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        <title><![CDATA[Ab Imo Pectore : le blog de Polydamas]]></title>
        <link>http://abimopectore.over-blog.com/</link>
        <description><![CDATA[Un blog qui parle de tout et de rien, mais surtout de tout...]]></description>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'autre versant de l'Annonciation]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-l-autre-versant-de-l-annonciation-117756489.html</link>
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            <pubDate>Tue, 14 May 2013 12:00:43 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368438585905_18033" style="text-align: justify;">L&#39;<a href="http://www.aelf.org/bible/livre/nomcourt/Lc">Annonciation</a> est, dans l&#39;<span dir="auto">&Eacute;glise</span>, l&#39;&eacute;v&eacute;nement fondateur de l&#39;<span dir="auto">&Eacute;vangile</span>. C&#39;est le moment o&ugrave; Jesus-Christ est con&ccedil;u dans le sein de la Vierge par l&#39;Esprit Saint. L&#39;<span dir="auto">&Eacute;vangile</span> racontant l&#39;histoire du Christ, il est bien naturel que le d&eacute;but de son histoire soit celui de sa conception, et que l&#39;<span dir="auto">&Eacute;glise</span> accentue le message autour du Christ.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368438585905_18664" style="text-align: justify;">Cependant, il n&#39;y a pas que le Christ, il y a aussi la Vierge pour qui cet &eacute;v&eacute;nement est d&#39;une importance capitale. Mais on ne se rend pas suffisamment compte &agrave; quel point, l&#39;<span dir="auto">&Eacute;glise</span> ne l&#39;&eacute;voquant pour ainsi dire jamais. Ainsi, si je devais caricaturer l&#39;enseignement de l&#39;<span dir="auto">&Eacute;glise</span> sur les jeunes ann&eacute;es de la Vierge, ce serait de dire que la Vierge nait, elle est pr&eacute;serv&eacute;e du p&eacute;ch&eacute; originel, pr&eacute;sent&eacute;e au Temple, et &agrave; l&#39;adolescence, une fois avec Joseph, paf !, un ange apparait, grande joie, que votre volont&eacute; soit faite, et roulez jeunesse. Cette vision des choses, articul&eacute;e autour du Christ, et non de la Vierge, est beaucoup trop courte et sch&eacute;matique. Courte et sch&eacute;matique parce que cette vision donne l&#39;illusion que des tr&egrave;s grandes joies peuvent arriver sans qu&#39;elles aient fait l&#39;objet d&#39;une maturation, d&#39;une progression, d&#39;un tiraillement, d&#39;un apprentissage, voire m&ecirc;me, de douleurs extr&ecirc;mes pour la personne concern&eacute;e, ici la Vierge.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368438585905_18142" style="text-align: justify;">Or, plusieurs sources concordent pour dire qu&#39;il est fort probable que la situation n&#39;a pas &eacute;t&eacute; aussi simple qu&#39;il n&#39;y parait, que non, l&#39;ange n&#39;est pas apparu par hasard, que le processus a commenc&eacute; bien avant. Ces sources sont la tradition orale et les visions de certains mystiques. Elles sont &eacute;videmment &agrave; appr&eacute;hender avec le <a href="http://www.mariedenazareth.com/16695.0.html?&amp;L=0">discernement</a> qui convient (d&#39;ailleurs, nul n&#39;est oblig&eacute; de croire ce qui suit) mais la concordance de ces &eacute;l&eacute;ments permet de comprendre le sens m&eacute;connu de l&#39;Annonciation.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368517807337_17787" style="text-align: justify;">Vu sous ce nouvel angle, l&#39;histoire est la suivante : <img alt="" id="yui_3_5_0_1_1368517807337_17604" src="http://i219.photobucket.com/albums/cc204/sarkonaute/212442997220c8b547d565fec94cdad0.jpg" style="width: 404px; height: 289px; float: right;" title="Titien, Présentation de la Vierge au Temple, détail. 1534 - 1538" /></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368438585905_18931" style="text-align: justify;">Une fois n&eacute;e, pr&eacute;serv&eacute;e de toute marque du p&eacute;ch&eacute; originel, la Vierge fait tr&egrave;s rapidement le souhait de se consacrer au Temple de J&eacute;rusalem pour &ecirc;tre la plus proche possible de Dieu. Elle y rentre tr&egrave;s t&ocirc;t, alors qu&#39;elle est encore enfant. L&agrave;, elle fait un <span dir="auto" id="yui_3_5_0_1_1368438585905_19197">v&oelig;u</span> de virginit&eacute; que Dieu, avec lequel elle dialogue en continu, re&ccedil;oit et accepte. De plus, elle souhaite rester sa vie enti&egrave;re au Temple, consacr&eacute;e &agrave; Dieu, mais ce souhait ne re&ccedil;oit aucune confirmation quelconque de la part de Dieu, comme celui concernant la virginit&eacute;. Malgr&eacute; tout confiante, elle continue &agrave; prier. Mais quelques temps plus tard, &agrave; l&#39;adolescence, coup de tonnerre, le grand-pr&ecirc;tre du Temple lui dit qu&#39;elle doit partir, &agrave; l&#39;encontre de tous ses d&eacute;sirs les plus chers, mais et c&#39;est l&agrave; une des cl&eacute;s de compr&eacute;hension, en accord, semble-t-il, avec la tradition juive de l&#39;&eacute;poque. Elle, pleine d&#39;humilit&eacute;, mais la mort dans l&#39;&acirc;me, accepte le sort qu&#39;on lui r&eacute;serve et ob&eacute;it. C&#39;est Joseph qui est d&eacute;sign&eacute; pour l&#39;&eacute;pouser. Une fois fianc&eacute;e, la Vierge lui indique qu&#39;ils ne peuvent pas se toucher, &eacute;tant li&eacute;e par son <span dir="auto" id="yui_3_5_0_1_1368438585905_19197">v&oelig;u</span> de virginit&eacute; &agrave; Dieu. Son mari accepte. Et quelques temps plus tard, l&#39;Annonciation intervient, transcendant ses tourments. Elle est la m&egrave;re du Sauveur, mais reste Vierge.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368517807337_17046" style="text-align: justify;">Ce qui est int&eacute;ressant dans cette histoire est de constater que l&#39;Annonciation, loin d&#39;&ecirc;tre un &eacute;v&eacute;nement introductif pour la Vierge, est, en fait, une sorte de P&acirc;ques, une conclusion donnant un sens au maelstr&ouml;m d&#39;incompr&eacute;hension et de douleurs v&eacute;cues juste auparavant. Mais un sens compl&eacute;tement inattendu et &agrave; contrepied total de ce qu&#39;elle pensait initialement. Et qui est, dans le m&ecirc;me temps, une ouverture ph&eacute;nom&eacute;nale sur l&#39;avenir et l&#39;esp&eacute;rance. Ce qui est g&eacute;n&eacute;ralement le signe que Dieu s&#39;occupe de nous.</p>

<p style="text-align: justify;">Si nous reprenons le fil, les incompr&eacute;hensions sont importantes et cons&eacute;quentes :</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368438585905_19363" style="text-align: justify;">- elle voulait rester toute sa vie au Temple, cette esp&eacute;rance est r&eacute;duite &agrave; n&eacute;ant. Elle est oblig&eacute;e de faire ce sacrifice par humilit&eacute;, elle l&#39;accepte. De l&acirc;cher prise sur ses d&eacute;sirs les plus intimes et de faire confiance &agrave; ce qu&#39;on lui dit, malgr&eacute; une volont&eacute; contraire. Formidable douleur.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368517807337_16865" style="text-align: justify;">- elle fait un v<span dir="auto" id="yui_3_5_0_1_1368438585905_19197">&oelig;</span>u de virginit&eacute; qui la met en porte-&agrave;-faux avec la situation maritale qui lui tombe dessus. Reste plus qu&#39;&agrave; esp&eacute;rer que son mari acceptera cet &eacute;tat de fait, ce qui est, tout de m&ecirc;me, peu probable.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368469133244_16578" style="text-align: justify;">- elle savait par vision que le Messie arrivait bient&ocirc;t, et souhaitait &ecirc;tre la servante de la M&egrave;re du Messie. Elle &eacute;tait tellement humble qu&#39;elle n&#39;avait pas compris que la M&egrave;re du Messie, c&#39;&eacute;tait elle.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368517807337_17207" style="text-align: justify;">Sur tous ces points, la Vierge, malgr&eacute; son humilit&eacute;, et sa grande sagesse, ne cesse de se faire contrer par le r&eacute;el. On a l&#39;impression de voir le mot de Pascal en action &agrave; propos de Dieu parlant de l&#39;homme: &quot;S&#39;il se vante je l&#39;abaisse, s&#39;il s&#39;abaisse je le vante et le contredis toujours. Jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;il comprenne qu&#39;il est un monstre incompr&eacute;hensible&quot;. Remplacez le mot &quot;vante&quot; par &quot;d&eacute;sire&quot;, et on y est.<img alt="Botticelli, l'Annonciation. 1489" id="yui_3_5_0_1_1368517807337_18013" src="http://www.lexilogos.com/images/botticelli_annonciation.jpg" style="float: left;" title="Botticelli, l'Annonciation. 1489" /></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368523272180_16651" style="text-align: justify;">Tous ces &eacute;l&eacute;ments sont rapport&eacute;s par la tradition orale, qui se concr&eacute;tise notamment par les nombreux &eacute;vangiles apocryphes traitant du sujet (<a href="http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/marie.htm">Evangile</a> de la Nativit&eacute; de Marie, <a href="http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/jacques.htm">Proto Evangile</a> de Jacques, <a href="http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/marie2.htm">Histoire</a> de la nativit&eacute; de Marie, entre autres).&nbsp;Les d&eacute;tails et les personnages changent, les circonstances ne sont pas toujours les m&ecirc;mes, mais l&#39;id&eacute;e de fond demeure &agrave; chaque fois : Marie rentre au Temple, puis en sort. Ce que l&#39;Eglise a valid&eacute; par l&#39;instauration de la f&ecirc;te de la Pr&eacute;sentation au Temple de la Vierge, le 21 novembre, puis par la f&ecirc;te de l&#39;Annonciation, le 25 mars.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368531600284_22039" style="text-align: justify;">M&ecirc;me chose chez les mystiques. Marie d&#39;Agreda rapporte que le choc de l&#39;annonce de son d&eacute;part du Temple fut si violent qu&#39;elle en <a href="http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Dagreda/chap6.html" id="yui_3_5_0_1_1368469133244_17304">serait morte</a> si elle n&#39;avait pas eu une gr&acirc;ce particuli&egrave;re divine pour la maintenir en vie &agrave; cet instant pr&eacute;cis. Ce qui donne une autre mesure &agrave; la proph&eacute;tie de Sym&eacute;on &quot;Un glaive te transpercera le c<span dir="auto" id="yui_3_5_0_1_1368438585905_19197">&oelig;</span>ur&quot;, lors de la Pr&eacute;sentation du Christ au Temple. Marie a d&eacute;j&agrave; fr&ocirc;l&eacute; la mort &agrave; la sortie du Temple, et l&agrave;, on lui dit que c&#39;est mineur par rapport &agrave; ce qui l&#39;attend ensuite avec son Fils. Tu parles d&#39;une veine. Anne-Catherine Emmerich, quelques si&egrave;cles apr&egrave;s la mystique espagnole, dit globalement la <a href="http://catholiquesdu.free.fr/ACM/LAVIEDELASAINTEVIERGE/35.htm">m&ecirc;me chose</a>.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368517807337_18359" style="text-align: justify;">En fait, le d&eacute;sir de Marie, vivre avec Dieu au Temple est compl&eacute;tement l&eacute;gitime, ce qui semble relativement coh&eacute;rent avec le fait d&#39;&ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;e du p&eacute;ch&eacute; originel. On pourrait dire que Dieu b&eacute;nit cette envie en la laissant y entrer. Mais elle est irr&eacute;aliste parce qu&#39;il fallait un miracle pour que les juifs ne l&#39;en fassent pas sortir. En effet, il semble que dans la tradition juive, les vierges consacr&eacute;es au Temple ont un statut inf&eacute;rieur aux femmes mari&eacute;es, et ont donc vocation &agrave; &ecirc;tre &eacute;pous&eacute;es apr&egrave;s un certain temps pass&eacute; au Temple. Ainsi les &eacute;vangiles apocryphes &eacute;voquent quelques noms de pr&eacute;tendants potentiels.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368469133244_17388" style="text-align: justify;"><img alt="" id="yui_3_5_0_1_1368523272180_17834" src="http://www.wga.hu/art/a/albertin/visitat.jpg" style="width: 226px; height: 355px; float: right;" title="Albertinelli, La Visitation, 1503." />Last but not least, apr&egrave;s l&#39;Annonciation, la Vierge part rapidement rejoindre sa cousine Elisabeth qui l&#39;accueille en reconnaissant qu&#39;elle est enceinte. Ce passage est &eacute;galement tr&egrave;s important. Pourquoi ? Parce qu&#39;il garantit &agrave; la Vierge que la r&eacute;v&eacute;lation qu&#39;elle a re&ccedil;ue au moment de l&#39;Annonciation est av&eacute;r&eacute;e et se traduit dans le r&eacute;el. Et c&#39;est une fois cette confirmation faite par une autre femme que le Magnificat, chant de louanges inspir&eacute;e du cantique d&#39;Anne, sort de la bouche de Marie. C&#39;est un point important parce qu&#39;il montre que l&#39;on ne peut pas se satisfaire du spirituel uniquement, que le spirituel, pour &ecirc;tre vrai, doit TOUJOURS &ecirc;tre adjointe du mat&eacute;riel, de sa traduction concr&egrave;te. C&#39;est le r&ocirc;le d&#39;Elisabeth que de rassurer sa cousine avant m&ecirc;me qu&#39;elle n&#39;ait ouvert la bouche.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368469133244_16848" style="text-align: justify;">On remarquera d&#39;ailleurs que la Vierge vit les deux &eacute;v&eacute;nements les plus difficiles dans les deux vocations principales. En tant que consacr&eacute;e, elle est jet&eacute;e hors du Temple, ne comprenant pas ce qui lui arrive. Sa vocation, du reste tout &agrave; fait l&eacute;gitime, est en quelque sorte, reni&eacute;e. Premi&egrave;re douleur. Et en tant que m&egrave;re, elle voit son Fils unique mourir sous ses yeux. Deuxi&egrave;me douleur. Par deux fois, elle est secou&eacute;e au plus intime de son &ecirc;tre. Et pour couronner le tout, sous la Croix, son Fils la nomme M&egrave;re de l&#39;univers. Chose &agrave; peine concevable pour un humain, induisant une responsabilit&eacute; effrayante. D&#39;o&ugrave; l&#39;id&eacute;e que la Vierge est l&#39;&ecirc;tre humain ayant le plus souffert sur cette terre apr&egrave;s le Christ.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368523272180_16840" style="text-align: justify;">Le moins que l&#39;on puisse dire est que si Dieu nous aime infiniment, il a tout de m&ecirc;me une&nbsp; mani&egrave;re tout &agrave; fait particuli&egrave;re de nous le montrer : le contre-pied. Tout l&#39;enjeu &eacute;tant de l&#39;accepter, en sachant qu&#39;il est voulu pour notre plus grand bien.</p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Ciao l'ami]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-ciao-l-ami-115910452.html</link>
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            <pubDate>Tue, 05 Mar 2013 22:06:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Le 28 février, en même temps que le pape, Daniel Darc s'en allait. Pour rappel, c'est lui qui a écrit ce petit bijou :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/n-dKO7q3-mE" frameborder="0" height="315" width="420"></iframe>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Version live, et toujours un peu déjantée, comme souvent avec lui, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Gd2HRawy_gs">ici</a>.
  </p>
  <p>
    Autre chanson notable "Je me souviens je me rappelle". &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    "Je me souviens je me rappelle<br>
     une croix trop lourde pour moi<br>
    Un bois qui pèse et m'écartèle<br>
    Pourtant comme j'aimais cette croix"
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/hJ1X5NNGdQc" frameborder="0" height="315" width="420"></iframe>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ou encore :
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/QLcL7eCL0O4" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>"J'irai au paradis parce que c'est en enfer que j'ai passé ma vie."</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Ciao Daniel.<em><br></em>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les homosexuels nous montrent la voie]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-les-homosexuels-nous-montrent-la-voie-112420750.html</link>
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            <pubDate>Thu, 15 Nov 2012 10:04:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">
    Il m'est arrivé, lors de conversations au ton provocant, d'affirmer que les catholiques étaient des homosexuels comme les autres. Par là, je n'entendais pas faire de commentaires sur la sexualité
    des uns ou des autres, mais attirer l'attention de mes contradicteurs sur le fait que les blessures de certaines personnes à désir homosexuel sont des blessures auxquelles chacun doit faire face,
    et en particulier, les catholiques. Il se trouve que, du fait de sa nature, la blessure homosexuelle est bien plus visible que les blessures des autres, qui, même si elles ne concernent pas les
    sentiments ou la vie en couple, nous rendent tous handicapés.&nbsp;La blessure homosexuelle n'est rien d'autre qu'un appel à ce que chacun explore sa propre faille, l'habite, en fasse le deuil et
    la dépasse. Les catholiques diraient vivre sa Passion, mourir sur la Croix, et ressusciter.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces réflexions me sont revenues à la lecture du texte <a href="http://www.theologieducorps.fr/actualites/2012/11/desir-homo-ne-rencontre-pas-lautre-en-verite">chez Incarnare</a> d'Audrey. Qui
    décrit comment une femme, au désir lesbien, est devenue hétérosexuelle, non pas en reniant son homosexualité, mais en y allant en profondeur, en l'explorant, en habitant son désir et en
    comprenant ce qu'il recouvre. Via le travail habituel de psychothérapie et de psychanalyse. Et plus profondément, je trouve ce texte passionnant non par ce qu'il dit sur l'homosexualité, mais par
    ce qu'il dit sur le désir, et la manière dont celui-ci construit ou défait nos vies.
  </p>&nbsp;
  <p style="text-align: justify;">
    Le billet commence par le début de sa vie sexuelle, la manière dont elle tombait amoureuse d'autres femmes, et l'instabilité qui en résultait. Pour qui a connu les affres de la passion, les
    "montagnes russes perpétuelles" dont parle Audrey sont très familières. La finalité de ce désir, c'est sa satisfaction, c'est à dire sa disparition, ne plus faire qu'un avec l'autre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: justify;">
    Mais&nbsp; je sentais que quelque chose n'allait pas. Plus exactement, il y avait une frustration énorme: cette impossibilité de ne faire qu'une. Nous passions notre temps à tourner autour de
    cette impossibilité-là.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le désir, ou la passion, provenant des couches les plus profondes de l'individu, est une tentative d'apaiser la soif d'amour et de présence dans une fusion idéalisée avec l'autre. Mais la fusion
    n'est pas possible, l'autre restant définitivement autre, même au sein de la sexualité la plus débridée, ou de la spiritualité la plus profonde. Et oui, au travers de cette blessure là, il y a un
    amour qui passe, il y a une profondeur, une richesse démentielle. L'amour névrosé, blessé, reste de l'amour. Mais de l'amour probablement pas assez fécond, et très insatisfaisant, parce que
    beaucoup trop axé sur l'imaginaire, et sur des blessures que personne, et surtout pas l'être aimé, ne sont capables de combler.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elle dit à la fin, et cette phrase fait le titre du billet :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: justify;">
    "C'est la nature du désir homo que de vouloir absolument que la réalité s'adapte à lui. On se ment ensemble."
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elle a tort sur ce passage, c'est pour ça que le titre me semble mal choisi. Ce n'est pas la nature du désir homo que de vouloir que la réalité s'adapte, mais la nature du désir tout court. On
    peut se mentir ensemble, entre hétérosexuels. La différence essentielle entre amour et désir, est que l'amour accepte le réel tel qu'il est, alors que le désir tente de le plier à sa convenance.
    Pris dans cette tornade inconsciente, l'individu peut chercher à adapter l'autre à cet imaginaire, à le faire rentrer dans ses failles, au lieu de l'accueillir tel qu'il est. La réification de
    l'autre, à son propre service, ce qu'on pourrait appeler l'idôlatrie chez les catholiques, n'est pas loin. D'où la tyrannie, la domination, et toutes les névroses associées qui nécessitent, pour
    en être libéré, d'aller au plus profond de cette blessure.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Qu’est-ce qui t’a paru insatisfaisant dans tes expériences avec des personnes du même sexe ? Que manquait-il ?
  </p>
  <p class="hitcitation">
    La grande question :) C'est ce qu'il y a de plus en plus difficile à saisir. La force des sentiments, elle est là et bien là. Le désir, il est là aussi. En fait il ne manque qu'une chose:
    l'incarnation dans l'altérité. Derrière cette formulation un peu pompeuse il y a une réalité très concrète: une insatisfation profonde qui se mue en une sorte de frénésie, de rage. (...) C'est la
    spécificité de ce désir qui bute dans sa cage étroite de la non-incarnation qui fait que la sexualité homo a quelque chose qui rejoint la recherche de "toujours plus de sensations fortes" que
    l'on trouve dans différentes formes de toxicomanie. Je sais que ce que je dis là risque de faire hurler, mais c'est la stricte vérité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Là aussi, pas certain du tout que cet extrême apparaisse uniquement dans le désir homosexuel, il est tout à fait présent également chez les hétéros, et la frénésie de sexualité qui peut emporter
    certains. Ce qu'elle précise ensuite, les histoires compliquées étant toutes aussi présentes chez les hétérosexuels. Précisons que la passion peut avoir 50 explications possibles, c'est le rôle
    d'une psychothérapie correctement menée que de discerner le cocktail qui y a abouti. Sachant que le plus important n'est pas tant de savoir pourquoi on éprouve ce désir, de manière cérébrale, que
    de l'assimiler, de manière beaucoup plus affective.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Evidemment, ce désir a quelque chose de bon en ce qu'il oblige l'homme à bouger. Ce dernier prend conscience d'un manque, d'un vide qu'il lui faut combler. Mais le hic arrive vite, la passion une
    fois satisfaite, se rallume d'autant plus, et prend toujours plus d'ampleur. Jusqu'à tant qu'elle disparaisse définitivement, ce qui n'est pas possible, l'imaginaire étant insatiable. D'où une
    fuite en avant perpétuelle qui peut se traduire par une fuite dans la sexualité, la spiritualité, bref, tout ce qui permet à l'individu de ne pas faire face au réel et à son désir tonitruant. En
    ce sens, un désir un peu trop ardent n'est rien d'autre que le reflet d'un manque d'acceptation de soi-même.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: justify;">
    Tout cela dépasse bien entendu le cadre de la "communauté" homosexuelle : tous ces comportements, on les retrouve également chez les hétéros qui ne s'aiment pas eux-mêmes. Accuser le monde ou la
    société de ses maux, c'est pas homo, c'est humain !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Beaucoup de monde a une grande difficulté à adopter une saine attitude envers soi-même. Et elle aurait pu rajouter dans la liste des accusations, Dieu, qui a le dos suffisamment large pour qu'on
    lui attribue, faussement, est-il utile de le préciser, tous les malheurs de cette planète.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    &nbsp;Le désir entre un homme et une femme qui s'aiment est très différent du désir entre deux personnes de même sexe qui s'aiment. C'est très paradoxal: un homme et une femme se savent
    différents et savent également que leur union ne les fera pas Un durablement, mais l'amour physique entre eux les statisfait en faisant grandir leur différence.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est vrai, si l'homme et la femme s'Aiment., si la relation est basé sur la Vérité, c'est à dire une conscience, plus ou moins importante des blessures de l'un et de l'autre, et donc des
    motivations respectives. En revanche, si la relation n'est pas fondée sur la vérité, elle risque d'être motivée par le désir, et devra passer au creuset du temps, des épreuves, pour se
    transformer en amour. Ce qui arrive de moins en moins souvent, la lassitude cassant tout auparavant. Par exemple, une relation fondée sur un complexe d'Oedipe où l'un et l'autre épouse quelqu'un
    ressemblant à son père ou à sa mère, n'est pas moins névrosée qu'une relation homosexuelle. La blessure est différente, mais l'altérité ne change rien au fait que les conjoints ne sont pas
    conscients des motivations profondes qui les animent, et qui risquent, évidemment, de ressortir à la première difficulté. Peut-être pourra-t-on dire que le désir hétérosexuel a une incarnation
    <em>potentielle</em> plus importante. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit davantage incarné, il y a certainement des homos dont l'amour est plus incarné que certains hétéros.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et enfin, elle termine:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    C'est bien pour ça, d'ailleurs, que ces revendications trouvent un écho aujourd'hui, dans notre société: collectivement, nous avons tous du mal avec la réalité. Les militants LGBT ne sont que le
    symbole d'un monde où l'on rêve, grâce à la technologie, de se faire tout seul. C'est ce qui me gêne, chez beaucoup d'anti-mariage pour tous : certains se battent contre les homos, pas pour le
    bien commun. Le bien commun, ça supposerait par exemple que, en plus de ne pas autoriser de "mariage gay", on repense sérieusement la question du divorce, que l'IAD soit interdite. Parce que
    quand on autorise l'IAD chez les couples homme-femme, là aussi on trafique la filiation. Or, je n'ai pas entendu beaucoup de voix, sauf un peu à l'intérieur de l'Eglise, faire bloc contre cette
    disposition quand elle est passée. Il y a un gros risque aujourd'hui de faire des personnes homosexuelles des boucs émissaires à qui on refuserait des « aménagements du Réel » qu'on permet à
    d'autres. Ce n'est pas acceptable.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Effectivement, le mariage n'est pas tant attaqué par les homos, que par le divorce. Divorce qui est une des conséquences logiques du mariage de passion, ne parvenant pas à franchir l'étape
    supplémentaire de l'amour.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour finir, c'est en allant au plus profond de cette blessure, c'est ce que nous apprennent les mystiques, que l'on rencontre Dieu. Le meilleur résumé des Béatitudes est cette phrase d'Audiard,
    très juste : "Heureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.". Et l'aboutissement du travail psychothérapeutique, la plongée dans l'amour est justement d'éprouver cette habitation, de
    nous laisser transpercer par la lumière divine, pour en inonder les autres. C'est en cela qu'on peut dire que notre blessure est notre plus grande richesse. "Heureuse blessure" aurait-dit St
    Augustin.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Ténèbres]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-tenebres-107889757.html</link>
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            <pubDate>Sat, 07 Jul 2012 14:35:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/q6q7vCSmUU0" frameborder="0" height="480" width="640"></iframe>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.oldielyrics.com/lyrics/leonard_cohen/the_darkness.html">Darkness</a>, album "Old Ideas", 2012.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <em>I caught the darkness</em>
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <em>It was drinking from your cup</em>
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <em>I caught the darkness</em>
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <em>Drinking from your cup</em>
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <em>I said, "Is this contagious?"</em>
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <em>You said, "Just drink it up."</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Leonard Cohen, définitivement indépassable. Pour mieux appréhender ce poéte-musicien, sa dimension mystique, <a href="http://www.slate.fr/story/50203/CULTURE-musique-cohen-dylan">cet article</a>
    dit tout ou presque.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Psychanalyse : réponse à objections]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-psychanalyse-reponse-a-objections-107731820.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-psychanalyse-reponse-a-objections-107731820.html</guid>
            <pubDate>Wed, 04 Jul 2012 11:10:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">
    <br>
    A la suite d'une émission de Guy Corneau disponible sur son blog, <a href="http://rigal.tumblr.com/post/16583994057/critique-de-la-psychanalyse-guy-corneau">François Rigal</a>, que je lis
    régulièrement et dont je vous invite à lire le billet pour comprendre ce qui suit, avance certains arguments à l'encontre de la psychanalyse. Connaissant un peu le sujet, ce qui a occasionné la
    raréfaction de ma présence sur ce blog, je me permets de poser quelques objections à ses éléments. D'autant que j'ai lu certains des ouvrages de Corneau, que j'ai trouvé, pour ma part,
    excellents.<br>
    <br>
    Elément important également, on constate régulièrement les ravages que peut procurer la psychanalyse mal pratiquée, ce qui est un drame. Il y a probablement autant d'incompétents que dans les
    autres professions, mais du fait de leur accessibilité à l'humain, et leur influence, la mauvaise pratique rejaillit vite sur le concept même de psychanalyse.<br>
    <br>
    Par ailleurs, toutes les solutions sont chez le patient, le psy se contente juste de les faire sortir, apparaitre et leur donne une réalité pour les reproposer au patient. Ça marche ou ça ne
    marche pas, les idées peuvent parler ou ne pas parler au premier concerné. C'est donc un processus long, à tâtons, personnel, impliquant, qui ne peut être réduit à un groupe de parole d'une
    heure, comme le fait l'émission. Les idées doivent venir et revenir sans cesse jusqu'à tant que le patient les fasse véritablement siennes. En gros, faire passer les idées de la tête aux
    tripes.<br>
    <br>
    Rigal fait la liste, dans son billet, de toutes les pistes autres que psychanalytiques qui pourraient expliquer un désordre de vie quelconque. J'en fais sommairement la liste ici, il m'excusera
    de réduire son propos à la plus simple expression, je vous renvoie à son billet pour de plus amples détails :<br>
    1) désordre physique<br>
    2) stratégie erronée<br>
    3) dérèglement ou maladie physiologique<br>
    4) hygiène de vie<br>
    5) habitude néfaste par rapport à la récompense<br>
    6) principe de Pavlov, historicité des habitudes<br>
    7) frustration par rapport à un désir<br>
    8) qualité de vie<br>
    9) reconnaissance<br>
    10) croyance en la psychanalyse<br>
    <br>
    J'ai rapidement regroupé ces questions par thématiques, certaines se recoupant de manière évidente.<br>
    <br>
    1) - 3)<br>
    Tout d'abord, un psychanalyste ne travaille pas seul. L'une des premières étapes du travail psychothérapeutique, c'est d'envoyer le patient chez un médecin dont le rôle est de détecter les
    pathologies, les carences, et maladies. Il est évident que le mal-être physique existe en-dehors de toute explication psychanalytique. C'est la grande bêtise de certains psys freudiens qui
    estiment, à l'encontre de toutes les évidences médicales, que les parents d'enfants autistes sont plus ou moins responsables inconsciemment de la pathologie de leurs enfants. Tout l'enjeu de la
    polémique du film le Mur. Mais il est évident également qu'une mauvaise santé psychique laisse le champ libre à des pathologies, à une mauvaise santé, cette fois physique. Et qu'il y a des gens
    plus ou moins enjoués que d'autres, plus ou moins sympathiques ou accessibles. On peut rééquilibrer à coups de médicaments ou de produits divers et variés, mais ne doit-on pas d'abord vérifier
    que les tempéraments soient à peu près équilibrés ?<br>
    <br>
    Le psy envisage donc bien l'option physiologique, c'est juste qu'elle n'est pas incluse dans la vidéo de Corneau, mais fait plutôt partie des prérequis avant que la thérapie ne commence
    réellement. Ce n'est tout simplement pas son travail.<br>
    <br>
    4) - 8)<br>
    Qualité de vie et hygiène de vie. A mon sens, une qualité et une hygiène de vie perfectibles sont des conséquences du mal-être intérieur, plutôt qu'un véritable choix. Ainsi, certains patients
    n'éprouvent le besoin de ranger leur appartement, ou leur chambre, que lorsqu'ils n'ont plus de question importante en suspens dans la tête, et donc, qu'ils peuvent s'occuper des choses
    "accessoires" que sont le rangement ou la qualité de vie. L'ordre qui règne dans leur appartement est donc tout simplement le reflet de l'ordre de leurs idées. Et il est certain que c'est
    différent chez tout le monde, avec plus ou moins de nuances. Certaines personnes vivent l'exemple opposé, dés qu'elles ont quelque chose en tête d'assez violent, il faut absolument que tout soit
    rangé impeccablement, parce qu'elles ont besoin de se rassurer dans la tourmente, de s'accrocher à des choses structurées, claires et limpides, dans leur environnement proche, alors que leur
    psyché traverse des tourments lourds. L'important est donc d'être lucide sur les raisons qui poussent à tel ou tel comportement. Améliorer la qualité de vie pour l'améliorer est certes
    intéressant, et peut donner des résultats probants, mais ce n'est généralement pas cela qui est le problème le plus important du patient. Ce n'est que le symptôme de quelque chose de plus
    profond.<br>
    <br>
    2) - 5) - 6)<br>
    La stratégie erronée. Mais pourquoi est-elle erronée alors que le patient pensait justement choisir la bonne puisque c'est celle qu'il a optée ? C'est justement à cette question que répond la
    psychanalyse en cherchant les raisons sous-jacentes qui l'ont fait choisir telle stratégie plutôt que telle autre. Vérifier également le rapport du patient avec la réalité pour confirmer qu'il
    ait bien les pieds sur terre et ne se crée pas un imaginaire complétement déconnecté. Remonter dans le processus de décision. Pour une analyse approfondie des affects qui l'ont motivé.&nbsp; Ce
    qui rejoint le principe de Pavlov, il faut déminer les raisons qui ont entrainé l'individu dans cette répétition d'actes qui n'a plus de raison d'être et qui entraine à l'échec. Tirer les leçons
    du vécu pour construire un nouvel avenir.<br>
    <br>
    7)<br>
    Les frustrations, justement ce que fait un psy toute la journée. A quoi correspond-elle ? Quel est le besoin non satisfait exprimé par cette frustration ? Là encore, il faut explorer la raison de
    la frustration qui n'est pas forcément évidente. Généralement, à la base de toute problématique, il y a un manque d'estime de soi-même, le travail consistant donc à cerner comment ce manque se
    caractérise et se traduit. Par exemple, Rigal critique la croyance que le passé expliquerait tout. Il me semble que c'est erroné, on peut être frustré de voir un désir, tout à fait naturel, non
    réalisé. Désir naturel pas forcément lié au passé. On compense quelque part parce qu'on échoue ailleurs sur un projet quelconque. On boit de l'alcool parce qu'on est arrivé second, dernier, que
    sais-je, à une course à laquelle on tenait. Ce n'est pas un drame, nul besoin de remonter aux parents, c'est juste une compensation par rapport à un événement donné. Encore faut-il que le patient
    soit lucide sur ces points. Mais il est probable que pour un simple événement, il n'y aura pas d'habitude compulsive enclenchée, là encore, la névrose n'est que le symptôme de quelque chose de
    plus profond.<br>
    <br>
    9)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La chose qu'on développe le plus en psychanalyse, c'est finalement déminer et retirer toutes les blessures intérieures qui minent notre compréhension de nous-mêmes. Pour développer une juste
    estime de soi-même. Non pas une estime égocentrique ou déséquilibrée, mais tout simplement la reconnaissance de la merveille qu'est chaque individu. Et une fois que cette estime de soi-même est
    acquise, par rééquilibrage interne, l'individu a nettement moins besoin de la reconnaissance sociale (ou il peut chercher à en avoir plus, s'il est complétement introverti à la base, là encore,
    tout dépend des cas). Ayant moins besoin de se tourner vers les autres pour se prouver qu'il vaut la peine d'être aimé/admiré, il est tout simplement plus naturel à l'endroit où il est, et
    diminue de facto son comportement déséquilibré. A charge pour lui si besoin est de changer d'environnement, de métier, en fonction uniquement de ses aspirations profondes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    10)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il est fort possible que la psychanalyse ne fonctionne pas pour tout le monde, je n'ai pas d'idées sur la question hors celle que toute généralisation est souvent absurde. Pour autant, non,
    l'histoire des personnes n'est pas la "cause" de leur déviance. L'aboutissement du travail en psychanalyse est de dépasser le vécu, les douleurs personnelles en tout genre, pour en tirer la leçon
    à l'avenir. C'est un vrai travail d'exploitation des richesses que le plus humble ou le plus déprimé des individus porte en lui. Qu'il y ait des moments où il faut arrêter de se regarder
    narcissiquement, c'est absolument évident, mais de la même manière, il est évident qu'il y a des moments où il faut arrêter le flux de l'action, de la vie, se poser un peu pour tirer les leçons
    de ce qu'on a vécu, histoire de pouvoir mieux s'orienter. Au fait, suis-je vraiment certain d'être à ma place ? Dans notre société, la connaissance sous toutes ses formes, l'expertise, est mise
    en valeur, mais la connaissance de soi est singulièrement négligée (reconnaissons que c'est tout de même de moins en moins le cas).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au fond, les souffrances psychologiques, et les différentes addictions ne sont que des formes de crispations particulières, qu'il s'agit de débloquer une à une, en remontant à la source. Dans le
    but de laisser place à quelque chose d'autre, de plus sain, de plus vivant. En ce sens, la crispation est terriblement humaine, mais le lâcher-prise est tout simplement divin. Et c'est dans le
    lâcher prise que se situe la détente et la solution. Comme le disait Ambroise Paré, mais c'est vrai également en psychanalyse : "Le médecin soigne, mais c'est Dieu qui guérit".<br>
    <br>
    Trés schématiquement, la psychanalyse, notamment freudienne, considère qu'on peut tout expliquer par l'histoire individuelle, mais les thérapies jungiennes (du nom de Carl Jung, meilleur élève de
    Freud) ne partagent pas tout à fait ce point de vue. Ce serait un enfermement réducteur de chaque être humain. La nuance est d'importance. L'histoire n'explique pas tout, il y a aussi le désir de
    l'individu, sa volonté de construire. Ce n'est pas parce qu'un désir s'explique très correctement, et très rationnellement (par le passé, les blessures familiales), qu'il n'y a pas un désir
    juste, et qui corresponde profondément à l'individu. L'homme, c'est ce que nous apprend le catholicisme, et les grandes spiritualités, est plus grand que l'homme. L'homme est habité d'un désir
    plus grand que lui-même. La psychanalyse jungienne se contente juste de dégager ce désir pour le verbaliser, pour mettre l'individu dans l'axe de ce désir, et lui donner les moyens de le mettre
    en oeuvre. C'est un désir en quelque sorte divin, ou peut-être pourrait-on dire, "vocationnel" : ce pour quoi l'individu est fait. Bien entendu, il faut se méfier de l'idée de vocation dans le
    sens où personne ne peut s'approprier une mission qui n'est jamais que donnée, mais il est clair également qu'il y a des choses qui collent naturellement mieux à l'individu que d'autres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En d'autres termes, faire en sorte que chaque individu soit à sa place, c'est tout simplement l'objectif de la psychanalyse jungienne.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Brève histoire du Tradiland]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-breve-histoire-du-tradiland-1-85509120.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-breve-histoire-du-tradiland-1-85509120.html</guid>
            <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 09:32:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors que les échanges semblent s'interrompre entre Rome et la Fraternité Sacerdotale St Pie X (FSSPX), il n'est pas inintéressant de se pencher quelque peu sur la genèse de ce mouvement, pour
    mieux comprendre les rôles et responsabilités de chacun. L'objet de ce billet n'est pas de se prononcer sur le fait de savoir si les uns ou les autres avaient raison,&nbsp; mais de rappeler quels
    furent les acteurs de ces controverses.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au commencement était Mgr Lefebvre (1905 - 1991). <img src="http://www.fsspx.org/en/wp-content/uploads/2009/11/Mgr-Lefebvre-Clovis1.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://www.fsspx.org/en/wp-content/uploads/2009/11/Mgr-Lefebvre-Clovis1.jpg" height="271" width="200">Ordonné en 1929, consacré évêque en 1947, Mgr Marcel Lefebvre fut un spiritain, qui donna
    une grande partie de sa vie à l'Afrique, et plus spécialement à Dakar où il exerça son épiscopat, et y devint archevêque. Il revint en France en 1962, pour y être nommé évêque de Tulle, charge
    qu'il décline quelques mois plus tard lorsqu'il fut nommé supérieur général des spiritains. Il participa au concile Vatican II dans la frange la plus conservatrice, et la plus traditionnaliste
    qu'il rejoint à cette époque. C'est en 1969 que les choses se tendirent avec la publication du nouveau missel romain (nouvel ordo missae, la nouvelle messe), qu'il critiqua ouvertement. En 1970,
    il crée la FSSPX à Ecône, en Suisse, par la fondation d'un séminaire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au même moment, un moine, Gérard Calvet, crée un monastère à Ste Madeleine du Barroux, dans la tradition bénédictine, avec les deux piliers que sont la messe tridentine et le grégorien. Dom
    Gérard et Mgr Lefebvre se connaissent et s'apprécient mutuellement. Ils se fréquenteront régulièrement, au point que Dom Gérard et sa communauté seront officiellement exclus de l'ordre
    bénédictin, au moment où Mgr Lefebvre est déclaré suspens a divinis (c'est à dire officiellement interdit par Rome de distribuer les sacrements), en juillet 1976.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La situation avait dérapé quelques mois auparavant. En mai 1976, le pape Paul VI dans <a href="http://www.sacrosanctum-concilium.org/textes/dc/1976/556/556.php">un discours</a> au consistoire,
    tance Mgr Lefebvre. Mais il ajoute quelques éléments qui aggravent la situation, à propos du rite tridentin :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 13px;">C'est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques, de célébrer, dans la dignité et la ferveur, la liturgie
    rénovée. <strong>L'adoption du nouvel</strong></span> <strong><span style="font-size: 13px;"><em>Ordo Missae</em></span></strong> <span style="font-size: 13px;"><strong>n'est pas du tout laissée
    au libre arbitre des prêtres ou des fidèles.</strong> L'instruction du 14 juin 1971 a prévu la célébration de la messe selon l'ancien rite, avec l'autorisation de l'Ordinaire, uniquement pour des
    prêtres âgés ou malades, qui offrent le sacrifice divin</span> <span style="font-size: 13px;"><em>sine populo</em></span> <span style="font-size: 13px;">(5). <strong>Le nouvel</strong></span>
    <strong><span style="font-size: 13px;"><em>Ordo</em></span></strong> <span style="font-size: 13px;"><strong>a été promulgué pour être substitué à l'ancien, après une mûre réflexion, et à la suite
    des instances du Concile Vatican II</strong>. Ce n'est pas autrement que notre saint prédécesseur Pie V avait rendu obligatoire le missel réformé sous son autorité, à la suite du Concile de
    Trente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si l'on peut comprendre la volonté de Paul VI de vouloir faire place au nouveau missel, sa volonté de le substituer à l'ancien de manière définitive choque les traditionnalistes. Le pape St Pie
    V, à la suite du concile de Trente, n'avait pas substitué de rite à un autre, il avait plutôt marqué dans le marbre le rite le plus commun, et reconnu comme saint depuis de longs siècles. En ce
    sens, la brutalité de cette décision ne passe pas, les noms d'oiseaux et les polémiques pleuvent de part et d'autre. La mise en oeuvre de cette décision est assez violente, et fait beaucoup de
    dégâts, la messe devenant en certains endroits du grand n'importe quoi. Les conservateurs ne comprennent pas que l'on puisse revenir de cette manière sur quelque chose d'aussi important que la
    liturgie, que les papes et la tradition avaient reconnu comme sainte. D'autant que beaucoup de catholiques, ballotés dans la crise, avaient perdu la foi dans ces années, mais la retrouvent
    ensuite grâce à Mgr Lefebvre. Ce qui explique la violence de certains de leurs réactions, toujours valables aujourd'hui.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
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    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En 1977, après neuf tentatives infructueuses auprès de l'évêque de Paris pour disposer d'un lieu de culte dans la capitale, les fidèles traditionnalistes (rappelons alors que le tradiland de
    l'époque se limite à la FSSPX) choisissent "d'occuper" une église. C'est St Nicolas du Chardonnet qui est choisi. Mgr Ducaud-Bourget en est le curé jusqu'en 1984. Qui est remplacé à son décès par
    un tout jeune prêtre, l'abbé Laguérie. En 1989, celui-ci se fait remarquer par ses charges tonitruantes contre l'anniversaire de la Révolution Française. L'évêque de Paris n'a jamais fait
    exécuter la décision de justice qui ordonnait l'expulsion de la fraternité de cette église.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En mai 1982, répondant à l'appel de Jean-Paul II (en juin 1980, le pape lance à Longchamp : "France, fille aînée de l'Eglise, qu'as-tu fait de ton baptême ?" ), trois hommes du Centre Charlier
    lancent l'idée d'un <a href="http://abimopectore.over-blog.com/article-32094443.html">pèlerinage</a> sur les pas de Charles Péguy, entre Paris et Chartres. L'abbé Pozzetto, en demeure l'aumônier
    pendant vint-cinq ans.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En parallèle, depuis 1979, Mgr Lefebvre avait initié les premiers contacts auprès de Rome pour lui trouver un successeur, à la tête de la FSSPX (un évêque est indispensable pour ordonner les
    prêtres, donc pour la survie de la communauté). Les négociations se rompent brutalement en 1986 avec les journées d'Assise. Mgr Lefebvre est révolté par ce rassemblement qu'il perçoit comme du
    relativisme, et du nivellement par le bas de toutes les religions. Il condamne cette rencontre. Et cela le convainc, à tort ou à raison, qu'il ne peut rien obtenir d'un Vatican organisant de
    telles manifestations, qu'il estime contraires à la Tradition. Mgr Lefebvre sentant sa fin approcher, décide, après d'ultimes tractations (durant lesquelles il avait donné, puis retiré son accord
    à une proposition du cardinal Ratzinger ), de se passer de l'autorisation de Rome pour sacrer 4 prêtres comme évêques de la fraternité St Pie X. Il choisit pour cela les abbés Fellay, de
    Galaretta, Tissier de Malleray et Williamson en juin 1988. Tout ceux qui participent à ce sacre sont excommuniés d'office (latae sentenciae, règle introduite par Pie XII pour éviter le sacre
    d'évêques chinois communistes), ce que la FSSPX contestera toujours, avec l'idée qu'il y avait un "état de nécessité" justifiant cette décision. C'est la raison pour laquelle jamais ils ne se
    sont considérés comme réellement hors de l'Eglise.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Néanmoins, une grande partie de celle-ci n'accepte pas ce geste, et décide donc de s'en aller. Et de jouir des nouvelles dispositions immédiatement proposées par le pape Jean-Paul II à la suite
    du sacre, dans son Motu Proprio "Ecclesia Dei Afflicta" où, en plus du statut canonique, du droit à la messe tridentine et aux sacrements pour les demandeurs, il demandait aux évêques nationaux
    une autorisation de célébrer le rite tridentin de manière "large et généreuse", disposition qui sera appliquée très modestement. On parlera donc ensuite des communautés Ecclesia Dei pour désigner
    les communautés vivant sous ce régime.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ainsi naquit la fraternité St Pierre. Qui fut rejointe par l'abbaye du Barroux, citée plus haut, l'abbé Pozzetto, et avec lui, le pèlerinage de Chartres. Ce pèlerinage étant devenu une coutume,
    un autre pèlerinage fut créé par la FSSPX le même week-end que son frère jumeau, mais dans l'autre sens, entre Chartres et Paris.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bien auparavant, des séminaristes en difficulté dans des séminaires diocésains s'étaient réunis pour discuter des possibilités de célébrer le rite tridentin, sans passer par la solution FSSPX. De
    ces discussions nait en 1990 l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, dirigé par Mgr Wach, qui plante son séminaire en Toscane, à Gricigliano. La spiritualité y est d'inspiration salésienne.
    Leur fief français devient l'église de Port Marly qui avait été également occupée par ses paroissiens en 1986, et sera reconnu par le diocèse une dizaine d'années plus tard. La différence majeure
    de cet l'Institut avec la fraternité St Pierre est qu'ils acceptent, une fois par an, les concélébrations, ou dit autrement, d'entourer leur évêque lors de la messe chrismale du Jeudi Saint,
    concélébrations qui sont généralement refusées par les prêtres célébrant la messe tridentine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Enfin, en 2005, profitant de l'élection de Benoit XVI, et de son herméneutique de la continuité (l'idée qu'il faut lire le concile Vatican II à la lumière de la Tradition, c'est à dire des
    enseignements accumulés de l'Eglise) les deux fortes têtes de la FSSPX, que sont les abbés <a href="http://abimopectore.over-blog.com/article-24555451.html">Laguérie</a> et Tanoüarn, la quittent
    pour fonder l'Institut du Bon Pasteur, dans le cadre des communautés Ecclesia Dei. A cette occasion, le Vatican accepte que ces communautés fassent une critique légitime et mesurée du concile.
    Ils s'installent à Bordeaux, dans l'église St Eloi, et à Paris, au Centre St Paul, et ils seront victimes du reportage des Infiltrés que <a href=
    "http://abimopectore.over-blog.com/article-les-infiltres-decryptage-du-doc-49442211.html">j'ai déjà évoqué</a>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
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    *
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  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Entre-temps, la FSSPX avait posé des "exigences" au retour des négociations avec Rome, qui étaient la libéralisation du rite tridentin, et la levée des excommunications des 4 évêques. La première
    mesure est déclenchée par Benoit XVI le 7 juillet 2007, par le <a href="http://abimopectore.over-blog.com/article-11227918.html">Motu Proprio</a> "Summorum Pontificum Cura", et la seconde est
    accordée le 21 janvier 2009, au prix d'une polémique très importante pour le pape. Les discussions doctrinales entre les deux parties commencent alors, et aboutissent à un préambule que la FSSPX
    doit accepter pour "revenir" dans l'Eglise. Préambule qu'elle a pour le moment refusé. Maintenant que le rite tridentin est libéralisé, ce qui pose problème sont les nouveaux éléments avancés par
    le concile Vatican II qu'ont été l'oecuménisme, la liberté religieuse et la collégialité, et dont la FSSPX conteste la pertinence. En outre, se pose la question du statut canonique de la FSSPX,
    c'est à dire le régime juridique dont elle pourrait disposer une fois reconnue. Les évêques ne souhaitant pas particulièrement son intégration, le plus simple serait un statut dépendant
    uniquement du pape, comme une prélature personnelle, à la manière de l'Opus Dei. Voilà où nous en sommes aujourd'hui.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ainsi nous retrouvons donc avec la carte du Tradiland que je dois à un ami de la FSSPX. La taille des caractères des noms est lié au nombre de vocations dans la communauté.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/89/17/93//constellation.jpg" alt="http://idata.over-blog.com/1/89/17/93//constellation.jpg" class=" CtreTexte" style=
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  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
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    &nbsp;
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    *&nbsp;&nbsp; *
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    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quelques précisions diverses:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je passe sur les histoires de paroisses, de transfert de prêtres entre fraternités, ou même entre l'Eglise et les diverses communautés, il y en a pour tous les goûts et dans tous les sens.
    Toujours est-il qu'on peut signaler que la fraternité St Pierre, malgré sa fidélité au St Siège, n'a toujours pas de paroisse à Paris, que le Bon Pasteur y dispose d'un lieu qui ressemble à tout,
    sauf à une église. Les paroisses avec la messe en latin sont desservis par des curés diocésains à St Eugène - Ste Cécile ou Notre Dame du Lys, mais les communautés Ecclesia Dei n'y ont pas de
    lieu dédié. Enfin, la FSSPX est toujours présente à St Nicolas du Chardonnet.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les sédévacantistes sont la branche la plus extrême des traditionnalistes. Cette option, qui a toujours été refusée par Mgr Lefebvre, représentent ceux qui considèrent que le siège de Rome est
    vide (vacance du siège) et que le pape d'après Vatican II ne peut être qu'un anti-pape. Un des leurs, héritiers des dominicains, le père de Blignières, qui avait été très vigoureux dans sa lutte
    contre Rome dans le cadre de sa fraternité St Vincent Ferrier, est revenu dans l'Eglise, et a renié ses errements passés. Mgr Williamson, représentant l'aile dure de la FSSPX, a parfois tendance
    à flirter avec cette tendance sulfureuse, lui causant de nombreux soucis en interne.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J'ai évité de parler des communautés proches mais non traditionnelles. Pour prendre deux exemples complètement opposés, la communauté St Martin ou la Contre-Réforme Catholique sont des satellites
    de cet univers, mais n'y ont pas leur place. La première s'est axée sur le respect de la liturgie dans le cadre du nouveau missel, notamment par l'utilisation du latin, le port de la soutane pour
    les prêtres mais n'a pas de lien direct avec le rite tridentin. Tandis que la deuxième n'est pas loin d'une secte dont le fondateur, l'abbé de Nantes, a toujours extrêmement violemment critiqué
    les autorités pontificales depuis le concile.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-quand-je-suis-faible-c-est-alors-que-je-98094125.html</link>
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            <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 18:51:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="hitcitation">
    Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes
    faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, <strong>quand je suis faible, c'est alors que
    je suis fort</strong>.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    St Paul, 2 Corinthiens, XII - 9/10
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
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  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En lançant la vidéo, vous pouvez choisir la langue des sous-titres. Via Solenn
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    EDIT : Et la deuxième vidéo, de la même intervenante :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Sempé, ou le regard de Dieu]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-sempe-ou-le-regard-de-dieu-87472420.html</link>
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            <pubDate>Wed, 28 Dec 2011 11:39:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Dans l'exposition Sempé à Paris, le dessinateur tient ce propos, dont une partie légendaire, qu'il attribue à Duke Ellington : <em>"Le jazz est à la musique classique ce que le dessin d'humour
    est à la peinture. Pour moi ça a toujours été proche, c'est à dire que le dessin d'humour ce n'est pas grand-chose. Comme dans le jazz, l'art, c'est de suggérer, c'est le contraire de notre
    époque qui enfle tout. Le dessin d'humour, comme le jazz, c'est l'humilité."</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et ça se comprend, osons le dire, surtout sur le plan catholique. La culture classique picturale, très intellectuelle, pour géniale qu'elle puisse être, est un sommet de la civilisation, mais
    nécessite un apprentissage, une éducation, une recherche intellectuelle approndie, peu accessible à tous. Sempé nous dit que tout cela est bel et bon, mais que l'essentiel n'est pas là.
    L'essentiel est dans l'homme, ses désirs inassouvis, ses contradictions, ses incohérences, dans ce qui lui insuffle cette vie trépidante, jamais satisfaite, et toujours en recherche.
  </p>
  <p>
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    height="541" width="410">
  </p>
  <p>
    Or cette vie n'est jamais si bien montrée que dans les petits cartoons, les dessins d'humour que Sempé affectionne, dont il s'est fait le spécialiste. Ses dessins sont doux, attentionnés,
    délicats, un rappel que la vie n'existe que si elle est contemplée dans les petites choses qui nous entourent, et nous renvoient au principe central.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dieu, en somme.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette petite fille jouant à la corde à sauter sur un toit d'immeuble, perdu parmi tant d'autres, renvoie une fraicheur nouvelle. On se demande si l'on a déjà regardé des enfants jouer. Si on a
    déjà regardé profondément et en vérité l'insouciance. Il a bien raison de souligner que ces dessins sont l'antidote d'une société enflée, pour ne pas dire boursouflée, de richesses, de
    tentations, de suffisance.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout cela est sans prétention, il le dit lui-même. <em>"C'est généralement lorsqu'on cherche à être intelligent qu'on dit des choses stupides."</em> Mais être sans prétention, ne pas chercher à
    être intelligent ou adroit est la plus grande des prétentions, justement. Rien de plus humble, donc de plus grand, que de chercher à donner à contempler, que d'être là, sans rien demander, de
    proposer et de laisser faire le lecteur.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Certains qualifients ces dessins d'ironique. Je ne trouve pas. Parce que dans l'ironie se glisse un peu de désespoir, un tout petit de cynisme, ce que Sempé ne pratique jamais. Il est tout sauf
    desespéré ou cynique. Mieux, ses dessins qui suggèrent cela font partie de ses dessins ratés, dit-il lui-même, tant l'affection que l'on doit éprouver pour ses personnages est primordial. Ils
    sont fiers, orgueilleux, râleurs, intempestifs, bourrés de défauts, et généralement plongés dans un univers qui les dépasse, dont ils ont peine à garder le contrôle mais, malgré tout cela, on ne
    peut s'empêcher de les aimer, parce que l'on sait très bien que c'est de nous-mêmes dont il s'agit. Même ses révolutions ont l'air inoffensives. Les conflits ne sont brossés que dans ce qu'ils
    ont de plus ridicules. Un peu comme nos péchés, pourrait-on rappeler, dont nous nous sentirons certainement moins coupables que ridicules à l'heure du jugement, comme le rappellent les grands
    maitres spirituels. <img src="http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/files/2010/11/sempecouple.1289929103.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/files/2010/11/sempecouple.1289929103.jpg" height="348" width="306">Nous rendant compte de l'inanité de ceux-ci dans le grand projet divin, nous ne
    pouvons qu'être en proie à la désagréable sensation d'avoir été un peu imbéciles. Comme des personnages de Sempé, qui verraient leur propre mise en situation par le dessinateur.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il a donc quelque chose du regard divin, plein de délicatesse, s'amusant paternellement de chacune de nos bêtises ou de nos prétentions, saisissant le ridicule de la situation avec bienveillance.
    Voyant tout ce que l'individu a apprendre à la suite, et lui tendant la main. Lorsqu'on lit M. Lambert, on se prend à penser que Clothaire, Aignan, Alceste sont devenus adultes mais n'ont pas
    changé, ils sont toujours aussi enfants. Ce que nous sommes tous au fond, notre tragédie étant qu'on l'oublie, comme le rappelle la conclusion de la boutique de l'Orfèvre, la pièce écrite par
    Jean-Paul II : <em>"Le drame, c'est que nous ne soyons pas assez enfants."</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sempé souscrirait sans peine à cette conclusion, lui qui a intitulé un de ses albums "Enfance" et qui ajoute " <em><span class="commentBody"><span class="text_exposed_show">il m’est arrivé de
    devenir, par moments, raisonnable mais jamais adulte".</span></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span class="commentBody"><span class="text_exposed_show">On a dit et répété récemment que les catholiques devaient produire du spectacle ou des réponses construites, face à certaines pièces de
    théâtre blasphématoires.</span></span> Et bien, il n'y a r<span class="commentBody"><span class="text_exposed_show">ien de plus catholique que ces dessins de Sempé. Exposé et financé par la
    mairie de Paris.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.paris.fr/accueil/culture/sempe-s-expose-a-l-hotel-de-ville/rub_9652_actu_105394_port_24330">"Un peu de Paris et d'ailleurs"</a>.&nbsp; Entrée gratuite. <span class=
    "commentBody"><span class="text_exposed_show"><span style="text-decoration: line-through;">Jusqu'au 12 février</span> Prolongé jusqu'au 31 mars, v</span></span><span class=
    "commentBody"><span class="text_exposed_show">enir de préférence tôt le matin.</span></span> <span class="commentBody"><span class="text_exposed_show">Pour de plus amples explications, on
    regardera ce petit documentaire <a href="http://www.youtube.com/watch?v=IuNLZzcTjGE">Empreintes</a>.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span class="commentBody"><span class="text_exposed_show"><br></span></span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Joyeux Noël à tous !]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-joyeux-noel-a-tous-94526818.html</link>
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            <pubDate>Sun, 25 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/y8AWFf7EAc4" frameborder="0" height="315" width="420"></iframe>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et je vous souhaite également, avec un peu d'avance, une excellente année 2012.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Edit : Les amateurs de musique baroque ont <span style="text-decoration: line-through;">une petite semaine pour visionner <a href="http://videos.arte.tv/fr/videos/fetes_baroques-4299406.html">cet
    excellent concert</a></span> (un mois pour le réécouter sur <a href="http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/concert-soir/emission.php?e_id=80000056&amp;d_id=425005622">France Musique</a> ce
    concert ou le <a href="http://vimeo.com/34241706">revoir ici</a>) du 10e anniversaire des choeurs d'Astrée.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Conférences de Samarie]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-conferences-de-samarie-91126449.html</link>
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            <pubDate>Sun, 04 Dec 2011 13:05:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <a href="http://www.conferencedesamarie.com/">Le site</a> des Conférences de Samarie, de la communauté St Jean, a fait peau neuve. Maintenant, il est possible de regarder en streaming toutes les
    conférences du père Rouvillois que vous pouvez choisir dans la partie droite de la vidéo, en cliquant sur la flèche. Vous retrouverez toujours cet alliage très séduisant entre spiritualité,
    psychologie et exégèse. Il me semble qu'on a tous quelque chose à y apprendre, elles sont indispensables.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Un exemple avec cette conférence sur la culpabilité, de 2003. Et on pourra écouter avec profit les conférences sur la paternité, le rôle de la femme dans l'Eglise, Israël avec le rabbin Korsia,
    l'exigence d'être chrétien, et bien d'autres.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
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  </div>
  <div>
    Des conférences de haut niveau, que vous pouvez également télécharger pour les voir sans Internet.
  </div></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Il faut que jeunesse se passe]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-il-faut-que-jeunesse-se-passe-87139171.html</link>
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            <pubDate>Mon, 24 Oct 2011 10:33:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Le service militaire, à l'époque où il existait, avait cette utilité. Confronter toute une génération de mâles à un environnement qu'ils ne connaissaient pas pour y accomplir des tâches qu'ils
    n'auraient jamais faites dans leur position initiale. Il n'y avait pas de jaloux, tous les hommes étaient concernés, et étaient priés d'obéir qui à un sergent instructeur, qui à un officier
    désagréable, qui à un première classe revêche. Les jeunes découvraient la réalité de la vie, en étant encadrés et couverts, et devaient avoir un comportement d'adultes responsables. Or ce qui
    était pour beaucoup de gamins l'occasion de se calmer, d'appréhender la vie un peu plus justement, un peu moins follement, a disparu. La nature ayant horreur du vide, chaque communauté trouve ses
    expédients pour cadrer l'énergie de ses jeunes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et bien, chez les cathos réacs, les manifestations, comme celles du théâtre du Chatelet, servent à ça. De rite de passage des jeunes à l'âge adulte. Ce type de manifestations représente plusieurs
    avantages, pour tout le monde:
  </p>
  <p>
    - souder le mouvement, autour d'un objectif commun, avec des adversaires identifiés et ligués contre ce mouvement
  </p>
  <p>
    - casser la monotonie de la vie en y introduisant un peu de piment
  </p>
  <p>
    - faire un peu de publicité au mouvement
  </p>
  <p>
    - accessoirement, ou peut-être est-ce justement l'essentiel, draguer la fille d'à côté en se donnant une image romantique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La liste est longue, chaque communauté à son passage initiatique, forgeant ainsi les histoires et la légende des individus, chacun étant, bien évidemment, dans le camp des vainqueurs à la fin.
    Chez l'extrême-gauche, ce sont les bastons qui ont lieu de temps à autre avec leurs homologues d'extrême droite qui n'ont généralement pour conséquence que quelques contusions de part et d'autre.
    Chez les gauchistes, on pourrait parler des mouvements étudiants à la moindre tentative d'une esquisse de réfome de l'Education Nationale, avec leur cortèges de manifs et de blocages. Chez les
    gays, ce sont les happenings divers, parfois contre l'Eglise. Dans les milieux populaires, c'est la soirée au stade de foot, les accrochages avec les hooligans qui parfois, dégénèrent. Chez les
    cathos BCBG, ce sont les JMJ, FRAT, et autres séjours catholiques qui permettent de s'émanciper des parents et de draguer les filles. Là, pas de violence, du fait des moindres politisation et
    implication de ce milieu dans les problèmatiques religieuses ou politiques. Evidemment, tout cela s'entrecroise, les uns rejoignant ou affrontant les autres, mais ce n'est finalement rien d'autre
    qu'une vaste guerre des boutons. Seul point commun de tout ceci, chacun dépense son énergie sur le sujet qui lui tient le plus à coeur. La défense du christianisme, les acquis sociaux, sa ville,
    son identité, sa bande, son territoire, faites votre choix, il y en a pour tous les goûts.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En ce qui me concerne, il m'est arrivé, lors de prières pacifiques devant des avortoirs (interdites à l'époque, et désormais autorisées), d'avoir été emmené au poste de police pour quelques
    questions avec toutes les autres personnes en prière. Il n'y a aucune ouverture de casier, pas de condamnation, juste un petit tour au poste de police pour marquer le coup. Les policiers
    finissent par papoter tranquillement avec vous parce qu'on n'est quand même pas des sauvages. Et on sort tranquillement du poste trois heures après. Toutes ces initiatives sont surtout
    impressionnantes pour ceux qui ne sont pas au fait de la gestion de manifs, qui ne sont pas accoutumées à qu'on puisse jauger, et disons le mot , "jouer" avec les forces de l'ordre. Il ne leur
    viendrait même pas à l'esprit de manifester, donc l'idée de faire quelque chose où la police intervient est au-dessus de leur forces. Mais ce n'est pas plus grave que cela, soyons-en conscients.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il est d'ailleurs parfaitement possible d'adopter la même grille de lecture pour les problèmes des banlieues. Là viennent se mixer des problèmes autrement plus importants (intégration, pauvreté,
    chômage, islam) mais on ne peut nier que les échauffourées de certains jeunes contre les policiers, malgré leur violence, ne sont probablement rien d'autre, à la base, que des jeux éternels du
    chat et de la souris, du jeune désoeuvré contre le représentant local de l'Etat, ici, le policier.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les années passant, tous ces mouvements voient la majorité de leurs membres les quitter et se ranger. Il y a un moment où il faut en finir avec les bêtises adolescentes, l'impératif de
    construction d'un foyer, et de l'obtention d'un travail venant contrecarrer les ardeurs militantes. Bien évidemment, l'encadrement reste en place, et est assuré par des adultes, seul moyen de
    tempérer l'ardeur juvénile des membres et de soigneusement calibrer les interventions, histoire de limiter les risques juridiques. D'où le calme des responsables de ces mouvements, qui savent
    très bien jusqu'où ils peuvent aller.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout ça pour dire que Civitas et le Renouveau français, qui représentent l'aile dure de Civitas, prospèrent dans cette dynamique, les jeunes enflammés ne manquant pas. On peut, lorsqu'on les
    entend, crier au loup et dénoncer leur discours insupportables. Que certains de leurs discours soient difficilement audibles, parce que trop marqués, c'est tout à fait vrai. Je ne me permettrai
    pas de dire s'ils sont ou ne sont pas catholiques, ayant renoncé depuis un certain temps déjà, à distribuer des brevets de catholicité à certains de ceux que j'ai pu considérer par le passé comme
    des adversaires. Je ne le ferai donc pas pour ceux qui pourraient être proches de mes idées. Ils sont dans leur droit lorsqu'ils posent la question de la légitimité du blasphème. Le problème
    étant que la salissure du Christ peut se justifier par beaucoup de moyens différents. L'usage de l'intelligence est tel qu'il est possible de justifier beaucoup de comportements qui ne sont rien
    d'autre que scandaleux. On ne peut pas tout accepter sous prétexte de charité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais l'on peut aussi, et c'est là-dessus que j'insiste, RELATIVISER tout ceci, laisser des jeunes prier devant des bobos sans en faire tout un foin. Comme si démocratie ou république étaient
    mises en danger par une poignée de jeunes en prière. Comme si la paix sociale dépendait de la tranquillité des spectateurs d'une pièce de théâtre blasphématoire. Certains bobos faisant de la
    provocation gratuite, il ne m'est pas non plus désagréable qu'ils se rendent compte qu'ils manipulent des images et des sujets importants pour certaines personnes. Je suis tout à fait d'accord
    que ce n'est pas le meilleur moyen de les convaincre, le meilleur étant bien évidemment la personnalisation, la connaissance des gens, des sensibilités, des blessures des uns et des autres afin
    d'expliciter ce qui pose problème, mais à défaut, des prières publiques de réparation, adjointes à un courrier poli de protestation ne me semblent pas non plus être d'une violence caractérisée.
    Ce qui a été la première initiative de Civitas, rappelons-le.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A l'extrême-limite, en poussant le bouchon un peu loin, on pourrait même remercier ces mouvements, en encadrant des jeunes qui ne manqueraient pas de faire des conneries aussi grosses qu'eux,
    s'ils ne l'étaient pas. C'est même le problème qu'on a avec les banlieues, l'absence d'un encadrement soucieux de respecter un tant soit peu la loi se faisant criante. Ou le seul encadrement
    étant celui de gens justement hors-la-loi, donc plus susceptibles d'utiliser les jeunes contre la police que de canaliser leur énergie dans un sens qui ne soit pas trop dommageable pour tous.
    Ainsi, durant ces événements, la jambe d'un jeune de l'Action Française a été écrasée alors qu'il était maintenu à terre par des policiers. Il a été emmené aux urgences, et la situation n'a pas
    particulièrement dégénéré ensuite. Imaginez ce qui se serait passé si ça avait été des jeunes de banlieue. L'absence d'encadrement aurait pu laisser les choses s'enflammer de manière beaucoup
    plus importante, avec des cocktails Molotov et autres joyeusetés en prime.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le problème n'est pas donc de savoir si ces mouvements ont raison ou pas, le problème est de savoir s'il est vraiment pertinent pour les commentateurs de relayer toutes leurs initiatives, sachant
    que la motivation de tout ça est davantage de dépenser les énergies, qui perdureront de toute façon, que de mettre en place un projet politique ou religieux. Sachant que ce n'est pas parce que
    vous êtes catholiques que vous êtes chargé d'assumer les bêtises de TOUS les catholiques.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Une belle interview de Fabrice Hadjadj]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-une-belle-interview-de-fabrice-hadjadj-85390791.html</link>
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            <pubDate>Mon, 10 Oct 2011 23:22:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;"></p>
  <div>
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                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La seule chose]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-la-seule-chose-86103749.html</link>
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            <pubDate>Fri, 07 Oct 2011 16:15:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    que je retiendrai de Steve Jobs est ce "Commencement Speech" adressé aux étudiants de Stanford en 2005, prononcé lors de la cérémonie de remise des diplômes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x5m47b" frameborder="0" height="360" width="480"></iframe><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/x5m47b_vostfr-steve-jobs-stanford-commenc_news" target="_blank">[VOSTFR] Steve Jobs Stanford Commencement...</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Retranscription en français du discours <a href="http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford">ici</a>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Ecoutez ce que je ne dis pas]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-ecoutez-ce-que-je-ne-dis-pas-84854294.html</link>
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            <pubDate>Wed, 21 Sep 2011 15:04:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Ce qui est valable également pour un blog...
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Ecoutez ce que je ne dis pas, je vous en prie<br>
    Ne soyez pas trompé par mon visage parce que je porte mille masques<br>
    Et aucun n'est mon vrai moi.<br>
    N'en soyez pas trompé, au nom de Dieu, je vous en prie.<br>
    <br>
    Je vous donne l'impression d'être sûr de moi,<br>
    Plein de confiance et de tranquillité,<br>
    Que je n'ai besoin de personne : Ne me croyez pas.<br>
    <br>
    Sous ce masque, il y a le vrai moi, confus, craintif, isolé.<br>
    C'est pour cela que je me crée un masque, pour me cacher,<br>
    Pour me protéger du regard qui voit.<br>
    <br>
    Et pourtant ce regard est précisément mon salut.<br>
    A condition que je l'accepte, s'il contient de l'amour,<br>
    C'est la seule chose qui peut me libérer<br>
    Des murs de la prison que j'ai moi-même élevés.<br>
    <br>
    J'ai peur de ne valoir rien, de n'être bon à rien,<br>
    Et que vous le verrez et me rejetterez.<br>
    Alors, commence la parade des masques.<br>
    Je bavarde avec vous,<br>
    Je vous dis tout ce qui n'est rien,<br>
    Et rien de ce qui m'est tout et qui pleure en moi.<br>
    <br>
    S'il vous plaît, écoutez soigneusement et essayez d'entendre ce que je ne dis pas.<br>
    J'ai vraiment envie d'être sincère, vrai, spontané, d'être moi-même.<br>
    Mais il faut que vous m'aidiez. Il faut que vous me tendiez la main.<br>
    <br>
    Chaque fois que vous êtes bienveillant, doux et encourageant,<br>
    Chaque fois que vous vous efforcez de comprendre si vous vous souciez de moi,<br>
    Mon coeur a des ailes, des ailes très faibles, mais enfin des ailes.<br>
    <br>
    Par votre sensibilité, votre sympathie, votre puissance de compréhension<br>
    Vous seul pouvez me libérer de l'ombre de mon incertitude,<br>
    De ma prison solitaire.<br>
    Ce n'est pas facile pour vous,<br>
    Car plus vous m'approchez, plus je me défends.<br>
    <br>
    Mais on me dit que l'amour est plus fort que les murs des prisons<br>
    C'est en ceci qu'est mon espoir, mon seul espoir.<br>
    Essayez, je vous en prie de faire tomber ces murs d'une main ferme<br>
    Mais douce, car un enfant est sensible.<br>
    <br>
    Qui suis-je, vous demandez-vous ?<br>
    Je suis quelqu'un que vous connaissez très bien.<br>
    Car je suis chaque homme, je suis chaque femme que vous rencontrez,<br>
    Et je suis aussi VOUS-MEME.<br>
    <br>
    Charles C. Finn
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.poetrybycharlescfinn.com/pleasehear.html">Original ici</a>.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Acte de non-foi, de non-espérance et de non-charité]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-acte-de-non-foi-de-non-esperance-et-de-n-82981987.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-acte-de-non-foi-de-non-esperance-et-de-n-82981987.html</guid>
            <pubDate>Thu, 01 Sep 2011 09:14:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les actes de foi, d'espérance et de charité devenant, à l'usage, très routiniers, ne nous permettent pas de prendre conscience de notre incapacité à pratiquer ces vertus. Prises de conscience qui
    se traduirait beaucoup mieux par des prières telles que celle-ci.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Mon Dieu,
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Je ne vous aime pas, je ne le désire même pas, je m'ennuie avec vous.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Peut-être même que je ne crois pas en vous.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Mais regardez-moi en passant.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Abritez-vous un moment dans mon âme, mettez-là en ordre d'un souffle, sans en avoir l'air, sans rien me dire.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Si vous avez envie que je croie en vous, apportez-moi la foi.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Si vous avez envie que je vous aime, apportez-moi l'amour.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Moi, je n'en ai pas, et je n'y peux rien.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Je vous donne ce que j'ai: ma faiblesse, ma douleur.
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Et cette tendresse qui me tourmente et que vous voyez bien...
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Et ce désespoir...
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Et cette honte affolée...
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Mon mal, rien que mon mal...
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    C'est tout !
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span class="hitcitation">Et mon espérance !</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    In <em>Le combat de Jacob</em>, du père Marie-Dominique Molinié, qu'il faudra bien que j'évoque ici.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Un événement sans précédent : la dégradation des Etats-Unis]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-un-evenement-sans-precedent-la-degradati-81097436.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-un-evenement-sans-precedent-la-degradati-81097436.html</guid>
            <pubDate>Tue, 09 Aug 2011 10:50:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les Etats-Unis ont donc été dégradés par l'agence de notation Standard &amp; Poor's. La notation AAA accordée à la dette américaine, depuis la création des agences en 1941, a été réduite à AA+,
    avec une perspective négative, un événement sans précédent dans l'histoire financière. En Europe, les marchés actions se sont repliés de 4% en moyenne, tandis que sur les marchés obligataires, la
    BCE initiait des programmes massifs d'achat de dettes publiques, dans le but de faire baisser les inquiétudes, et d'empêcher ces mêmes dettes de s'effondrer. Outre Atlantique le constat est plus
    sévère, le marché actions s'effondrant de 6.60% au moment du discours d'Obama. En revanche, l'emprunt d'Etat américain n'a pas bougé, contrairement à ce qu'on pourrait penser, vu que la qualité
    de ce titre a été dégradée.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La dégradation de S&amp;P a conclu deux semaines folles de baisse prononcée des marchés, inquiets de la tournure que prenaient les négociations concernant le relèvement du plafond de la dette
    américaine (actuellement à 15 000 milliards de dollars). C'est donc une conséquence logique des atermoiements sans fin concernant la dette américaine, S&amp;P ayant dit et répété que le montant
    n'était pas la cause principale de la dégradation (d'autant qu'une erreur de 2 000 milliards de dollars s'est glissée dans leurs calculs), mais bien l'échec de la gouvernance américaine, qui doit
    beaucoup à l'intransigeance des minoritaires du Tea Party.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ainsi, les américains doivent-ils, pour la première fois, faire face au coup de semonce des agences à propos de la dette publique, qui a augmenté de plus de 10 000 milliards de dollars depuis dix
    ans, sous l'effet conjugué des guerres et du sauvetage de l'économie en 2008. Encore ne parle-t-on pas des engagements futurs de retraite, et des passifs divers à financer, dont le total est très
    largement supérieur aux chiffres évoqués précédemment. Le dilemme est cornélien : soit se serrer la ceinture pour arrêter le déficit, ce qui implique une austérité sans précédent, mais qui réduit
    ensuite les rentrées fiscales, donc la diminution de la dette, soit continuer à soutenir l'économie, en espérant que l'inflation ou que la croissance permette d'augmenter les rentrées fiscales,
    ce qui demeure hautement aléatoire, et dans un premier temps, ne se traduira que par une hausse de la dette. On peut souhaiter bon courage au président Obama.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En parallèle, la Chine a fait un commentaire peu amène, rappelant le devoir des Etats Unis de réduire leur dette. Ils ne vont pas évidemment pas se faire prier pour rappeler qu'ils sont les
    premiers détenteurs étrangers de la dette américaine, et qu'ils se déclarent prêts à prendre la suite du leadership mondial (bien qu'ils soient encore beaucoup trop immatures pour cela, et que
    cela ne pourra pas se faire avant de longues années).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'Europe, quant à elle, n'est pas en meilleure forme. A long terme, fautes de réformes structurelles suffisamment fortes, la situation de l'euro parait bien compromise. On peut résumer les choses
    de manière assez simple. Soit nos politiques se résolvent à abandonner leurs prérogatives nationales, pour mettre en place le fédéralisme budgétaire d'ici quelques années, soit la monnaie unique
    explose. (Pour de plus amples détails, il faut lire <a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/Connolly">cette étude</a> ou ces <a href=
    "http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?Crise-europe">billets</a> d'Econoclaste, et notamment <a href=
    "http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2011/06/15/1797-l-euro-survivra-t-il">celui-ci</a> ou <a href=
    "http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2010/12/02/1759-l-europe-en-plein-deni-de-realite">celui-là</a>.)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si le fédéralisme européen s'impose, c'est la mise en place du pan-germanisme tels que les expansionnistes allemands l'ont toujours rêvé. En effet, le fédéralisme budgétaire nécessite des
    transferts de fonds entre les régions économiques les plus fortes vers les plus faibles (de la même façon qu'en France, la région parisienne finance abondemment la Creuse, la Bavière devra
    financer la Grèce et le Portugal). Ce qui implique une prise de pouvoir de la part des zones les plus fortes. Même si l'Allemagne commence à montrer qu'elle est fatiguée de payer, la construction
    européenne impose qu'elle prenne le leadership de la zone, que ça lui plaise ou pas. Là encore, nous en sommes très loin.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Que penser de tout cela ? Sauf réforme d'envergure, inflation d'importance ou cure d'austérité massive avec plan de réduction des dettes, je ne donne plus très cher, d'ici une décennie ou deux,
    du système capitaliste occidental, vieillissant et à bout de souffle.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Alors, que faut-il faire, pour les rares qui souhaiteraient (encore) investir ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans ce contexte morose, les entreprises affichent des bénéfices et des bilans particulièrement sains, jamais vus auparavant. Ce qui est bien la moindre des choses, vu que les entreprises et les
    banques ont transféré leur dettes, il y a deux ans et demi, aux Etats. Il n'empêche, les perspectives de croissance ne sont pas au beau fixe et les actions, et autres obligations, sont
    profondément dépendantes des informations concernant les Etats. Par exemple, acheter l'action Total, ce n'est pas seulement acheter l'action d'une entreprise française vendant du pétrole, avec
    des bénéfices gigantesques, c'est également acheter 15% de l'indice actions français, représentatif de l'anticipation des acteurs sur le devenir économique de la France, elle-même dépendante de
    la santé de l'Etat français, et de l'Europe. Sauf histoires particulières ou reprise conjoncturelle de quelques mois, je suis globalement négatif à long terme sur les marchés occidentaux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Peut-être l'investissement sur des fonds émergents est-il approprié. Les zones émergentes connaissent une correction boursière violente depuis le début de l'année dont les spécialistes ont du mal
    à anticiper la fin. Les bulles boursières y sont très présentes, les prix encore chers, les marchés y sont peu mûrs, mais l'avenir est clairement là-bas.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Achat d'or. Même si l'or vole de record en record, il n'est pas forcément aussi sur-évalué qu'on pourrait le penser. Preuve en est <a href=
    "http://www.zerohedge.com/news/gold-bubble-14-charts-facts-and-data-suggest-not">cette étude</a> (en anglais) qui montre, par rapport aux indicateurs monétaires et macro-économiques classiques,
    que l'or pourrait même être sous-évalué. Inutile de dire qu'en cas de vacillement du système économique mondial, l'or physique deviendrait l'investissement refuge par excellence, et que sa valeur
    devrait monter au ciel. Il n'a d'ailleurs pas cessé de grimper, puisqu'il a pris plus de 20% en un mois (en euros). N'oublions pas non plus le cash, tout garder en liquidités en attendant des
    jours meilleurs peut être une idée. Vous ne gagnez rien, mais vous ne perdez rien, ce qui, par les temps qui courent, est presque une bonne affaire.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Plus globalement, on peut se demander ce qu'il faudrait faire pour éviter qu'une telle crise se reproduise.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il m'est arrivé d'écrire sur ces question, où je répondais par <a href="http://abimopectore.over-blog.com/article-et-si-on-retournait-a-l-etalon-or-38814445.html">l'étalon-or</a>. Aujourd'hui,
    j'arrive à une conclusion un peu différente. Il me semble que le problème n'est pas tant le système monétaire ou capitaliste que la mentalité avec laquelle chacun remplit sa tâche. Les financiers
    sont peut-être hautement critiquables, reste qu'ils ne sont pas plus cupides que l'homme de la rue. Si ce dernier se trouvait à la même place, avec les mêmes avantages et mêmes techniques, il
    ferait les mêmes bêtises, et les mêmes profits. Me semble-t-il, la réponse à cette crise n'est peut-être pas une réponse de système (quoi qu'un système comme <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Distributionnisme">le distributisme</a>, sans être un adepte de la décroissance, me parait être une voie sur laquelle réfléchir), mais une réponse de personnes. Ce
    qui importe est la façon dont chacun remplit sa tâche.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Comme le disait <a href="http://www.liberation.fr/promo-libe/06011791-ce-n-est-pas-au-secteur-prive-de-guider-vers-le-bonheur">Emmanuel Faber</a> (actuel directeur général de Danone, qui a passé
    le début de sa carrière en banque d'investissement) en conférence, la relation que la société entretient avec la finance est un juste retour de la relation que la société entretient avec ses
    ainés. Dans le sens où la finance étant un monde d'argent, c'est à dire majoritairement détenu par les générations les plus agées, la pression financière est un parallèle à la pression que la
    société met sur ses ainés pour les faire disparaitre de sa vue. Bien évidemment, la comparaison a ses limites, vu que la finance est un monde beaucoup plus large et international qu'une simple
    génération. Mais tout de même, il me semble qu'elle est pertinente, en ce qu'elle pose la question de la relation personnelle que chacun entretient avec son prochain. Il faut bien comprendre que
    nous avons les politiques, les dirigeants économiques, les financiers, les journalistes, ou même les chinois, que nous méritons collectivement. Le comportement des uns a un impact évident et
    clair sur le comportements des autres. Si l'on est dur, cupide, âpre au gain, et violent, alors il est on ne peut plus normal d'avoir des intervenants sur cette même longueur d'onde. Il n'aura
    échappé à personne que peu de gens se soucient du bien commun, que la majorité se préoccupe de tirer ses marrons du feu, sans penser aux conséquences induites sur le système. Après moi, le déluge
    ! A force de servir sur la bête, il est normal qu'elle soit à bout de souffle.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A l'heure des changements d'empire, on peut se poser la question de la responsabilité collective et personnelle. Problèmatique que l'Eglise n'a pas cessé de mettre en relief, en pointant
    l'impératif de personnalisation des relations économiques. Il serait peut-être temps de s'y pencher sérieusement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Tree of life, une conversion vue par Terrence Malick]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-tree-of-life-une-conversion-vue-par-mali-78732505.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-tree-of-life-une-conversion-vue-par-mali-78732505.html</guid>
            <pubDate>Wed, 06 Jul 2011 14:58:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    The Tree of Life, le film de Terrence Malick, palme d'or au dernier festival de Cannes, suscite les réactions habituelles
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://www.ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2011/06/Tree-of-Life-Movie-Malick.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://www.ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2011/06/Tree-of-Life-Movie-Malick.jpg" height="305" width="374">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    des spectateurs à chaque sortie de ses long-métrages. On aime ou on déteste, et chacun, selon la vulgate ambiante, y voit ce qu'il y veut&nbsp; (il est&nbsp; d'ailleurs parfaitement possible que
    je tombe dans ce travers). Néanmoins, très peu ont vu, parmi les commentateurs et les critiques, à quel point ce film est profondément chrétien. Terrence Malick est <span style=
    "text-decoration: line-through;">baptiste</span> épiscopalien, et tente de transmettre une vision des choses en accord avec sa foi au travers de ce film. Il est vrai que le niveau de
    déchristianisation est tel qu'il est difficile pour les spectateurs de comprendre les références religieuses du film. Que les gens cultivés me pardonnent, je ne vais pas cesser d'enfoncer des
    portes grandes ouvertes, rappeler des évidences grosses comme des maisons, bien des symboles utilisés par Malick sont simples, simplistes, à la limite du cliché éhonté, mais c'est le prix à payer
    pour expliciter le film au spectateur lambda.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En guise d'avertissement, je dois indiquer à mon lecteur que je dévoile toute l'intrigue (si vous ne l'avez pas vu et que vous souhaitez garder la surprise du film, faites l'impasse sur ce
    billet), et que celle-ci prend tout son sens dans ma vision des choses. Pour autant, je me pose encore quelques questions sur la signification de certains passages, tout n'est pas bien éclairci,
    il est certain que je n'épuise pas la richesse de toutes les scènes du film, et il est non moins probable que des niveaux de lecture m'échappent, tandis que je dois passer à côté de toutes les
    références iconographiques, renvoyant à la culture américaine, ou aux films précédents de Malick (bien que ceux-ci évoquent tous l'idée d'un paradis perdu, que l'homme ne cesse de poursuivre). Ce
    billet est donc nécessairement imparfait et incomplet, et aurait besoin de mises à jour en fonction des apports pertinents des uns et des autres, mais également des versions longues ou director's
    cut qui pourraient voir le jour (on parle de versions de 4 à 6 heures) et qui apporteraient d'autres éléments.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Concernant ce billet, prenez votre temps pour le lire, ce billet est long, très long, trop long probablement, mais il me semble que pour expliquer pas à pas la démarche de Malick et la mettre en
    regard de la foi chrétienne, il soit impossible de faire moins, on pourrait facilement écrire une thèse à ce sujet. Le réalisateur réfléchit à ce film depuis une trentaine d'années, il a eu le
    temps de le peaufiner (d'autant que la sortie initiale, prévue pour l'année dernière, a été repoussé d'un an car Malick n'était pas satisfait de son montage).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'histoire résumée est assez simple : à l'occasion d'une dispute avec son père, un homme, Jack, repense à son enfance et adolescence. Ayant son frère et sa mère en tête, il analyse leur rôle
    durant cette période. Et comprend alors que son frère et sa mère ne sont que des signes de quelque chose de plus haut.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Présentons les principaux personnages qui sont au nombre de quatre :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - le fils ainé, brun, Jack, que l'on voit bébé, adolescent (excellent Hunter Mack Crunken) et adulte (Sean Penn), le personnage principal du fil, dont la voix en off est le fil rouge du film
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - le fils cadet, blondinet, qui n'est pas nommé, mais dont les initiales sont RL
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - la mère, Mrs O'Brien, interprété par Jessica Chastain qui illumine l'écran
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - le père, O'Brien, interprété par Brad Pitt
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Malgré cela, le sujet principal du film, ce n'est pas Jack, ni sa famille, mais Dieu. Dieu que Malick évoque par la contemplation de sa Création, et par cette vie, somme toute banale, d'un homme
    qui comprend un peu mieux le sens de celle-ci. Dieu est représenté dans le film par le soleil, ainsi que l'indique Mrs O'Brien à son fils ("<em>C'est là que Dieu habite</em>"), ce qui n'est pas
    le moindre des clichés du film.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le film commence par une espèce de flammèche qui représente, à mon humble avis, l'âme de Jack, en lien plus ou moins étroit avec le Créateur (on entend régulièrement des vagues à ces instants),
    la voix off de Jack revenant parfois à ce moment. Cette flammèche revient tout au long du film, change régulièrement de structure, et le conclue. Elle marque la séparation entre les différents
    parties du film, parties que l'on peut résumer ainsi :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - l'introduction qui commence par l'annonce du malheur de la mort de RL, le cadet blond, probablement situé il y a une trentaine d'années. Elle est centrée sur les parents.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - le présent, où l'on voit Jack adulte, dans une probable crise existentielle, autour de la cinquantaine, se posant des questions sur sa vie
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - le passé où il relit sa propre enfance et adolescence, qui compose l'essentiel du film
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - l'accomplissement, où Jack comprend ce qui lui est demandé, fait le choix de la Vie et la conclusion qui en découle
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mon billet reprendra cette structure qui permet de coller au mieux au film.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'où plusieurs histoires dans l'histoire. Tout d'abord, celle des parents O'Brien avec leurs enfants, celle de Jack repensant à son passé, puis celle du même Jack, cette fois adolescent,
    traversant les vicissitudes de la vie. Les symboles qui traversent le film, et qui lui donnent sa cohérence, sont les suivants : l'arbre de vie, qui symbolise la vie du cadet, RL, porteur de
    grâce comme sa mère, le soleil, symbole de Dieu, la flammèche, et la voix de Jack en off. Les scènes se font écho les unes les autres au sein du film et les allusions à des références extérieures
    sont incessantes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    Avant d'aller plus loin, regardons la bande-annonce, qui nous permettra d'avoir une idée des scènes que je vais évoquer ensuite.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xg5dyj" frameborder="0" height="264" width="480"></iframe><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xg5dyj_the-tree-of-life-vostfr-bande-annonce-hd-sous-titree-fr_shortfilms" target="_blank">The Tree of Life (VOSTFR) - Bande-annonce
    HD...</a>&nbsp;<em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si on prend garde aux paroles, la bande-annonce permet de comprendre rapidement le long-métrage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On remarquera tout d'abord que la narration du film respecte la structure du livre de Job, dont l'introduction est une référence évidente, deux versets de ce livre introduisant le film :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span class="french">Où étais-tu quand je fondais la terre ? (...)</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span class="french"><em>Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d'allégresse, Et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie ? (Job, 38; 4,7)</em><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span class="french">Il s'agit du moment où Dieu s'adresse à Job après qu'il n'ait cessé de jusfifier de sa bonne foi et de sa droiture face à ses amis. Il ne comprend pas et s'en prend à Dieu,
    qui lui répond ainsi. Le livre de Job est introduit par l'annonce du malheur, puis par une discussion progressive entre trois amis et Job, qui occupe le corps du texte (où il relit sa vie
    également) pour enfin se terminer par la protestation de Job de sa bonne foi, la parole de Dieu et la réhabilitation de Job.</span> Cette structure du livre est reprise dans le film, Job étant
    représenté par Jack.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>"Frère, Mère, c'est vous qui m'avez conduit à Lui."</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Première phrase du film, prononcée par Jack, en off. Juste après, c'est Mrs O'Brien, sa mère, qui prend la parole, en évoquant le contraste entre nature et grâce, thématique tirée du chapitre 54
    de <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Imitation_de_J%C3%A9sus-Christ/Livre_3/Chapitre_54">l'Imitation de Jesus-Christ</a> (et que Simone Weil a reprise dans la Pesanteur et la Grâce). Mrs
    O'Brien développe tout un descriptif de la grâce, en rappelant que la grâce est patiente, lente à la colère, discrète, charitable. Elle termine en disant que quoi qu'il arrive, elle lui restera
    fidèle. Si on met en rapport ces deux phrases de prologue, on comprend dès lors aisément que le frère et la mère sont les deux représentants de la grâce dans la vie de Jack. Ce que Malick n'aura
    de cesse de développer tout au long du film.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On annonce la mort de RL à sa mère, qui s'effondre. L'arbre est étique, probablement mort, le ciel est gris, le soleil caché. Des amis viennent tenir à la mère des paroles qu'ils croient
    réconfortantes (<em>"La vie continue", "tu as d'autres fils", "il faut aller au-delà"</em>) mais qui ne font qu'accentuer la peine de la mère. Exactement comme dans le livre de Job. O'Brien
    regrette d'avoir été trop colérique envers son fils. Changement de chapitre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Lorsque Jack, la cinquantaine, se réveille, des images de plage et de sa mère, apparaissent et visiblement, le travaillent, ce qui l'incite laisser sa main sous l'eau, puis à allumer une bougie
    et à la contempler. La caméra s'attarde sur un arbre emprisonné dans du béton, signe de l'emprisonnement de la vie de Jack qui n'a pour le moment pas grand sens, malgré le fait qu'il vive dans le
    luxe et l'aisance. Alors qu'il est au travail, dans des buildings de verre et d'acier, des images de ce même Jack sur une plage et face à une porte, au milieu de nulle part sous un soleil
    resplendissant, apparaissent. Il recule, ne souhaitant pas franchir le seuil de cette porte. Pourtant, il entend la voix de son frère lui disant <em>"Suis-moi"</em>. Cette porte est une référence
    claire à l'Evangile qu'il refuse alors de faire sien, et qu'il n'accepte qu'à l'issue du film. Son évolution entre ces deux moments n'est pas montrée, elle n'est que suggérée par la relecture de
    son enfance et adolescence, vue sous l'angle de la grâce.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/05/03/TOL/tumblr_ll569x6gxN1qiotua.jpg" class="GcheTexte" alt="tumblr ll569x6gxN1qiotua" height="260" width="480">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;Troublé par les pensées de son frère, il s'asseoit en haut d'un building, (cathédrale de verre et d'acier qui renvoient aux cathédrales naturelles que sont forêts et falaises, et qui
    reflètent le ciel magnifique) à contempler la vue, et à réfléchir. La voix de Jack adulte qui coure le long du film en off provient de ce moment. Il me semble qu'il s'agit ici de la temporalité
    principale du film.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et quand la voix de Jack en off pose une question, qui généralement s'adresse à Dieu, Malick propose aussitôt sa réponse. Mais à la manière divine, pas à la manière humaine, c'est à dire jamais
    comme on l'attend, et parfois allégorique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ainsi, à l'intersection de ce chapitre et du suivant, Jack adulte pose une question concernant le Seigneur : <em>"Où étais tu ?"</em> Malick y répond par le récit de la Création, magnifiquement
    mise en image, se prolongant par la création de l'homme, représentée par la naissance de Jack, suivie de l'histoire de son enfance et adolescence. Malick suggère donc, sans y toucher, que Dieu
    était présent non seulement dans la Création, mais également durant toute sa vie, à laquelle Jack est en train de penser. A la même question posée par Jack enfant, Malick répond par une cour de
    récréation baignée de soleil où des garçons et filles jouent innocemment. Dieu là encore est proche, mais est également dans la rencontre avec l'autre. <em>"Quand as-tu pensé à moi pour la
    première fois ?"</em> La réponse vient de suite puisque l'on voit les parents O'Brien amoureux, plein de tendresse l'un envers l'autre, quelques instants avant la concrétisation charnelle de leur
    amour. Dieu a donc commencé à penser à Jack (si tant est que Dieu puisse "commencer" à penser à quelqu'un) au moment où ses parents se sont unis.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>"Laisse-moi voir les choses comme toi tu les vois."</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tout le sujet du film.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span class="french">"Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span class="french">Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres."</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span class="french">Genèse 1:3-4</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: left;">
      <div style="text-align: center;">
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      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Extrait de la Création, vue par Terrence Malick. Le Lacrimosa est celui du Requiem de Preisner. (Le Lacrimosa est un couplet du <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Dies_Irae_%28po%C3%A8me%29">Dies Irae</a>, la séquence, le passage entre l'épitre et l'évangile, chantée lors d'une messe de Requiem, pour le repos des défunts.) Les
    larmes, évoquées par le Lacrimosa, dont il s'agit ici ne sont pas des larmes de tristesse, mais de joie. Ce qui renvoie bien évidemment au verset introductif du film.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tous les détails de la Création suivent (lumière, étoiles, planètes, terre, eau). Un flash puissant fait penser au geste créateur de la vie. Viennent ensuite de longues scènes sur l'évolution.
    Puis vient le passage des dinosaures, à propos desquels beaucoup de critiques se trompent (on voit un vélociraptor, un redoutable chasseur carnivore, épargner un herbivore blessé). Il me semble
    que l'on peut voir ici la nature vivre en harmonie avec le Créateur, avant la Chute due au péché originel. Péché originel qui, me semble-t-il ne sera mis en scène que bien plus tard, lorsque Jack
    dira violemment "NON" à sa mère.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://static.actustar.com/img/articles/visuel/41318-affiche_de_tree_of_life_de_terrence_malick.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://static.actustar.com/img/articles/visuel/41318-affiche_de_tree_of_life_de_terrence_malick.jpg" height="392" width="264">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Destruction des dinosaures, par une météorite, puis naissance de Jack : le bébé est dans une maison sous l'eau. Avec sa mère, en sirène montant vers la surface, qu'il lui faut suivre. Symbolique
    du liquide amniotique, du confort de la vie dans le sein de sa mère. Quelques scènes montrent O'Brien avec son fils dans les bras, avec les petits petons de son fils, ce qui m'a fait penser au
    symbole bien connu dans les milieux pro-vie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le bébé apprend les noms des animaux, les uns après les autres, renvoyant à Adam, à qui Dieu demande de nommer les animaux qui se présentent devant lui. Malick glisse même une allusion à Noé, le
    bébé jouant avec des animaux en bois sur une arche. Kaa, le serpent du livre de la Jungle est évoqué en même temps qu'une comptine de lapins où la mère raconte qu'il est interdit au lapin d'aller
    dans le jardin d'une voisine. Ce que d'ailleurs O'Brien interdit spécifiquement à Jack un peu plus tard. Malick voudrait nous présenter chaque verset de la Genèse, l'un après l'autre, qu'il ne
    s'y prendrait pas autrement. Oui, je sais, c'est facile à voir, encore faut-il l'avoir vu.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dés que RL nait, son père plante un arbre, avec l'aide de Jack. Si cet arbre de vie n'est pas le symbole de RL, je ne vois pas ce que c'est.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La grâce est identifiée à la mère par deux jolies scènettes, celle avec ses pas de danse en apesanteur, près de l'arbre, et sous le soleil, avec le papillon avec lequel elle joue. O'Brien est
    fort, décidé, un vrai mâle américain, sûr de sa force et de son bon droit. Il pense que sa femme est trop gentille, voire naïve, qu'elle ne comprend rien à la vie, qu'il faut savoir s'imposer, se
    battre, ce qu'il apprend à ses fils. Les deux parents se différencient également par leur présence. Le père est dans l'action, la mère dans l'être. Cela se traduit par les deux réveils des
    enfants, l'un vigoureux, voire rude, pour le père, touchant et plein de tendresse pour la mère.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vient maintenant la grosse critique que l'on peut porter au film sur les intentions du réalisateur. A trop vouloir marquer le trait pour bien souligner le contraste entre O'Brien et son épouse,
    la nature et les péchés, d'un côté, et la grâce, de l'autre, Malick en fait probablement un peu trop. En filmant la patience de la mère, qui est l'incarnation exacte des propos qu'elle tient dans
    les premières minutes du film, il en fait une complice passive des exigences tyranniques de son mari (au point qu'il exige que ses enfants l'appellent "Monsieur"). Un couple est une unité, aucun
    conjoint ne peut réaliser quoi que ce soit sans, au minimum, l'acceptation tacite ou inconsciente de l'autre. Or, si l'on prend le point de vue théologique, la grâce n'accepte pas la nature au
    sens strict, elle la transfigure, elle accepte ce qui existe, mais elle agit pour la modeler et la transformer, non pas pour la laisser faire plus ou moins passivement. La force est une des
    quatre vertus cardinales, or Mrs O'Brien apparait moins forte que passive, dans cette version du film. Il est fortement possible que dans le déroulé de ces scènes, Malick en dise moins sur son
    projet que sur sa vie personnelle et ses propres obsessions, reflet de celles d'O'Brien. Une vision plus réaliste, s'il avait souhaité identifier Mrs O'Brien à la grâce aurait été de montrer
    davantage l'opposition qu'elle ne pouvait manquer de développer face à la dureté de son mari, et qui normalement, devrait la choquer, si elle était vraiment l'incaranation de la grâce. On la voit
    réagir lors d'une brève scène, mais ce devrait être beaucoup moins fugace et éthéré.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Une tension se met progressivement en place qui se traduit, dans la mise en scène, par la disparition progressive de la grâce, ce qui est répété trois fois de manière on ne peut plus lourde :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - les enfants jouent sur des tombes, et l'une d'elle, magistrale, derrière laquelle se cache le cadet, porte le nom de "Gracy"
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - dans le prolongement, ce même cadet s'allonge dans un anfractuosité, quasiment comme s'il était enterré
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - enfin, la mère, symbole de la Grace, que l'on voit assoupie, en Belle au bois dormant
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La conséquence se fait sentir de suite : un incendie se déclenche dans le voisinage. La musique reprend la mélodie du Lacrimosa, jouée de manière beaucoup plus triste. Vient donc le temps de la
    nature sans freins, du péché. Ce qui est une autre inexactitude théologique, car quelle que soit la situation, la grâce est toujours là, il ne tient qu'à nous de la saisir. A celui qui a beaucoup
    péché, il sera beaucoup pardonné. Mais on est dans un film, on ne va pas chipoter.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La tension trouve son aboutissement dans une scène impressionnante de la colère d'O'Brien. Alors qu'il fait une remarque sèche à son troisième fils, RL dit à son père de se taire. O'Brien est
    d'abord abasourdi de ce qu'il croit être de l'insolence et explose de colère. La première réaction d'O'Brien, l'effet de surprise passé, est d'enfermer Jack, qui n'a pourtant rien dit de toute la
    scène, afin d'éliminer celui qui lui ressemble le plus, qui pourrait réagir le plus violemment. Et il ne fait rien d'autre à RL que de le sortir de la maison, de l'écarter de sa vue, ce fils
    étant le portrait de sa mère, c'est à dire un reproche vivant et parlant de son comportement. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? O'Brien reproche alors à son épouse de
    monter ses enfants contre lui. Ce que l'on ne voit à aucun moment dans le film. Et pourtant, il a raison, car en privilégiant l'être, la sensibilité, Mrs O'Brien est un havre de paix qui attire
    ses enfants, qui les pousse à être, et non à agir, ce qui les met en contradiction flagrante avec leur père. Mais sa réaction d'écarter son cadet est logique car c'est parce que le pécheur a
    honte de sa faute qu'il élimine de sa vue ce qui représente la grâce.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://www.miwim.fr/blog/wp-content/uploads/2011/05/the-tree-of-life-palme-d-or-cannes-2011-terrence-malick.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://www.miwim.fr/blog/wp-content/uploads/2011/05/the-tree-of-life-palme-d-or-cannes-2011-terrence-malick.jpg" height="695" width="443">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On remarquera également les contradictions d'O'Brien, qui dit exactement l'inverse de ce que préconise le sermon du pasteur (pasteur qui appelle à se reposer sur la seule chose qui ne passe pas,
    pendant que la caméra s'attarde sur le Christ), ses tentatives pour monter dans son entreprise qui se terminent mal. On n'oubliera pas les premiers émois sexuels de Jack, qui visite le jardin
    (secret) d'une voisine ce que sa mère et son père lui avaient explicitement interdit (en tant que bébé et enfant) auparavant. Sa mère l'attend au retour, baigné dans les rayons de soleil.
    L'échange de regards dit tout, entre la culpabilité de Jack, et le pardon accordé par sa mère. Vient donc le temps de la violence, associé à la vigueur sexuelle, où Jack fait le constat qu'il
    fait ce qu'il hait. Ce qui nous renvoie à St Paul <span class="st"><em>« Je ne fais pas le bien que je veux, mais je fais le mal que je hais » (Romains, 7;15).</em></span> Dans le prolongement,
    Jack écoute un autre enfant grâce à une boite de conserve reliée à une autre par un fil. Or l'autre enfant monte Jack contre les adultes : <em>"Ils ne veulent pas nous laisser connaitre, ils ont
    peur de nous"</em>. Est-il vraiment besoin que je traduise cette symbolique du serpent dans le jardin d'Eden, dont l'enfant tient exactement les mêmes propos ? Ce qui se traduit rapidement par la
    consommation de la rupture entre lui et ses parents par un retentissant "NON"&nbsp; que Jack crie à sa mère. Dans le jardin, se détache une tente, où il semble vivre, symbolique d'Adam rejeté par
    Dieu du paradis terrestre. Les scènes que j'ai du mal à comprendre, sont celles qui concernent le grenier, où il y entre après y avoir suivi sa mère, et qui me semblent être le reflet de
    l'inconscient de Jack. Malick filme d'ailleurs beaucoup les ombres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    "<em>Pourquoi serai-je bon quand toi tu ne l'es pas ?</em>" Questionnement qui s'adresse à la fois à Dieu et à son père. Et effectivement, il fait le mal. Ainsi lorsque Jack présente à son frère
    un fusil d'enfant dont il lui demande de boucher le canon, il n'hésite pas à actionner la gâchette pour lui faire mal (ce qui renvoie à une scène similaire où Jack lui présente de la même façon
    le corps en bois d'une la lampe électrique), on est dans la rivalité classique entre deux frères (Abel et Caïn), notamment au point d'orgue qui est la complicité musicale entre le père et le
    cadet, sous le regard jaloux de l'ainé (on se rappelle le sacrifice d'Abel qui est davantage agrée par Dieu que celui de Caïn). Et pourtant, bien qu'agressé par ce tir de fusil, RL ne cherche pas
    à se venger, ce qui évoque, là encore, le propos introductif de Mrs O'Brien, malgré la demande que lui fait son frère, rongé par la culpabilité d'avoir fait souffrir son frère.&nbsp;Regret aussi
    d'avoir joué avec lui, de ne pas lui avoir fait confiance, alors que son frère lui disait spécifiquement le contraire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'ailleurs, il suffit que Jack croise les mains, et adopte une attitude de prière, pour que RL le touche. Jack est donc littéralement <em>touché par la grâce</em>, ce qui a pour conséquence, dans
    le plan suivant, les jeux que Jack se prend à réaliser avec le petit brûlé, en lui donnant ses échasses en boites de conserves. La grâce en action illumine le monde et les autres. On comprend
    donc que tout dépend de la volonté de Jack. Il suffit qu'il se tourne vers l'intériorité pour que la Grâce agisse en lui, et qu'il fasse du bien autour de lui. Enfin, quand O'Brien se fait
    licencier, il comprend que ses enfants sont sa seule et unique vraie richesse, l'abre de vie est alors couvert de fleurs roses magnifiques, RL est complètement épanoui.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le soleil est blanc, froid, la terre est dévastée et s'aligne face l'astre. Il ne faut pas être grand clerc pour y voir une préfiguration de l'Apocalypse. Nous voyons des tombes, on entend le
    cantique funéraire de Tavener et le Requiem de Berlioz, mais à aucun moment, on ne voit la mort de Jack. La maison dans laquelle il dort renvoie à celle qui précède sa venue au monde. Sauf qu'il
    ne s'agit plus de la vie matérielle, mais de la vraie Vie. Eternelle, cette fois. Et là encore, il doit suivre sa mère, puis son frère. Sortir du confort bien douillet de sa vie proprette pour
    prendre le risque du dépouillement face au soleil, face à l'Eternel.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x162/0/28/05/03/TOL/tumblr_ljnk0n0rRa1qiotua.jpg" class="DrteTexte" alt="tumblr ljnk0n0rRa1qiotua" height="241" width="447">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En fait, la porte étroite que Jack hésitait à franchir au début vient du verset de St Matthieu (7.13-14):
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="color: black;" lang="FR-CA">"</span></em><em><span style="color: black;" lang="FR-CA">Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la
    perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent."</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le tout sous un soleil radieux, le regard de Dieu. Il s'agit ici tout simplement du choix du chemin à prendre dans sa vie, celle du péché, ou celle de la grâce, de la vie divine. Tout le film
    prend sa pleine signification à ce moment.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En parallèle, Mrs O'Brien est, malgré son sourire, à la peine. Pour elle aussi, la voie vers Dieu est difficile. Aidée donc d'une jeune amie de classe de Jack, Mrs O'Brien tient quelqu'un que
    l'on devine être son fils, RL, et dit "Je te le donne". Elle doit accepter le décès de son fils, pour l'offrir à Dieu. La jeune amie étant, pour moi, une représentation transparente de la Vierge
    Marie, celle qui est <em>"pleine de grâces"</em>, la mieux à même de pouvoir l'aider dans cette offrande.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Se voyant plus jeune (il voit l'enfant qui est en lui), et sa mère au-delà, il finit par décider de franchir la porte, il arpente des chemins escarpés, exigus et difficiles, ce qui lui permet de
    rejoindre les autres sauvés et&nbsp; de s'effondrer dans la boue face au soleil, ce qui là encore fait référence à une phrase qu'O'Brien avait dite avant "<em>Un jour nous nous effondrons en
    pleurant, en comprenant tout</em>". Il prend alors conscience du rôle joué par son frère et sa mère dans sa vie, qui n'étaient là que pour le changer et l'amener à Dieu. L'arbre de vie est au
    milieu, à une taille modeste, le soleil faisant face. Des enfants s'avancent. En tête, bien sûr (<span class="french"><em>SI vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits
    enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux</em>.</span> <em>St Matthieu 18 : 3).</em> Un masque tombe, ce qui renvoie à un jeu d'ombres chinoises auquel O'Brien jouait avec Jack :
    faux-semblants, illusions, prétentions, péchés. Tout cela, Jack et son père doivent les laisser choir sous le regard divin pour se rejoindre dans la vérité. Et la lumière du soleil baigne cette
    famille qui connait ainsi la véritable communion.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/05/03/TOL/tumblr_ljymj8Ep2h1qiotua.jpg" class="CtreTexte" alt="tumblr ljymj8Ep2h1qiotua" height="318" width="593">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Retour dans le présent : Jack se met à sourire, ce qui ne lui était jamais arrivé dans cette temporalité en comprenant qu'il est baigné dans la présence de Dieu, que Dieu est là, avec lui, ne
    l'ayant non seulement jamais quitté, mais qu'Il est la cause de son retournement, de sa conversion. La dernière image avant la flammèche de fin est un pont filmé à contre-jour, un pilier cachant
    le soleil. Ce qui nous renvoie, là encore, à d'autres <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Piliers_de_la_cr%C3%A9ation_%28astronomie%29">piliers</a> mais qui montre également la présence de Dieu
    en filigrane de toute notre vie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>&nbsp;
  <p style="text-align: justify;">
    Et maintenant un peu de théologie rapide. Ne connaissant pas grand-chose à la vision protestante, je me contenterai de reprendre ce que disent les catholiques. Qu'est ce que <a href=
    "http://viechretienne.catholique.org/cec/6401-en-bref">la grâce</a> pour ces derniers ? <em>"La grâce sanctifiante est le don gratuit que Dieu nous fait de sa vie, infusée par l’Esprit Saint dans
    notre âme pour la guérir du péché et la sanctifier."</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On retire le mot péché pour le remplacer par le mot nature, et nous avons ici un bon pitch du film, sur sa portée symbolique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quelques autres précisions ne manquent pas d'intérêt si on les applique au film :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - La grâce est le secours que Dieu nous donne pour répondre à notre vocation de devenir ses fils adoptifs. Elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;- L’initiative divine dans l’œuvre de la grâce prévient, prépare et suscite la libre réponse de l’homme. La grâce répond aux <strong>aspirations profondes</strong> de la liberté
    humaine&nbsp;; elle l’appelle à coopérer avec elle et la <strong>perfectionne</strong>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - Il n’y a pour nous de mérite devant Dieu que suite au libre dessein de Dieu d’associer l’homme à l’œuvre de sa grâce. Le mérite appartient à la grâce de Dieu en premier lieu, à la collaboration
    de l’homme en second lieu. Le mérite de l’homme revient à Dieu.
  </p>&nbsp;
  <p style="text-align: justify;">
    Si Malick était catholique, on pourrait dire qu'il tente de mettre le catéchisme en image, par le biais de cette métaphore de la grâce identifiée à deux personnages sur quatre. Dont le rôle est
    justement d'attirer les pêcheurs à Dieu.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il nous suit, nous contemple, nous regarde. Est présent partout, de l'infiniment grand à l'infiniment petit, en filigrane de toute notre vie, caché derrière chaque élément de notre quotidien.
    Dieu profite des vicissitudes de notre existence pour s'introduire par effraction et nous retourner vers lui. Mais ça ne se fait qu'à une condition : celle de lui laisser ouverte notre porte, de
    décider de lui faire confiance, de ne pas laisser nos penchants nous emprisonner.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De ne pas laisser notre volonté, influencée qu'elle est par la nature, de faire obstacle à la grâce.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *&nbsp;&nbsp; *
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il est très intéressant de voir que Terrence Malick met en oeuvre, par ce film, une belle application des points sur lesquels insistent les Eglises protestantes, que sont la conversion, racontée
    dans ce film, le témoignage, qu'est cet ovni cinématographique, et l'autorité de l'Ecriture sur laquelle ne cesse de s'appuyer le réalisateur. Enfin, je remercie Fromage + dont <a href=
    "http://fromageplus.wordpress.com/2011/06/14/le-ciel-vu-de-la-terre/">le billet</a> m'a donné envie de voir le film, mais également ceux qui m'ont permis de mieux le cerner, et notamment LL.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    PS : On lira aussi <a href="http://pierreschneider.typepad.com/blog/2011/07/the-tree-of-life-so-much-for-the-glory-of-god-.html">la vision</a> de Pierre Schneider qui apporte un éclairage
    intéressant.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Heureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-heureux-les-feles-car-ils-laisseront-pas-73101259.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-heureux-les-feles-car-ils-laisseront-pas-73101259.html</guid>
            <pubDate>Fri, 24 Jun 2011 11:00:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <strong>PRIERE DU BIENHEUREUX JOHN HENRY NEWMAN</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Seigneur Jésus,<br>
    inonde-moi de ton Esprit et de Ta vie.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    Prends possession de tout mon être<br>
    pour que ma vie ne soit qu’un reflet de la Tienne
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="float: left; width: 170px;"><span class="spipdocument1149spipdocumentsspipdocumentsleft">&nbsp;</span></span><br>
    Rayonne à travers moi, habite en moi, et tous ceux que je rencontrerai<br>
    pourront sentir ta Présence auprès de moi,<br>
    en me regardant ils ne verront plus que Toi seul,<br>
    Seigneur&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Demeure en moi&nbsp;<span style="float: right; width: 170px;"><span class="spipdocument1151spipdocumentsspipdocumentsright">&nbsp;</span></span>et alors je pourrai,<br>
    comme Toi, rayonner, au point d’être à mon tour<br>
    une lumière pour les autres, une lumière, Seigneur,<br>
    qui émanera complètement de Toi, c’est Toi qui, à travers moi, illuminera les autres.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Ainsi ma vie deviendra une louange à Ta gloire,<br>
    la louange que Tu préfères, en Te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent.<br>
    Par la plénitude éclatante de l’amour que Te porte mon cœur.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Amen.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'habitude, cette pourriture de l'âme]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-l-habitude-cette-pourriture-de-l-ame-76887273.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-l-habitude-cette-pourriture-de-l-ame-76887273.html</guid>
            <pubDate>Thu, 16 Jun 2011 11:47:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    Découverte de ce texte de Péguy à l'occasion d'une petite balade entre Paris et Chartres.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée. C’est d’avoir une pensée toute faite.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C’est d’avoir une âme toute faite.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme même perverse. C’est d’avoir une âme habituée.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    On a vu les jeux incroyables de la grâce pénétrer une mauvaise âme et même une âme perverse et on a vu sauver ce qui paraissait perdu. Mais on n’a pas vu mouiller ce qui était verni, on n’a pas
    vu traverser ce qui était imperméable, on n’a pas vu tremper ce qui était habitué… Les « honnêtes gens » ne mouillent pas à la grâce.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    C’est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu’on nomme tels, et qui aiment à se nommer tels, n’ont point de défauts eux-mêmes dans l’armure. Ils
    ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Ils ne présentent point cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, un point de suture éternellement mal joint, une mortelle inquiétude, une
    invincible arrière-anxiété, une amertume secrète, un effondrement perpétuellement masqué une cicatrice éternellement mal fermée. Ils ne présentent pas cette entrée à la grâce qu’est
    essentiellement le péché.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <strong>Parce qu’ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui
    est tout. La charité même de Dieu ne panse point celui qui n’a pas de plaies.</strong>
  </p>
  <p class="hitcitation">
    C’est parce qu’un homme était par terre que le Samaritain le ramassa.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    C’est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l’essuya d’un mouchoir. Or celui qui n’est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n’est pas sale ne sera pas essuyé.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Charles Péguy,&nbsp;<em>Note&nbsp;conjointe&nbsp;sur M. Descartes et la philosophie cartésienne</em> in <em>Œuvres en prose, 1909-1914</em>, Paris, &nbsp;Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade,
    1959, p. 1397.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Grâce à mon ami Google, je constate que Baroque et Fatigué en a aussi publié un extrait il y a quelques mois, davantage axé sur la morale. A lire également <a href=
    "https://baroqueetfatigue.wordpress.com/2010/11/10/les-honnetes-gens-ne-mouillent-pas-a-la-grace/">ici</a>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il semblerait que l'intégrale de ce texte soit disponible sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Page:NRF_13.djvu/373">Wikisource</a>.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Audiard, un homme fêlé]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-audiard-un-homme-fele-73146128.html</link>
            <guid>http://abimopectore.over-blog.com/article-audiard-un-homme-fele-73146128.html</guid>
            <pubDate>Mon, 09 May 2011 11:25:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
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      </object>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Via <a href="http://frenchcarcan.com/2011/03/25/le-cinema-daudiard/">French Carcan</a>, qui a de belles bannières (et qui en change règulièrement)...
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Victimae Paschali Laudes]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-victimae-paschali-laudes-72675688.html</link>
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            <pubDate>Wed, 27 Apr 2011 22:04:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/zlSK8vn55ZA" frameborder="0" height="390" width="640"></iframe>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Cette urine, c'est la mienne]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-cette-urine-c-est-la-mienne-71813623.html</link>
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            <pubDate>Sat, 16 Apr 2011 17:55:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    L' affiche Piss Christ fait scandale chez les catholiques. L'émotion est bien compréhensible, notamment lorsque l'on constate les divers traitements réservés aux religions. On pense immédiatement
    au respect, voire à la déférence que le monde médiatique ou artistique adopte avec l'islam ou le judaïsme. La comparaison est cependant peu pertinente, à mon sens. Y a-t-il un seul catholique qui
    souhaiterait que sa religion ait la même image que l'islam ? J'en doute fortement. Nous sommes martyrs, et sommes nés pour ça, il nous faut le comprendre et l'accepter, la mission est claire.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est donc notre honneur et notre bénédiction d'être un objet de dérision, c'est même cela qui fait la supériorité du christianisme. Chaque insulte, chaque injure est un hommage rendu à la croix,
    qui reste et demeure notre faiblesse, notre blessure, notre scandale. Nous sommes catholiques, nous ne pouvons y échapper.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La semaine sainte commence demain<img src="http://2.bp.blogspot.com/_Yx9dYMp-Hj8/TUVYRoQsgBI/AAAAAAAABlI/LSAeqvR1Hx0/s640/Andres+Serrano%252C+Piss+Christ%252C+1987..jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://2.bp.blogspot.com/_Yx9dYMp-Hj8/TUVYRoQsgBI/AAAAAAAABlI/LSAeqvR1Hx0/s640/Andres+Serrano%252C+Piss+Christ%252C+1987..jpg" height="353" width="251">. L'occasion de rappeler que c'est nous
    qui crucifions le Christ tous les jours de notre vie, à chaque seconde. Que malgré nos prières, nos louanges comme le jour des Rameaux, nous continuons à le flageller par nos fautes. Cette photo
    est donc l'incarnation de ce que nous faisons vivre au Christ tous les jours. Face à cette question, plusieurs attitudes sont possibles.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il y a ceux, parmi les catholiques, qui sont à peine touchés, ne se sentent pas concernés et qui considèrent qu'il ne faut rien dire, rien tenter, on risquerait de passer pour des méchants
    intégristes, de méchants catholiques ou qu'il faudrait ne rien faire, parce que stratégiquement ou médiatiquement parlant, ça serait plus intelligent. Le respect humain dans toute sa splendeur.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il y a ceux, parmi les catholiques, qui sont touchés, qui voient leur foi bafouée, foulée aux pieds, et qui considèrent qu'on peut changer les choses. Qu'on peut se battre. Qu'on doit se battre.
    Oui, pourquoi pas, ne doit-on pas réagir à chaque fois que notre Dieu est injurié ? Mais n'est-ce pas une vision beaucoup trop matérialiste ou politique des choses ? (Parenthèse : inutile de dire
    que j'ai beaucoup plus de respect pour ces derniers que pour ceux qui considèrent qu'il ne faudrait pas choquer le bourgeois, et qui n'en sont même pas touchés, l'art contemporain pouvant tout
    justifier. Au moins ceux-là, malgré leurs défauts, ont-ils encore un peu le sens du sacré, montrent-ils qu'ils sont blessés par ces outrages)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et il y a ceux, parmi les catholiques, qui souffrent de ce blasphème, profondément, personnellement, dans leur chair, mais qui savent également que ce soi-disant "artiste" n'y est pour rien. Ce
    sont eux qui ont mis ce crucifix dans cette urine, Serrano ne faisant que traduire en actes, ce qu'ils ont fait spirituellement par leurs péchés.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Interrogeons-nous brièvement : quelle est notre blessure par rapport à cette photo ? J'aimerais pouvoir dire que ma blessure est profonde à voir un tel objet de scandale. Que je me tais par
    douleur de savoir que <em>c'est moi</em> qui l'y ai mis. Mais si je suis honnête, la seule réponse à faire est que non, je ne suis aucunement lié à cela. Et pourtant, de la même façon qu'il y a
    une communion des saints, il y a également, en parallèle, une responsabilité collective des fautes. En conséquence, la vérité simple et unique est celle-ci : c'est moi qui l'ait fait. La question
    n'est donc pas s'il faut interrompre cette exposition immédiatement. La question est plutôt : à quel point vous reconnaissez-vous dans Andres Serrano ? N'est-ce pas moi, par mes fautes, qui ait
    mis le Christ dans ces excréments ? Ne suis-je pas Andres Serrano ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Suis-je en train de justifier l'immobilisme ? Aucunement. Car les grandes douleurs sont muettes. Et se réfugient dans la prière. St Jean s'est-il précipité sur la croix pour détacher le Christ ?
    Non. Il est resté à contempler ce Christ malmené, défiguré, transpercé, outragé, violenté, injurié, humilié et sali. Dans le rite tridentin, le vendredi saint, le prêtre, durant l'office,
    découvre le bois de la croix en montant à l'autel et dit "Ecce lignum crucis" - "Voici le bois de la croix". Et il vient ensuite l'embrasser pieds nus. Mais l'on oublie (et c'est là tout le
    mérite du film la Passion de Mel Gibson que de le rappeler) que cette croix n'était pas propre et lisse mais pleine de sang, d'excrément, de crachat, de pus, de tout ce qui fait l'humain. Qu'elle
    est ce qu'il y a de pire dans l'ignominie, et la déchéance.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et pourtant le Christ l'a portée, l'a soulevée, l'a embrassée, jusqu'à&nbsp;en mourir.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Alors, non, la seule réponse qui vaille est de suivre St Jean, de ne rien dire, de ne pas crier, de ne pas gesticuler, mais de prier face à l'exposition, en silence, sans gêner qui que ce soit,
    ni les visiteurs, ni les passants, en méditant sur ce Dieu que nous, et nous seuls, avons obligé à descendre du ciel pour se mêler à nos excréments.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Car cette urine dans laquelle est plongée le Christ, c'est évidemment la nôtre, mais c'est surtout <em>la mienne</em>.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Deux petits pas]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-deux-petits-pas-71201658.html</link>
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            <pubDate>Thu, 07 Apr 2011 13:59:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><div>
    <object width="640" height="390" data="http://www.youtube.com/v/tfAVCghJVKA?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash">
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    </object>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de commentaires à faire. On peut se procurer <a href="http://www.amazon.fr/Deux-Petits-Pas-Sable-Mouill%C3%A9/dp/2352041406">l'ouvrage ici</a>.
  </p>
  <p>
    Une interview plus médicale <a href="http://www.youtube.com/watch?v=8rmpxKWJvls&amp;feature=related">est là</a>.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[En passant et en glanant]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-en-passant-et-en-glanant-70887676.html</link>
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            <pubDate>Sun, 03 Apr 2011 14:42:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    A l'occasion de mes pérégrinations sur le web, il m'a été donné de découvrir <a href="http://enpassant-englanant.blogspot.com/">ce blog</a>, En passant... En glanant, tenu par Vieil Imbécile, qui
    est pourtant loin d'en être un au vu de la qualité des textes d'intellectuels qu'il rassemble sur son site. On y trouve des méditations, des extraits littéraires et des longs commentaires.
    Borges, Grossman, Finkielkraut, Maritain y sont présents parmi bien d'autres.
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    La haute tenue de ces textes empêche une lecture rapide du blog. En revanche, elle est une ressource précieuse pour se construire intellectuellement en vous permettant de vous faire quelques
    idées sur vos prochaines lectures.
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  <p>
    Pour ma part, je vous recommande les deux textes de Fabrice Hadjadj (l'un sur <a href="http://enpassant-englanant.blogspot.com/2011/03/en-lisant-fabrice-hadjadj-se-croire-au.html">le paradis</a>
    et l'autre sur <a href="http://enpassant-englanant.blogspot.com/2011/03/en-philosophant-fabrice-hadjadj-quest.html">la vérité</a>), ainsi que celui d'<a href=
    "http://enpassant-englanant.blogspot.com/2011/03/en-glanant-hans-urs-von-balthasar-dieu.html">Urs Von Balthasar</a>, sur l'intervention divine dans le drame de ce monde. Je n'ai pas encore eu le
    temps d'approfondir davantage mais il me semble que ces textes sont globalement tous des références qu'il est extrêmement enrichissant de connaitre et de creuser.
  </p>
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    Merci donc à Vieil Imbécile pour ce travail remarquable abattu, pour cette mise en lumière de textes notables.
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    A inclure dans vos favoris d'urgence.
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    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La sainteté, c'est simple.]]></title>
            <link>http://abimopectore.over-blog.com/article-la-saintete-c-est-simple-67292698.html</link>
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            <pubDate>Wed, 16 Feb 2011 00:23:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="hitcitation">
    Ces instants de vérité partagée sont plus rares avec les hommes, qui ont plus de mal à se livrer. Quand ils surviennent toutefois, ils sont bouleversants. Il y a quelques jours, un homme
    d’affaires que je rencontrais pour la première fois m’a raconté une anecdote, qu’il a vécue de près.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Un groupe de ses amis avaient obtenu le privilège d’assister à la messe matinale avec Jean-Paul II. Attendant leur taxi pour s’y rendre, dans la jolie lumière caressante du matin romain, un
    clochard puant, un vieux&nbsp;SDF, s’approche d’eux. Après avoir échangé quelques paroles, ils lui disent qu’ils sont pressés car le pape les attend. «&nbsp;Alors demandez-lui de prier pour moi,
    car avant d’en être arrivé là, j’étais prêtre…&nbsp;» Troublés par cette révélation inattendue, les amis&nbsp; promettent. Après la messe, le pape s’approche d’eux, ils se présentent et
    n’oublient pas leur promesse : ils recommandent le SDF à la prière du Saint-Père. Celui-ci les regarde et leur dit : «&nbsp;Allez le chercher.&nbsp;» Les amis sont interloqués… «&nbsp;Quoi,
    maintenant ?&nbsp;» Le pape se fait insistant. «&nbsp;Allez le chercher. Tout de suite.&nbsp;»
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Les voilà repartis dans les rues de Rome. La chance leur sourit et ils retrouvent le pauvre homme, assis sur son trottoir. Ils le convainquent de les suivre. Arrivé au Vatican, le pape prend le
    vieil homme par le bras et l’entraîne un peu plus loin. Les amis regardent la scène, intrigués. Et voilà que Jean-Paul II s’agenouille devant le clochard… et se confesse à lui ! Celui-ci était
    entré en mendiant, il est sorti en prêtre, restauré dans ses fonctions par le geste plein d’humilité du pape.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    Assis à cette table, dans ce restaurant pour déjeuners d’affaires, l’homme qui me raconte cela se met à pleurer.
  </p>
  <p class="hitcitation">
    J’en pleure encore.
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    L'auteur de ce billet, que vous pourrez retrouver sur <a href="http://bizot.blog.croire.com/">ce blog</a>, est Thierry Bizot, dont on pourra écouter la surprenante conversion ci-dessous.
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  <div style="text-align: center;">
    <div>
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    </div>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xdi7os_thierry-bizot-catholique-anonyme_webcam" target="_blank">Thierry Bizot : "Catholique anonyme"</a></strong><br>
    <em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/webcam" target="_blank"></a></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
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    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    Il a raconté son histoire dans son livre <a href=
    "http://www.amazon.fr/gp/product/2757815105/ref=pd_lpo_k2_dp_sr_1?pf_rd_p=471061593&amp;pf_rd_s=lpo-top-stripe&amp;pf_rd_t=201&amp;pf_rd_i=2020976722&amp;pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&amp;pf_rd_r=0H62FY9VN46ZPSJ3FAVJ">
    "Catholique Anonyme"</a> qui évoque essentiellement son parcours dans la catéchèse. Or cet ouvrage a été repris par sa propre épouse dans le film "Qui a envie d'être aimé" sorti dans les salles
    la semaine dernière, et que j'ai vu. J'avoue avoir été touché par la délicatesse de ce film, qui essaye de montrer en quoi une conversion peut changer toute la vie, en devenant le sel de
    l'existence, sans que l'on sente pour autant la très sainte Trinité à l'oeuvre. Et c'est là toute la justesse de ce film, qui parlera peut-être davantage à des non-croyants qu'à des croyants qui
    n'y retrouveront pas leur vécu ou leur lecture du livre, car il montre comment progressivement, par petites touches, la personne finit par changer profondément sans pour autant, à aucun moment,
    se transformer radicalement. Car Dieu n'est pas seulement dans la belle liturgie tridentine, mais aussi et surtout dans les petits gestes de la vie quotidienne.
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    "A Nazareth, il n’y a pas d’extase, pas de grands élans mystiques, mais la simplicité de la vie avec Dieu. Etre saint ce n’est pas faire de grandes choses, mais faire avec amour toutes choses
    grandes ou petites, ramasser une épingle par amour, ça peut sauver le monde." disait Ste Thérèse de l'Enfant Jesus
  </p>
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    Tout simplement.
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    <em><br></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
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  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xggs8n_qui-a-envie-d-etre-aime-bande-annonce-hd_shortfilms" target="_blank">QUI A ENVIE D'ÊTRE AIMÉ : BANDE-ANNONCE HD</a></strong><br>
    <em><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms" target="_blank"></a></em>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Polydamas]]></dc:creator>
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