Sarkozy, je ne l'aime pas. A cause de lui, le regroupement familial est devenu impossible", bougonne le Kabyle, dont la famille est restée "au bled", dans les montagnes du Djurdjura. Une situation "injuste" : "Moi, je ne viens pas en France pour le social, dit-il. Je travaille." Contrairement à d'autres ? Il hausse les épaules. "Les Noirs, souvent, ils viennent en France juste pour ça. Ils savent qu'on va les aider pour l'hébergement, pour la santé aussi avec la CMU (couverture-maladie universelle), et puis pour les enfants puisque l'école c'est obligé."

Au contraire, ralentir le regroupement familial me paraît une solution des plus salutaires...


Ils se contentent bien souvent d'un logis misérable et d'un job mal payé, en jonglant si possible avec des bouts d'allocations. Mais tous entonnent la même chanson, une valse à deux temps : on veut de la solidarité, oui, mais il faut de l'ordre aussi. De l'un à l'autre, les coeurs balancent. "La France, c'est pain bénit. La France est accueillante, bravo ! Mais il ne faut pas abuser. La France n'est pas assez regardante sur les gens qui entrent chez elle", résume Kam Menileu, 39 ans, à la double nationalité franco-camerounaise.

On peut difficilement être plus clair.

Né à Bordeaux de parents vietnamiens, le jeune homme parle lui aussi, spontanément, de l'immigration. "Il faut être plus sévère. Je suis moi-même d'origine immigrée et j'ai des copains sans-papiers, plaide-t-il. Mais on ne peut pas sauver tout le monde !" Selon lui, en matière d'aide sociale, la France a déjà fait beaucoup. "La priorité, c'est l'ordre", assure l'étudiant. "Le travail et le goût de l'effort ne sont pas assez valorisés", ajoute-t-il, raillant "la mentalité étriquée" de ceux, parmi les Français, "qui se mettent en grève dès qu'on leur demande de retrousser les manches".

Propos limite réac...

Assis près de l'entrée de la laverie, Lahcen, 36 ans, surveille son linge qui tourne dans la sécheuse. "Les Noirs, il y en a trop. Dans dix ans, la France, ce sera l'Afrique !  Je serai parti avant", fanfaronne le jeune homme sans pousser la bravade jusqu'à donner son nom... Ce Franco-Marocain gagne sa vie comme plombier. "Les jeunes qui brûlent les bagnoles, moi, si j'étais le patron, je leur couperais la tête !", lâche-t-il en éclatant de rire.

Sur la France à l'image de l'Afrique, il n'est pas le seul à le penser,

"Si on pouvait avoir à la fois de l'ordre et du social, ce serait l'idéal, sourit-elle. Pour l'ordre, je ferais plutôt confiance à Sarkozy. Pour le social, plutôt à Ségolène." Quant à l'immigration, "bien sûr, il faut que ceux qui arrivent aient les moyens de s'intégrer. Si c'est pour qu'ils se retrouvent à Cachan... Mais de voir les gens menottés, embarqués de force dans l'avion, ça non, ça fait trop mal au cœur. Les gens comme nous, on ne pourra jamais l'accepter".

Il faudrait savoir ce que cette dernière personne souhaite, puisqu'il est impossible d'accueillir tout le monde. Or les menottes empêchent justement les clandestins de se mutiler ou de se révolter afin de rester sur le territoire. Elles sont peut-être humiliantes, mais elles sont donc nécessaires.

Je commence à comprendre pourquoi les banlieues pourraient voter le Pen....

 

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

Repost0

Publié le 25 Janvier 2007



J'apprends dans le Figaro de ce jour, que le film les Indigènes, film que j'ai déjà évoqué par le passé, a été sélectionné aux Oscars .

Mais devinez la meilleure ?

Alors que Jamel ne cesse de nous dire qu'il est un enfant de la nation française, qu'il le proclame sur tous les plateaux, qu'il s'offusque si on ose lui poser la question, voilà que le film, qui prônait si fortement l'appartenance à la nation française est présenté sous la bannière ALGERIENNE!

Mais ils se foutent de la gueule de qui? Connaissent-ils le principe de non-contradiction?

Au moment où ils pourraient prouver leur appartenance par un Oscar qu'ils pourraient dédier à la France et à ceux qui sont morts pour elle (au moins, ça aurait de la gueule, de l'allure, du panache même), ils ne trouvent rien de mieux que se tourner vers leur pays d'origine.

Un moment, j'ai cru rêver, mais non, c'est bien vrai. Ils nous disent qu'ils sont intégrés, qu'ils ont mérité qu'on les traite comme des Français à part entière, et voilà que, dés qu'il s'agit de se référer à un pays, de s'en revendiquer, c'est l'Algérie qui prend le dessus.

Cela n'a rien de contestable mais qu'ils arrêtent alors de se proclamer Français à tout bout de champ!

En effet, la nationalité d'un film aux States est lié à celle de son réalisateur. Rachid Bouchareb a choisi d'opter pour la nationalité algérienne, alors qu'il possède la double nationalité franco-algérienne. En France, comme l'indique l'article, c'est le financement qui prédomine.

En outre, il faut signaler que le film a été financé à 90% par la France, l'Algérie ne collaborant qu'à titre épisodique, histoire d'être présent sur le générique. Ça aurait fait désordre de ne pas être sur la photo de famille.

Pour finir, je n'aurais pas la cruauté de rappeler les dernières violences de Samy Naceri qui s'est particulièrement illustré dernièrement, ni les mensonges de Jamel sur la reconnaissance des tirailleurs. A Hollywood, la nationalité n'est pas anodine, surtout si le film gagne un oscar. Même si il ne s'agit que de cinéma, cette mention est loin d'être un détail, elle est légitime et significative.

En conséquence, je commence à penser que Bouchareb n'a fait que découvrir son vrai visage, celui d'un activiste pro-algérien, cherchant à tout prix à culpabiliser les Français. Et, en plus, suprême pirouette, il le fait avec du fric français, quand ce n'est pas celui des contribuables.

C'est bien la peine de clamer sur tous les toits son intégration, pour la renier aussitôt face aux américains.

A vomir...


[Edit : Pour voir les détails de l'histoire, c'est ici.]

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

Repost0

Publié le 24 Janvier 2007

Le Salon Beige a écrit une trés bonne tribune en réponse aux objections de Christine Boutin, qui considère que les manifestations pro-vie sont inefficaces....

Ils ne m'en voudront pas de publier leur réponse en intégralité. Si jamais cela devait poser problème, je la retirerais sans problèmes.

Je dois avouer que je n'ai rien à ajouter à cet argumentaire lumineux.

Est-il donc "inefficace" de manifester pour l'abolition de l'avortement ?

Lors d'une interview, Christine Boutin a semblé déclarer que mener campagne pour l'abolition de l'avortement, comme le fait la Marche nationale pour la vie, "n'a aucune efficacité". Nous pensons que Mme Boutin se trompe - mais énonce une opinion respectable, partagée sur le fond par d'autres pro-vie sincères et intelligents, et qui mérite une réponse.

                                       *   *   *   *

Passons rapidement sur les reproches que Mme Boutin fait à la Marche dans cette interview :

    * Christine Boutin semble mécontente que les organisateurs n'aient pas voulu lire un communiqué qu'elle leur aurait adressé. Ces derniers ont bien fait : la manifestation était non-partisane, et aucun nom de parti ou d'homme politique n'a été mentionné au micro - pas même le nom d'un candidat à la présidentielle qui avait le mérite d'être présent. Les organisateurs devraient être félicités, et non blâmés, de n'avoir accordé à personne un traitement de faveur.
    * Mme Boutin semble indiquer qu'une manifestation de 80.000 ou 100.000 personnes serait utile, mais qu'une manifestation de 10.000 personnes ne l'est pas. La réponse est évidente : c'est bien parce qu'elle a l'intention de rassembler un jour 100.000 manifestants que la Marche pour la Vie aura lieu tous les ans, et compte croître régulièrement. Il ne tient qu'à Mme Boutin de l'y aider.

Mais derrière ces reproches un peu superficiels, on devine une défiance plus fondamentale, et partagée par d'autres personnes sincères : dans le contexte actuel, marqué notamment par l'hostilité médiatique, manifester ne servirait à rien - voire serait nuisible.

   1. La présomption par les Etats-Unis

Comparons la France et les Etats-Unis.

En France :

    * a) De 1975 à 2005 les manifestations importantes pour le respect de la vie n'ont été qu'épisodiques.(Les auteurs du SB oublient les marches pour la vie de Renaissance Catholique, chaque année à partir de 1992)
    * b) La cause de la vie a perdu du terrain année après année : la législation s'aggrave, le nombre d'avortements augmente, et la cause pro-vie a disparu de la scène politique et médiatique.

Aux Etats-Unis :

    * a) Année après année depuis 1974, des dizaines, voire des centaines, de milliers de manifestants pro-life ont défilé à Washington.
    * b) La cause de la vie progresse : le nombre d'avortements baisse, et le nombre d'Américains se réclamant de convictions pro-vie est le plus élevé depuis 1974.

Cette juxtaposition ne suffit pas à prouver un lien de cause à effet entre a) et b) - mais crée une présomption de corrélation. Elle empêche en tout cas de décréter sans démonstration, comme le fait Mme Boutin, que manifester contre l'avortement ne sert à rien.

   2. Pourquoi manifester tous les ans est-il efficace ?

Personne ne croit que la Marche va, en un an, changer le cours des choses. La manifestation n'est pas un "acte magique" ou incantatoire qui débouchera sur l'abolition de l'avortement comme les trompettes ont fait tomber les murs de Jéricho. Mais tout indique que manifester tous les ans, pacifiquement et en un nombre progressivement croissant, hâtera l'abolition de l'avortement - et ne pas le faire la retarderait. Nous y voyons deux raisons principales.

    * Manifester en nombre est le seul moyen de voir le discours pro-vie réapparaître sur la scène publique.

Des causes plus médiatiques que la cause pro-vie n'ont pas besoin de manifester : elles ont en permanence "antenne ouverte" dans les médias. Pour les pro-vie, il n'y a pas de raccourci : pour exister, il faut être dans la rue, et être assez nombreux pour ne plus pouvoir être ignorés.

Beaucoup de nos concitoyens pensent que plus personne, ou presque, ne se bat contre l'avortement légal. Manifester en nombre est le seul moyen de briser ce consensus par défaut. Quelques dizaines de secondes au 20 heures tous les ans suffisent pour que la conscience collective réalise que des dizaines de milliers de personnes, souvent jeunes, réclament l'abolition de l'avortement.

Montrer que l'abolition est défendue publiquement est le premier pas pour que les arguments pour l'abolition redeviennent, comme aux Etats-Unis, audibles.

Et les effets d'une telle mobilisation dépassent largement les reportages qui lui seront consacrés: tout au long de l'année, les associations pro-vie réagissent à l'actualité (bioéthique, téléthon...) en publiant des communiqués - qui seront d'autant plus cités par les médias si les pro-vie font régulièrement une "démonstration de force" dans la rue.

De même, tout au long de l'année, des associations pro-vie contactent des politiques - qui les prendront d'autant plus au sérieux si elles prouvent qu'elles représentent des dizaines de milliers de personnes motivées.

    * Manifester dynamise tout le mouvement pro-vie

La grande force du mouvement pro-vie américain est la densité de son tissu associatif : pas une ville moyenne américaine qui n'ait, par exemple, son centre d'aide aux femmes enceintes en difficulté. Il serait intéressant (mais illusoire !) de chercher à dénombrer combien de ces initiatives sont nées dans les cars qui emmenaient des sympathisants de leur petite ville à leur capitale d'Etat ou à Washington pour manifester.

Le même effet peut raisonnablement être attendu de la Marche pour la Vie : dans le car qui emmène à Paris les sympathisants d'une ville de province, qui souvent ne se connaissaient pas entre eux, les contacts se nouent, les projets naissent. Et chacun, parisien ou provincial, revient de la Marche "regonflé à bloc".

    3. Pourquoi les objections habituelles ne nous paraissent pas solides

    * Objection N°1 : "Ce serait plus utile d'aider les femmes enceintes que de manifester"

Cette objection est très commune, mais est plus souvent un sophisme qu'un argument sincère - elle est pratiquement toujours jetée par des personnes qui ne manifestent pas... mais n'aident pas non plus les femmes enceintes en difficulté.

Si la question se posait dans les termes : "vous pouvez soit manifester, soit aider les femmes enceintes", on devrait convenir que oui, il vaut mieux aider les femmes enceintes. Mais la question ne se pose pas dans ces termes... c'est même l'inverse :

- Les personnes qui ont oeuvrent dans une association d'aide ont bien plus de chances de participer à la Marche pour la Vie que les personnes qui n'y oeuvrent pas. Et une personne qui participe à la manifestation a plus de chances, de fil en aiguille et si elle y est appelée, de s'engager dans une association d'aide qu'une personne qui n'y participerait pas.

- Mais tout le monde n'est pas appelé à s'engager dans une association d'aide. Pour la grande majorité, le choix n'est pas entre "manifester" et "aider les femmes enceintes", mais entre "manifester" et "rester chez soi." Non que ces manifestants soient oisifs par ailleurs : beaucoup ont des engagements associatifs légitimes et nécessaires (scoutisme, écoles hors contrat etc.), qu'ils ne doivent pas abandonner au profit d'un militantisme pro-vie exclusif. Mais tous peuvent consacrer une demi-journée par an à la cause pro-vie, et ont raison de le faire.

    * Objection N°2 : "demander l'abolition est déraisonnable, il faut d'abord convaincre le gens"

Cette objection est circulaire : il ne faudrait réclamer l'abolition que quand les gens en seront convaincus... mais ils n'en seront convaincus que si les arguments en faveur de l'abolition sont défendus publiquement ! Notamment à l'occasion de la Marche pour la Vie...

Manifester pour l'abolition, ce n'est pas être adepte du "tout ou rien". La grande majorité des manifestants sait qu'il faudra sans doute procéder par étapes (les premières peut-être très modestes, comme le rétablissement de l'obligation d'informer les femmes enceintes des alternatives avant un avortement).

Mais la Marche pour la Vie doit indiquer le cap en défendant la l'abolition de l'avortement, seule situation conforme à la Justice. Sans quoi le mouvement pro-vie s'effilochera, et n'obtiendra ni l'abolition, ni des améliorations par étapes.

    * Objection N°3 : "les médias sont trop hostiles, manifester fait plus de mal que de bien"

C'est une objection plus sérieuse que la première - mais qui ne nous paraît pas tenir, dans la balance, face aux avantages énoncés dans l'alinéa "2".

Le choix qui se présente, c'est entre un traitement médiatique hostile et une disparition complète de la scène publique. Or, contrairement à certaines idées reçues sur les Etats-Unis, c'est également face à des médias presque unanimement hostiles que s'est développé le mouvement pro-life américain - avec les succès que l'on sait.

[Parenthèse : certes, ces dix dernières années, la donne médiatique a changé aux Etats-Unis, rendant les arguments pro-vie plus audibles - mais cela renforce notre conviction que, parallèlement au mouvement pro-vie, il faut développer nos contre-médias.]

    * Objection N°4 : "regardez la manifestation contre le PACS : ça n'a rien arrêté..."

Les critiques de Mme Boutin sont sans doute marquées par un élément biographique : le sentiment d'échec qu'elle a pu ressentir après l'adoption du PACS en 1999, malgré la mobilisation pro-famille massive qu'elle avait courageusement organisée (environ 150.000 personnes avaient défilé).

Cette mobilisation n'a pas été un échec : à l'époque, elle a eu un effet palpable sur l'UMP, qui n'avait connu que très peu de "défections". Sans mobilisation pro-famille, il ne fait pas de doute que davantage auraient voté pour le PACS avec la gauche.

Mais cette mobilisation avait une limite : elle a été sans lendemain. Une manifestation isolée ne sert pas à grand chose (à moins de rassembler 1,5 millions de personnes, comme pour l'Ecole Libre en 1984...). Dès que la pression pro-famille est retombée, des députés UMP (dont Nicolas Sarkozy) ont commencé à regretter leur vote contre le PACS. C'est pour cela que la Marche pour la Vie doit être annuelle, afin que le mouvement pro-vie récoltera, dans la durée, les fruits décrits dans l'alinéa 2.

                                       *   *   *   *

Conclusion : se rassembler autour de la Marche nationale pour la Vie

Depuis 2005, et pour la première fois depuis la loi Veil, le mouvement pro-vie français a établi avec succès un grand rendez-vous unitaire annuel, qu'il ne tient qu'à nous de développer. L'exemple américain montre qu'il pourrait être un atout décisif dans l'évolution du combat pour le respect de la vie : signe d'unité du mouvement, arme pour percer le silence médiatique, et vecteur pour dynamiser le tissu associatif pro-vie.

Nous ne mettons pas en cause la sincérité de Mme Boutin. Mais nous constatons que son appréciation sur l' "inefficacité" d'un discours sur l'abolition n'est pas argumentée.  La réussite de la Marche pour la Vie est un signe d'espoir. Elle mérite le soutien de tous les partisans du respect de la vie - ou à tout le moins qu'ils lui accordent le bénéfice du doute.

Le Salon Beige

 

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

Repost0

Publié le 22 Janvier 2007

Je savais pas qu'on était dans un pays de meurtriers. A ce rythme de conneries par minute, la gauche a vraiment du gros, gros, souci à se faire.

Segolene combat pour les femmes


La réponse de Valérie Pécresse est ici.

[Edit: A lire également la trés bonne description des rapports entre Ségolène et son conjoint, article intitulé le Programme Commun. Trés peu commun serait plus adapté...]

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Humour

Repost0

Publié le 22 Janvier 2007

Que Dieu l'accueille auprés de lui.
Requiescat in Pace.

Image Hosted by ImageShack.us

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Disparitions

Repost0

Publié le 22 Janvier 2007

Une tribune excellente, en faveur de la lecture du journal. Je m'y reconnais pas mal, s'attabler à une table de café avec un ordinateur portable ayant un côté nouveau riche (je n'ai rien contre les nouveaux riches mais il est clair que cela manque de classe)

Seul bémol, je ne sais pas où il a vu qu'un journal se lisait en 20 minutes. Même le gratuit 20 minutes, qui a d'ailleurs fait sa deuxième page d'aujourd'hui sur la Marche pour la vie, est impossible à lire dans ce laps de temps.
Alors, vous imaginez le Monde ou le Figaro...

J'ajoute que, même à l'époque du site, j'éprouve le besoin de revenir au papier, ne serait-ce que pour parcourir les articles qui m'auraient échappé sur le web. En effet, les accroches, articles, photos, qui attirent le regard et l'attention ne sont pas les mêmes, sur le net ou sur le papier. Ces deux modes d'information sont complémentaires et non rivaux. Je n'arrive pas à me passer de l'un ou de l'autre.


Lire le journal, suprême élégance !, par Garrison Keillor


Quand j'observe les jeunes gens dans les cafés, il me semble qu'il manque quelque chose d'essentiel à leur vie : l'art et la manière de tenir un journal. Ils sont assis, les yeux rivés à l'écran d'un ordinateur, parfois avec des fils qui leur sortent des oreilles, la vie s'écoulant sans eux pendant qu'ils se baladent sur MySpace, cette encyclopédie du pathétique, et regardent la vidéo d'un toutou dansant la macarena. Comme il est triste et regrettable que personne ne leur ait appris qu'ouvrir un journal est le secret de la classe et de l'élégance. Oublions les phrases ronflantes sur le rôle de la presse dans une démocratie - un journal, coco, c'est d'abord une question de style.


Que vous soyez assis ou debout, à l'intérieur ou dehors, appuyé négligemment contre un poteau ou les pieds posés sur votre bureau, un journal vous permet de décliner un riche vocabulaire gestuel. Vous l'ouvrez d'une envolée du bras qui fait bruisser le papier, votre inébranlable assurance transparaît dans la façon dont vous tournez les pages d'un bref mouvement du poignet, parcourez d'un coup d'oeil les blocs grisés des articles, vos yeux dansent sur les malheurs du monde avant de passer à autre chose, vous froissez la page, la cassez d'un coup sec, la roulez, vous pliez le journal en deux puis en quatre, le fourrez sous le bras ou le tapotez contre votre paume. Cary Grant, Spencer Tracy, Jimmy Stewart, les plus grands acteurs ont utilisé un journal pour montrer qu'ils étaient cool. Rester assis à parcourir l'album photo d'une insignifiante bimbo de 18 ans et de son chat Boule-de-Neige n'est pas cool.

Un type assis devant un portable est un homme assis à un bureau, un tâcheron, un rond-de-cuir. Où est la noblesse là-dedans ? Il est penché en avant, la tête rentrée dans les épaules, le regard vitreux, avec au coin des lèvres des perles de salive qui lui coulent sur le menton tandis qu'il regarde, fasciné, la vidéo du pêcheur tombant de sa barque. Le lecteur de journal, lui, est un mousquetaire, un cow-boy, un privé. Tenir un journal vous permet de vous exprimer, un peu comme Coltrane avec un sax. Il suffit d'observer quelques règles simples :

1. Si vous voulez vraiment faire impression, n'achetez pas un journal, mais trois ou quatre. Tout homme entrant au Starbucks avec quatre journaux sous le coude est aussitôt considéré comme un nabab. S'il est jeune, c'est un nabab de l'informatique. S'il n'est pas rasé et qu'il a gardé son pyjama sous son imper, c'est un nabab excentrique, peut-être un boss de la mafia.

2. Prenez tout votre temps pour ouvrir le journal. Vous en connaissez déjà la teneur, vous êtes au parfum ; si vous le lisez, c'est juste pour savoir ce que savent les autres, alors il n'y a pas le feu.

3. Une fois que vous l'avez ouvert, ne levez jamais les yeux à moins que quelqu'un ne vous appelle par votre nom. Ne vous laissez pas distraire, même si une blonde aux jambes interminables traverse la salle en laissant derrière elle des effluves de tabac au miel et de Chanel N° 5. C'est vous l'acteur, laissez les autres faire le public, et jouez votre rôle.

4. Parcourez la "une", lisez les titres, mais ne vous attardez pas, ne jouez pas la grosse tête. Soyez cool. Allez directement à la page des sports, puis passez aux bandes dessinées, ensuite aux pages société, enfin aux chroniques politiques. C'est là que réside toute la beauté de la pyramide inversée des infos. En général, un seul coup d'oeil suffit.

5. Veillez à toujours déchirer un article ou deux et à les fourrer dans votre poche. Pas de manière banale, comme si c'était une recette de boulettes de viande, mais avec un empressement délibéré qui crée une aura indélébile de mystère.

6. Quand vous en avez fini avec un journal, refermez-le et balancez-le de côté d'un air négligent. (Impossible de faire ça avec un portable.) Un geste dédaigneux qui signifie : "Peuh ! Assez de ces fadaises ! En avant ! Aux barricades !"

7. Tout cela ne devrait pas prendre plus de vingt minutes. Je connais un type qui, pour avoir presque mon âge, a grandi avec des doigts maculés d'encre, mais qui, pour des raisons qu'il a été incapable de m'expliquer, s'est mis à l'information en ligne. Il visite régulièrement les sites du Times, du Washington Post et de Slate, mais il est tombé sur un site de vidéo où une matrone autrichienne avec de longues tresses vous donne des ordres. Les yeux braqués sur ceux de la femme, il s'entend dire : "Finis ton assiette, grand polisson !", avant de se faire remonter les bretelles pour des transgressions imaginaires. S'il fait mine de vouloir cliquer le bouton off, la Walkyrie lui hurle après pendant que son rottweiler gronde d'un air menaçant. Il est prisonnier de son portable, ses journées sont foutues.

Ce genre de chose arrive sans arrêt. L'Internet vous bouffera tout vif. Avec les journaux, vous en avez pour vingt minutes, pas plus. C'est votre vie, à vous de choisir.

Traduction Gilles Berton © Tribune Media Services INC
Garrison Keillor est auteur, animateur de radio et scénariste du dernier film de Robert Altman, "The Last Show"


A lire également les commentaires à l'article, dont l'un des meilleurs est celui-ci.

Fermons les yeux et imaginons. Humphrey Bogart, dans "Le grand sommeil". Il attend Lauren dans un café. Assis devant son ordinateur portable, il envoie des sms avec une main, tient son Perrier de l'autre, le tout en mâchant un chewing-gum nicorette. Lauren entre. Et se barre illico. Voilà le sens de ce billet. Une ôde au bon goût et à la liberté. La classe américaine.

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Médias

Repost0

Publié le 21 Janvier 2007

Ambiance bon enfant, comme d'habitude.
De nombreuses têtes connues, et d'amis que j'ai arrêté de compter.
Quelques politiques étaient du lot, on a remarqué Villiers et certains élus FN.
Bref, une manif classique dont vous pouvez voir ici de nombreuses vidéos.

Point positif: on était un peu plus nombreux que les années passées. Sur le chiffre précis, au jugé, je pencherais pour 6-7000 personnes, sachant que je ne m'y connais pas du tout. En outre, il faut signaler la présence des AFC, malheureusement pas trés nombreuses. A quand une manif dont les tracts seront distribués dans TOUTES les églises de France et de Navarre?

Mon unique voeu est de souhaiter que tous les catholiques français fassent pression d'une même voix sur le sujet, à la manière des Don Quichotte.

La dépêche AFP:


Quelques milliers de manifestants contre l'avortement à Paris (PAPIER GENERAL)

PARIS, 21 jan 2007 (AFP) - Quelques milliers d'opposants à l'avortement ont manifesté dimanche à Paris pour réclamer l'abrogation de la loi Veil autorisant l'Interruption volontaire de grossesse (IVG), dans le cadre de la troisième "marche pour la vie" organisée par le collectif "30 ans ça suffit".
Le défilé, composé en grande partie de familles avec enfants, a réuni plus de 15.000 manifestants selon les organisateurs, 3.000 selon la police.
En tête du cortège, parti de la place de la République en direction de l'Opéra, une vingtaine d'enfants et de jeunes portaient deux banderoles, l'une proclamant "30 ans ça suffit, des droits pour la vie", et l'autre, à destination des politiques, "des élus pour le respect de la vie".
Les manifestants brandissaient des pancartes blanches sur lesquelles était écrit: "ne les tuez pas", "sauvez les bébés à naître", "pas d'enfants, pas de retraites".
Des représentants de la confédération des Associations familiales catholiques, qui a rejoint cette année le collectif "30 ans ça suffit", étaient présents aux côtés de jeunes catholiques de France Jeunesse Civitas portant des tee-shirts blancs avec l'inscription "6 millions d'avortements = génocide?".
Ceints de leur écharpe tricolore, des conseillers régionaux du FN, dont Régis de la Croix-Vaubois (Bourgogne) et Michel Hubault (Centre), ont participé au défilé.
Au milieu de parents venus avec leurs bébés en poussette, des fillettes, sagement vêtues de jupes plissées, coiffées de serre-têtes, brandissaient des ballons multicolores.
Certains slogans reflétaient le contexte électoral: "Si j'étais président de la République, jamais plus un enfant n'aurait de fin tragique", "y a-t-il un candidat contre l'avortement?" ou encore "Avortement, Ségo, Sarko, collabos!"
"Un enfant vit dès sa conception, c'est un crime de le tuer", a déclaré à l'AFP Caroline, 35 ans, venue avec ses cinq enfants et son mari de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir).
Des délégations d'opposants à l'avortement d'Irlande, de Belgique, d'Allemagne, d'Italie, ainsi que du Portugal, où un référendum sur la dépénalisation de l'avortement doit avoir lieu le 11 février, avaient également pris place dans le cortège.
Les manifestants ont observé cinq minutes de silence au carrefour Strasbourg-Saint-Denis "en hommage aux enfants qui n'ont pas eu la chance de vivre", ont expliqué les organisateurs. Une partie d'entre eux ont ensuite quitté le cortège en raison de la pluie.
Créé début 2004, à l'occasion des 30 ans de la loi Veil, votée en décembre 1974 et promulguée en janvier 1975, le collectif "30 ans ça suffit", est composé d'une dizaine d'associations dont "Choisir la vie", le "Comité pour sauver l'enfant à naître", "Laissez les vivre-SOS futures mères", "Renaissance catholique", "SOS tout petits", "la Trêve de Dieu" ou "Rivage".
Il organise chaque année en janvier une "marche" pour "le respect de la vie dès la conception", l'interdiction de l'avortement et des lois bioéthiques et se prévaut du soutien de quatre évêques: Mgr Guy-Marie Bagnard (Belley-Ars), Mgr Raymond Centène (Vannes), Mgr Dominique Rey (Toulon) et Mgr Jean-Pierre Cattenoz (Avignon).
En janvier 2005, les anti-IVG avaient réuni entre 3.400 personnes, selon la police, et 15.000, selon les organisateurs et en 2006, entre 2.000 et 5.000.

A voir également l'excellente dépêche anticipée par le conservateur...

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

Repost0

Publié le 20 Janvier 2007

MANIF POUR LA VIE DEMAIN !

RDV à 14h30, place de la République à Paris.

Plus d'infos ici


 

Voir les commentaires

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

Repost0