Publié le 29 Janvier 2021

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹'𝗶𝗺𝗺𝗶𝗴𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗶𝘃𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝘀𝗲𝗹𝗼𝗻 𝗹𝗮 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲 ?

Reprenons, avec toutes les sources, études et travaux indispensables pour comprendre.
Attention, c'est un long #FIL.


En préambule, rappelons ce qu'est la psychologie sociale selon Wikipédia.

Très clairement, l'immigration massive, comme phénomène de foule, peut être analysée sous cet angle.


Je pars de l'exemple simple d'un immigré qui arrive dans une société qui ne connaît pas sa culture.

Partez du principe tout au long de ce texte, que les flux ne sont jamais coupés, que la communauté étrangère s'accroît régulièrement. Le fil est divisé en phénomènes, réactions diverses qui essayent chacune de saisir un enjeu distinct de la problématique. Chacun est numéroté.

Commençons donc.


1. La distinction
Que se passe-t-il quand un immigré arrive sur un territoire ?
Une fois dans un pays, l'immigré sait qu'il est différent des autochtones. Il n'a pas les codes, la culture, la langue. Il est différent, le sait et le sent dans chaque interaction. La théorie de la distinction optimale démontre qu'il est renvoyé à cette différence en permanence, que cette différence devient un élément essentiel, une partie primordiale de son être.

Brewer a travaillé sur ce sujet. Il y a un équilibre psychique intérieur délicat à trouver entre la conformité à son environnement mais aussi sa fidélité à ses racines, il cherche à conserver ces deux parts de lui-même. En fonction des situations, c'est l'une ou l'autre de ces parts qui est sollicitée.

Un asiatique médecin parmi des médecins blancs se sentira asiatique, un asiatique médecin parmi des asiatiques se sentira médecin. Cette identité, différentielle, donc, devient de moins en moins forte et disparaît avec le temps long, si elle est isolée et reformatée. Raison pour laquelle l'assimilation peut fonctionner avec des petits quantités d'impétrants. Or, les différences sont perceptibles très rapidement.

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Par exemple, TROIS mois après leur naissance, les bébés font la différence entre couleurs de peau et préfèrent les gens ayant la leur.  Je vous renvoie aussi à cette page.

On constate que le constat de la différence et la préférence pour ce qui nous ressemble arrive très, très tôt. Problème, quand la couleur de peau est en jeu, il faut plusieurs générations pour la faire disparaître, ça n'est pas rapide (et l'exemple de BLM aux Etats Unis démontre que l'on peut douter qu'elle disparaisse vraiment).


2. L'appropriation
Ces différences identifiées, celles-ci ont besoin d'un territoire où elles peuvent s'exprimer sans être en conflit permanent avec la norme (rappelez-vous l'équilibre psychique à conserver). On le sait, les mammifères ont tous besoin d'un territoire distinct, les animaux le démontrent tous les jours (ici, entre meutes de loups). C'est pareil pour les communautés.

https://earthlymission.com/wp-content/uploads/2018/12/wolf_packs_gps_image.jpg

Donc, l'immigré trouve une communauté pour consolider sa différence identitaire qui, au lieu de disparaître, devient de PLUS EN PLUS FORTE, et un élément fondamental de définition, de distinction et donc d'identité de la personne en réaction par rapport à la majorité du pays. Puisque les nouveaux arrivants sont à l'aise entre eux, l'identité collective de ce groupe peut s'épanouir et se distinguer de celle du groupe majoritaire. Inutile que je vous fasse le dessin si cette histoire est nourrie de rancœur envers la majorité. Celle-ci doit faire preuve de fermeté dans son récit identitaire pour pouvoir intégrer cette minorité. Mais si les différences demeurent, cette intégration se fait de plus en plus difficilement. Et les identités collectives se renforcent mutuellement chacune dans sa communauté.


3. La représentation
Parce que l'énergie cognitive est limitée, chacun se fait une idée plus ou moins précise de son propre groupe culturel, l'endogroupe, et se construit une idée schématique de l'autre groupe, l'exogroupe. On idéalise son propre groupe, et on caricature le camp adverse. La théorie de la distinction optimale appliquée aux groupes.
Tom Gauld l'a bien mis en image.


Ces stéréotypes et ces préjugés sont des raccourcis cognitifs permettant de traiter l'information plus rapidement afin de survivre. D'ailleurs, ces stéréotypes ne sont pas si faux, quand ils sont bien compris, cf Lee Jussim.


4. L'agrégation
Thomas Schelling démontre que dans une société parfaitement mixte, ce jeu du rassemblement entre-soi, tout à fait logique et commençant avec de très petites proportions, aboutit TOUJOURS à des ghettos, distingués selon les caractéristiques les plus marquantes. C'était dans son célèbre papier de 1971 de Thomas Schelling, « Dynamic Models of Segregation ».
Et si vous avez l'esprit joueur, vous trouverez une petite simulation ici, on se retrouve toujours avec des ghettos à la fin.

5. La séparation
Progressivement, quand chaque communauté croît en taille, l'assimilation à la majorité se fait de moins en moins, les (vrais) mariages mixtes (interculturels et interethniques) chutent, le référentiel local change.
C'est le communautarisme.

C'est ce que constate froidement l'étude d'Advani en 2015 sur le sujet. Ainsi, « quand un groupe d'immigrés représente plus d'un tiers d'une communauté : l'acquisition de la langue chute de moitié, de 90% à 50%, et les mariages endogroupes augmentent d'un tiers, de 55 à 75%. (...) », page 4.

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Et plus la distance culturelle est grande, plus le seuil estimé de ségrégation, de séparation d'avec la majorité, baisse. Rien de très étonnant, donc.

Au début, la communauté étrangère cherche à s'assimiler, il y a peu de monde, il faut faire des efforts pour survivre, ils savent ce qu'ils ont quitté, et que ce qu'ils ont là est mieux. Mais deux générations après, la communauté est devenue un écosystème complet, comportant toutes les nuances (du modéré/intégré au très, très extrémiste, en passant par le nouvel arrivant), le pays d'origine est fantasmé, celui d'accueil critiqué.
L'assimilation est variable.
Ainsi, selon cette étude, les secondes générations d'immigrés se sentent *MOINS* britanniques que les fraichement naturalisés (41% contre 70%).
 



Les cultures étant distinctes, cela signifie que les informations tacites, non-dites, les codes culturels pour décrire la réalité et les comportements pour ajuster les foules ne sont plus les mêmes.

Bref, chacun vit selon sa propre coutume, il n'y a plus de référentiel commun. Je vous renvoie à mon texte sur les identités, ce qui est visible et ce qui ne l'est pas. Aux marges de chaque culture se développent donc des conflits en pagaille, les fameuses micro-agressions.


6. La friction
Prenons l'exemple simple d'un croisement de piétons. S'ils ont la même culture, alors deux marcheurs arrivant face à face vont chacun choisir le même côté pour passer, la rencontre se fera rapidement. Si la culture n'est pas la même, la probabilité de heurt est plus forte, chacun peut choisir une solution distincte de l'autre, mais qui mène au conflit.

Il y a conflit si les deux n'ont pas la même règle, peu importe les préjugés de chacun. Laissons parler un chercheur en psychologie sociale, Mehdi Moussaïd sous le pseudo d'En Direct du Labo, sur ces extractions.

https://pbs.twimg.com/media/EqWH4A9XUAM193E.png

https://pbs.twimg.com/media/EqWH6HRXAAEbkbD.png

https://pbs.twimg.com/media/EqWH8KlWMAM4Was.png

https://pbs.twimg.com/media/EqWH-ohXIAAruwU.png

On le constate sur cette vidéo accélérée, il suffit de dix secondes accélérées, (donc probablement le double en réalité) pour que des autoroutes de piétons se forment, facilitant ainsi la circulation.


Les piétons ont tous ici la même culture, évidemment. C'est un embryon de « convention sociale ». Cette convention sociale, cette norme, peut être troublée par des gens différents ayant d'autres habitudes dans cette configuration, et ne souhaitant pas respecter cette norme locale, ce qui réduit drastiquement l'efficacité de cette foule. On constate donc qu'une habitude individuelle peut devenir collective, pourvu qu'elle soit adoptée par tous, et cela dépend de la culture locale.
Le tout pouvant être troublé par des gens en ayant une autre. Ces conflits d'interprétation, ces mésententes sur le réel, ces « micro-agressions » deviennent nombreuses avec la démographie, l'arrivée toujours plus importante d'immigrés.

 

7. L'évitement
Les conflits augmentent, les gens craignent les interactions, et vont tenter de les éviter, ce qui fait augmenter l'indifférence individuelle. Les gens ne veulent plus être menacés, le coût est trop important.
Plus il y a de différence, plus il y a de conflits, plus il y a des stratégies d'évitement, plus l'indifférence de tous envers tous augmente.
Ce qu'a démontré le sociologue Robert Putnam. Ainsi, la société, initialement homogène, s'hétérogénéise, et devient de plus en plus indifférente.



8. La dynamique
Cette nouvelle communauté est divisée entre plusieurs courants : des modérés, un ventre mou, des extrémistes. Les modérés et extrémistes sont minoritaires mais luttent l'un contre l'autre pour obtenir l'assentiment de la majorité. Leur part peut être très faible (5% à peine), mais s'ils remportent la lutte, la dirigent.
Une analogie est qu'une foule peut être emmenée par 5% de gens en faisant partie.


Certaines minorités sont nettement plus intolérantes que d'autres et demandent à appliquer dans tous les cas leur culture, leur système référentiel. Leur force est qu'ils sont prêts à risquer leur vie, à mettre leur peau en jeu.
Le plus intolérant l’emporte toujours : c'est la dictature de la plus petite minorité.
Ils mettent la main sur le ventre mou de leur communauté, et menacent directement de mort les modérés, qui n'osent plus agir, ne veulent pas risquer leur vie ou s'ils le font, sont perçus comme des traîtres à leur communauté.
L'intolérance des minorités ajoutée à l'uniformisation des processus entraîne comme conséquence que le plus indifférent au processus perd de l'influence dans le process, sans s'en rendre compte. Et c'est ainsi qu'on se retrouve avec des abattoirs qui tuent la bête majoritairement selon des méthodes halal. (Source : un ami éleveur).


9. L'amalgame
Le dynamisme et la visibilité des extrémistes font qu'elle obtient la direction de cette communauté et que cette communauté leur devient assimilable, car ils en dirigent la dynamique. Rappelons qu'un piéton devient indiscernable de la foule à laquelle il appartient au bout d'une certaine densité (Fouloscopie, Moussaïd, p.42, 2019).

C'est pareil avec les communautés (ça, c'est pour le #Padamalgam servi à toutes les sauces). Image

Quand une foule se déplace, il y a toujours des piétons à côté, qui partent dans des directions différentes, qui voient les choses différemment.
Sont ils capables de faire changer la foule de direction ?
Non.
Représentent-ils la foule ?
Non.
L'effet de groupe est il annulé car il y a des individualités qui n'en sont pas ?
Non.
Rappelez-vous de Zemmour : tout est moral chez les individus, tout est physique dans les foules.
Ou de Guilluy : « Penser, c'est conceptualiser, conceptualiser, c'est schématiser, schématiser, c'est généraliser », généraliser permet la simplification, outil indispensable pour faire de la politique et calculer l'endroit où se rend CETTE FOULE.
Parler de la dynamique de foules ne signifie pas que des individus minoritaires appartenant a priori à cette foule ne puissent pas faire différemment, ça signifie que LES FOULES ONT DES DYNAMIQUES IDENTIFIABLES, peu importe ce que font les gens minoritaires y appartenant.


10. Le conformisme
L'expérience de Asch nous explique que si vous êtes entourés d'un groupe suffisamment motivé pour nier la vérité, vous avez plus de probabilité de pencher en faveur de ce groupe. Cette expérience montre facilement comment des minorités déterminées trouvent des partisans dans cette communauté, juste par l'effet du nombre et du besoin communautaire de survie individuelle. Les modérés sont réduits au silence, et ceux qui n'ont pas d'avis préfèrent nier la réalité plutôt que d'aller à l'encontre du groupe.


11. La placidité de la majorité
De son côté, le groupe majoritaire, le reste du pays vaque à ses occupations et ne s'inquiète pas de ces communautés grandissantes. Il est tranquille. Un peu trop même.
Il est TRÈS difficile à mettre en mouvement, même quand sa survie est en jeu, sans mise en tension préalable.
Ici, un incendie en salle de cinéma.


(Idem, p. 95)
Une fois mise sous tension, et en mouvement, elle peut se faire balader mais dès qu'elle constate que la direction choisie ne lui convient pas ou est menaçante, elle est capable d'en changer.
On le constate ici avec des poissons.

On constate l'efficacité du mantra : « Ce parti, c'est la guerre/les nazis/l'extermination. » Pour empêcher les votes majoritaires d'aller dans la direction qui n'arrange pas l'élite, celle-ci a tout intérêt à montrer à la majorité qu'aller dans ce sens est un danger. C'est d'ailleurs ce qui aurait dû se passer dans la communauté immigrée, les extrémistes auraient dû normalement être empêchés d'arriver à sa tête par le pays accueillant. Sauf qu'évidemment, si la population majoritaire est accusée de racisme quand elle dit que ces extrémistes ne lui conviennent pas, ça ne va pas fonctionner.


12. L'incertitude : polarisation ou pacification ?
La communauté immigrée devient donc de plus en plus extrémiste car ses modérés ne sont pas capables de compenser et de lutter à armées égales avec ses extrémistes.
En parallèle, l'élite cherche à apaiser au maximum les relations conflictuelles entre les immigrés et la majorité pour éviter une réaction en chaîne, et fait pression sur la majorité pour éviter qu'elle ne riposte aux agressions dont la communauté fait preuve à son égard.
Si au contraire, l'élite du pays agit, elle peut régler le problème de la communauté envahissante, au prix de décisions fermes et de problèmes avec ses propres opposants qui eux, défendent ces immigrés.
Pendant ce temps, pour avoir la paix, la majorité laisse faire et abandonne des pans entiers de territoire communautarisés.
Ce faisant, la majorité dit tacitement à ces minorités qu'elles ont raison, que l’extrémisme paye, que la menace est un outil valable.
C'est ce que dit Popper, on peut accepter les « idées intolérantes », on NE peut PAS accepter les gens intolérants, usant de la menace ou de leur volonté de mourir pour empêcher le débat.

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Le principe du débat lui-même doit être défendu. Les minorités intolérantes font tout pour éviter le débat en utilisant leur force qui est le fait d'être prêt à mourir pour cela.
Pour camoufler cette violence, quoi de mieux que de renverser les choses et de se faire passer pour une victime terrorisée par la majorité ?


L'histoire est un cimetière d'élites, nous dit Pareto.

Ceux qui sont prêts à mourir pour leur cause FONT l'histoire, en imposant à la majorité leur volonté, peu importe leur côté.
On constate que le statut social a peu d'importance, si les étrangers sont aisés, ils se développent dans un pays qui n'est pas le leur, le résultat sera le même, c'est la colonisation, dont on sait comment elle a fini. Et si le statut social est modeste, ça a le même effet.


13. Le développement
Cette communauté croit de deux façons :
- par une démographie plus forte que la population autochtone;
- par l'apport constant de nouveaux immigrés.
Rappelons la caractéristique de la fécondité des sociétés traditionnelles : si les mères des sociétés traditionnelles ont en moyenne plus de deux enfants par femme, leur communauté se multiplie rapidement, alors qu'en face, les modernes, avec moins de 2 enfants par femme ne renouvellent pas leur population et disparaissent.

Si une femme a eu deux enfants dans sa vie à 60 ans, sa descendance sera beaucoup moins nombreuse qu'une femme qui a 3 enfants, ainsi que ses enfants, à 30 ans passés.
En 60 ans, le couple occidental a 2 descendants, le couple traditionnel en a 12, soit 6 fois plus !

Inutile de dire qui remplace l'autre en l'échelle de quelques décennies à peine.


14. La vitalité démographique
La jeunesse, du fait de son dynamisme, est naturellement plus remuante et violente que ses aînés, les sociétés plus jeunes sont plus guerrières et violentes que les sociétés mûres, Jack Goldstone l'a montré dans ses ouvrages. Quelques travaux sur le sujet ici, ici, , ou encore là, plus une société est jeune, plus elle est violente.
Or, les gens traditionnels ont plus d'enfants que leur moyenne communautaire (ce n'est pas pour rien si toutes les religions sont hostiles à la contraception).
Au bout de deux générations, les extrémistes, dont les gens traditionnels sont généralement proches, ont de facto une proportion communautaire plus importante, ce qui s'en ressent politiquement.

Or, qu'est-ce qu'une guerre ? Une guerre est un processus social utilisant la violence pour imposer plus de vérité dans le modèle politique.

Ici, la force des identités différentes et de la jeunesse aboutissent à cette situation explosive.

Bilan d'étape :
L'immigration non intégrée nourrit les tensions sociales par la différence forte, différence défendue spatialement par une communauté et un récit qui légitime une identité distincte de la majorité du pays. Cette identité est exacerbée par des extrémistes qui finissent par l'emporter dans la communauté, avant de s'attaquer à la majorité du pays, une fois celle-ci à portée grâce à leur dynamisme démographique.
Comme on le voit, rien ne se fait au hasard, tout est parfaitement logique.


15. Le conflit
Je rappelle que Macron ET Hollande, le président de la République actuel et le précédent, ont tout deux évoqué des risques forts de guerre civile en France.


16. L'autoritarisme
Enfin, pour calmer ces tensions, mettre tout le monde d'accord, la majorité est contrainte de recourir à l'autoritarisme. Un autoritarisme léger au début, pour intégrer, c'est l'assimilation. Puis à mesure que la communauté étrangère s'accroît, un autoritarisme de plus en plus musclé. Ce qui a également été annoncé par les chercheurs (Galor/Clemp, 2017).

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Par exemple, la politique des HLM, faite pour contre-balancer l'effet d'entre-soi, qui punit les maires s'ils ne respectent pas les obligations en quantité de logement social EST une forme d'autoritarisme.

Merci la loi SRU !!!

 

Ce faisant, on ne fait que mettre un couvercle sur la cocotte minute qui attend le moindre prétexte pour sauter.


Les solutions
Et donc, les solutions, au lieu de toujours intégrer des gens inintégrables sont de faire diminuer la pression en :
- coupant les flux d'immigration, nourrissant la communauté ;
- en changeant la communauté problématique de territoire.
C'est exactement ce qui a été réalisé au niveau local avec des immigrés répartis dans tous les HLM de France, mais la petite taille du territoire démontré l'inanité de cette démarche.

Cf ceci : on est passé d'une rumeur des fachos à une réalité en 7 ans.


Il faut donc passer à la vitesse supérieure et demander à ces gens, qui ont conservé leur identité d'origine de revenir dans des pays plus cohérents avec eux-même, c'est la remigration.


Qu'elle soit incitée ou obligatoire, peu importe, mais il faut diminuer la pression du nombre pour calmer les choses et arrêter les frictions.
Voilà comment, en quelques expériences sociales, nous nous retrouvons dans la complexité actuelle.
Merci de m'avoir lu.
#FINDUFIL

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 25 Janvier 2021

 

Ici, « infidèle » signifie « étranger », pas « mécréant ».

Source de l'étude ici.

Rappelons cette phrase résumant un point de Deleuze sur ce sujet : 
« Être de gauche, c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ;
Être de droite, c'est l'inverse. »

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Ou Glucksmann, lucide.

Rappelons cette phrase résumant un point de Deleuze sur ce sujet : « Être de gauche, c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ; Être de droite, c'est l'inverse. »

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Psychologie

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Publié le 22 Janvier 2021

Dans les relations multi-culturelles.

Ce schéma présente ce qui est apparent de ce qui ne l'est pas dans la vie quotidienne entre cultures différentes. On constate que les sources d'incompréhension sont potentiellement innombrables.

 

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Cas pratique n°1 : les relations homme/femme dans la rue. On voit très bien la différence de comportement, qui est considéré comme méprisable, de qui ne l'est pas. Cela ne veut bien évidemment pas dire qu'en Orient, toutes les femmes voilées sont protégées, mais en contraste avec les occidentales ne portant pas de voile, celles qui en portent sont perçues favorablement par les immigrés, en envoyant un message d'appartenance.

Tous ces éléments culturels forment la structure cohérente d'un endogroupe et la distinction avec un exogroupe. Ce qu'a analysé la théorie de la distinction optimale, proposée par Brewer.

Edward T. Hall, anthropologue de son état, propose une dizaine de plans sur lesquels tous ces paramètres culturels jouent, où les habitudes des peuples sont différentes. Petite liste non exhaustive :
1) Interaction ;
2) Association ;
3) Alimentation ;
4) Genre & sexes ;
5) Proxémie (espace) ;
6) Temporalité ;
7) Apprentissage et acquisition ;
8) Jeu ;
9) Défense & attaque ;
10) Exploitation.

Imaginez devoir interagir avec quelqu'un de sexe différent alors qu'il n'a pas la même vision que vous de l'espace, du temps (pour un rendez-vous, par exemple) pour faire quelque chose ensemble, et vous avez un (petit) aperçu du problème. Hall a présenté dans ses livres (La dimension cachée, Le langage silencieux, La danse de la vie, etc) comment toutes ces micro-différences entre peuples pouvaient être sources de désaccords, de malentendus, chacun regardant l'autre au travers de ses propres lunettes culturelles. Il y a quelques inexactitudes dans ces livres, mais sa description de certaines habitudes "nationales" est juste notamment chez les mexicains (j'en ai eu confirmation ensuite).

Cas pratique n°2 : rumeurs de viol dans une communauté étrangère, suite à une maladie d'enfant.

Cas pratique n°3 : les règlements de compte entre hommes, l'exemple de #bassemvssadek, deux représentants de la culture maghrébine qui s'affronte par les poings. Bassem finira tabassé par un groupe de quelques hommes. La culture de l'honneur, chère à d'Iribarne, en action.

Petite mise à jour de l'iceberg multiculturel.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 18 Janvier 2021

Transcription de mon fil publié initialement sur Twitter.
 
« Vous nous avez colonisés en Algérie, normal qu'on immigre chez vous. »
Argument fréquent, mais quelles sont les raisons de cette colonisation ? Entre autres, parce qu'on n'arrivait pas à mettre un terme à la PIRATERIE BARBARESQUE.
 
Et c'est pas faute d'avoir essayé ! #FIL
 
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Les Européens ont monté plus d'une VINGTAINE d'expéditions militaires  pour arrêter les prises d'otage et d'esclaves (au moins 1 million) mais  le piratage ne s'est JAMAIS arrêté en 300 ans.   Il a fallu la colonisation en 1830 pour que cela s'arrête définitivement. Et encore. 
C'est dire l'hémiplégie des immigrés.  La plupart des expéditions présentées ont pu avoir des effets  temporaires, mais aucune n'a véritablement mis fin à la guerre des  courses, les nations européennes payant un tribut parfois très lourd aux  deys pour avoir la paix. 
L'objet de ce fil est de commenter brièvement la liste des principales expéditions militaires contre les barbaresques, résumées dans ce tableau. Pas de faire de la liste de leur pillage en Europe, ni des traités signés, ce qui serait sans fin.
 
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Il y a 4 localités barbaresques : Salé (face à Rabat), Alger, Tunis et Tripoli. Ils pillent les côtes, arraisonnent les navires et réduisent en esclavage les marins et les gens aisés trouvés sur les bateaux.
Je vous renvoie au fil de @LouisRielFrance :
 
Je pars de la Reconquista, qui a renforcé démographiquement le Maghreb de l'époque. 
Mais la piraterie méditerranéenne existait évidemment auparavant, on songe à la Croisade franco-gênoise contre les Barbaresques de 1390, constituée par le siège de Mahdia, repaire de pirates.
 

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Pour se protéger, après la Reconquista, l'Espagne intervient assez  rapidement, dès 1510, pour faire le siège d'Alger. Elle échoue mais y  construit une fortification, le Penon.   En 1535, elle conquiert Tunis à la main des frères Barberousse.  Ces deux frères, aux barbes rousses, avaient pris le pouvoir à Alger en 1516, et reprennent le Penon en 1529. Il se soumettent formellement à l'empire ottoman, mais font en pratique, ce qu'ils veulent. De la piraterie, donc.
 
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Ils se prétendent corsaires pour la bonne forme et bénéficier d'un  traitement de faveur si les choses tournent mal, mais leur comportement  et pratiques relèvent davantage de la piraterie, vu que jamais les  ottomans ne sont parvenus à les contrôler directement. 
Le St Empire Romain Germanique conquiert Malte, une ville pirate en 1530 et en fait un bastion.
En 1541, une expédition pour prendre Alger est un échec total.
En 1571, c'est Lépante qui n'a pas de rapport direct avec les Barbaresques.
 
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Mais notons que l'attitude de la France, alliée à la Sublime Porte, au  point d'accueillir les Barbaresques à Toulon, est typique des Européens  sur la période.  C'est parce que les occidentaux sont divisés que les barbaresques prospèrent. 
Ils reçoivent un tribut financier de l'un, des bateaux du deuxième, pillent un troisième, etc.  Il y a aussi des dissensions chez les barbaresques. Par exemple, tant  que les Français sont alliés aux ottomans, ils sont protégés des  barbaresques d'Alger, mais pas de ceux de Salé. Les italiens, avec l'Ordre de St Etienne, occupent Bône (Annaba) en 1607.  Le Royaume Uni s'y met en 1622, puis en 1672 et 1675, avec un bombardement de Tripoli.  Ils ont de bonnes raisons de les attaquer vu que les barbaresques viennent directement sur les côtes britanniques, notamment à Baltimore.
Et ils vont jusqu'en ... Islande. Certains barbaresques seront même repérés au large de Rio de Janeiro.
 

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Vous noterez que je parle ici de toutes les expéditions que j'ai pu  noter, ça va de la guerre déclarée à un simple "bombardement" de  cité-état barbaresque.  Et il est probable que j'en ai loupé un certain nombre.   Les Pays-Bas sont en hostilité avec Alger tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais n'ayant pas les moyens d'une flotte militaire, ils n'attaquent pas directement les cités et se contentent d'appareiller des flottes chargées de "nettoyer" la Méditerranée des pirates.
 
 

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Même configuration plus discrète pour la Suède, le Danemark, le  Portugal. La Suède met en place des collectes annuelles pour payer les  rançons, des assurances se mettent en place, le Portugal paye tribut.  Seules la France, l'Espagne et le Royaume Uni ripostent violemment. 
La France bombarde régulièrement Salé (1629, 1631), réalise une  expédition à Djedjelli et à Cherchell entre 1661 et 1665, y retourne  vingt ans plus tard de 1682 à 1688. Ça ne s'arrête jamais. 
Un observateur néerlandais de 1661 écrivit qu’Alger, « bien qu’elle ne fût qu’une ville » était en guerre avec le monde entier.  Pas mal pour un « pays qui n'existait pas » ! Et cela témoigne, en creux, de la violence des pirates. 
Les Pays Bas déclenchent à nouveau une guerre entre 1715 et 1726.
La France lance une expédition à Tripoli en 1728 et bombarde Salé en 1765.
 

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Le Danemark perd sa guerre contre Alger lancée entre 1770 et 1772.
Entre 1775 et 1785, ce sont les Espagnols qui y retournent et lancent une guerre contre les algérois.
 
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Viennent ensuite les deux guerres américano-suédoises (1801-1805 & 1815-1816) contre les Barbaresques (plus de précision dans le PS 3 ci-dessous).
 
En 1816, les britanniques, débarrassés de Napoléon, décident également d'en finir avec la piraterie, ils bombardent Alger avec les néerlandais. Ils libèrent plus de 40 000 esclaves et prisonniers dans les trois ports pirates (Alger, Tunis, Tripoli).
 

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En 1824, à nouveau, ils reviennent et organisent le blocus d'Alger. La piraterie est en déclin car les bateaux de commerce sont nettement mieux protégés, mais il n'est toujours pas question de l'abandonner de la part des Barbaresques.
 

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Et enfin, la France.
Rappelons que si nos amis immigrés parlent toujours de la dette que la France avait envers le dey, ils oublient toujours les tributs passés.
Le coup d'éventail immédiatement suivi d'un premier blocus français eurent lieu en 1827, avant l'invasion en 1830.
 

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Polignac est clair à la Chambre.  La conquête a pour but « la destruction de l'esclavage, de la piraterie  et des tributs, la sécurité de la navigation, rendre le rivage de cette  mer à la production, à la civilisation, au commerce, à la libre  fréquentation de toutes les nations ». 
La France obtient le concours de toutes les puissances européennes qui n'en peuvent plus des pirates.
Le projet est celui d'une occupation restreinte.
 

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Et Alger est conquise le 1er juillet 1830.
Une fois à Alger, vous croyez que la piraterie provenant des côtes barbaresques s'arrête ? 
Définitivement ?
Et bien, non.

En 1839, la colonisation des côtes n'étant pas complète, un bateau de commerce français est arraisonné par des pirates provenant de Cherchell. Évidemment, pour les faire cesser, il faut immédiatement occuper la ville.
 
 

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Donc, malgré l'occcupation du pays, les barbaresques continuent à nous pirater. Ils ne comprennent rien, ne veulent rien comprendre, ne s'arrêtent jamais. La colonisation, d'abord restreinte, s'est progressivement amplifiée en  raison même de la piraterie, raison pour laquelle nous sommes venus ! Il faut éliminer tous les repaires de pirates sinon il est assuré qu'elle recommencera à nouveau. 
 
Cette longue énumération le démontre amplement :   *SEULE LA COLONISATION A PU ARRÊTER LA PIRATERIE EN MÉDITERRANÉE.*  Aussi contestable que la colonisation ait pu être. 
 
Et dans le fond, cette piraterie n'a jamais disparu, les atavismes sont là. Il n'y a pas beaucoup d'écart entre la racaille algérienne de cité en France aujourd'hui et le pirate barbaresque de l'époque : même  comportement, même cruauté, même civilisation. Quand on lit les diplomates néerlandais du XVIIe siècle, on a  l'impression de lire nos policiers d'aujourd'hui face à la racaille, pas  grand-chose n'a changé. 
 
J'ai fait au mieux pour synthétiser et regrouper ce qui concernait les barbaresques (cf ci-dessous les relations mouvementées entre l'Algérie et l'Espagne), je n'ai pas tout pris en compte, mais clairement, les barbaresques ont été une des tensions majeures pendant toute la période moderne.
 
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Merci de m'avoir lu.
Fin de ce fil sur les barbaresques.
 
 
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PS I : Encart sur la dette que la France avait envers Alger. Depuis 1792, la France avait commandé pour 1 M de francs une cargaison de blé dont le paiement avait été reporté des années durant. L'opération était passée par des marchands, MM. Bacri & Busnach. 
En 1820, la France rembourse les marchands, mais ceux-ci oublient opportunément de régler le dey. Celui-ci fait à nouveau appel à Paris pour un règlement qui reçoit un refus net.  En parallèle, la France avait barricadé le fort de la Calle à 500 km d'Alger contre tout accord.
Fortifications justifiées par la montée des tensions entre occidentaux et Alger. Fou de rage, le dey d'Alger donne en 1827 le coup d'éventail au consul Pierre Deval, ce qui sera l'une des raisons de la conquête. La France avait fait sa part, ce sont Bacri & Busnach qui n'ont pas été honnêtes dans cette histoire. Et depuis, les algériens se victimisent en évoquant cette dette en  permanence tout en omettant que la piraterie, quoi qu'en baisse,  existait encore bel et bien à cette époque. 
Texte de la loi du 24 juillet 1820 remboursant Bacri & Busnach pour 7 millions de francs.
 
 
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PS 2 : Je rajoute quelques éléments sur les causes de l'expédition d'Alger, tirés de « l'Histoire de la Révolution de 1830 » d'Alphonse Maréchal. Le principal étant un mandat d'arrêt de la piraterie provenant du congrès d'Aix La Chapelle de 1818.
 
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PS 3 : En 1959, le journal le Monde n'hésitait pas à rappeler les différents historiques violents entre les Etats-Unis et les Barbaresques. « Maintenant que je vous tiens, chiens de chrétiens, je vous ferais manger des pierres. »
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Recherche initiée suite à un propos de 1786, tenu par l'ambassadeur de Tripoli à Thomas Jefferson et John Adams.a
 
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Traduction :

« En mars 1786, Thomas Jefferson et John Adams vinrent à Londres négocier avec l'émissaire de Tripoli, l'ambassadeur Sidi Haji Abdrahaman (ou Sidi Haji Abdul Rahman Adja).
Quand ils lui demandèrent « les raisons de la guerre à des nations qui ne leur avaient fait aucun mal », l'ambassadeur répondit : « C'est écrit dans notre Coran (que toutes les nations qui ne connaissent par le Prophète sont pécheresses, et c'est le juste devoir des fidèles de les piller et les réduire en esclavage ; et que chaque musulman qui mourrait dans cette tâche était certain d'aller au paradis).
Il dit aussi que que le premier homme qui montait à bord d'un vaisseau ennemi avait un esclave de plus que sa part normale, et que quand ils attaquaient, chaque pirate tenait une dague dans chaque main et une troisième dans la bouche ; ce qui terrorisait tellement les marins qu'ils criaient grâce immédiatement. »
*"American Peace Commissioners to John Jay," March 28, 1786, "Thomas Jefferson Papers," Series 1. General Correspondence. 1651–1827, Library of Congress. LoC: March 28, 1786 (handwritten).

 

PS 4 : Fil de Louis Riel sur la question.

La rude soirée que la France a traversée avec le match de l'#Algérie me fait penser à évoquer le livre de Robert Davis, "Esclaves chrétiens, maîtres musulmans", sur la piraterie barbaresque en #Méditerranée et la mise en #esclavage des Européens entre 1500 et 1800. #Thread 1/
Ce livre évoque l'#esclavage qui a visé les chrétiens européens ("traite des Blancs") pendant plusieurs siècles par les États Barbaresques musulmans d'Afrique du Nord (dont l'actuelle #Algérie), un des plus grands tabous et un des aspects les moins connus de notre #histoire. 2/
On estime à environ 1,2 millions les chrétiens européens réduits en #esclavage lors des attaques des pirates barbaresques en mer ou lors des "razzias" sur les côtes méditerranéennes en France, en Italie ou en Espagne, et même jusqu'en Europe du Nord (Grande-Bretagne, Islande). 3/
Ces captifs européens, pêcheurs, marins, paysans, emmenés de force par ces pirates barbaresques musulmans nord-africains, étaient vendus à #Alger, véritable plaque tournante de l'#esclavage, mais aussi dans d'autres villes d'Afrique du Nord, comme #Tunis, #Tripoli ou Le Caire. 4/
Le traitement subi par les #esclaves européens était terrible, notamment ceux détenus dans les bagnes publics (où régnait un climat de violence, sexuelles, notamment) et ceux qui étaient forcés d'aller aux galères, avec des taux de mortalité particulièrement effroyables. 5/
Un témoin de 1815 note que la nourriture journalière consiste en 2 pains noirs d'une demi-livre chacun. Et comme les travaux cessent le vendredi, "jour de repos des Turcs", les #esclaves restent enfermés toute la journée et ne reçoivent "du gouvernement algérien que de l'eau". 6/
En 1643, un mémoire intitulé "Les larmes et clameurs des chrétiens, français de nation, captifs en la ville d'Alger en Barbarie" est adressé à la reine de France Anne d'Autriche, mère de Louis XIV. Il décrit les terribles conditions subies par les #esclaves européens à #Alger. 7/

Pour échapper à cet enfer, certains esclaves européens étaient même convertis à l'islam. Ainsi, en 1687, le vicaire apostolique catholique Michel Montmasson (1640-1688) déclare que sur les 10.000 #esclaves que compte #Alger, 14% "s'étaient faits musulmans par désespoir". 8/

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D'ailleurs, le père Michel Montmasson, né en Savoie le 15 janvier 1640, et nommé en 1685 "vicaire apostolique d'Alger et de Tunis", est lui-même mis à mort de manière effroyable par les Babaresques à #Alger, torturé, mutilé, et attaché à la bouche d'un canon le 5 juillet 1688. 9/
Les #esclaves européens les plus fortunés pouvaient organiser leur "rachat" en payant une rançon aux chefs musulmans qui les avaient enlevés. Pour les plus pauvres, l'#Eglise catholique organisait des collectes afin de racheter les Européens prisonniers des Barbaresques. /10
Ainsi, le célèbre Saint Vincent de Paul (1581-1660), religieux catholique français fondateur de l'ordre des Lazaristes, a été en 1605 pendant près de 2 ans #esclave des Barbaresques musulmans.
Parvenu enfin à rentrer en #France, il fait tout pour "racheter" ses compatriotes. /11

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Grâce à cette méthode, les esclavagistes musulmans nord-africains, en plus des razzias, parvenaient donc à durablement rançonner les #Européens, qui payaient des fortunes, et d'autre part à ruiner une partie du commerce en #Méditerranée à cause de la piraterie incessante. /12
L'#esclavage barbaresque explique aussi pourquoi, dans le Sud de la France ou bien en Italie, les vieux villages près des côtes de la #Méditerranée sont souvent haut perchés sur des collines et ne sont pas à proximité de la mer : cela permettait de voir arriver les bateaux. /13
Finalement, c'est le roi de France Charles X qui, en 1830, mit un terme à la piraterie barbaresque islamique en faisant la conquête d'#Alger.
Hélas, les Français n'en avaient pour autant pas tout à fait fini avec les "razzias" barbaresques, sous d'autres formes... /14

La plupart des historiens actuels ont ignoré ou tenté de minimiser cet #esclavage depuis l'actuelle #Algérie durant 400 ans alors que les esclaves européens ont représenté 1/4 de la population de la ville d'#Alger, fondée sur la vente d'esclaves chrétiens et sur la piraterie. /15
Dans la culture populaire européenne, le mot arabe de "razzia" est resté dans le langage courant en français et en italien, et désigne le fait de tout voler d'un seul coup.
Il est un héritage de cette période peu connue où 1,2 millions d'Européens furent esclaves en #Algérie. /16
Dans cette période que nous vivons, où notre passé est plus que jamais instrumentalisé et tronqué, il me paraissait nécessaire de faire cette mise au point sur ce sujet occulté, car connaître notre #histoire est devenu une question de survie...
Merci d'avoir suivi ce #fil. /17
On peut relire "Chanson de pirates", un poème de Victor Hugo dans "Les Orientales" dont ci-dessous la première strophe.

PS 5 : Pour ceux qui souhaitent creuser, deux reportages sont à voir. Le premier et le deuxième.

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 13 Janvier 2021

 

Cet article est une copie de mon fil concernant l'identité nationale publié sur Twitter.
- 𝙌𝙪𝙚 𝙨𝙞𝙜𝙣𝙞𝙛𝙞𝙚 𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙛𝙧𝙖𝙣𝙘̧𝙖𝙞𝙨 ?
- 𝙌𝙪'𝙚𝙨𝙩-𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙡'𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩𝙞𝙩𝙚́ 𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡𝙚 ?
- 𝘾𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙖 𝙙𝙚́𝙩𝙚𝙧𝙢𝙞𝙣𝙚-𝙩-𝙤𝙣 ?
Ces questions sont primordiales dans le débat public aujourd'hui, apportons-y quelques réponses.Image

L'identité collective, d'un groupe donné, donc, se définit comme la « conscience de la continuité de ce groupe ». 
Elle est une dimension ethno-culturelle du groupe, c'est à dire qu'elle concerne à la fois la biologie et la culture. Car très logiquement, la continuité d'un groupe est à la fois biologique (il faut bien se reproduire et les chiens ne font pas des chats) et culturelle. 
Par exemple, un asiatique de culture française n'est pas dans la continuité biologique du pays, il vient d'ailleurs, mais un Français de Souche complètement intégré à une autre culture n'est pas dans la continuité culturelle de la France, il vit ailleurs. Rien de bien compliqué. 
Le biologique est le substrat sur lequel s'inscrit le culturel. Je ne traiterai pas ici de la continuité biologique, de l'appartenance par la filiation, ce sera pour une autre fois, je parle ici de la continuité culturelle. 
L'identité collective a plusieurs caractéristiques selon Jean-François Chantaraud :
- la mémoire collective ;
- les codes relationnels ;
- le projet collectif ;
- le lien au territoire. 
Autrement dit, cette identité collective, cette conscience de la continuité du groupe concerne logiquement le passé (mémoire collective), le présent (les codes), et l'avenir (le projet) de ce groupe sur *UN* territoire donné. 
La mémoire collective est la somme des récits concurrents, contés pour représenter le passé et enraciner le groupe sur le territoire. La mémoire étant une reconstruction, toutes les mémoires collectives sont des variantes de romans nationaux. 
Les codes relationnels sont la somme des gestes et signes symboliques utilisée pour codifier et encadrer les interactions quotidiennes et individuelles. Cette somme est porteuse d'un sens propre, sens qui peut différer entre nations et cultures distinctes. 
La spécificité des codes relationnels est que leur diversité est moins facilement intégrable dans une société donnée. On peut avoir plusieurs romans nationaux sur un même territoire, mais disposer de coutumes différentes est plus difficile et dit quelque chose des individus choisissant ce positionnement.  Il ne peut y avoir une infinité de langues sur un même territoire, ni une infinité de manières de dire bonjour, de se saluer, nous avons besoin d'une ou plusieurs normes pour accélérer les interactions sociales.
Le projet collectif est l'ensemble des schémas politiques, religieux ou idéologiques dans lesquels la population souhaite se projeter ou diriger son avenir. 
Enfin, rien de tout cela n'est désincarné, cela prend place sur un territoire qui est donc marqué par ces trois temporalités.  Le lien au territoire examine donc la façon dont un peuple s'approprie un territoire et lui attribue des marques reconnaissables concernant la mémoire, les codes ou les projets de cette population. 
Pour chaque peuple, on pourrait poser des caractéristiques précises selon ces critères.1) Le projet de société
Il peut y avoir plusieurs projets, plusieurs catégories de codes, plusieurs mémoires, mais ils sont généralement tous inclus dans une perspective culturelle donnée.  Ainsi, les projets collectifs peuvent être assez divers dans une nation comme la France, mais un projet politique telle que la chariah n'est pas cohérent avec celle-ci.
Pourquoi ?
Parce que ce projet n'est cohérent ni avec l'histoire, le passé, ni avec le présent, les codes culturels du pays, sauf pour une minorité.
Ce qui n'est pas le cas d'autres projets, soit actuel, comme la République ou qui ont été appliqués en France, comme la Monarchie. 
Il y a toujours eu des militants de la République en France depuis la fin du Moyen-Age, et des militants monarchistes depuis 1793, on ne peut pas vraiment dire la même chose de la chariah, idée très neuve sur le territoire, pour le moins.
2) Les codes relationnels
Dans les codes relationnels, on trouve beaucoup de dimensions cachées, que l'anthropologue Edward T. Hall avait examinées.Par exemple :
 - la proxémie et la temporalité ;
- le langage et ses composantes ;
- l'habillement ;
- les relations jeunes/vieux, hommes/femmes, etc. 
Ces codes relationnels permettent de mettre en forme de fluidifier les rapports sociaux entre eux, par l'établissement d'une référence locale.
Et beaucoup sont inconscients, comme ici :Image
En l'absence d'intégration ou de compréhension du référentiel local, l'interaction entre deux personnes donne lieu à des malentendus, des petits chocs sociaux, que nos amis d'en face appellent les « micro-agressions ». Le référentiel, dont la politesse fait partie, est l'outil auquel les individus se raccrochent pour gérer ces interactions. Evidemment ce référentiel dépend énormément de la culture locale. 
Vous trouverez quelques exemples ci-dessous sur Twitter. Celui-ci concerne la relation homme/femme par le truchement de l'habillement.
C'est on ne peut plus clair.
Comme nos amis d'en face ne cessent de le répéter, changer un seul de ces éléments est anodin. Mais modifier toute une palette cohérente de ces éléments au profit d'autres palettes aussi cohérentes, chacune homogène culturellement, c'est modifier la manière dont le présent est vécu, c'est le signe d'un changement de codes relationnels, donc d'un changement sous-jacent. 
Ce changement sous-jacent peut être un changement politique (entre la Monarchie et la République, certaines coutumes ont été considérablement modifiées), ou plus simplement un changement de population. 
3) La mémoire collective
La mémoire collective comprend les événements qu'a vécus cette collectivité. L'individu reconnait il ses aïeux dans cette histoire ? S'y reconnait-il ?
Il peut y avoir plusieurs récits concurrents, mais tous concerne un seul et même territoire, pas la planète Mars.  Ces éléments permettent d'expliquer pourquoi une nation universaliste, au sens littéral du terme, n'a aucun sens.  Si seul le projet collectif peut se projeter dans cette idée d'universalité (parce qu'il s'agit d'une idée non impliquante), dans les faits, ce n'est pas possible car les autres dimensions ne peuvent être universelles :
- les codes relationnels ne peuvent pas tout dire à la fois, et être tous acceptés en même temps, on a besoin d'une norme locale ;
- la mémoire collective peut accepter plusieurs récits, mais ceux-ci doivent concerner le territoire en question. Si le récit passé concerne une autre terre, une distance identitaire et culturelle commence à se créer ;
- et enfin, le territoire n'est pas extensible à l'infini.
Si on interprète le projet universaliste de manière moins naïve, celui-ci peut proposer des droits à n'importe qui dans le monde, il n'empêche que, socialement, la vie quotidienne est remplie de coutumes marquées qui ne sont pas adaptées et adaptables à tous.  C'est dans ce sens qu'une certaine droite affirme que la République a trahi la France.
Le système politique propose des droits universels à tous sans tenir compte des micro-agressions extrêmement nombreuses au niveau des interactions sociales entre communautés distinctes. Le système politique est censé représenter et gérer le pays, il fait exactement l'inverse en supposant un Homme déraciné, sans cultures, sans coutumes, auquel il accorde des droits, et c'est la société qui est chargée de vivre au quotidien avec ces personnes qui ont d'autres codes, d'autres cultures, avec toutes les conséquences que cela suppose.
En ce sens, « aimer la France » NE SUFFIT PAS, ce sentiment n'existe que d'un point de vue politique, futur, ce n'est qu'une intention, mais s'il n'est pas secondé par un enracinement, un attachement au terroir et aux codes, un abandon de la culture d'origine, ce ne sont rien d'autre que des paroles en l'air qui préjugent de lourds problèmes à venir. 
Admettons par exemple que la France devienne instantanément peuplée de gens venant d'ailleurs. Pourquoi ne serait-ce plus la France ?
Parce que le passé commun de ces peuples ne serait plus celui de la France métropolitaine, mais celui de leur pays initial.
Le lien ENTRE les habitants du passé ET les habitants d'aujourd'hui serait coupé.  Rappelez vous, l'identité collective, c'est
« LA CONSCIENCE DE LA CONTINUITE D'UN GROUPE »
Tous les mots sont importants.
La conscience survit à travers la coutume et l'histoire. Modifier les coutumes et l'histoire, c'est donc modifier l'identité.

La continuité d'un groupe est l'enchaînement des générations, des pères et des fils, sur un même territoire. Couper cet enchaînement, c'est modifier l'identité.
Et très logiquement, modifier le groupe, c'est modifier son identité collective. 
Je ne fais que rappeler des évidences, mais nous vivons un temps durant lequel elles sont contestées de toutes parts. Deux Sénégalais en France s'approprient et discutent du passé du Sénégal, ils ne peuvent pas se reconnaître dans celui de la France qui n'est pas leur pays initial, ni même celui de leurs ancêtres, qui n'affichent aucun des codes dont ils ont l'habitude dans leur peuple. Et ce n'est faire injure à personne de le constater.
Un Sénégalais et un Marocain parleront de ce qu'ils ont en commun, à savoir le continent africain. Un Sénégalais et un Vietnamien parleront en France parleront de ce qu'ils ont en commun, à savoir l'expérience d'être différent en France, mais cette expérience commune ne sera toujours pas assimilable au passé de la France.
Alors qu'avec des Français de Souche, si. Lorsqu'on admet des gens d'autres cultures, la quantité d'informations à transmettre pour intégrer et assimilée est nettement plus importante que pour des gens d'une même culture. 
4) Le lien au territoire
Le territoire fait l'objet de marquages qui deviennent concurrents dans le cadre de cultures différentes. Difficile de ne pas voir que l'islam progresse quand on ferme une église pour ouvrir une mosquée à côté. Ce changement de marques sur le territoire est donc le symbole d'un changement identitaire, et plus probablement, d'un changement de peuple. Car chacun sait qu'on ne change pas de religion comme de chemise, il faut du temps.
Avec tous ces éléments, on peut discerner facilement à quelle identité collective appartient ou pas un individu en repérant les éléments structurant sa personnalité : quels sont ses codes culturels, le territoire de ses aïeux, son projet ?
Evidemment, il y a toujours des exceptions : quelqu'un qui ne se reconnaîtrait pas dans un ou plusieurs de ces critères identitaires peut parfaitement se reconnaître dans cette collectivité. 
En revanche, il est évidemment douteux que quelqu'un se reconnaisse dans cette collectivité si les nombreux sous-critères la caractérisant ne sont pas élaborés. D'où les hiatus qu'on constate à foison aujourd'hui. La langue ou l'amour du pays ne suffisent pas, il en faut plus.
Enfin, les critiques n'ont évidemment pas la même portée lorsqu'elles sont prononcées par quelqu'un appartenant à la communauté, montrant tous les signes d'identité que lorsque cette personne est extérieure à la communauté.
Cf ceci :
Le changement de ces codes peut se réaliser, évidemment, mais il PREND DU TEMPS, il est LONG. Quand il est rapide, il est plus probablement le signe d'une offensive politique ou d'un changement de population.
Evidemment, cette vision sociologique de l'identité peut s'appliquer à la politique, aux religions, toutes englobées dans le cadre d'une identité plus large qui est celle de l'identité culturelle ou civilisationnelle, les ensembles s'emboitant les uns dans les autres. Chaque communauté a sa propre identité identifiable de la même façon, de manière plus réduite. Il existe une identité catholique française, comme une idée républicaine, les deux étant profondément enracinées dans le pays.Image
Concluons.
Un Français de Souche est un individu dont le patrimoine génétique est celui des Français depuis plusieurs siècles ET qui se reconnaît dans le passé du pays, en vit selon les codes et se projette selon les débats en cours.

Un Français, au niveau social, est quelqu'un qui se reconnaît dans le passé du pays, en vit selon les codes et se projette dans les différents options proposées. Voilà ce que ça signifie, cela demande du travail, une assimilation, un arrachement aux origines, ce n'est pas inné.
La patrie, c'est la terre des pères défunts qui gouvernent les vivants.
Soyez patriotes.
#FindufilImage

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Rédigé par Polydamas

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