Publié le 30 Octobre 2008

En cherchant correctement, on s'aperçoit vite que le net contient quantité de livres en disponibilité gratuite, sous format PDF ou HTML. Tous les meilleurs classiques sont disponibles à portée de main.

Vous n'avez donc aucune excuse pour ne pas connaitre la Somme Théologique...

A tout seigneur, tout honneur, commençons par les textes religieux:
- Le site du Vatican avec toutes les encycliques, compendiums, bulles et autres textes publiés par le magistère (il faut cliquer sur les icones du centre, formant un cercle).
- Tout St Thomas d'Aquin
- Les textes des grands saints
- il y a beaucoup de choses également ici

En profane, nous avons donc:
- La BNF et son concurrent, Google Books.
- le projet Gutenberg
- Wikisource, bien sûr.
- Un projet assez impressionnant, comprenant beaucoup de bouquins d'histoire...
- Une vraie mine d'or, tous les classiques des sciences sociales.
- Une bibliothèque classique. (Dumas, Proust, Balzac, etc). Et une autre.
- sur l'antiquité, il est impossible de faire l'impasse sur l'excellentissime Remacle.

Ensuite, pour aller plus loin, Internet fonctionne par communauté. On trouve l'intégralité des écrits de Marx chez les marxistes, il ne faut donc pas hésiter à fouiller dans les repères des uns et des autres, lorsqu'on est interessé par tels ou tels ouvrages. Ainsi, chez les libéraux, c'est Catallaxia qui synthétise les principaux textes. Ne pas hésiter non plus, lorsque l'on est familier avec l'anglais de fouiller, les anglos-saxons ont à leur disposition sur Internet, une quantité très importante d'ouvrages.

On trouvera également des sites qui peuvent aider ponctuellement. Comme les bibliothèques de liens de bibliothèques. Comme ici, , et puis .

Enfin, n'oubliez pas que Google, ou qu'un site comme Delicious (recensant les liens favoris des internautes), peut être votre meilleur allié, l'utilisation de termes appropriés comme le nom de l'auteur, de l'oeuvre, entourés par des guillemets et ajoutés aux mots "pdf" ou "ebook", permettant de voir la présence de telle ou telle oeuvre en ligne . Inutile de préciser que généralement, les ouvrages disponibles ont généralement un certain âge, ne vous attendez pas à trouver le dernier roman à la mode sur Internet, sauf succès considérable qui justifierait son piratage sa numérisation.

Au final, le souci n'est donc pas tant de trouver des oeuvres à lire, que de prendre le temps de les lire. Toujours le problème de la surabondance d'informations. Si vous avez d'autres suggestions de bibliothèques en ligne, n'hésitez pas à déposer les adresses en commentaires.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 26 Octobre 2008

En ces temps de déroute financière, je suis tombé, via le Cultural Gang Bang, sur ces citations de Gustave le Bon, dont tout investisseur ou boursicoteur averti devrait avoir parcouru sa Psychologie des Foules.


Les citations de Gustave Le Bon

«Le droit ne commence à dater que du moment où l'on détient la force nécessaire pour le faire respecter.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«On ne discute pas plus avec les croyances qu'avec les cyclones.»
Psychologie des foules

«On domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu’en s’occupant de leurs intérêts.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«L'interprétation diverse des mêmes mots par des êtres de mentalité dissemblable a été une cause fréquente de luttes historiques.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«Chez beaucoup d'hommes, la parole précède la pensée. Ils savent seulement ce qu'ils pensent après avoir entendu ce qu'ils disent.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«Les hommes de génie font la grandeur intellectuelle d'une nation mais rarement sa puissance.»
Hier et Demain

«Des hommes d'intelligence supérieure ont parfois, au point de vue sentimental, une mentalité voisine de celle d'un sauvage.»
Hier et Demain

«La leçon des faits n'instruit pas l'homme prisonnier d'une croyance ou d'une formule.»
Hier et Demain

«La soif d'égalité n'est souvent qu'une forme avouable du désir d'avoir des inférieurs et pas des supérieurs.»

«En politique internationale, les coups d'épingle répétés finissent par engendrer des coups de canon.»
Les incertitudes de l'heure présente

«Si l'athéisme se propageait, il deviendrait une religion aussi intolérable que les anciennes.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«Les révolutions n’ont généralement pour résultat immédiat qu’un déplacement de servitude.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«La peur du jugement des autres est un des plus sûrs soutiens de la morale.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.»
Hier et demain

«Une vérité trop claire cesse bientôt d'être une vérité féconde.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«L'intuition est souvent supérieure à la raison. Elle fait deviner à des femmes raisonnant mal des choses incomprises d'hommes raisonnant très bien.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«L'éducation est l'art de faire passer le conscient dans l'inconscient.»

«Trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles.»
Les Opinions et les Croyances

«La vanité est pour les imbéciles une puissante source de satisfaction. Elle leur permet de substituer aux qualités qu'ils n'acquerront jamais la conviction de les avoir toujours possédées.»
Extrait des Aphorismes du temps Présent

«La femme est inférieure ou supérieure à l'homme ; elle est rarement son égale.»

«Pour les diplomates comme pour les femmes, le silence est souvent la plus claire des explications.»
Hier et Demain

«Les hommes de pensée préparent les hommes d'action. Ils ne les remplacent pas.»
Hier et Demain

«Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite.»
Hier et demain

«Démontrer qu'une chose est rationnelle ne prouve pas toujours qu'elle soit raisonnable.»

«Céder une fois à la foule, c'est lui donner conscience de sa force et se condamner à lui céder toujours.»

«La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d'une même race.»
Hier et Demain

«L'anarchie est partout quand la responsabilité n'est nulle part.»
Hier et Demain

«On se ruine souvent pour soutenir qu'on est riche.»

«Les gens vertueux se vengent souvent des contraintes qu'ils s'imposent par l'ennui qu'ils inspirent.»

«La guerre révèle à un peuple ses faiblesses, mais aussi ses vertus.»
Hier et Demain

«On rencontre beaucoup d'hommes parlant de libertés, mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été principalement consacrée à se forger des chaînes.»
Hier et Demain

«Présentée sous forme mathématique, l'erreur acquiert un grand prestige. Le sceptique le plus endurci attribue volontiers aux équations de mystérieuses vertus...»


«Nos vertus resteraient parfois bien incertaines si, à défaut de l'espoir d'une récompense, elles n'avaient la vanité pour soutien.»
Hier et Demain

«Beaucoup d'hommes sont doués de raison, très peu de bon sens.»
Hier et Demain

«L'influence de la mode est si puissante qu'elle nous oblige parfois à admirer des choses sans intérêt et qui sembleront même quelques années plus tard d'une extrême laideur.»
Les Opinions et les Croyances


«L'inaction morne de certains hommes rebelles à tout effort ne diffère pas sensiblement du repos de la tombe. Ces morts vivants n'ont de la vie que l'apparence.»
Hier et Demain

«Les volontés faibles se traduisent par des discours ; les volontés fortes par des actes.»
Hier et demain

«Une des sources les plus fréquentes d'erreur est de prétendre expliquer avec la raison des actes dictés par des influences affectives ou mystiques.»
Hier et Demain

«L’homme pense par aphorismes.»


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Littérature

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Publié le 20 Octobre 2008


Via FDS et Paperblog, je suis tombé chez Discours Sauvage sur la modernité, un blog dont j'apprécie le ton. Et qu'il me parait intéressant de suivre. Témoin, ce billet sur la différence entre la tolérance auto-proclamée, privilège de la gauche s'il en est, et la tolérance effective, qu'on trouve bien plus souvent à droite. 

C'est la conclusion à laquelle arrive un chercheur venu de la gauche, Anne Muxel, dans Toi, moi et la politique, amour et conviction, paru le 9 octobre.

Anne Muxel, dans une émission de France Inter (pas franchement un bastion de la réaction non plus), manifestait d’ailleurs ce jeudi 2 octobre son étonnement à ce sujet. « Ca a été une surprise pour moi [de constater cette intransigeance des gens que se classent à gauche] quand j’ai commencé ce travail dans la mesure ou quand même les valeurs de tolérance, de respect de la différence, du respect de l’autre font partie d’une culture revendiquée par la gauche. C’est vrai qu’il y a une plus grande difficulté pour les gens qui se classent à gauche d’accepter les divergences politiques dans la sphère privée...» . Je vois ici le signe que la sociologie, comme d’autres sciences d’ailleurs, n’est jamais aussi intéressante que lorsqu’elle paraît penser contre elle-même.

Muxel redécouvre le fil à couper le beurre, il en'est un secret pour personne, surtout pour tous ceux qui fréquentent le web assidument, les gens de gauche sont globalement beaucoup plus agressifs et violents, que n'importe quel site positionné à droite. Les gens de droite, rejoignant une perspective essentiellement chrétienne, se contentent de faire avec ce qu'ils ont, avec le plus de pragmatisme possible, sans pour autant oublier les principes auxquels ils adhèrent.

Alors que le fondement du socialisme est complètement opposé, puisqu'il part de la table rase, de la reconstruction d'une société, d'une utopie, selon les principes idéologiques du parti. De facto, ceux qui ne partagent pas cet idéal de reconstruction ne peuvent donc prétendre à la pureté idéologique. Le projet de gauche étant globalement beaucoup plus impliquant, et donc, beaucoup plus discriminant.

Mais comment comprendre que ceux qui proclament haut et fort leur amour de la tolérance et leur respect de la différence supportent dans les faits moins bien celle-ci que ceux qui sont considérés a priori comme des conservateurs ou d’horribles défenseurs de l’ordre établi ? Il est sans doute difficile de donner une réponse définitive à cette question. Anne Muxel avance pour sa part l’idée selon laquelle la droite, en insistant sur la notion de liberté individuelle est elle aussi attachée à la tolérance, et pourrait-on dire, à l’idée d’une certaine indifférence des opinions politiques de chacun. Mais, au-delà des valeurs de chacun, n’y a-t-il pas là quelque chose qui met en jeu une notion que l’on pourrait appeler la morale dominante contemporaine ? Aujourd’hui puisque les valeurs de tolérance et de respect de l’autre sont des valeurs dominantes de la société (au moins au niveau du discours), et que ces valeurs sont considérées comme étant a priori mieux incarnées par la gauche, celle-ci est de facto considérée par l’ensemble de la société comme étant le camp du Bien, quand la droite, elle, manque nécessairement de ce point de vue, et de son propre point de vue, de pureté morale. Un homme ou une femme de droite, en acceptant l’idée de sa propre imperfection morale, serait ainsi mieux préparé qu’une femme ou un homme de gauche à accepter, même dans la sphère la plus intime, une opinion politique qui divergerait de la sienne.

On pourrait peut-être cependant avancer une autre explication, moins favorable à l’idée d’une tolérance essentiellement plus grande de la droite. La distinction essentielle pour la gauche est sans doute de nature idéologique. La gauche a une culture d’opposition qui l’amène à faire de la distinction entre ceux qui veulent changer le monde et ceux qui veulent le conserver une distinction essentielle. En ce sens la distinction entre la gauche et la droite est pour elle fondatrice et on comprend alors qu’il soit plus difficile pour une personne se situant à gauche de transiger sur les opinions politiques de son conjoint.

(...)

Ce qui est sûr c’est que l’on ne se débarrasse pas facilement, malgré les plus belles déclarations d’intention, du goût d’exclure et de retrouver entre soi.


Et comme d'habitude, pour que ce soit audible, il faut que ce soit quelqu'un de la gauche qui le dise, sinon, ce n'est pas crédible, ce n'est pas fiable. Lacher le culturel a vraiment été la plus grande erreur de la droite.
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 14 Octobre 2008

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Ab Imo Pectore

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Publié le 13 Octobre 2008

Du fait de ceci:

Luc Besson a débarqué il y a quelques jours avec ses troupes à la plaine Saint-Denis, à Paris, pour le tournage de From Paris with love. Plusieurs scènes du film devaient normalement être tournées dans le quartier des Bosquets, avec John Travolta. Luc Besson avait décidé d'engager les habitants du quartier comme figurants.

"Hausse du cachet" demandée
Vendredi, les choses commençaient à chauffer entre les habitants et Besson. Le tournage au budget colossal attirait la convoitise. Des jeunes particulièrement remontés entendaient négocier avec la star française pour lui demander "une hausse du cachet, l'embauche de davantage d'habitants et un coup de pouce du célèbre producteur pour la création d'une structure pour les jeunes".

L'un des anciens du quartier interrogés par le quotidien Le Parisien déclarait même: "Tant qu'ils n'auront pas notre accord sur le salaire et les gens embauchés, ils ne pourront pas tourner".

Dix voitures incendiées
Et c'est effectivement ce qu'il se passe... Europacrop a annoncé le report du tournage mais il semblerait en fait que le tournage soit bel et bien annulé dans le quartier de la plaine Saint Denis. Le Parisien faisait état dans la journée d'une dizaine de voitures appartenant à la production incendiées. Europacrop, la société de production de Luc Besson, ne s'est pas encore exprimé sur la question mais les jeunes de la cité.


Pour rappel, Luc Besson, c'est le cinéaste des banlieues défavorisées, sur lequel le Monde n'hésitait pas à pontifier:



Luc Besson : "La banlieue est un trésor"


(...)

Depuis deux ans, il a visité des dizaines de cités difficiles, rencontrant des associations, des élus et un grand nombre de jeunes. "Je suis choqué de la façon dont on traite les habitants de ces quartiers. On les met vraiment dans des situations intolérables. Ils habitent dans des quartiers d'une insalubrité incroyable, on leur donne pas de boulot, puis une fois sur deux on leur met pas de bus et pas de métro - comme ça il y a pas de problème !", ironise-t-il.

A contre-courant des discours habituels, il dit ressentir beaucoup de "bonheur" chaque fois qu'il rencontre les habitants. "Ils ont de la dignité, beaucoup de dignité. C'est ça qui empêche le pays d'exploser parce que, sinon, on leur a tout donné : la poudre, la mèche et le briquet !" Le libéral, pas vraiment réputé pour sa tendresse dans les affaires, en vient à développer un discours quasi marxiste sur l'origine de la crise. "Les habitants sont les victimes de cette économie de marché qui fait que, comme ça ne rapporte pas nécessairement d'argent, on ne s'en occupe pas."

(...)

Déçu par les hommes politiques qui "annoncent des plans banlieue tous les six mois, pour lesquels ils enlèvent ensuite la moitié de l'argent", il a choisi de conduire ses propres actions à travers l'association qui porte son nom. Sans publicité, ou presque. Un festival gratuit, d'abord, avec une idée simple : amener le cinéma dans des quartiers où les activités culturelles sont, le plus souvent, inexistantes. Au printemps 2007, Luc Besson organise la projection, à Saint-Denis, La Courneuve, Sarcelles ou Clichy-sous-Bois, en avant-première mondiale, des films présentés au même moment au Festival de Cannes.

Face au succès populaire - plusieurs dizaines de milliers de spectateurs - il étend l'opération en 2008 en accompagnant les films de concerts avec des stars du rap et une flopée d'artistes locaux. Le tout, sans incident, sans présence policière, dans des quartiers difficiles, comme la Grande-Borne, à Grigny, la cité des "3 000" à Aulnay-sous-Bois ou Les Courtillières à Pantin. "C'était un vrai succès. Il ne s'est pas moqué des habitants en apportant un écran immense, en prenant tout à sa charge", raconte Gérard Ségura, maire (PS) d'Aulnay-sous-Bois. "On a eu une belle fête. Qui d'autre a lancé des initiatives équivalentes ?", interroge un responsable associatif de Grigny.

(...)

A rebours de l'image déplorable des banlieues, l'auteur du Grand Bleu considère qu'elles constituent des lieux de création hors du commun. Bien plus remuants, à ses yeux, que les repaires de la culture officielle "très "microcosme" mais pas très créatifs, l'inverse de ce qu'on voit en banlieue". Comme d'autres, il a observé que la culture du "ghetto" domine les cours de récréation et fait la mode musicale et vestimentaire parmi les jeunes. "En banlieue, c'est vivant, ils ont des idées. Ils ont envie de manger la vie, envie d'y arriver, envie de créer. Ils veulent bouger les lignes", s'enthousiasme le citoyen Besson.

Une créativité que l'homme d'affaires Besson compte bien capter à la source. En mai, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) a attribué à EuropaCorp un des treize canaux de la télévision mobile personnelle (TMP) qui diffusera des programmes sur les téléphones à partir de 2009. L'entreprise de cinéma se propose de repérer et de diffuser les "nouveaux talents" de la "culture urbaine". Dans la ruée vers l'or des banlieues, qui finira bien par démarrer un jour, Luc Besson est en première ligne : "Le jour où la France aura compris que son vrai trésor est là. Son trésor pour l'avenir..."

Il est beau l'avenir, et le trésor de la France...


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Rédigé par Polydamas

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Publié le 12 Octobre 2008

« La réforme liturgique saluée avec beaucoup d’idéalisme et de grands espoirs par de nombreux prêtres et laïcs s’avère être une désolation liturgique de proportions effroyables ».

Cardinal Ratzinger, préface à Gamber "La réforme liturgique en question", 1992, p.15.

Démonstration, pour ceux qui avaient encore des doutes (on trouve difficilement des couleurs plus criardes) :


Comment ça, je fais de la provocation ?

Cependant, l'honnêteté m'oblige de signaler qu'il me semble globalement que les excès de ces années ont généralement disparu. Mais certainement pas partout.

Merci à Mad Jurist...

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 11 Octobre 2008

Continuons à réviser les classiques:


Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée,
Mon dernier jour est dessus l'horizon.
Tu crains ta liberté. Quoi ! n'es-tu pas lassée
D'avoir souffert soixante ans de prison ?

Tes désordres sont grands ; tes vertus sont petites ;
Parmi tes maux on trouve peu de bien ;
Mais si le bon Jésus te donne ses mérites,
Espère tout et n'appréhende rien.

Mon âme, repens-toi d'avoir aimé le monde,
Et de mes yeux fais la source d'une onde
Qui touche de pitié le monarque des rois.

Que tu serais courageuse et ravie
Si j'avais soupiré, durant toute ma vie,
Dans le désert, sous l'ombre de la Croix !

François Meynard (1582 -1646)

Je suis d'humeur mélancolique, ce matin.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Littérature

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Publié le 10 Octobre 2008

Chez Koz, le billet de Liberal sur la crise des subprimes. C'est tout à fait ça.

J'ai tout de même quelques réserves sur l'asymétrie de rémunérations, vu qu'on ne peut pas être sanctionné, dans le Code du Travail, pour des fautes de gestion.

De Liberal également, j'avais bien aimé ce commentaire à propos de Rouillan:

«Françoise Besse a des comptes à régler avec Action directe», réplique Besancenot.

Ca m’avait échappé. On pense à la blague de Desproges :

On ne peut pas nier que les juifs ont eu une attitude franchement hostile à l’égard du 3e reich.

Avec Desproges, c’était drôle…


PS: Lisez également le dernier billet d'Econoclaste...



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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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Publié le 8 Octobre 2008

Dans un sondage CSA, commandé par Paix Liturgique, que votre serviteur a pu se procurer, on constate, qu'à l'inverse de ce que prétendent certains de nos évêques, la messe traditionnelle ne semble uniquement faite pour être réservée à un public d'élite. Alors, bien sûr, il s'agit d'un sondage, à prendre avec les réserves habituelles, mais tout de même, les résultats sont quelque peu en contradiction avec ce que l'on nous serine à longueur de jounée.

Ainsi, pour 61% des sondés se disant pratiquants réguliers, il est normal que les deux formes liturgiques, ordinaire et extraordinaire, soient célébrées dans les principales églises de leur diocèse. Dans le même sens, 42% des personnes interrogées se disent favorables à ce que la messe en latin soit célébrée tous les dimanches dans leur église. 

Visiblement, les fidèles ne comprennent pas le mot "extraordinaire" de la même manière qu'un évêque qui n'hésitait pas à dire que si la forme s'appelait "extraordinaire", c'était pour qu'elle reste rare ad vitam aeternam.

Enfin, le meilleur pour la fin.

34% des catholiques pratiquants se disent prêts à fréquenter régulièrement, c'est à dire au moins une fois par mois, le rite tridentin. Et 27% des personnes interrogées se disent prêts à s'y rendre de temps en temps, quelques fois dans l'année, 28% refusant de toute façon de s'y rendre.

Quelles conclusions tirer de cette étude ?

Elles sont simples.

Dans les paroisses, le gros des fidèles assistant aux nouvelles messes prévues par le Motu Proprio ne sont pas des habitués, ne sont pas des militants historiques de la fraternité St Pierre ou St Pie X, mais sont des fidèles lambda, pas impliqués du tout dans les querelles historiques.

Les chiffres mettent en évidence des populations interéssées par le rite tridentin sans commune mesure avec les qualificatifs usuellement plaqués aux communautés traditionnelles, "groupuscules", "minorités" et autres "petits nombres", que certains lecteurs (ou lectrices) de ce blog ne sont pas les derniers à utiliser...


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 6 Octobre 2008

Après les records à la hausse, c'est le record à la baisse. Le Cac 40, par rapport à la clôture de vendredi soir, s'est ecroulé de 9,04%. La contamination européenne de la crise, la mise en faillite des banques islandaises, le rachat par BNP Paribas de Fortis, l'annonce d'une possible fusion entre les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, ainsi que l'annonce des plans de sauvetage concernés ont fait chuter l'indice parisien. On assiste à des chutes incroyables. Mittal, par exemple, entreprise au parcous boursier exceptionnel, s'est faite allumer, à tel point qu'elle a perdu aujourd'hui plus de 15%. Elle était il y a peu, la meilleure performance de l'indice depuis le début de l'année. Sa descente aux enfers n'a été ralentie à aucun moment. Il faut voir le graphique sur la semaine +3%, -4%, - 9,3%, + 9,7% et pour finir, -15%, on a connu des périodes moins volatiles.

Et je ne parlerais pas de Dexia, Natixis, Vallourec ou d'Ubisoft qui s'effondrent toutes de plus de 15 %. Si il y en a qui ont du cran, c'est le moment d'investir dans quelques valeurs, sachant qu'il est bien évident que ça peut encore plonger. Pour ceux qui ne savaient pas à quoi ressemblait un marché financier en panique, ils en ont un bel exemplaire sous les yeux

Les causes de ce marasme sont multiples. Entre les subprimes, le laxisme (a posteriori) des banques centrales, l'échec des agences de notation, le trop plein et le manque de régulation, et c'est tout le système qui vacille. Mais en soi, le principe d'assurance, par répartition des risques a été ultra-bénéfique depuis que le capitalisme existe. Et ce n'est pas une crise violente, fût-elle systèmique, qui me fera changer d'avis, le problème n'est pas la répartition de tous ces fonds chez tous les acteurs, mais le fait que plus personne ne sache ce qu'il y a VRAIMENT en-dessous.

Même si la foule, et l'opinion publique ont besoin d'un bouc émissaire, comme d'habitude, crier haro sur les patrons me parait pour le moins irresponsable. J'ai toujours trouvé qu'un patron, comme un homme politique, ne pouvait pas être déclaré coupable de tout ce qui se faisait sous son autorité, partant du principe qu'il est impossible de tout contrôler. Par conséquent, les parachutes dorés sont un faux problème. Ce n'est rien d'autre qu'un gadget que les politiques donnent à leurs opinions publiques comme os à ronger. Mais ça ne va pas changer grand-chose à la situation. Un contrat est un contrat, et le manque de candidats pour les postes à très haute responsabilité implique une rémunération hors de proportion, je ne vois rien de choquant là-dedans, mais je sais, je suis un infâme capitaliste...

Alors, quelles sont les solutions ?

Soyons clairs, je n'en ai pas la moindre idée, c'est le flou total, personne ne sait où l'on va, les foules, de moutons ou d'investisseurs (mais dans la panique, les réactions sont les mêmes) sont parfaitement capables de se suicider en coeur...

En simplifiant, deux tendances se dégagent. La première réclame plus d'intervention de la part de l'Etat, une prise de contrôle du capitalisme par l'Etat. A voir la mauvaise gestion dont l'Etat est responsable, je ne suis pas sûr que cela soit une bonne idée. Autant je suis favorable à une aide, l'Etat jouant le rôle de prêteur en dernier ressort, autant je ne pense pas que des régulations encore plus nombreuses soient la solution. Qu'il faille mieux réguler, c'est certain, mais je ne pense qu'il faille plus réguler, on l'a dit et répété, les secteurs financiers et bancaires sont déjà les plus régulés qui soient. Réglementer encore davantage ne me parait pas être la solution miracle.

Pour autant, la seconde solution, celle du libéralisme à tout crins, ne me semble pas forcèment plus réaliste. Je comprends qu'on puisse être hostile à l'intervention de l'Etat dans l'économie, mais je pense qu'il faut savoir faire des exceptions. Il y a des moments où il est très avantageux que l'Etat intervienne, pour lui et pour le système économique. S'il n'était pas nécessaire de sauver Lehman Brothers, ne pas sauver AIG, premier assureur mondial, aurait entraîné des faillites en chaine ébranlant le capitalisme mondial. Les solutions libérales, voire anarcho-capitalistes, telles que le retour à l'étalon-or et aux monnaies privées, la suppression des banques centrales, me paraissent être de très belles constructions intellectuelles, très séduisantes sur le papier, mais ces solutions n'arrivent jamais à m'ôter l'idée qu'elles sont difficilement applicables, et probablement irréalistes. D'autant plus qu'elles partent du présupposé que les USA renonceraient à la puissance du dollar, chose qui ne me semble pas concevable, sauf cataclysme économique de grande ampleur.

Donc, il me semble que la seule chose à faire pour le moment est de colmater les brèches, de faire face, autant que faire se peut, aux faillites en chaine, quitte, je le sais bien à créer les conditions d'une autre bulle financière. Mais il sera toujours temps, une fois la tempête apaisée, de restreindre la politique monétaire, de mettre en place une meilleure régulation des banques.

PS : Au fait, dans la journée d'hier, l'action Vokswagen a pris plus de 50% avant de redescendre à son point de départ à la clôture. Quand on vous dit que les marchés ne ressemlent plus à rien...

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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