Publié le 30 Mai 2007

Je vous recommande ces quelques billets vus un peu partout sur la blogosphère:

- le débat sur la guerre civile, spécificité franco-française, initié par Dang, qui me fait l'honneur de régulièrement venir commenter sur mon blog. A voir en commentaire, un artefact de cette guerre, sur la Collaboration, et le rôle de Pétain. Si vous vous sentez le courage de continuer, n'hésitez pas...

- chez un gauchiste, électeur irascible de José Bové, ce commentaire humoristique et hilarant sur "l'âme-soeur". Mesdames, c'est pour rire.

- les archives de blogs contiennent parfois des pépites, comme celui, archi-connu d'Eolas, dont on lira avec profit ses premiers billets, que ce soit sur la température adéquate d'un café, cette leçon de vie, ce divorce, cet accident de scooter, cette plaidoirie ou ces parents irresponsables. Des moments de vie, qui prennent à la gorge.

- les dessous de l'affaire Wolfowitz, vue par Optimum.

- un homosexuel s'énerve que d'autres homosexuels puissent ne pas apprécier la gay pride et l'image tendancieuse transmise par les média. Pour une fois qu'on les entend parler et protester, ça vaut la peine de le signaler. A lire aussi, les réactions en commentaire qui sont symptomatiques de la tolérance de ce milieu. Sur le même sujet, la gay pride, organisée à Moscou, a été réprimée par les forces de police russe. Parmi les militants blessés, on ne compte quasiment que des européens. Comme si la Russie n'était pas un état souverain...

- mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Je me suis planté. Finalement, l'irlandaise dont je parlais ici, a avorté. L'information m'avait échappé. Cependant, le combat mérite d'être perpétué...

- le pélé vu par un intervenant du Forum Catholique, vu par les enfants, et par M6, et surtout vu par l'abbé Pozzetto, dans son sermon de clôture. A noter que Jean Sévillia sera questionné par les liseurs, demain soir.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 28 Mai 2007

Des excellents Cox et Forkum.



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Ça s'est pas vraiment sympa pour l'Eglise. Même les inquisiteurs étaient plus tolérants que certains censeurs d'aujourd'hui...









Via Drzz.

.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Humour

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Publié le 26 Mai 2007

A la suite de Charles Péguy, ce week-end (pluvieux) a lieu le pélerinage de Chartres, auquel votre serviteur va se rendre.

L'occasion pour Famille Chrétienne, d'évoquer ce qu'on appelle le Tradiland.

Via le Forum Catholique.


Incontournable Tradition

En vingt-cinq ans, le pèlerinage organisé à la Pentecôte par l'association traditionaliste Notre-Dame de Chrétienté entre Paris et Chartres est devenu le plus grand pèlerinage à pied d'Europe occidentale. Vitrine de la "Tradition" en France, il fait preuve de la vigueur de ce courant, en attente du fameux document qui pourrait libéraliser la messe tridentine.

Benjamin Coste



Huit mille pèlerins en 2006, jusqu'à plus de dix mille à la fin des années 90. En vingt-cinq ans, le pèlerinage organisé entre Paris et Chartres par Notre-Dame de Chrétienté s'est installé comme le plus important pèlerinage à pied d'Europe occidentale. Plus de cent mille personnes (moyenne d'âge des marcheurs en 2006... 21 ans !) ont effectué au moins une fois ce pèlerinage de cent kilomètres. Le tout encadré par une logistique impressionnante de six cents personnes.


Après vingt-cinq ans d'efforts, les catholiques dits "traditionalistes" qui ouvrent à la réussite de ce "pèlerinage de Chrétienté" ont trouvé leur place dans le paysage ecclésial français. Pour preuve, le Saint-Siège accordera cette année une indulgence plénière aux pèlerins qui marchent vers Chartres. Et Mgr Michel Pansard, évêque du lieu, a autorisé la vénération du voile de la Vierge Marie, conservé dans la cathédrale chartraine, pendant la messe du
lundi et lors des processions.


Pour autant, les relations avec les autorités ecclésiales n'ont pas toujours été aussi sereines, comme le rappelle Hubert de Gestas, 67 ans, qui a présidé l'association Notre-Dame de Chrétienté de 1999 jusqu'à cette année, laissant la place à Olivier de Durat (lire interview "Se convertir en vue d'agir"). "Lors du premier pèlerinage en 1982, nous n'avons pas eu l'autorisation de célébrer la messe dans la cathédrale de Chartres. Les cinq cents pèlerins se sont alors retrouvés sous le porche nord."


L'indult donnant à l'évêque du lieu la faculté d'autoriser une messe selon le rite tridentin ne sera promulgué qu'en 1984. Le pèlerinage de Chrétienté, lui, avait pris les devants en s'articulant autour de la liturgie et du missel dit de saint Pie V, ou tridentin, parce qu'il remonte au concile de Trente. "Dans les années 80, l'Église traversait une crise importante concernant la liturgie. Nous nous sommes accrochés au rite tridentin."


"Refaire de la France un pays chrétien"


Marqués par la résistance spirituelle des Polonais matérialisée par le pèlerinage de Czestochowa, par la question de Jean-Paul II au Bourget : "France, qu'as-tu fait des promesses de ton baptême ?", et par une fascination pour le Moyen Âge chrétien, des membres du Centre Charlier, une association traditionaliste, imaginent ce pèlerinage.


"La nouvelle évangélisation ne se fera pas uniquement par le catéchisme", insiste Hubert de Gestas. Ainsi, le dernier des trois jours que dure le pèlerinage, les marcheurs sont appelés à s'engager concrètement, car "il ne suffit pas de faire un pèlerinage et de se croire quitte dans sa volonté de refaire de la France un pays chrétien", souligne l'ancien président de Notre-Dame de Chrétienté.


Des engagements dans le milieu associatif, scolaire... politique également, à l'image de l'un des fondateurs du pèlerinage, Bernard Antony, qui fut membre du bureau politique du Front national. "Je ne pense pas que beaucoup des pèlerins qui nous accompagnent votent pour des candidats d'extrême gauche", souligne Hubert de Gestas, aux yeux duquel seules trois personnalités politiques affichent publiquement des idées compatibles avec les fameux "critères non négociables" formulés par Benoît XVI : Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers et Christine Boutin.


"Je pense que Philippe de Villiers a recueilli plus de suffrages que Jean-Marie Le Pen parmi les pèlerins de Chartres. Comme l'avait, à mon avis, fait Christine Boutin en 2002", analyse l'historien Paul Airiau (1). Selon lui, l'aspect politique n'est pas l'objectif premier : le pèlerinage reste, avant tout, une démarche spirituelle. "Mais de nombreux évêques se sont inquiétés de ce mélange entre spirituel et politique, et notamment avec des idées d'extrême droite", note-t-il.


L'adjectif "traditionaliste" cesse de faire peur


Autre pierre d'achoppement entre les autorités ecclésiales françaises et les traditionalistes, un conflit d'interprétation du concile Vatican II, qui conduira une partie des pèlerins de la première heure à suivre Mgr Lefebvre en 1988, après les sacres d'Écône. Ceux-là désormais marchent les mêmes jours, mais entre Chartres et Paris, où ils célèbrent la messe au pied de la basilique de Montmartre.


"De nombreuses familles ont été déchirées par ce choix, entre ceux restés fidèles à Rome et les dissidents", rappelle Paul Airiau. Aussi élevé qu'ait pu être le prix de la fidélité, il a en contrepartie marqué la volonté d'obéissance de ceux restés dans le giron de l'Église. "Il faut quand même souligner que, malgré les réticences, le pèlerinage de Chrétienté a toujours été autorisé." Mieux, il a reçu de puissants soutiens, plusieurs évêques et cardinaux y prenant part. Ainsi, le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation du clergé, présida-t-il l'édition de 2001.


Depuis son arrivée à Chartres en février 2006, Mgr Michel Pansard s'est inscrit "dans cette habitude d'accueil". Peu familier de la "galaxie" traditionaliste, il a eu la surprise de voir s'implanter dans son diocèse, à Courtalain, la maison de formation de l'Institut du Bon-Pasteur, avec qui "les relations doivent encore être huilées". Quant au document en provenance de Rome sur la libéralisation de la messe tridentine, il explique "attendre d'en lire les conditions", même s'il s'inquiète de savoir "quand les catholiques célébreront ensemble".


Le pèlerinage de Chrétienté est la vitrine de la mouvance traditionaliste en France. Durant trois jours, les "tradis" font l'inventaire des forces en présence. En dehors de la Pentecôte, ils forment une communauté dynamique. Sur Internet par exemple. Des sites comme Le forum catholique ou Le salon beige connaissent de beaux succès d'affluence. "Ils sont intéressants car s'y croisent des lefebvristes, des traditionalistes mais aussi des catholiques qui vont à la messe de Paul VI...", note Paul Airiau.


Intéressants, et révélateurs : l'adjectif "traditionaliste" cesse de faire peur. "On peut sans trop de risque, affirmer que le monde traditionaliste connaît une expansion significative", conclut Paul Airiau. Ainsi, selon l'historien, certains catholiques n'hésitent pas à pratiquer le zapping liturgique, de la messe de saint Pie V à celle de Paul VI.


"Une nouvelle cité catholique et temporelle"


Une curiosité d'une certaine manière encouragée par les nominations, ces dernières années, d'évêques réputés ouverts aux aspirations traditionalistes (Mgr Rey à Toulon, Mgr Fort à Orléans et, plus récemment, Mgr Centène à Vannes et Mgr Ginoux à Montauban).


La volonté de ranimer les valeurs chrétiennes en France croise également les aspirations d'un certain nombre de prêtres nouvellement ordonnés. Qui se retrouvent dans cette définition de la chrétienté donnée il y a peu par Olivier de Durat dans la revue La Nef : "La chrétienté recherchée est cette nouvelle cité catholique et temporelle où la loi ordonnée par Dieu dans le Décalogue et les Évangiles sera librement vécue par la grande majorité du peuple, et la royauté sociale de notre Seigneur Jésus ainsi établie au point que le culte public lui soit à nouveau rendu".


(1) Auteur de Cent ans de laïcité française, 1905-2005, Presses de la
Renaissance.
En tout cas, j'aime bien le titre, il semblerait que nous soyons devenus importants. Heureuse nouvelle.

PS: Soyez sages, je reviens Lundi soir. Privé d'Internet et blogs pendant trois jours, je ne sais pas comment je vais faire pour tenir sans ma drogue favorite...

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 25 Mai 2007

C'est la question à laquelle a répondu le Salon Beige.

Les législatives sont l'occasion de se pencher sur le travail des parlementaires qui nous ont représentés, et sur leur implication dans les travaux touchant les valeurs catholiques et familiales, sur la législature 2002-2007.

Le Salon Beige a élaboré son classement sur le  nombre d'interventions (questions, votes de loi et d'amendements) des parlementaires sur plus de 28 occasions différentes. Ces occasions sont affectées d'un coefficient en fonction de leur importance pour les catholiques. Les sujets sont de tout ordre mais ont fait, pour la plupart, régulièrement l'actualité. Il s'agit aussi bien de la lutte contre la pornographie, que du statut de la mère au foyer ou de l'homophobie. Vous trouverez la méthodologie ici et les tableaux explicatifs d'ici peu.

En tête, sans surprises, Christine Boutin, avec un score de 84%. Christian Vanneste, pas vraiment en odeur de sainteté pour ses propos, est sixième, avec 68 %. Pour le reste, le moins que l'on puisse dire est que cela n'est pas brillant, le score du ventre mou s'étalant autour des 30%, les députés ne semblent pas vraiment se soucier des valeurs familiales, .

Ce qui n'est pas vraiment une nouvelle, on le savait.

A tous les cathos qui ne manqueront pas de critiquer ce classement, on pourra leur répondre que pour une fois, ils savent. Ils savent, grace à ce classement ce que leur député a fait pour avancer les idées qui, si ils sont catholiques, leur tiennent probablement à coeur.  On pourra opposer tous les arguments que l'on veut, reste qu'ils ont là un instrument pour juger. Ils ne pourront donc pas dire qu'ils ne savaient pas, qu'ils ne savaient pas que leur député était une canaille.

En tout cas, merci au Salon Beige d'avoir réalisé ce travail de titan, puisque compulser toutes les interventions de tous les députés sur ces 28 sujets, a certainement du leur prendre un temps fou.

Que les membres du Salon Beige en soient ici remerciés.

   

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 25 Mai 2007

On m'a souvent dit, et répété, que le militantisme pro-vie ne servait à rien.
Qu'il ne servait à rien de diffuser des vidéos choquantes, alors qu'elles ne font que décrire la réalité.
Qu'il ne servait à rien de manifester afin de faire entendre clairement, et fermement notre opposition.

D'autant, qu'à ce petit jeu, les catholiques eux-mêmes n'étaient pas les derniers à conseiller aux militants pro-vie de baisser la tête, et de la mettre en veilleuse. Je conçois parfaitement que tous les catholiques ne veuillent et ne peuvent militer, mais qu'ils ne découragent pas ceux qui souhaiteraient jouer ce rôle.

Toujours est-il qu'il semblerait que ces bonnes âmes aient tort, si l'on en juge par une affaire récente. En effet, la jeune irlandaise qui souhaitait obtenir le droit d'avorter en Grande Bretagne, celui-ci étant interdit en Irlande, a CHANGE D'AVIS. Et qu'est ce qui a provoqué son revirement ?


Je vous le donne en mille. Les sites pro-life. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer la dépêche:
The news media emphasized repeatedly that an anencephalic child can live only a short time outside the womb. Miss D has responded, “I think most people think that I must be very silly and that this baby is not much. But this baby means the world to me.”

Miss D credits pro-life websites for her change of heart. “There were pictures of babies who had been aborted,” she said. “I didn’t want that, my baby deserved to live, it deserved more than that.”

When a test showed that her child suffered anencephaly, a condition in which the brain does not fully develop, Miss D had resolved to abort.
Comme quoi, le fait de choquer, de heurter, de montrer ce qu'est l'avortement dans sa dure réalité, FONCTIONNE ! Et j'ai du mal à imaginer que ces sites puissent provoquer un avortement chez quelqu'un qui n'était pas déjà convaincu au préalable.

A l'instar des campagnes pour la prévention routière ou contre le tabagisme, les images choquantes sont donc efficaces dans la prévention. Si ça l'est pour quelqu'un d'aussi médiatisée que cette petite irlandaise, qui a certainement du être secondée par les plannings familiaux anglo-saxons, c'est que cela doit certainement fonctionner pour beaucoup d'autres.

Et si cela ne permet de sauver qu'un seul bébé, ce combat, via les sites pro-vie, via les manifestations, via les actions de toute sorte, vaut la peine d'être mené et doit être poursuivi.

Via E-Deo, Jeanne Smiths et Daoudal.

[Correctif: J'avais trop envie d'y croire, je me suis planté. Cette jeune fille a effectivement avorté. Cela n'enlève rien à l'idée qu'il faille continuer le débat, mais on ne pourra pas utiliser cet argument. Toujours est-il qu'elle ne pouvait pas dire qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait.]

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 24 Mai 2007



Finkie en action....

Merci au BAF.

   

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

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Publié le 22 Mai 2007


Le Liban a donc retrouvé le bruit familier des canons et des bombes, qui l'avaient quelque peu deserté ces derniers temps, après la guerre éclair menée par Israel dans le Sud Liban.

Aujourd'hui, c'est au Nord du Liban que cela se passe.

Un camp de réfugiés palestiniens, près de Tripoli, est le centre d'une violente bataille entre, d'une part, l'armée libanaise et un mouvement terroriste, Fatah el Islam, d'autre part. Ce mouvement, proche d'Al-Qaeda est principalement composé de syriens et de libanais, et est probablement aidé par la Syrie, qui ne cesse, bien évidemment, de le nier. Alors que le Liban est sur le point de constituer un tribunal international pour éclaircir les circonstances de l'attentat ayant coûté la vie à Rafic Hariri, ces attaques n'ont pas l'air d'avoir été provoquées au hasard.

Les terroristes ont déjà deux attentats à leur actif, localisés dans les quartiers chrétiens de Beyrouth, à Achrafieh et à Verdun. L'armée libanaise a déjà perdu une cinquantaine d'hommes. Les combats dans les camps sont excessivement difficiles, puisque les terroristes n'hésitent évidemment pas à se cacher parmi les civils, et à tirer sur les ambulances...

Il est heureux de voir que le Liban peut décider et agir sans demander l'avis de quiconque, que ce soit Israel ou la Syrie. Le problème est qu'il n'en a pas les moyens, (la France se contentant de voeux pieux) l'armée n'étant jamais parvenu à disposer d'une force capable d'éradiquer les milices. Ce qui n'empêche pas certains, en pleine bataille, de continuer à cogner sur le gouvernement, comme en témoigne ce monument d'humour noir:

Le gouvernement Siniora est un ramassis d’incapables juste bons à obéir aux ordres des Occidentaux.
Le gouvernement Siniora réunit à lui seul toutes les plaies, toutes les vicissitudes du monde.
Le gouvernement Siniora ne laisse pas seulement le pays brûler sans bouger le petit doigt : pendant leur temps libre, les ministres eux-mêmes s’amusent, ici et là, à allumer des feux, surtout devant les malls, surtout à Achrafieh, et à aider les terroristes pyromanes.
Les membres du gouvernement Siniora ont aussi un autre hobby, auquel ils s’adonnent volontiers : l’assassinat, à intervalles réguliers, de personnalités de la majorité.
Le gouvernement Siniora n’est obsédé que par les armes de la Résistance ; en revanche, il est tellement ravi par les armes palestiniennes hors et dans les camps qu’il interdit à quiconque ne serait-ce que d’en parler.
Le gouvernement Siniora est raciste et ingrat : au lieu de favoriser l’Anschluss, il s’entête à vouloir tracer les frontières et ouvrir des ambassades.
Le gouvernement Siniora est revanchard, mono-obsessionnel et limite conservateur : au lieu de se résigner, d’accepter la mort de Rafic Hariri et des autres, il exige que justice soit faite par le biais d’un tribunal international.
Le gouvernement Siniora n’est pas joueur : il a accéléré la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah en initiant la résolution 1701, basée sur ce fumeux plan en sept points – de plus, il veut mettre un terme aux entrées illégales d’armes et de miliciens par le biais de la passoire libano-syrienne, le méchant !
Le gouvernement Siniora est jaloux et envieux, d’Émile Lahoud d’abord, de Bachar el-Assad surtout : ces deux héritiers de Winston Churchill et de Charles de Gaulle sont bien trop forts, de vrais hommes d’État.
Le gouvernement Siniora est un croque-mort ambulant : il envoie ses soldats à la mort, comme ça, parce qu’il en a envie, parce que cela lui plaît.
Enfin, le gouvernement Siniora est le casting idéal d’un fulgurant Ocean 14 : les sept milliards et quelques millions de dollars proposés par la communauté internationale dans le cadre de Paris III, il entend bien les voler et s’enfuir ensuite au Brésil.

Sans blague.
Et je ne peux que rejoindre l'éditorial d'Issa Goraieb, dans l'Orient le Jour.

Ce qu’il est inadmissible de faire en revanche, c’est d’imputer au gouvernement l’entière, l’exclusive responsabilité d’une impuissance, laquelle en réalité devrait faire honte à tous, si seulement était cultivé le respect de la vie humaine : celle des simples citoyens fauchés dans la rue tout autant que des personnages publics. Car on ne peut pas reprocher au gouvernement de ne pas gouverner quand on s’acharne à l’empêcher de gouverner. L’opposition alliée à Damas ne peut pas se lamenter sur la survivance des îlots de non-droit et d’insécurité quand elle prétend réduire à la condition d’îlot la zone d’autorité étatique.

Messages directement adressés au Hezbollah et à son allié, le Général Aoun, qui, n'ont eu de cesse de miner l'effort de reconstruction et de pacification de l'état libanais, au profit de la politique politicienne. Depuis la manifestation géante du 1er Décembre dernier, ils ne appellent à la démission du gouvernement.

Saper ainsi les efforts d'un gouvernement qui tente, vaille que vaille, de stabiliser ce qui n'est rien d'autre qu'une poudrière, a quelque chose de profondément immonde.

L'heure est donc, plus que jamais, au soutien de l'armée libanaise et du gouvernement de Siniora.

Et à la prière.
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Relations internationales

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Publié le 21 Mai 2007

Non, je ne parle pas de notre Chichi national, mais de Mouloud Aounit, président du MRAP, dont j'ai déjà pu dire tout le mal que j'en pensais ici.

Communiqué du conseil d'administration du MRAP

Les sous-signés, entendent affirmer auprès de tous ceux qui partagent les valeurs fondamentales du Mrap, auprès des associatiations, syndicats, partis politiques, et auprès des interlocuteurs publics et privés du mouvement qu’ils ne reconnaissent plus Mouloud Aounit comme le président du Mrap.


Communiqué de presse le 18 mai 2007

En assurant la co-présidence du comité de campagne de Marie-Georges Buffet, le président du Mrap avait déjà gravement compromis l’indépendance du mouvement.

L¹engagement qu¹il avait pris de son retrait temporaire de la fonction de porte-parole du Mrap n¹a été qu’un artifice.

Après avoir instrumentalisé un mouvement antiraciste riche de la diversité de ses adhérents en le mettant au service de ses ambitions personnelles, Mouloud Aounit essentiellement connu pour être Président du Mrap a annoncé publiquement le 16 mars dernier, sa candidature aux élections législatives, contre le candidat du PCF car celui-ci, ne lui a pas accordé, à une écrasante majorité, l’investiture dans la 3ème circonscription de Seine-Saint-Denis.


Malgré ses affirmations universalistes et anti communautaristes, Mouloud Aounit aujourd'hui, en s'auto proclamant candidat des populations issues de l’immigration, substitue ainsi de fait les critères communautaires aux éléments sociaux et économiques qui peuvent fédérer les individus au-delà de leurs origines. Cette candidature communautaire est incompatible, avec la présidence d’un mouvement qui repose sur des valeurs universelles.

A une question, que le site Bellaciao lui posait, concernant les rapports entre les populations arabo-musulmanes et les juifs, il affirmait : "nous ne voulons pas prendre la place, mais faire notre place", s’affirmant à nouveau, comme membre d’une communauté à côté d’une autre communauté, alors que président du Mrap, il devrait oeuvrer à la lutte contre le racisme sous toutes ses formes.

Le parcours électoral, législatif aujourd¹hui, et sans doute municipal demain, du président du Mrap, se fonde ainsi de plus en plus sur une rhétorique communautariste et ethniciste.

En effet, il se posait, il y a peu, devant un journaliste du Monde, comme le représentant naturel d¹une catégorie de populations : « les immigrés et fils et filles de l’immigration » qui « peuvent faire et défaire les maires ». On l¹a vu être placé et rester, dans une émission de Stéphane Bern, du côté des religieux contre les laïques, et désorienter les adhérents attachés à la laïcité.

Le message du Mrap est donc altéré régulièrement et de plus en plus gravement par les déclarations d’un président devenu électron libre.

Les dérives ont assez duré. Le Mrap est une association laïque, universaliste de lutte contre tous les racismes. (Note de Polydamas: les victimes du racisme anti-blanc et anti-catholiques sont heureuses de l'apprendre)

Compte tenu de la gravité des faits, de leur répétition et des répercussions dans notre mouvement, les soussignés tous membres du Mrap ont décidé à leur tour de rendre publique l'existence d¹une opposition importante et structurée, au sein du Mouvement contre Le Racisme et l¹Amitié entre les Peuples.

Ils demandent solennellement à Mouloud Aounit, de s¹honorer maintenant, en se retirant de la Présidence du Mrap pour ne pas entraîner tout le mouvement dans une aventure électorale qui ne respecte pas l¹universalisme de la lutte antiraciste.

Les sous-signés, entendent affirmer auprès de tous ceux qui partagent les valeurs fondamentales du Mrap, auprès des associatiations, syndicats, partis politiques, et auprès des interlocuteurs publics et privés du mouvement qu’ils ne reconnaissent plus Mouloud Aounit comme le président du Mrap.

Bernard André (77), Claude et Colette CHENU (42), Nadia Kurys : membre de la Présidence nationale (07), Emmanuelle Le Chevallier : membre du conseil d¹administration (75), Yves LE STIR (42), , Alain Marschallik (67), Horiya Meklerouf : membre du conseil d¹administration (13), Mileine Mondi (38), , Yves Loriette : membre du conseil d¹administration (94), Anne Savigneux : membre du conseil d¹administration (38), Henri Saint-Jean (13), Maya Vigier : membre du conseil d¹administration (75), Marianne Wolff (75)

Bon débarras. Plus personne au PC, ou au MRAP ne veut de lui.

Je ne vais pas pleurer...

Nouvelle chipée sur François de Souche

   

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 19 Mai 2007

Tout le monde en parle, le sujet est d'importance.

Il FAUT faire quelque chose afin de prévenir le réchauffement climatique.

Cependant, dès qu'on aborde ce sujet, quelques petites choses coincent. On a un peu l'impression que le mécanisme à l'oeuvre est celui d'une fièvre généralisée.

En outre, tous ceux qui auraient l'outrecuidance d'aller à l'encontre des recommandations du GIEC (l'organisme international qui est la référence à ce sujet), d'affirmer que, peut-être, l'homme ne serait pas responsable de ce réchauffement, sont écartés, marginalisés et humiliés.

Des appels à la population sont lancés par toutes les bonnes âmes. Par exemple, un journaliste, Patrice de Plunkett, réputé chez les catholiques, a pris fait et cause pour cette action en publiant un billet sur ce sujet. Je le cite, à propos du réchauffement global et des efforts qu'il convient de faire pour y faire face:

(...) une nouvelle division risque de s’opérer parmi les catholiques :

- d’un côté ceux qui accueillent l’intégralité de la parole de l’Eglise, y compris ce qui les dérange dans leurs réflexes ;

- de l’autre, ceux qui n’écoutent l’Eglise que dans les domaines qui leur plaisent… et font la sourde oreille pour le reste. Ceux-là courent le risque de se couper, à la fois, du Magistère et du monde actuel. Réveillez-vous, les frères !

OK, ça a le mérite d'être clair. Vous êtes avec moi ou contre moi.

On a connu Patrice de Plunkett beaucoup mieux inspiré, notamment dans ses livres, remarquables, que je vous conseille, sur l'Opus Dei. Tous les catholiques, fort heureusement, ne partagent pas son point de vue, comme on peut le constater ici ou .

Ironie du sort, on risque de se couper du "monde actuel". La belle affaire, comme si être catholique n'était justement pas le signe d'une rupture avec le monde dans lequel on vit. En outre, en quoi l'Eglise, et a fortiori, Benoit XVI, seraient spécialistes en météorologie ou sur un autre sujet, qui me tient à coeur, en finance de marchés ? Que l'Eglise veuille donner des indications, rien de plus normal, qu'elle tente de prêcher sur des domaines qui ne sont pas les siens, j'ai quelques doutes sur sa légitimité. Cela dit, même des cardinaux se permettent de faire part de leur scepticisme. C'est donc qu'il est certainement possible de discuter.

Je ne connais rien au débat sur le réchauffement climatique. Qu'il me soit cependant permis de faire quelques remarques:

- les arguments des sceptiques paraissent suffisamment solides, d'un point de vue scientifique, pour éviter d'être écartés d'un revers de manche ou d'un simple argument d'autorité.

- il n'y a pas forcèment de raisons de paniquer, nous nous adapterons, c'est aussi simple que cela, la Terre, et les humains, en ont vu d'autres. Ce ne sera pas la première fois que l'humain devra faire face à des changements de grande ampleur.

- je ne tiens pas la position extrémiste qui voudrait que nous nous permettions de polluer à outrance. Les efforts portant sur les énergies renouvelables ou les économies de production doivent être réalisés. Mais que l'on n'en fasse pas l'alpha et l'omega de notre société, et que l'on ne juge pas toute politique énergétique qu'à cette aune.

- il semble, d'après les sceptiques, que l'hypothèse de la prépondérance des tâches solaires, dans l'évolution de la température, parait beaucoup plus fondée lorsque l'on connait la proportion infime de gaz à effet de serre dans notre atmosphère. En outre, cela pourrait expliquer également la hausse concommittente des températures observées sur la planète Mars...

Pour appuyer mes dires, je ne peux que vous recommander de regarder ce film d'une heure, qui tente de remettre les choses quelque peu en place.




Pour le voir en grand format, cliquez sur Google Vidéo, puis sur "Accéder à Google Vidéo".

Plusieurs remarques sur ce film.

C'est loin d'être un film à caractère négationniste ou schématique. Force est de constater que Al Gore a peut-être été surestimé, et que la manipulation ne se situe pas nécessaire à l'endroit que l'on évoquerait au prime abord.

L'un des scientifiques du film s'est cependant élevé contre la présentation tendancieuse de son point de vue. Il n'a pas approuvé que l'on montre sa réaction semblant accréditer l'hypothèse qu'un changement climatique ne puisse être analysé que sur une longue période. La réponse du réalisateur est . Comme je ne veux pas qu'on puisse me reprocher d'être partisan, je vous laisse faire votre opinion sur la polémique présentée par la page Wikipédia, ainsi que sur le film, le tout en anglais. Pour un scientifique qui se plaint, les autres n'ont pas l'air de s'être opposés, surtout lorsque l'on connait les diverses manipulations qui ont cours au sein du GIEC...

Autre argument qui revient régulièrement, ces scientifiques seraient payés en sous-mains par les compagnies pétrolières pour défendre ces discours. Outre le fait qu'il serait aisé de retourner l'argument, ce serait faire fi de leur volonté d'indépendance, et de leur mauvaise expérience avec les scientifiques climatiques spécialisés.

En plus de Wikipédia, pour approfondir le sujet vous trouverez nombre d'éléments du débat, ici, , ou même sur ce site, dont le webmaster gagnerait à refaire la mise en page. Voilà quelques éléments qui je l'éspère permettront de se faire une idée un peu plus juste de la véracité et la pertinence des débats en cours.

Enfin, ironie du sort, le meilleur moyen de promouvoir le développement durable, et de lutter contre le réchauffement climatique, est, en dehors de la prise de conscience générale, le marché financier, contre lequel Plunkett ne cesse de vitupérer, en oubliant que ce n'est qu'un moyen, rien de plus.

Merci à Ylyad et à Chartreu.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 18 Mai 2007

J'aime bien cette parabole fiscale...

Les réductions d'impôts en des termes que n'importe qui peut comprendre...

Supposons que, chaque jour, 10 potes sortent prendre quelques bières et que leur addition se monte à 100€.

 
S'ils payaient leur addition de la manière dont nous payons nos impôts, la répartition ressemblerait à ça :

* Les quatre premiers (les plus pauvres) ne paieraient rien.
* Le cinquième paierait 1€.
* Le sixième paierait 3€.
* Le septième paierait 7€.
* Le huitième paierait 12€.
* Le neuvième paierait 18€.
* Le dixième homme (le plus riche) paierait 59€.

C'est ce qu'ils décident de faire et sont ravis de cet arrangement jusqu'au jour où le barman leur dit : "Puisque vous êtes tous de si bons clients, je vais réduire le coût de votre addition quotidienne de 20€."

Le groupe décide de prolonger l'arrangement initial. Cela ne changerait rien pour les quatre premiers mais pour les six autres, les clients "payants". Comment s'assurer que chacun bénéficie équitablement de cette réduction ?

Ils calculent que 20€ divisé par six revient à 3,33€. Mais cela reviendrait à payer le cinquième et le sixième pour boire leurs bières ce que tous trouvent vraiment trop absurde....

Comme ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, le barman leur propose de réduire lui-même l'addition de chacun afin que tous y gagnent :

* Les quatre premiers continuent à ne rien payer.
* Le cinquième, qui ne payait qu'un euro, rejoint les quatre premiers et ne paie plus rien (économie de 100 %).
* Le sixième paie désormais 2€ au lieu de 3€ (économie de 33 %).
* Le septième paie 5€ au lieu de 7€ (-28 %).
* Le huitième paie 9€ au lieu de 12€ (-25%).
* Le neuvième paie 14€ au lieu de 18€ (-22%).
* Le dixième paie 49€ au lieu de 59€ (-16%).

Ainsi chacun s'en tire mieux qu'avant (et oui, ils ne payent plus que 79 ! pas de ma faute si le barman est généreux).

Mais une fois en dehors du restaurant, ils commencent à comparer leurs économies respectives.

"J'ai seulement obtenu un euro d'économie sur 20, alors que n°10 en a obtenu 10", se plaint n°6.

"Ouais, c'est exact", hurle n°5. "Moi aussi je n'économise qu'un euro ! Il est totalement injuste que n°10 obtienne 10 fois plus que moi !"

"Ils ont raison", entonne n°7. "Pourquoi devrait-il récupérer 10 ? quand j'en récupère seulement 2 ! Ce sont toujours les riches qui profitent !"

"Attendez une minute !!!" ajoutent les quatre premiers à l'unisson. "Nous, nous n'avons rien obtenu du tout ! Le système exploite les pauvres !"

Les neuf mécontents entourent le dixième et lui cassent la figure.

La nuit suivante, le dixième homme ne vient pas au bar. Quand vient l'heure de payer, les autres découvrent qu'ils n'ont pas assez d'argent à eux tous pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !


Et c'est ainsi que notre système fiscal fonctionne : ceux qui paient le plus d'impôts bénéficient automatiquement d'une réduction d'impôts plus importante.

 
Taxez les trop, attaquez-les et ils décideront peut-être tout simplement de ne plus rincer les autres.



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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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