Publié le 31 Mai 2008

Tout ceux intéressés par le sujet devraient lire ce rapport, qui démonte scrupuleusement toutes les études soi-disantes objectives sur l'adoption par les homosexuels. Réalisée par l'institut familial espagnol, cette étude décortique scrupuleusement tous les éléments avancés par les militants pro-gay.

Le résumé est à cet égard percutant :

La quasi-totalité des études réalisées sur l’évolution des enfants élevés par des couples homosexuels ne démontre rien. Presque toutes (y compris celles réalisées en Espagne) manquent de la plus petite rigueur scientifique nécessaire pour pouvoir atteindre des conclusions d’un degré de validité acceptable. Les erreurs les plus habituelles de ces études sont : la taille de l’échantillon (en général trop petit), son manque d’aléa (les couples homosexuels ne sont pas sélectionnés de façon aléatoire, mais ils sont même choisis par d’autres personnes sélectionnées ou par des associations homosexuelles), l’usage de groupes de contrôle – couples homosexuels – inadéquats, ainsi que comparer des mères lesbiennes seules, avec des mères hétérosexuelles divorcées ou séparées, avec le fait que les enfants des mères hétérosexuelles ont un désavantage dû au traumatisme du divorce ou de la séparation.

Jusqu’à présent, il n’y a pas eu une seule étude suffisamment ample et bien réalisée pour en tirer des conclusions. On ne peut donc affirmer en aucun cas, contrairement à ce que l’on fait de nos jours, que les études scientifiques donnent leur aval à l’adoption par des personnes du même sexe.

Du peu d’éléments de ces études à ne pas écarter, ainsi que d’autres études rigoureuses sur des sujets connexes, nous pouvons conclure que chez les enfants élevés par des couples d’homosexuels certaines conduites ou situations sont plus fréquentes que dans la moyenne de la population, lesquelles résultent en général défavorables pour eux :

Les problèmes psychologiques sont plus fréquents, et en particulier :
- faible estime de soi ;
- stress ;
- insécurité quant à leur future vie en couple et quant à avoir des enfants ;
- trouble d’Identité Sexuelle ;
- rejet du compagnon ou de la compagne du progéniteur homosexuel comme figure maternelle ou paternelle et préférence pour vivre avec l’autre progéniteur.

 Sont plus habituels les troubles de conduite comme :
- dépendance de la drogue ;
- dysfonctionnements dans la conduite alimentaire ;
- échec scolaire : mauvais résultats et mauvais comportement en classe.

Il est plus courant qu’ils souffrent d’expériences traumatiques :
- rupture du couple : les couples homosexuels stables en Suède ont un indice de rupture bien supérieur aux couples mariés (+37% chez les hommes et +200% chez les femmes) ;
- abus sexuels paternels : Cameron et Cameron ont trouvé 29% de cas chez des enfants d’homosexuels contre 0,6% chez des enfants de pères hétérosexuels.

La présence de conduites ou d’identités homosexuelles est de l’ordre de 8 fois plus fréquente que la moyenne. En lien avec le dernier point, et indépendamment du jugement moral ou social (positif, indifférent ou négatif) qu’ont pu mériter les conduites ou même les simples tendances homosexuelles, ce qui est certain, c’est que les études disponibles montrent que les personnes homosexuelles expérimentent avec plus de fréquence que la population en général certaines situations en principe défavorables :

Une santé en général plus détériorée :
- un taux plus élevé de maladies mentales ;
- de l’ordre de 4 fois plus de cas de SIDA et autres Maladies Sexuellement Transmissibles ;
- une plus grande tendance au suicide.

Conduites de risque dans leurs relations affectives :
- plus de promiscuité ;
- un taux plus élevé de rupture de relations ;
- taux élevé de relations sexuelles avec des mineurs.

Évidemment, lorsqu’une personne adulte choisit librement cette conduite, elle accepte consciemment ces conséquences, mais tel n’est pas le cas d’un enfant qui se trouve exposé involontairement à des circonstances qui le rendent plus enclin à courir ces risques.

Si nous acceptons le bien-être de l’enfant comme priorité, vue la situation de l’adoption en Espagne et la bibliographie disponible sur le sujet, nous ne pouvons assurer en aucun cas l’aptitude des couples homosexuels pour adopter des enfants. Donc, devant le doute que pose une bibliographie aussi importante, nous nous voyons obligés de plaider en faveur du mineur et de solliciter que l’on n’accorde pas l’adoption de mineurs à des couples du même sexe.


Le rapport est téléchargeable ici. N'hésitez pas à le faire circuler.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 30 Mai 2008

A Jeanne d'Arc

Quand le Dieu des armées te donnant la victoire
Tu chassas l'étranger et fis sacrer le roi
Jeanne, ton nom devint célèbre dans l'histoire
Nos plus grands conquérants pâlirent devant toi

Mais ce n'était encore qu'une gloire éphémère
Il fallait à ton nom l'auréole des Saints
Aussi le Bien-Aimé t'offrit sa coupe amère
Et tu fus comme Lui rejetée des humains.

Au fond d'un noir cachot, chargée de lourdes chaînes
Le cruel étranger t'abreuva de douleurs
Pas un de tes amis ne prit part à tes peines
Pas un ne s'avança pour essuyer tes pleurs.

Jeanne, tu m'apparais plus brillante et plus belle
Qu'au sacre de ton roi, dans ta sombre prison.
Ce céleste reflet de la gloire éternelle
Qui donc te l'apporta ? Ce fut la trahison.

Ah ! si le Dieu d'amour en la vallée des larmes
N'était venu chercher la trahison, la mort
La souffrance pour nous aurait été sans charmes
Maintenant nous l'aimons, elle est notre trésor.

 

 

  Maid of Orleans, OMD...

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 29 Mai 2008



Pas trop sur le net, en ce moment, pour cause de recherche d'apparts.
 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 26 Mai 2008

Et pour comprendre l'ampleur de la tâche de Michel Sleimane, l'éditorial de l'Orient le Jour fait une bonne synthèse de la situation, après six mois de tergiversations multiples et variées...


Crédits sur parole

Incroyable pays tout de même que le nôtre, qui, à travers ses portes et fenêtres béantes, (s’) attire tout à la fois tant de convoitises et d’intrigues extérieures mais aussi de chaleureuses, de réconfortantes marques de sollicitude !

À plus d’un titre, l’élection présidentielle d’hier constituait un évènement à retentissement mondial, même si les invités ont eu droit, en prime, au spectacle de ces irrégularités de procédure qui font le trouble charme de la démocratie à la libanaise. Jamais en effet scrutin de ce genre ne s’est déroulé devant un parterre tel que celui réuni hier sous la coupole de l’Assemblée. Du souverain à l’ambassadeur en passant par le ministre, ils étaient tous (ou presque) là, congestionnant les loges du Parlement, squattant l’espace réservé à ce témoin de prédilection qu’est la presse, envahissant jusqu’aux bancs des ministres. Et pour cause : nombreux sont les pays qui, de près ou de loin, à bon ou mauvais escient, à des fins avouables ou non, ont traité du mal libanais. D’aucuns s’y sont brûlé les doigts, d’autres ont engrangé des bénéfices. À l’heure des épilogues heureux, peut-être était-il important pour tous de revendiquer – sur place – une part de mérite, sinon de triomphe.

Un vaste parapluie international doublé d’un consensus interne : c’est d’un capital considérable que s’est vu nanti, d’emblée, le président Michel Sleimane. Avant même d’user de ce viatique à deux volets, le chef de l’État doit commencer cependant par en évaluer l’exacte portée, dans un contexte régional souvent sujet à changements, lesquels hélas ont vite fait de se répercuter sur la scène locale. C’est apparemment parce que l’Amérique a plus que jamais besoin de l’Iran pour calmer le jeu en Irak, c’est aussi parce que la Syrie a engagé des pourparlers de paix avec Israël sous les auspices de la Turquie qu’un compromis a enfin été possible au Liban. Mais que vienne à changer la donne...

C’est dire qu’au nouveau président incombe cette double et délicate tâche : positionner convenablement le Liban par rapport aux axes régionaux rivaux (convenablement, c’est-à-dire à l’écart des lignes de confrontation) et arrimer, dans le même temps, les diverses parties libanaises à l’État en voie de reconstitution. C’est dans cette même et heureuse perspective d’ailleurs que s’inscrit le programme décliné par Sleimane dans son discours d’investiture, véritable modèle de fermeté dans les convictions, que ne parvenaient à édulcorer ni l’évident souci d’équilibre ni la rare sobriété du ton.

Cette allocution n’a pas manqué de moments forts, pas plus que de salutaires incursions hors des sentiers battus, et jusqu’en terrain pratiquement vierge. Car si Michel Sleimane a abordé pratiquement tous les dossiers en souffrance, si ce bon père de famille a évoqué avec insistance le problème d’une jeunesse libanaise poussée, crise après crise, aux portes du désespoir, s’il a proclamé avec force son soutien au tribunal international pour le Liban, il a surtout apporté des clarifications fort bienvenues sur deux points essentiels, figurant d’ailleurs au cœur du problème libanais.

Le premier de ces points avait trait à une Résistance à l’occupation israélienne, appelée à s’en tenir désormais à cette seule... occupation : à ne plus jamais retourner ses armes contre des Libanais, ce qui serait en effet intolérable. Cela en attendant la mise sur pied d’une stratégie de défense nationale (de défense et non plus d’équipées solitaires), seule capable de recueillir le soutien effectif du peuple tout entier. L’ère d’une Résistance jalouse de son indépendance d’action et échappant à tout contrôle étatique serait-elle donc à jamais révolue ?

À propos de la Syrie, le chef de l’État n’a pas manqué de sacrifier au rituel de ces relations dites privilégiées, lesquelles n’ont jamais fait, dans le passé, que privilégier le déséquilibre, l’injustice, la domination d’un des deux partenaires sur l’autre. Il est néanmoins le premier président libanais à avoir fait sienne, de la plus solennelle des manières, l’exigence générale, confortée par plus d’une résolution de l’ONU, d’un échange d’ambassades avec Damas. C’est tant mieux si ces choses ont été dignement et courtoisement dites à l’Assemblée, sous le regard impénétrable de Walid Moallem siégeant parmi les invités, et qui est la première personnalité syrienne à venir à Beyrouth depuis le séisme de 2005.

Après une longue vacance, l’État a enfin un chef, et ce chef a droit au soutien sincère de tous. Puisse maintenant ce chef se donner – et nous donner – un État.

Issa GORAIEB

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Relations internationales

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Publié le 23 Mai 2008

Quelques sites à ajouter à votre agrégateur:

- Valeurs Eternelles, un site bien taillé, et qui me parait très intéressant. Je croise son webmaster régulièrement au fil des commentaires.

- Deo Gratias, un site qui aborde essentiellement le fond, en développant les principales thèmatiques catholiques.

- La voix dans le désert. Il exagère, son désert n'est pas si vide que cela...

- Cela fait longtemps que je le lis, que je l'ai mis en lien ici, mais Baroque et Fatigué, en référence au Hussard Bleu, le roman de Roger Nimier, est aussi un blog à lire, d'autant qu'il a eu les honneurs de Rue 89.

- Le blog du partisan blanc, royaliste, mais qui parle bien du libéralisme, même si je suis un peu sceptique sur l'usage de la force ou sur la politique migratoire.

Sinon, à propos des OGM, je trouve que cette mise au point du Salon Beige est lumineuse.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 21 Mai 2008

J'avoue que lorsque j'entends les droatsdel'hommistes, je me prends à être d'accord avec ChicType.

Je remarque en passant que plus la France se la pète pays-des-droits-de-l'homme, moins elle est appréciée à l'étranger (c'est pourtant le seul but politique). Le précédent Villepin, discours larmoyant anti-guerre d' Irak, nous a grillé avec les USA et je crois qu'au fond, les Russes, les Chinois et les Arabes nous ont pris pour les idiots utiles. Là, on se grille avec l'autre empire, la Chine.

Je ne sais même pas pourquoi j'en parle, par réflexe pavlovien je présume, allez comme j'y suis et que j'ai aucune envie de reparler « relation international » dans le futur, finissons en : Ce que devrait être la France dans le monde : Un pays neutre : Être au monde ce que la Suisse est à l' Europe. Un pays qui ne s'implique dans aucun camps, qui retire tous ses soldats d' Afrique pour commencer, qui ferme sa gueule sur tous les sujets ayant trait aux relations internationales, qui refuse de participer aux conflits de toutes espèces (Nos « accords diplomatiques », en particulier avec le monde anglo-saxon, n'avaient d'utilité que quand l' Allemagne menaçait et quand la France était un empire colonial). Continuer à vendre armes, médicaments, ponts et chaussé à qui nous en demande, envoyer quelques docteurs et enseignants pour l'image de marque, et c'est tout.

Là ça serait la top classe, LE pays taiseux qu'a tout vécu, qu'a fait tout ce qu'il était possible de faire en matière d'épopée politique avant tout le monde et qui regarde l' humanité de haut avec la plus extrême sagesse sans jamais la ramener, l'air de dire « faut que vous expérimentiez ce qu'on a expérimenté, un jour vous comprendrez. ».

Le truc de ouf, comment ça assurerait grave

Ce qui se rapproche de ce que disait le regretté Jean-François Revel: « Depuis le temps que la France "rayonne", je me demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation. »


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Rédigé par Polydamas

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Publié le 19 Mai 2008



Pascale Clark, la bobo dans toute sa splendeur, qui mettait tant de plaisir à humilier et à harceler ses interlocuteurs quand elle était à RTL* ou sur Canal, se retrouve sous le feu de la critique de Zemmour.

Ce n'est pas aussi grinçant qu'on le souhaiterait, mais bon, quelque part, ça fait plaisir.


* Quand elle dirigeait l'émission "On refait le monde" (émission regroupant des intervenants débattant de l'actualité), elle avait obtenu la tête d'Elisabeth Lévy (revenue depuis). Le tort de cette dernière, en plus d'avoir des opinions, relativement anti-conformistes ? Avoir osé critiquer la toute-puissante Clark qui se moquait ouvertement de la famille nombreuse (8 enfants) des époux Gaymard.

Vous comprenez, 8 enfants, c'est ringard, et c'est même honteux...


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Rédigé par Polydamas

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Publié le 17 Mai 2008

Il est vraiment dommage que Mozart n'ait pu terminer cette oeuvre magnifique.




Sur une idée chipée chez  Major Tom.


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Rédigé par Polydamas

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Publié le 14 Mai 2008

Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité,
Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succés, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir !
Donnez-moi, mon Dieu,ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiètude
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.


Prière trouvée sur le corps d'André Zirneld, tué en 1942 en Lybie. Pour en savoir un peu plus, c'est ici, et pour écouter la version chantée, c'est .


Oui, ça arrive là, comme ça, que voulez-vous, j'avais envie, ça manque de spiritualité ici...

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 13 Mai 2008

De Gaulle prit le pouvoir le 13 Mai 1958 grâce à la droite traditionnelle, pleine d'espoir en sa politique. Quelle ne fut pas la désillusion de celle-ci quand elle constata que, loin de sauver ce qui pouvait l'être en Algérie, son héros décida de lâcher ce qui était alors un département français, de la pire des manières possibles. Partant, en liquidant la droite traditionnelle et s'alliant tacitement aux communistes, De Gaulle a donné naissance à ces enfants capricieux que furent les soixante-huitards.

Soixante-huitards qui ont terminé le boulot en éliminant durablement la droite du paysage politique. Même si sur l'Algérie, l'indépendance était inéluctable sous une forme ou sous une autre, force est de constater qu'elle s'est déroulée de la pire des manières possibles, et qu'elle a permis au chef de l'Etat d'éliminer les tenants de la droite dure qui le génait.

Toujours le même principe, diviser pour mieux régner.

Un article passionnant de Dominique Venner paru dans le très bon numéro de la NRH de ce mois.

Dix ans séparent Mai 58 et Mai 68. Deux événements opposés. La jeunesse avait changé de visage, passant du béret de parachutiste à la tignasse gauchiste.

(...)

Dix années seulement séparent Mai 58 et mai 1968, deux événements de signification radicalement opposée. Le premier s'est déroulé sous une débauche de drapeaux tricolores et d'effervescence patriotique. Le second, sous une marée de drapeaux rouges et de tumulte révolutionnaire. Dans les deux cas, une fraction de la jeunesse fut l'un des acteurs décisifs. Mais, en dix ans, elle avait changé de visage, passant du béret de parachutiste à la tignasse gauchiste.

Le général De Gaulle était revenu aux affaires à la faveur du premier événement. Il l'avait utilisé sans l'avoir créé. En revanche, l'événement de mai 1968, survenant après dix années de pouvoir sans partage, était à bien des égards son enfant, un enfant adultérin dans lequel il ne pouvait se reconnaître, mais qui lui devait beaucoup. Le basculement de la France et de sa jeunesse du drapeau tricolore au drapeau rouge sous le règne du Général, voilà un de ces incroyables paradoxes sur lesquels les historiens auraient dû s'interroger.

(...)

Mais pourquoi le mythe de la Révolution a-t-il resurgi après dix ans de pouvoir du Général ( en 1968, ndb), alors que lui-même y était allergique?

D'abord, on ne peut oublier la « révolution de 1944 ». Les effets cumulés de l'Épuration, le prestige de l'URSS, la peur et la fascination inspirées par le parti communiste, le terrorisme intellectuel qu'il exerçait avec la complicité active de ses compagnons de route avaient éliminé toute résistance à son influence dans l'enseignement et le rnonde culturel. L'étau ne fut desserré que sous l'effet de la guerre froide, puis de la déstalinisation et de l'écrasement de la révolution hongroise de 1956. Le changement devait également beaucoup au prestige retrouvé d'une droite littéraire dont les représentants les plus âgés, Paul Morand, Sacha Guitry ou Céline, avaient subi les foudres de l'Épuration. Le courage d'une poignée d'écrivains et d'universitaires indépendants n'y était pas non plus étranger. On songe à Thierry Maulnier, Raymond Aron, Jacques Laurent, Roger Nimier, Roland Laudenbach, Jules Monnerot, Raoul Girardet, Julien Freund et même André Malraux qui, au temps du RPF, ne craignait pas de rompre des lances avec ses anciens amis communistes. Dans le monde politique, l'affranchissement de l'emprise communiste avait commencé en mai 1947, lorsque Paul Ramadier, président du Conseil socialiste, s'était séparé des ministres communistes. À l'automne suivant, les grèves semi-insurrectionnelles réprimées par les socialistes avaient accentué la cassure. La guerre d'Indochine avait ramené un peu plus le PCF dans la posture antinationale qui avait été la sienne avant son entrée tardive dans la Résistance (2). Simultanément, une part importante de l'opinion s'inquiétait de la menace exercée par l'Armée rouge sur l'Europe occidentale.

Le général De Gaulle lui-même, était alors convaincu de l'imminence d'une guerre et d'une invasion soviétique. Dans les années 1950, l'anticommunisme devint une composante essentielle de la vie politique française. Dans le même temps, les effets de l'Épuration commençaient à s'estomper. Ostracisés depuis l'été 1944, un nombre considérable de notables nullement collaborationnistes, simplement pétainistes, retrouvaient leur place dans la vie sociale et politique. Cela s'était fait à la faveur d'un retournement d'opinion, de la publication de très nombreux mémoires en défense et d'un désir d'apaisement qui devaient conduire à l'émergence du Centre national des indépendants, au gouvernement du très populaire Antoine Pinay, ancien membre du Conseil national de Vichy, et à l'amnistie de 1953. Sauf pour le parti communiste et pour quelques fractions irréductibles, la guerre civile franco-française de 43-44 s'estompait. La page était peu à peu tournée. Cette évolution s'est trouvée brutalement interrompue par le retour au pouvoir du général De Gaulle. Avec lui et autour de lui réapparut l'esprit partisan qui avait servi de socle à sa grande légende. La geste résistante fut réveillée et avec elle, nécessairement, l'alliance « historique » avec les communistes, ce que symbolisa le transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.

Après l'euphorie trompeuse de l'année 1958,les ambiguïtés de la politique algérienne du Général éveillèrent une opposition nationale toujours plus vive en France et chez les Européens d'Algérie. Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France entrait une nouvelle fois dans une période de guerre civile larvée. Et, comme la fois précédente, le général De Gaulle, homme de droite s'il en fut, passa implicitement alliance avec les communistes et leurs émules contre ceux qui, par fidélité à des principes essentiels, refusaient de le suivre aveuglément et allaient bientôt le combattre.

L'espace de liberté et de renaissance ouvert durant les années 1950 se referma à la fin de la guerre d'Algérie quand la répression s'abattit sur tous ceux qui n'acceptaient pas le tournant politique dont allaient être victimes les Européens d'Algérie et les musulmans engagés du côté de la France. S'appuyant sur le pouvoir intellectuel et médiatique de la mouvance communiste et gauchiste pour écraser ceux qui lui résistaient, le Général préparait ainsi le choc en retour qui lui reviendra en pleine figure en 1968.

Homme de pouvoir pragmatique, redoutable dans l'action, De Gaulle méprisait les idéologies, dont il ne percevait pas le rôle. À ses yeux, par exemple, l'URSS n'était rien d'autre que la Russie, ce qui était à la fois vrai et faux. Sans doute ni Lénine ni Staline n'avaient pu abolir certaines permanences russes, à commencer par celles de la géographie. En revanche, l'idéocratie soviétique avait détruit une part importante de la tradition russe, tout en faisant de l'ancien empire tsariste un instrument de subversion universel. Mais de cela, le Général ne se souciait pas. Sa vision politique et historique « classique » ne lui permettra pas non plus de voir venir et d'interpréter les formidables transformations dans les mœurs et les représentations qu'annonceront les événements de mai 1968.

D'un œil méprisant, il surveillait de loin l'agitation d'une gauche mise électoralement en déconfiture par son retour au pouvoir et par sa politique algérienne. Ce qu'il avait fait, jamais elle n'aurait eu la force ni le culot de le faire. Elle n'en continuait pas moins de voir en lui un « général fasciste », et ne restait pas inactive. Mais il était indifférent à cette agitation sans percevoir la menace que l'actif travail de sape représenterait pour son pouvoir. La naissance du gauchisme, c'est à dire d'une nouvelle gauche extrême en marge du communisme, avait commencé peu avant 1958, à la faveur de la guerre d'Algérie.

(...)

Le parti communiste se remet difficilement de la crise provoquée en 1956 par le XXe congrès du parti communiste de l'Union soviétique et la déstalinisation. C'est en dehors du PCF et des grandes formations de la gauche traditionnelle que se développe et s'organise l'action directe en faveur de l'indépendance algérienne, et plus tard contre l'OAS. Pourtant, cette nouvelle gauche n'aurait rien pu être sans la puissante irradiation communiste dans la société.

De la guerre d'Algérie à celle du Vietnam

L'affaire algérienne contribue aussi à une dérive de nombreux chrétiens qu'imprègne la grande culpabilité de l'homme blanc. Dans les mouvements d'Action catholique, à la JEC, à l'ACO, au groupe Reconstruction, chez certains ecclésiastiques, à la JAC, chez les scouts, dans la presse catholique et protestante, on prend position, on dénonce la « torture», on se mobilise dans les réseaux des « porteurs de valises ».

L'UNEF, le principal syndicat étudiant, s'engage dans la même voie, exploitant la crainte de voir supprimer les sursis d'incorporation. Ses dirigeants rencontrent en Suisse les représentants du FLN, afin de convenir d'une politique commune. À la fin des années 1950, écrit Thierry Pfister qui a vécu cela de l'intérieur, « la puissance du syndicalisme étudiant s'est constituée comme réaction collective de trouille face à une éventuelle affectation en Algérie (3).»

Dans l'intelligentsia on signe, on signe fébrilement. En 1961, l'apparition de l'OAS, son influence auprès de lycéens parisiens offrent un nouveau prétexte de lutte sur le thème de la mobilisation antifasciste. Dans les lycées et les facultés, la création du Front universitaire antifasciste (FUA) favorise la création d'un noyau actif de jeunes trotskistes. L'indépendance de l'Algérie en 1962 et la disparition de l'OAS laissent, un temps, cette nouvelle gauche démobilisée. Cependant, venant de Chine, se dessinent à point nommé les signes d'un nouvel espoir. Inlassablement, la « Providence » vient de la sorte au secours des âmes de gauche pour les relancer vers de nouvelles espérances et de nouvelles causes «généreuses». Fondée à l'origine par le parti communiste, l'Association des amitiés franco-chinoises va devenir le vecteur de l'influence maoïste. À partir de 1963, à l'initiative de ses militants, on voit apparaître des Cercles marxistes-léninistes. Ces derniers sont en fait les précurseurs des groupes pro-Chinois qui, autour de L'Humanité nouvelle ou des Cahiers marxistes-léninistes de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, vont se développer en France comme un peu partout en Europe.

À partir de 1965, l'aggravation du conflit vietnamien et l'intervention américaine viennent offrir un thème mobilisateur à tous ces groupes qui, dans une France endormie, vivotaient en se chamaillant. Comités et pétitionnaires relancent l'enthousiasme et l'unité d'action en faveur de providentielles victimes.

Cette même période voit naître dans les universités américaines une opposition à la guerre du Vietnam, nourrie par la crainte de la conscription et par la contre-culture (Love not war). Le Free Speech Movement de l'université de Berkeley renouvelle complètement les méthodes d'agitation qui sont reprises en Allemagne, à l'université libre de Berlin et en France par les petits groupes plus ou moins libertaires d'Antony et de Nanterre. La revendication de la liberté sexuelle, la contestation des professeurs, l'opposition à l'intervention américaine au Vietnam, la critique de la société de consommation servent de prétextes à une agitation nouveau style, qui perd en idéologie ce qu'elle gagne ei émotionnelle.

L'année 1967 marque une recrudescence du phénomène. Les comités, les groupuscules, les journaux se multiplient. Le terrain politique français se révèle particulièrement favorable. Il bénéficie de la politique gouvernementale favorable au Nord-Vietnam. Le pouvoir gaulliste soutient ce qui gêne les États-Unis. Les manifestations de rue en faveur du Vietcong sont tolérées. On arrête souvent les militants du mouvement droitiste Occident, mais ceux des « Comités Vietnam de base» ont peu à craindre de la police.

À la veille de mai 1968, les prisons françaises sont encore peuplées de condamnés de l'OAS, militaires ou civils. Utile quelques années plus tôt contre cette opposition pugnace, la gauche extrême s'est vu accorder de grandes facilités par le pouvoir, au point de détenir un quasi-monopole dans certains secteurs essentiels de l'enseignement, de l'Université et des médias. Peu après les événements, l'écrivain Romain Gary, gaulliste de gauche, conseiller du ministre de l'Information, évoquera le concours apporté par la télévision nationale aux communistes vietnamiens ou chinois : «Pendant à peu près deux ans, des flots de propagande antiaméricaine furent déversés sur lepublicpar notre télévision nationale. [...] Et la Chine de Mao ? Pendant un an, elle n'a eu droit qu'à des "témoignages" sympathiques, qu'à des reportages bienveillants. Citez-moi donc l'exemple d'un seul reportage ou d'un commentaire "critique". Lorsqu'à Pékin, une actrice de cinéma, la tête rasée par les Gardes rouges, que l'on n'appelait pas encore les "enragés", se suicidait en se jetant du septième étage, c'est tout juste si notre ORTF national ne soulignait pas le côté "positif" de cette horreur: la preuve que la Chine de Mao avait donné au peuple des immeubles de sept étages'(4). »

Depuis longtemps, l'enseignement public avait joué un rôle essentiel dans la formation d'une « légende rouge » positive et même exaltante. Dans les livres d'histoire, de géographie ou de philosophie, Marx, Lénine, Staline, la révolution bolchevique et le système soviétique étaient présentés sous les couleurs idéales du romantisme révolutionnaire. Les étudiants et lycéens de 1968 qui se jetteront dans les rues le poing levé, jargon-riant des slogans sur le « prolétariat en lutte », ne feront que reproduire les images inscrites dans leur imagination par des légions de professeurs qui seront les premiers à en faire les frais.

De 1966, début de la «Révolution culturelle» chinoise, à mai 1968, la «mode mao» bat son plein. Signe infaillible, la veste en bleu de chauffe des prolétaires chinois est copiée dans les boutiques les plus chic de prêt-à-porter parisien. On la retrouve même dans les pages fort déshabillées du magazine Lui. Son numéro de juin 1967 est entièrement consacré à la Chine rouge. Jacques Lanzmann y présente de jolies filles à demi vêtues de vestes mao, mimant à leur façon les combats de la Révolution culturelle. Chaque photo est soulignée d'une citation de Mao, tandis qu'un texte de l'écrivain Han Suyin chante les mérites de la Chine populaire. Ailleurs, Géraldine Chaplin se fait photographier sous le portrait de Mao pendant qu'Alain Barrière chante à l'Olympia Vcomme Vietnam.

Qu'est-ce qui, dans le maoïsme, séduit donc tant la bourgeoisie branchée et ses rejetons? « Tout simplement un gigantesque malentendu, répond Christophe Bourseiller. Aujourd'hui, la Révolution culturelle apparaît pour ce qu'elle était, une sordide et sanglante lutte pour le pouvoir entre Mao Zedong et Liu Shaoshi. « Mais à l'époque, chacun voulait croire en la dimension libertaire au phénomène. De sorte que les Gardes rouges semblaient tracer aux jeunes Français la route à suivre: celle d'un chahut radical et joyeux, d'un monôme poussé à l'extrême. Pour lespro-Chinois français, la Chine était le pays le plus libre du monde.»

(...)

Les retombées de Mai 68 seront loin d'éteindre les enthousiasmes. En 1970, après la saisie de l'organe maoïste La Cause du peuple, le cinéaste François Truffaut annonce qu'il vendra ce journal dans la rue. C'est du dernier chic. Tandis que la télé filme la scène, Truffaut reçoit le renfort de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Patrice Chéreau, Samy Frey, Claude Lanzmann et autres célébrités de moindre pointure. Sans multiplier les exemples à l'excès, on ne saurait oublier la revue littéraire Tel Quel, lancée chez Gallimard par Philippe Sollers, l'une des curieuses illustrations de la « folie mao » qui s'est emparée des esprits les plus scintillants du moment. Epistémologie, quand tu nous tiens ! Alors que tout était connu depuis longtemps sur les crimes et les massacres en masse perpétrés par les divers régimes communistes, d'ambitieux jeunes gens continuent imperturbablement de prêter1958 aux abattoirs toutes les séductions du paradis.

Dans les conditions particulièrement favorables de l'Hexagone gaullien, l'intelligentsia développe une activité fébrile. Quelques années encore, et la preuve sera apportée de la justesse de la théorie de Gramsci pour qui la prise du pouvoir politique est précédée et préparée par la prise du pouvoir idéologique. Pour l'heure, la France est mûre pour une grande farce et une grande trouille (5).


2. La ligne du PCF pendant la guerre d'Indochine était définie par les notes retrouvées dans les papiers d'un de ses principaux dirigeants, Jacques Duclos : « Travailler à la défaite de l'armée française partout où elle se bat. »
3. Thierry Pfister, Lettre ouverte à la génération Mitterrand qui marche à côté de ses pompes, Albin Michel, Paris, 1986.
4. Le Monde,21 juin 1968.
5. Pour en savoir plus, on peut se reporter à l'essai de Dominique Venner,De Gaulle, La Grandeur ou le Néant, Le Rocher, 2004.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Histoire

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