Publié le 29 Novembre 2007

Je tombe, via le Salon Beige, sur les propos du kiné de Vincent Humbert, dont le cas a beaucoup été cité dans les affaires d'euthanasie.

 


Le kiné s'exprime à l'occasion de la diffusion d'un téléfilm sur cette affaire. Et je vous laisse imaginer ce qui risque de passer si on vote une loi à ce sujet:
Après la mort de Vincent, beaucoup de familles dont le patient était dans un état aussi grave, voire pire que celui de Vincent, sont venues nous dire : « Mais le nôtre, il ne faut pas le tuer, hein ? Faut pas le tuer !». Ces familles pensaient que nous allions généraliser l’acte isolé et médiatisé d’une seule personne… Certes, nous savons que ces familles souffrent de voir leur proche dans cet état… Mais elles préfèrent le voir vivant. Il y a toujours un fond d’espoir. Ces familles sont donc venues nous voir en nous disant : « Il faut le laisser vivre ».

A lire également la page qui retrace l'histoire de Vincent Humbert.

Profondément, je ne crois pas qu’il avait envie de mourir.
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 28 Novembre 2007

La mort d'Anne-Lorraine nous a tous profondément touchés et nous tenons à adresser toutes nos condoléances à sa famille et à l'assurer de nos prières. Alors qu'elle rejoignait sa famille dimanche dernier pour se rendre à la messe, Anne-Lorraine est tombée sous les coups d'un criminel. Sa foi la rapproche de nous et de beaucoup d'entre vous.

Beaucoup ressentent une profonde injustice dans la mort de cette jeune femme, dans le traitement médiatique et politique de ce crime dans la crise que traverse notre pays ces jours-ci. Plusieurs demandes nous sont parvenues pour organiser des manifestations et autres "marches blanches".

Mais voilà, par respect du mystère de la mort qui dépasse nos clivages terrestres, par respect de la mort d'Anne-Lorraine permise par Dieu, par respect de la douleur de sa famille et parce que la mort d'Anne-Lorraine, pas plus que sa vie, ne nous appartient, nous n'organiserons aucune manifestation. Toute la place revient en ces jours où le silence doit être respecté, à sa famille, son fiancé et à ses proches plongés dans le deuil.

Ce n'est pas pour autant que rien ne doit être fait  :
  • Catholique, chacun peut décider de se rendre à la messe d'enterrement pour se recueillir et prier samedi 1er décembre à 14h00 en la cathédrale de Senlis, les uns en uniforme scout, les autres entre anciens amis, etc. Le père d'Anne-Lorraine invite ceux qui le souhaitent à entourer sa famille à cette occasion. La cathédrale et ses abords peuvent accueillir beaucoup de monde, vraiment beaucoup...
  • Catholique, chacun peut faire dire des messes dans la semaine ou samedi prochain à 14h00 dans sa paroisse, son aumônerie, son groupe scout, etc.
  • Catholique, chacun peut aussi organiser des veillées de prières dans son foyer, sa paroisse, etc.
  • Catholique, chacun peut s'unir aux chaînes de prières qui circulent sur le net.
Nous vous proposons de relayer toutes ces initiatives sur ce post.

Qu'Anne-Lorraine repose en paix.

Nous prions pour elle, sa famille et son fiancé.

Le Salon Beige
E-deo
Chrétien dans la cité
Ab imo pectore


Veillées de prières :

Les scouts et guides d'Etaples du groupe Saint Josse se réuniront devant le Saint sacrement ce vendredi à 18h30 en l'église Saint Michel et prieront ensemble pour Anne-Lorraine.

Les scouts et guides d'Europe ont publié ce communiqué:

Anne-Lorraine, ancienne Akela de clairière a été tuée sauvagement dans le RER dimanche dernier.
Ses parents ont émis le souhait que le corps d’Anne-Lorraine soit veillé jusqu’à l’inhumation. Il est proposé pour cela, à toutes les personnes ayant ou ayant eu un lien avec les Guides et Scouts d’Europe, d’assurer une présence vendredi 30 novembre de 15 h à minuit au funérarium de Senlis.
Ni fleurs, ni couronnes, mais des dons au profit d’une association caritative (précisée ultérieurement).


Chaines de prière:


N'hésitons pas à nous joindre à cette chaîne de prière, pour elle, sa famille, ses amis et pour son meurtrier. L'enterrement a lieu samedi, d'ici là on peut réciter chaque jour pour eux une dizaine de chapelet.


Messes:


- Messe dite pour Anne-Lorraine en présence du personnel de la Maison jeudi 29 novembre à 19h30 à la Chapelle de la MELH de Saint Denis.

- Une messe sera dite à son intention Jeudi 6 Décembre à 18H45 à St Jean-Baptiste de la Salle (métro Pasteur)

- A l'initiative de Radio Notre Dame, messe présidée par monseigneur Riocreux, évêque de Pontoise ou célébrée par le Père Pierre Vivarès le vendredi 30 novembre à 12h30 à Notre-Dame de l'Arche d'Alliance (Paris XVème)

Condoléances:
 
Un mail de condoléances à été ouvert. Il s'agit de l'adresse mail suivante: condoleances.anne.lorraine@gmail.com


A noter que Nicolas Sarkozy a reçu les parents d'Anne-Lorraine. Et qu'il l'a évoquée, dans son interlocution de ce  soir (à partir de 9:57).

Enfin, l'association des journalistes de la défense l'a admise parmi les leurs à titre posthume.
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Ab Imo Pectore

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Publié le 27 Novembre 2007

En Espagne, un fait divers sordide vient de relancer le débat sur la télé-réalité. Une femme, Svletana, avait quitté son compagnon qui la violentait, Ricardo. Celui-ci, pour tenter de la faire revenir, s'est adressé à l'émission de télé-réalité El diario, dont le concept est proche de celui de Y a que la vérité qui compte. La demandant en mariage sur le plateau devant plusieurs millions de téléspectateurs, Svletana a refusé. En réponse, Ricardo l'a tuée quatre jours plus tard.

La jeune femme avait accepté l'invitation, croyant avoir affaire à des membres de sa famille restée en Russie. Ironie du sort, Ricardo avait été repéré par la justice, et condamné pour mauvais traitements, mais le jugement n'avait pas encore été prononcé. La production n'avait pas jugé utile de faire quelques recherches sur les procès en cours.

J'ai déjà pu lire sur quelques commentaires que, de facto, le type était taré, et que l'émission n'y est pour rien dans ce meurtre, supposant que l'individu serait passé à l'acte de toute manière. A ceux qui tiennent ce discours insensé, je leur rappellerais que s'il est difficile d'accepter d'être éconduit par une jeune femme, il est évidemment infiniment plus dur d'accepter ce refus devant plusieurs millions de téléspectateurs. Ce n'est rien d'autre qu'une humiliation publique. Déclenchant donc des réactions particulièrement dangereuses, susceptibles de conduire à un drame, chez des personnes mentalement instables. Surtout dans un pays où les mâles sont aussi fiers qu'en Espagne. Le gouvernement Zapatero a, semble-t-il, réuni les producteurs afin de surveiller plus étroitement les personnes choisies dans ce type d'émissions.

Pour rappel, c'est déjà le 5ème décès dont on peut imputer la responsabilité à la télé-réalité, avec la mort d'Ana Orantes, une femme qui avait raconté sur un plateau de télévision les décennies de violence que lui avaient infligé son mari. Et malgré toutes mes réserves sur les méthodes employées par le combat contre les violences conjuguales, il est impossible de ne pas constater cet avilissement dû à la télé-réalité.

Ce type de divertissement, profondément malsain et voyeur, n'a décidément jamais autant mérité son qualificatif de télé-poubelle. Pourtant, ça ne serait pas spécialement compliqué de prendre des acteurs, et de construire un scénario, en se faisant passer pour des gens normaux. Ça aurait au moins le mérite d'être inoffensif, à défaut d'être sincère. Mais que voulez-vous, cette tactique avait été dénoncée par les téléspectateurs qui ne supportaient pas qu'on leur vole leur rêve.

Dans les temps antiques, à Carthage, on offrait régulièrement au dieu Baal-Hamon, pour s'attirer ses faveurs, le sacrifice d'enfants nouveaux-nés. C'était une pratique qui avait réussi à choquer les Romains eux-mêmes, qui n'étaient pourtant pas des enfants de choeur. Périodiquement, la société primitive avait besoin de sacrifier certains des leurs pour calmer les ardeurs violentes de leur dieux. On a l'impression que ce schéma recommence sans cesse, à voir la manière dont la télévision subordonne les humains, dont la dictature de la célébrité impose de sacrifier, de casser des candidats à la renommée.

D'ailleurs, devrait sortir bientôt un film sur la télé-réalité poussée à son paroxysme. Cette fois, les participants ne sont pas des amoureux, mais des candidats au suicide...

Vision prémonitoire ?
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Médias

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Publié le 26 Novembre 2007


J'apprends, via des amis, et le Forum catholique, que la victime du RER D, qui a été assassinée dans l'après-midi de Dimanche était une jeune catholique parisienne. Ancienne guide des Scouts d'Europe, elle a fait, d'après les médecins légistes, tout ce qu'elle a pu pour se défendre, malgré la barbarie de son agresseur, qui l'a lardée de plus de 30 coups de couteau.
La jeune femme a été très courageuse", a déclaré le procureur. De nombreuses traces de sang ont été retrouvées dans la rame. La victime s'est défendue, blessant l'agresseur à l'aine. Des cheveux et des traces de sang de la jeune femme ont été retrouvés sur le suspect, a précisé Thierry Pocquet du Haut-Jussé.
Comme dans nombre d'affaires de ce type, le criminel présumé est un récidiviste.

Le suspect a éjà condamné en 1996 pour agression sexuelle à cinq ans de prison dont deux avec sursis. Il a reconnu "une tentative d'agression sexuelle". Il l'a commise quand il s'est aperçu que la jeune femme se trouvait seule avec lui dans la rame de RER. Celle-ci résidait à Orry-la-Ville (Oise), près de Senlis.
Par ailleurs je me pose clairement la question du comportement des gens dans le wagon. Même si la ligne était peu fréquentée à cet horaire (aux alentours de midi), il devait bien y avoir au moins une personne ou deux qui auraient pu agir.

Ci-dessous, le texte que l'une de ses amies a posté sur le FC:

Vous avez sans doute entendu parler de la jeune femme qui a été poignardée dans le RER, hier. Je la connaissais. Elle avait 23 ans, avait une foi profonde et lumineuse, était joyeuse, pleine d'enthousisame, avec un fichu caractère. Je ne vous donne pas son nom, ses parents ne souhaitent pas qu'il soit divulgué.

Mais portez là dans vos prières. Priez pour que le Christ l'ait accueillie avec tendresse, après les longues minutes d'agonie. Priez pour ses parents, ses quatre frères et soeurs. Priez aussi pour son agresseur.
Merci de dire quelques prières pour le repos de son âme.

Edit: Via le salon beige, j'apprends qu'elle se rendait à la messe.

Edit 2: A lire la réaction de son maitre de stage à Valeurs Actuelles, Frédéric Pons.

Edit 3: Il semblerait qu'il soit très probable que les rames soient vides à cette heure de la journée, d'après cette intervenante.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Disparitions

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Publié le 24 Novembre 2007

Parfois, les malades "n'en finissent pas de mourir". Comme ces patients avec leur cancer du poumon. "C'est terrible, leur peau s'abîme, les escarres apparaissent, les crachats sont purulents, il faut les aspirer' continuellement, c'est triste et ça traîne, c'est insupportable pour eux, pour leurs proches, pour nous." Ne faudrait-il pas mieux en finir et pousser la seringue ?

Elise Gagnet jure n'y avoir "jamais pensé", trouve le geste "trop violent" et a "la conviction profonde qu'il y a d'autres solutions". Le débat sur l'euthanasie, elle ne fait que l'effleurer.

Dans son service, "un patient sur trois" exprime "dans des moments d'intenses douleurs ou d'angoisse" son "envie de mourir". "Systématiquement, lorsque nous soulageons cette personne physiquement, psychologiquement, la demande, toujours, finit par disparaître", assure-t-elle.

La mort apaisée, Elise Gagnet, infirmière en soins palliatifs.

Quand les catholiques disent que l'euthanasie n'est généralement rien d'autre qu'un appel au secours, qu'une prise de conscience d'un abandon, qui disparait dès lors que l'on tâche de prendre soin de ces mourants, ce n'est pas qu'une vue de l'esprit.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 23 Novembre 2007

On me communique:

Afin de gagner d'année en année en ampleur, la Marche nationale pour la vie veut perfectionner l'organisation de son édition du 20 janvier 2008 par rapport au succès de 2007.
Qu'il s'agisse de distribuer des tracts, de coller des affiches, ou de prêter main forte de jour "J", les taches ne manquent pas qui ne pourront être assumées par le seul noyau de militants pro-vie "habituels" - si la Marche nationale veut atteindre l'ampleur nécessaire pour percer le silence médiatique autour de l'avortement d'un bébé sur quatre. La mobilisation, à la mesure de leurs moyens, de nombreux sympathisants, particulièrement en région parisienne, est indispensable.

Pour cela, et pour la première fois cette année, une réunion de lancement, ouverte à toutes les bonnes volontés, est organisée le samedi 1er décembre 2007, à Paris dans le XVIIe arrondissement. Renseignements : 30ansparis@gmail.com.
 
--
30 ans ça suffit - en marche pour la vie !
www.30anscasuffit.com
 
N'hésitez pas à les contacter !
 
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 21 Novembre 2007

Je veux bien que ce ne soit que de la démagogie, ou des forfanteries, mais enfin, la concordance des propos n'est pas vraiment rassurante.

" Ne faut-il pas, en se basant sur une véritable analyse de lutte des classes, trouver sur le terrain judiciaire les modes d'expression de celle-ci ?... Et aussi participer à la création de contre-valeurs qui permettent au juge de rendre des décisions dans un sens socialiste ? "

Hubert Dalle, ancien secrétaire général du SM.


" La loi, nous la violons, ce qui nous permet de la faire avancer. "

Louis Joinet, ancien secrétaire général du SM.


" Lorsque le législateur viole une liberté, comme c'est le cas avec la loi Pasqua sur l'immigration, c'est à vous de le censurer. "

Jean-Claude Bouvier, ancien secrétaire général du SM.


" Le juge n'est pas neutre. Sa décision n'est pas dépourvue de tout engagement. C'est au contraire un acte politique, et nous entendons politiser pour que le débat entre ouvertement dans le prétoire. Il faut choisir parmi les lois celle qui est au service des travailleurs, des opprimés, faire un choix entre deux camps. "

(déclaration collective du Bureau national du SM).


" Soyez partiaux... ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l'enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l'ouvrier contre le patron, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. "

Oswald Baudot, membre du SM.


" Il y a dans les arrière-salles des cafés de Bobigny ou de Nanterre, des juges populaires qui se lèvent pour rendre la justice dans leur propre milieu. Ce devrait être là, la magistrature de demain. "

Dominique Charvet, Premier Président de la Cour d'appel de Bastia.

 

Vu sur ce site d'archives, qui mérite d'être lu et relu...
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 19 Novembre 2007

Sur des sujet d'inégale importance, chipées un peu partout.

   
" On m'a diagnostiqué il y a deux ans et demi un cancer de la moelle osseuse. Avant cela, je considérais l'euthanasie comme un droit. Depuis que je suis malade, je suis absolument contre. Si on la rend légale, l'euthanasie risque de devenir non pas un droit mais un devoir pour le patient qui, se sentant inutile et coûteux, demanderait la mort. Si on commence à légiférer, c'est la porte ouverte à tous les abus."

    " Si une personne souffre et se sent inutile, il faut avant tout soigner la dépression. Aide-t-on un dépressif sain à se donner la mort ? Tellement de gens luttent chaque jour pour vivre dignement en fauteuil ou avec des maladies en phase terminale ! Autoriser l'euthanasie, cela équivaudrait à leur infliger une gifle. Ce serait concéder qu'une vie comme la leur, ce n'est pas une vie. Or toutes les vies valent la peine d'être vécues. Je préfère courir le risque d'un peu plus de souffrance que de dire "vous avez raison, votre vie n'est pas valable"."

    " Je ne pense pas qu'il faille nécessairement être croyant pour voir que la légalisation de l'euthanasie serait la faillite de tout un système. Ma position touche tout le monde, et concerne uniquement la loi."

Sylvie Ménard, chef du service de cancérologie à Milan. Via le Salon Beige

***

"On avait l'impression d'être au Maroc. Je n'ai pas vu beaucoup de drapeaux français, c'est un peu bizarre"

William Gallas, défenseur français, après le match France-Maroc, au Stade de France.

***
Sur le peer to peer:

"Nous avons pris l'habitude de penser que notre contenu était parfait tel qu'il était fourni" avouait-il. "Nous nous attendions à ce que notre business ne soit pas affecté dans le monde de l'interactivité, pendant que la connexion permanente et le partage de fichiers explosaient. Bien sûr, nous avions tort.

Pourquoi ?

Parce qu'en restant immobiles ou en bougeant à un rythme glaciaire, nous sommes involontairement entrés en conflit avec le consommateur, en lui refusant notamment ce qu'il voulait et pouvait trouver ailleurs. Le résultat des courses, c'est que le consommateur l'a emporté."

Edgar Bronfman Jr, PDG de Warner Music.

***

Le père de Dolly renonce aux cellules-souche embryonnaires pour sa recherche.

Ian Wilmut lui même explique : "le travail qui nous est décrit du Japon utilise une technique de modifications des cellules directement d'un malade, en cellules souches, sans passer par un embryon cloné".

"Le travail de Yamanaka, véritable révolution scientifique, prouve qu'il est possible de reprogrammer des cellules adultes ordinaires et montre que la plasticité des cellules est beaucoup plus grande qu'on ne le pensait", explique Jean-Claude Ameisen, président du comité éthique de l'Inserm. "Avec cette technique, on ne peut plus dire : "il n'y a pas moyen de faire autrement", conclut-il.

Merci à Ash.

***

And last, but not least

Nous (les Occidentaux) ne sommes rien, c’est la condition préalable pour que nous ne soyons fermés à rien ni à personne. 


Alain Finkielkraut, via Rives-Droites.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Publié le 16 Novembre 2007

Ce dimanche a lieu la béatification d'un penseur méconnu, et qui a pourtant, marqué certains des plus grands philosophes de son époque, l'abbé Antonio Rosmini Serbati (1797-1855). On pourrait résumer ses thèses en affirmant qu'il est le défenseur d'un libéralisme catholique, expurgé de toute référence aux Lumières athées et anti-chrétiennes.

Malgré cela, ses théories furent condamnés par Léon XIII à plusieurs reprises, deux de ses ouvrages ayant été mis à l'index, et surtout, par un décret doctrinal condamnant  un résumé de son oeuvre, via 40 propositions, en 1887.

Le cardinal Ratzinger, en tant que supérieur de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, a levé cette condamnation en 2001. Cette décision prêta à polémique, Léon XIII ayant spécifiquement visé les interprétations particulières de cette doctrine, et notamment, les arguments que Ratzinger a utilisé un siècle plus tard. Ainsi, le cardinal explique dans sa note qu'il faut lire l'abbé Rosmini, non pas avec la vision évidente apparaissant à la lecture, mais avec la vision de l'auteur. Argument que Léon XIII avait également condamné.

Cette condamnation s'explique mieux lorsque l'on sait que l'abbé Rosmini est hostile à une religion d'état, ce qui n'est pas tout à fait le point de vue de l'Eglise. Il est également hostile à toute forme de collectivisme, de projet englobant, d'une idée d'une société qui agrégerait les individus contre leur gré. Nuances qui vont à l'encontre du néo-thomisme, dominant au Vatican au XIXe. Malgré cela, on trouve dans sa pensée, des éléments tout à fait intéressants sur les dérives de notre époque.

On peut trouver ici, quelques extraits de son oeuvre, qui dénoncent l'utopie des Lumières et le paradigme socialiste :

"Le perfectisme – c’est-à-dire ce système qui estime que la perfection est possible dans les choses humaines et qui sacrifie les biens présents à la perfection future que l’on envisage – est un effet de l’ignorance. Le perfectisme est un préjugé présomptueux selon lequel on juge trop favorablement la nature de l’homme, en se basant sur une pure hypothèse, sur un postulat inadmissible et avec un manque total de réflexion sur les limites naturelles des choses."

Le perfectisme ignore le grand principe de la limitation des choses; il ne se rend pas compte que la société n’est pas composée d’"anges confirmés dans la grâce", mais plutôt d’"hommes faillibles". Il oublie que tout gouvernement "est composé de personnes qui, étant des hommes, sont toutes faillibles".

Le perfectiste ne fait pas usage de sa raison, il en abuse. Les plus intoxiqués par l’idée néfaste du perfectisme sont les utopistes. Promettant le paradis sur terre, ces "prophètes du bonheur démesuré", mettent tout en œuvre pour construire de très respectables enfers pour leurs semblables.


 Evidemment, il exclut de cette critique toute référence au christianisme.

Antiperfectiste, à cause de l'"infirmité des hommes" naturelle, l'abbé Rosmini – toujours dans "Philosophie de la politique" – s'empresse de rappeler que les flèches qu'il décoche contre le perfectisme "ne sont pas destinées à nier la perfectibilité de l'homme et de la société. Que l'homme soit continuellement perfectible tout au long de sa vie: c'est là un bien précieux, un dogme du christianisme".


Son libéralisme est visible à ces propos, où il n'hésite pas à lier propriété et liberté de la personne:

"La propriété – écrit-il dans 'Philosophie du droit' – exprime vraiment cette union étroite entre un objet et une personne. […] La propriété est le principe d’où dérivent les droits et les devoirs juridiques. La propriété constitue une sphère autour de la personne, dont celle-ci est le centre: personne d’autre ne peut entrer dans cette sphère".

Le respect de la propriété d’autrui est le respect de la personne d’autrui. La propriété privée est un instrument de défense de la personne contre l’envahissement par l’état.

La personne et l’état : la première est faillible, le second n’est jamais parfait


Plus généralement, il dénonce les utopies et l'autoritarisme qui viserait à contrôler la parole publique.

L'utopie – affirme l'abbé Rosmini – est le "tombeau de tout vrai libéralisme". "Loin de rendre les hommes heureux, elle creuse l’abîme de la misère; loin de les ennoblir, elle les rend ignobles comme les brutes; loin de les pacifier, elle introduit la guerre universelle, remplaçant le droit par le fait; loin de distribuer les richesses, elle les accumule; loin de modérer le pouvoir des gouvernements, elle le rend totalitaire; loin d’ouvrir à tous la concurrence sur tous les biens, elle détruit toute concurrence; loin de développer l’industrie, l’agriculture, l’art, le commerce, elle leur retire tous leurs stimulants, en empêchant la volonté privée ou le travail spontané; loin de pousser les esprits à de grandes inventions et les cœurs aux grandes vertus, elle comprime et écrase tout élan de l’âme, elle rend impossible toute noble initiative, toute magnanimité, tout héroïsme; et la vertu elle-même est exclue, la foi en la vertu elle-même est anéantie".

"Les individus qui forment un peuple ne peuvent pas se comprendre s'ils ne se parlent pas beaucoup; s'ils ne s'affrontent pas avec vigueur; si les erreurs ne sortent pas des esprits et si, s'étant pleinement manifestées, elles ne sont pas combattues sous toutes leurs formes".


On peut lire également son scepticisme face aux effets pervers de l'assistanat, remplaçant toute forme de charité:

"La bienfaisance gouvernementale – affirme-t-il – a une lourde charge à porter face aux plus graves difficultés. Elle peut s’avérer non pas avantageuse, mais très dommageable non seulement pour la nation, mais précisément pour la classe pauvre à qui elle prétend faire du bien. En ce cas, au lieu de bienfaisance, c’est de la cruauté. Bien souvent c’est de la cruauté justement parce qu’elle assèche les sources de la bienfaisance privée, en décourageant les citoyens d'aider les pauvres, parce que l’on croit qu’ils sont déjà secourus par le gouvernement, alors qu’ils ne le sont pas, qu’ils ne peuvent pas l’être, sinon dans une faible mesure".


Pour approfondir ce sujet, je vous recommande de lire cette page de Liberté Politique ou d'explorer ce site, le Centre Français des Etudes rosminiennnes, avec notamment un article de sa biographe française.

Et maintenant, la question est la suivante.  Les catholiques anti-libéraux vont-t-ils parler de cette béatification, eux qui sont toujours prompts à dénoncer le libéralisme, mais dans le même temps, toujours décidés à soutenir le Saint Père ?

Merci au Forum Catholique et à Liberaux.org.
 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 14 Novembre 2007

De voir les gauchistes éjectés des facs, et, en prime, sous les applaudissements !


Ne pas manquer la réaction du gauchiste à la fin, qui considère que le bris de ses lunettes équivaut à une attaque intolérable et injustifiable.

JOUISSIF !!!!

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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