Publié le 31 Août 2008

A deux semaines de la visite du pape, voilà ce que font certains évêques français...

Je crois qu'il n'y a pas de termes pour qualifier ce comportement. Via le FC.


La dernière messe


Je vous écris de Vivario, où l’actualité, en cette fin d’été, est tragique. Je ne parle pas seulement du légionnaire du 2e REP mort en Afghanistan, à qui la Corse a rendu les honneurs. Je parle de l’événement qui secoue le Venacais, au cœur des montagnes de l’île, et les quatorze paroisses du doyenné qui s’étagent sur les flancs du Monte Doro, du Monte Rotondo et des vallées avoisinantes. L’évêque de la Corse a décidé qu’il n’y aurait plus de prêtre résident dans ce qui n’est plus un doyenné ni un ensemble de paroisses, mais une ZEP, Zone d’Ecclésialité Prioritaire. Je n’invente rien. Je l’ai entendu de mes oreilles. Cette ZEP donne à l’évêque l’occasion de réaliser ce qu’il considère comme l’expérience d’Eglise la plus importante aujourd’hui : une église sans prêtre. Une équipe pilote de laïcs, menée par des femmes, répercute les directives de l’évêque, établit un bilan de la situation, met en relation les animateurs de secteurs, organise des rassemblements périodiques où, dans la convivialité festive, par la grâce du covoiturage, ce qui reste de fidèles « fait Eglise » en un lieu déterminé à l’avance par le Comité d’action en accord avec le Commissaire central – je parle de l’évêque.

Un paroissien s’est levé pour exprimer son désaccord et demander que les prêtres restent à demeure. Comme il ne voulait pas que sa réclamation fût une vaine plainte, il proposa à l’évêque de lui amener deux ou trois prêtres puisque officiellement le motif de cette « refondation » était l’absence de prêtres.

L’évêque répliqua qu’il ne pouvait pas accepter ainsi la proposition, car une telle offre le contraignait à exercer son devoir de discernement, et que ces questions-là se réglaient d’évêque à évêque.

Devant cette réponse qui n’en était pas une, le paroissien insista en demandant qu’il lui fût répondu par oui ou par non.

— « Vraiment, dit l’évêque interloqué, il vous faut un oui ou un non. »

— « Vraiment, répliqua le paroissien, que votre oui soit oui, que votre non soit non. »

— « Alors, en l’état des choses, dit l’évêque, ce sera non ». Puis, il reprit l’exposé du plan de sa ZEP, et conclut souriant, « et même, si par malheur il y avait encore, cette année, un prêtre à Venaco, il faudrait que s’accomplisse ce plan, car c’est lui qui est prioritaire ! »


Il y eut comme un grondement dans l’église. On entendait des hommes dire, en français ou en corse, « mais enfin, l’Eglise c’est le prêtre, et le prêtre c’est l’Eglise ! ». Comment faire une Eglise sans prêtre ? Le grondement se fit plus intense quand il leur fut expliqué qu’il faudrait, dorénavant, se passer de prêtre pour les obsèques, et réserver la messe pour « la sortie de deuil ».

La mort dans l’île est plus présente qu’ailleurs. Elle est dans les regards, dans les discours, dans les chants, et naturellement dans les prières. C’est la mort qui conduit les Corses jusqu’à l’Eglise, parfois à deux, voire à trois reprises dans la journée. On ne manque pas un enterrement. Ainsi des chrétiens dits non pratiquants et des libres penseurs peuvent, allègrement entendre deux voire trois ou quatre messes dans la semaine.

C’est à l’occasion de la mort que le prêtre peut enseigner, rappeler, et s’il le faut, réprimander, secouer. Une telle méconnaissance de son troupeau serait surprenante s’il n’était avéré que cet évêque n’est pas un bon pasteur. Un bon pasteur n’organise pas l’abandon de ses brebis.

C’est ce qu’a dit le dimanche du 24 août, le curé du lieu, dans son homélie de départ, à chaque messe de chaque paroisse. Nous avions tous le cœur serré, en l’entendant répéter, de sa voix de prêtre polonais, qui, les yeux fermés, faisait irrésistiblement écho à la voix de son compatriote, Jean-Paul II le Grand : « Comment peut-on imaginer une église sans prêtre ? comment ne pas vouloir qu’ici, à Vivario, ici à Venaco, ici à Vezzani, ici à Rospigliani, ici à Vizzavone, ici à Murraciole, il n’y aura plus ni le prêtre, ni la messe, ni le saint sacrement, ni la confession ? Pourquoi ces églises à l’abandon ? Ma désolation est grande. Mais j’ai fait ce que j’ai pu, j’ai donné six ans de ma vie à l’Eglise de France. Maintenant je retourne en Pologne. C’est un grand mystère que cette ignorance du mystère de l’Eglise, chez des hommes d’Eglise. Mais malgré tout, l’Eglise reste, comme son époux, sainte et trois fois sainte. Je prierai pour vous. »

La chorale avait prévu de chanter, à la sortie « Jubilez, criez de joie… ». Elle a rengainé, les larmes dans les yeux, son chant d’allégresse et comme le curé nous avait tous confiés à Marie, Mère de l’Eglise, elle a entonné, spontanément, et dans un cri chargé d’une intense émotion Chez nous, Soyez Reine – la Corse est à vous…

Le prêtre polonais était accompagné d’une famille amie, venue de Pologne passer l’été chez lui, dans le centre de la Corse. La jeune femme s’est avancée vers le paroissien qui avait exprimé à l’évêque sa demande « si vous ne voulez pas nous donner des prêtres, acceptez au moins que nous recevions ceux qui se proposent ». Elle avait la main droite fermée sur un objet, qui devait être précieux. Elle lui dit d’une voix que ses yeux remplis de larme rendaient plus grave en polonais – le prêtre traduisit :« J’ai assisté à la discussion avec l’évêque. J’ai compris votre douleur, je la partage. Nous savons, nous, en Pologne, ce que c’est que d’être privé de prêtre. Je prie pour vous et avec vous. » Et, ouvrant sa main, elle ajouta : « Je veux vous faire un cadeau, le cadeau de ce que j’ai de plus précieux, un chapelet béni par le pape Jean-Paul II. Je l’ai récité souvent et j’ai toujours reçu de grandes grâces. Priez avec ce chapelet, je prierai avec vous, et vous verrez, vous aurez un prêtre à Vivario ! »

En partant, le curé a serré vigoureusement la main du paroissien et en lui tapant virilement sur l’épaule, lui a lancé
« Courage ! ».

Sous le regard de Marie, après cette dernière messe devant cette église où nos anciens reçurent leurs dernières bénédictions, où nos enfants se marièrent et où nos petits-enfants furent baptisés et qu’aujourd’hui, par ordre de l’évêque, le Seigneur doit abandonner, c’était, dans tous les sens du terme, le mot de la fin.

JACQUES TREMOLET DE VILLERS


Article extrait du n° 6660 de Présent
du Mercredi 27 août 2008

Simple question: c'est ça le futur paysage catholique français ?


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 27 Août 2008

Choses vues récemment sur mon agrégateur.


Une petite anecdote amusante à propos des JO chinois :

Les médias occidentaux disent en général qu’il serait difficile à organiser une cérémonie d’ouverture des JO aussi bien que celle de Pékin. Le pays qui soit plus riche que la Chine n’aurait pas une population aussi importante que la sienne. Le pays qui soit plus peuplé que la Chine ne serait pas aussi riche, le pays qui aurait les deux, aussi riche et peuplé que la Chine n’aurait pas un peuple aussi obéissant que les Chinois. Ainsi, sur le site de CIO, on a déclaré que, vu la réussit exceptionnelle de la cérémonie d’ouverture des JO, organisée par la Chine, qui est très originale et a créée million de surprises, Londres ne veut plus organiser les prochains JO. Après une concertation en urgence, pendant son petit déjeuner ce matin, Rogge, le présidant de CIO, a déclaré avec l’émotion que, Pékin remplacera Londres pour organiser les prochains JO!

La nouvelle arrive, (effrayés donc) les dirigeants de tous les échelons, les policiers et les policiers militaires, les responsables des comités de quartier, tous s’évanouissent et tombent par terre, personne n’apporte le secours pour eux puisque tous les médecins et les infirmiers sont également perd la conscience. Le bruit de pleur est retentissent à intérieur de CCTV, la télé centrale de Chine. Les policiers pékinois crient de la folie en premier : Putain, vieux Rogge! Tu veux tuer nous tous ! Dans le pays entier, tous les personnels chargés de la sécurité crient ensemble : Vieux Rogge, tu ne nous laisses pas à vivre…


Ça donne une idée de la pression qui existait autour de ces Jeux dans le pays hôte...

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Catherine Millet  a fait parler d'elle il y a quelques années grace à son best-seller, vendu à plusieurs millions d'exemplaires, la Vie Sexuelle de Catherine M. Livre que je n'ai pas lu, mais qui, semble-t-il, conte les exploits sexuels d'une bobo parisienne, narré de manière complètement indifférente. Exploits sexuels qui comptèrent nombre de parties fines et de partenaires. Même si l'on peut avoir quelques doutes à voir la plastique de la dame, il est intéressant  de constater qu'à la rentrée, cette même personne publie un livre sur la jalousie.

Ainsi, on apprend que Catherine Millet, malgré avoir couché avec tout les hommes à sa disposition, était ravagée par la jalousie, après avoir appris que son mari pratiquait le même type de vie sexuelle qu'elle. Le livre est intitulé "Jour de Souffrance" et son entretien, "la Jalousie, c'est l'enfer". A lire, pour comprendre la schizophrénie de nos contemporains.

Mais je suis certaine qu'il ne mesurait pas les proportions insensées qu'elle allait prendre. La jalousie est devenue en effet mon pain quotidien. C'est un enfer. Lui comme moi, on a pensé un moment qu'on ne s'en sortirait jamais. J'étais prisonnière de mes constructions imaginaires, de mes rêveries paranoïaques où j'imaginais Jacques avec d'autres femmes, que je ne parvenais pas à empêcher alors que j'avais parfaitement conscience qu'elles me faisaient du mal.

Fallait peut-être y penser avant, ma cocotte...

Via Lib.org

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Et enfin, last but not least, un sujet sur lequel les médias occidentaux sont bien silencieux, les relations d'Ingrid Bétancourt avec ses anciens amis...

A lire chez Causeur.

Ingrid s’est aussi brouillée avec sa meilleure amie, Clara Rojas, qui fut sa directrice de campagne et sa compagne d’infortune en captivité. Voici pourquoi.

Clara a eu une liaison avec un de leurs ravisseurs, dont est né un petit garçon, baptisé Emmanuel. Or selon certaines rumeurs dont on ignore l’origine, Emmanuel a failli ne jamais voir le jour, ou presque : aussitôt après l’accouchement, sa maman aurait essayé de le noyer dans une rivière. Le nouveau-né n’aurait survécu que grâce à l’intervention miraculeuse d’Ingrid qui avait empêché in extremis l’infanticide.

Pressée par Larry King de démentir cette probable calomnie, Ingrid s’en est bien gardée se contentant d’un commentaire aussi sibyllin qu’assassin : “Il faut laisser dans la jungle bien des choses arrivées dans la jungle.” C’est beau, l’amitié.


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Au fait, Batman est génial. Pas pour les enfants, mais génial....


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 19 Août 2008

En ces temps de JO, une publicité de Nike est régulièrement présentée sur nos petites lucarnes. Il s'agit de celle-ci:



BO: All Things that I've done, The Killers.

Cette vidéo présente, en plus des champions traditionnellement en haut de l'affiche, des moments de sport gravés dans les annales. Aux côtés de Lance Amstrong, qui a vaincu un cancer, on trouve l'exemple de Derek Redmond, ayant fini un 400 m dans les bras de son père après une rupture du talon d'Achille à mi-course, ou d'Oscar Pistorius, l'un des meilleurs sprinteurs sans jambes. On peut en retrouver la liste intégrale sur le site de Nike.

Mais, à mon sens, peu de choses arrive à la cheville de l'exploit de Julie Moss. En 1982, participant à un triathlon IronMan ( 180 km de vélo, 3.9 km de natation, et un marathon pour finir, à peu près le triple de l'épreuve de triathlon aux JO), elle mène la course jusqu'à quelques centaines de mètres de l'arrivée. Mais là, son corps n'en peut plus et s'écroule de déshydratation. Elle se relève, titube, et tombe encore. Soutenu par quelques personnes qu'elle repousse, elle tente de se redresser, mais rien n'y fait, elle rechute.

Finalement, voyant qu'elle ne pourrait marcher, elle finit le triathlon à quatre pattes, en se trainant sur les mains et franchit ainsi la ligne d'arrivée.

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Plus personne ne se rappelle de la gagnante de ce triathlon, mais parmi les participants aux IronMan, rares sont ceux qui ne connaissent pas l'exemple de Julie Moss, inconsciente, folle d'orgueil, ou héroïque, c'est au choix...

Pour revoir cet exploit:


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 15 Août 2008

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 8 Août 2008

"Dans l'Oregon, la Caisse d'assurance maladie refuserait à des patients de leur rembourser leur chimiothérapie si leur chance de survie pour les cinq années à venir est de moins de 5%. Le suicide assistée étant légal dans cet état, le service santé de l'Oregon aurait envoyé une lettre à plusieurs patients, leur indiquant qu'il ne financerait pas leur chimiothérapie mais leur proposant l'aide d'un médecin spécialisé dans le suicide assisté".

Sans commentaires. Via le Salon Beige, vu chez Génétique. Et pour ceux qui préfèrent l'original, un article de FoxNews à ce sujet.

 



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Rédigé par Polydamas

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Publié le 3 Août 2008

undefinedSoljenitsyne est décédé hier soir d'un arrêt cardiaque dans sa résidence de Moscou. Avec lui, c'est un monument, une des grandes figures anti-communistes qui disparait. Toute sa vie fut toute entière tournée vers la dénonciation du système commmuniste et du matérialisme occidental.

Pour quiconque l'a lu, l'Archipel du Goulag ne peut laisser indifférent. Imposant, encyclopédique, ce livre explicite toute la chaine communiste, de la chasse aux opposants à l'extermination par le goulag, en passant par les méthodes de torture. Tout y est passé au peigne fin. Communiste lui-même au début de sa vie, il a le malheur, après la guerre de critiquer un peu trop les méthodes staliniennes. Il est déporté au goulag, où il rédige le début de ses oeuvres.

Il faut lire sa fiche Wikipedia qui résume ce que fut sa vie, digne d'un roman à elle seule:


Il fut lui-même condamné en 1945 à 8 ans de prison dans les camps de travail pour activité contre-révolutionnaire, après avoir entretenu une correspondance critique à l'égard des politiques staliniennes[ Selon Soljenitsyne, la guerre avec l’Allemagne nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale aurait pu être évitée si le gouvernement soviétique avait trouvé un compromis avec Hitler. Soljenitsyne accusa le gouvernement soviétique et Joseph Staline d’avoir été plus responsable qu’Hitler des terribles conséquences de la guerre sur le peuple soviétique. Il fut condamné à l’époque comme traître. À sa sortie du camp en 1953, il est envoyé en exil perpétuel au Kazakhstan. Il est réhabilité en 1956 et s'installe à Riazan où il enseigne les sciences physiques.


C'est son ouvrage Une journée d'Ivan Denissovitch, publié en 1962 dans la revue soviétique Novi Mir, grâce à l'autorisation de Nikita Khrouchtchev en personne, qui lui acquiert une renommée internationale. Cependant, trois ans après, il lui est impossible de publier quoi que ce soit en URSS et ses romans Le Premier Cercle et Le Pavillon des Cancéreux, ainsi que le premier tome de son épopée historique La Roue rouge, paraissent en Occident où il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1970, récompense qu'il ne pourra percevoir que quatre ans plus tard après avoir été expulsé d'URSS. Il n'a en effet pas pu se rendre à Stockholm de peur d'être déchu de sa nationalité soviétique, le gouvernement suédois ayant refusé de lui transmettre le prix à son ambassade de Moscou. Sa vie devient une conspiration permanente pour voler le droit d’écrire en dépit de la surveillance de plus en plus assidue du KGB. Une partie de ses archives est saisie chez un de ses amis en septembre 1965, et il manque d'être assassiné en août 1971 (par un « parapluie bulgare »). Une de ses plus proches collaboratrices a échappé de justesse à un étranglement et un accident de voiture. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L'Archipel du Goulag où il expose le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime staliniste. Écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie avait été envoyée en Occident pour échapper à la censure. Il décida sa publication après qu'une de ses aides fut retrouvée pendue : elle avait avoué au KGB la cachette où se trouvait un exemplaire de l’œuvre. Cette publication lui vaut d'être déchu de sa citoyenneté et d'être expulsé d’Union Soviétique en février 1974.


Son oeuvre a puissamment contribué à affaiblir le communisme en Europe, en redonnant la parole à la vérité. Bien sûr, avant on savait, on se doutait que ce n'était certainement pas la joie de l'autre côté du mur. Mais pas de manière aussi évidente, aussi lumineuse, aussi irréfutable, aussi impossible à contrer. Il y a clairement un avant et un après Soljenitsyne. Malgré les dénégations de toute sorte, les refus de voir la réalité en face, les violences, les pressions sans nombre, son oeuvre dénonce la triste réalité du système communiste. Un témoin sorti des entrailles de l'enfer, exposait froidement, méthodiquement, scientifiquement, ce qu'était le goulag, ce qu'étaient les horreurs communistes. Il n'y avait plus moyen de se cacher, de nier la réalité, de blablater sur les voyages organisés en URSS (voir ici l'accueil médiatique en Occident).

Impuissant à le contrer, le KGB a tout tenté pour l'intimider, publiant des ouvrages écrits par des anciens camarades de camp, par sa première femme, le discréditant. Car Soljenitsyne ne se contente pas d'abattre Staline, ce qu'il se contentait de faire dans ses premiers ouvrages, mais avec l'Archipel, c'est le communisme dans son ensemble, sous toutes ses formes, de Lénine à Khrouchtchev , qu'il démonte, point par point, et qu'il met en accusation. Mais rien n'y a fait, il a continué, envers et contre tout, son oeuvre salvatrice. C'est dire l'importance de l'homme, c'est dire si les pays libérés par la chute de l'URSS lui sont redevables.

Enfin, si Soljenitsyne a été un des artisans de la chute du communisme, il n'a pas non plus gardé le silence sur le matérialisme de la société occidentale et sur ses principaux travers que sont l'absence de Dieu et son manque de conscience morale. Il ne s'est pas privé de critiquer les sociétés modernes dans ce qu'elles ont de plus vil et de plus malsain, mais logiquement, sa parole à ce sujet, fut moins retentissante que sa lutte contre le communisme. On retiendra son geste pour la reconnaissance du massacre des Lucs lors de la guerre révolutionnaire en Vendée, où dans un célèbre discours, il avait mis sur le même plan terreur révolutionnaire et totalitarisme soviétique.

Un grand monsieur, un grand personnage dont la plume fait désormais partie de l'histoire, nous a quitté hier soir. Qu'il repose en paix.


PS: A voir, ce reportage sur sa vie, dont la conclusion est menée par BHL. Sans commentaires...

PS 2 : Des extraits de son discours à Harvard en 1978.

PS 3: Très bonne revue de presse d'ILYS par Il Sorpasso.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Disparitions

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