Publié le 30 Juin 2008

Ce que je me mets en boucle en ce moment...



Tellement de choses à dire sur l'actu, mais je suis complètement immergé sous le boulot, désolé...
 
 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 26 Juin 2008

Alors que le compte à rebours est bientôt terminé, et qu'il semble que l'on s'achemine vers une réponse négative de la part de Mgr Fellay, je ne peux que rejoindre l'analyse de la situation que tire l'abbé de Tanoüarn, membre fondateur de l'Institut du Bon Pasteur, qui fut l'un de mes professeurs.


Rome ou pas Rome : le carrefour

par l'abbé Guillaume de Tanoüarn

Lu sur le Forum catholique, d'un scribe sympathique : "Le premier, j'ai donné mon avis positif sur la possibilité d'une signature de ce texte qui n'engage à rien sauf à reconnaître que nous sommes catholiques romains. Mais si Mgr Fellay décide, avec la grâce de l'Esprit-Saint, de ne pas le signer, je le suivrai quand même". Il me semble que ce scribe-là est très représentatif des fidèles de la FSSPX, confrontés, qu'ils le veuillent ou non, à une véritable tornade, depuis que le cardinal Castrillon Hoyos a solennellement proposé à Mgr Fellay l'accord en cinq points (ce texte qui n'engage à rien comme dit le scribe) comme un accord de dernière chance. Les fidèles s'en remettent donc au chef. Et le chef a dit, lors d'ordinations sacerdotales au Séminaire de Winona (EU), le 20 juin dernier, qu'il faudrait "continuer pour un moment, un bon moment", sans signer le moindre engagement avec Rome.

Il nous faudra du temps, dit Mgr Fellay, en bon Suisse qu'il est. Vous avez jusqu'au 30 juin, répond le cardinal, comme s'il trouvait que l'on en avait déjà assez perdu comme ça, du temps.

Les cinq conditions énumérées par Rome (et qui sont désormais accessibles au grand public sur certains blogs ou forums) forment simplement une sorte de code de bonne conduite, sans toucher aucun point doctrinal. Notons simplement que dans l'un de ces paragraphes, on avertit que les supérieurs de la Fraternité ne devront pas céder à la tentation de constituer un magistère supérieur à celui du pape. C'est ce point d'abord qui doit nous arrêter. La réaction du Scribe est caractéristique d'une fidélité "absolue" aux positions de la FSSPX, quelles qu'elles soient. Elle est honorable et inquiétante tout à la fois. Il ne s'agit pas pour moi de sonder les reins et les coeurs, mais il me semble que sur cette terre la seule autorité à laquelle on puisse et on doive obéir inconditionnellement (et encore : dans certains cas bien défini par les règles de l'exercice du magistère), c'est l'autorité du vicaire du Christ. Cette autorité, dans son principe même, nous devons lui être fidèles lorsqu'elle prend des formes à travers lesquelles c'est l'autorité du Christ lui-même qui se donne. Pourquoi la Fraternité Saint Pie X ne parle-t-elle plus jamais de l'autorité du Vicaire du Christ, qu'un catholique doit reconnaître a priori ? Qu'il doit reconnaître pour être catholique ?

Rome fait appel au légitimisme catholique des fidèles de la Fraternité Saint Pie X. Sera-t-elle entendue ? Les premières déclarations de Mgr Fellay laissent penser que non.

Quel est à ce jour l'argument de Mgr Fellay pour ne pas souscrire au cinq points de bonne conduite réclamés par le cardinal Castrillon ? En anglais la formule du supérieur de la FSSPX, dans son discours de Winona, est éloquente, presque grossière : "They just say : Shut up !". ils ont juste dit : La ferme... La réaction de Rome à une telle interprétation des fameux cinq points a consisté à organiser la fuite de ces cinq points, désormais dans le domaine public grâce à Andrea Tornielli de Il Giornale. Il est clair pour tout le monde que ce qui est demandé à la FSSPX, ce n'est pas le silence et l'absence de critique, c'est "le respect de la personne du pape" en particulier et le respect des personnes en général (et peut-être même dans leur propre camp), dans la polémique.

Ce respect, force est de constater que dans les déclarations souvent improvisées des autorités de la FSSPX, il n'est pas au rendez-vous. Le sermon de Mgr Fellay le 1er juin dernier lors des confirmations à Saint Nicolas du Chardonnet est caractéristique à cet égard. Le pape, lors de son voyage aux Etats unis, ayant manifesté son admiration pour ce pays, a manifesté son admiration pour un haut lieu maçonnique dans le monde. et ce n'est pas étonnant (même si c'est "un grand mystère") parce qu'il s'agit d'un pape libéral.

Honnêtement la critique manque de profondeur. Elle manque de preuve. Elle consiste en un raccourcis éminemment contestable. Si Mgr Fellay cherche uniquement à défendre son droit au raccourci contestable, si c'est cela qu'il appelle "not shut down our mouth", alors l'affaire est très mal engagée. Mais je ne suis pas convaincu que ce soit cela que revendique Mgr Fellay. Du reste, le 4 juin dernier, il s'est excusé devant le cardinal Castrillon Hoyos pour les écarts de langage qui avait pu être perçus comme autant de manques de respect envers le pape.

Il faut bien insister sur le fait qu'il y a une chose qui n'est touchée dans aucun des cinq points, une chose qui a été publiquement reconnue par Rome dans l'acte d'adhésion que j'ai signé moi même sortant, il y a trois ans de la FSSPX, c'est le droit à une critique constructive de Vatican II. On peut même dire que le silence du document en cinq points sur Vatican II laisse grande ouverte cette porte. Il suffirait à Mgr Fellay de mentionner ce sésame tout en signant.

Le moment est historique. Il ne se reproduira pas. Refuser de signer un simple code de bonne conduite, c'est déconsidérer l'oeuvre de Mgr Lefebvre. C'est non seulement s'exposer à de nouvelles sanctions, selon la menace explicite de l'ultimatum cardinalice, mais c'est se retirer toute légitimité à les braver.

La seule légitimité que pourrait trouver Mgr Fellay à refuser, lui évêque catholique, de signer un code de bonne conduite envers le pape, c'est le sédévacantisme. On constate d'ailleurs qu'à part Virgo Maria, les sédévacacantistes du Forum catholique (John Daly, Anaclet et consorts) poussent la Fraternité à se renforcer dans son refus. Au fond la question fondamentale est bien celle-ci : Mgr Fellay reconnaît-il une autorité concrète du pape sur lui ou bien ne reconnaît-il que l'idée (irréelle forcément) de cette autorité ?

Ainsi posé le problème ne laisse aucun doute sur sa solution : un successeur de Mgr Lefebvre, reconnaissant l'autorité du pape, doit signer le code de bonne conduite, tout en gardant, pour le bien de l'Eglise (et non par goût de la polémique) un droit de critique constructive. Je prie pour que Mgr Fellay le 30 juin soit ce successeur, digne du fondateur.


On allait oublier, mais dans le même temps, Mgr Marini, cérémoniaire du pape dont les opinions "conservatrices" sont connues s'est exprimé à propos de la communion dans la main.


Lors de la récente visite à Santa Maria di Leuca et à Brindisi le Pape a distribué la communion aux fidèles agenouillés et sur les lèvres. Cette pratique est-elle destinée à devenir habituelle dans les célébrations pontificales?

Je pense que oui. A cet égard, nous ne devons pas oublier que la distribution de la communion dans la main est toujours, d'un point de vue juridique, un indult par rapport à la loi universelle. [La communion dans la main] a été permise par le Saint-Siège aux conférences épiscopales qui en ont fait la demande. Le mode de distribution de la communion adopté par Benoît XVI vise à souligner la validité de la règle valable pour toute l'Eglise. En outre, nous pourrions peut-être y voir aussi une préférence pour cette manière de distribuer la communion qui, sans s'opposer à l'autre, souligne mieux la vérité de la présence réelle dans l'Eucharistie, contribue à la dévotion des fidèles et introduit plus facilement le sens du mystère. Aspects que d'un point de vue pastoral, à notre époque, il est urgent de souligner et de récupérer.


Décidément, cette semaine, ça n'arrête pas.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 24 Juin 2008

Selon l'Apic, et d'autres sources concordantes, il semblerait que le Vatican ne demande pas à ce que la fraternité reconnaisse Vatican II ou même le nouveau rit romain, les conditions seraient sont les suivantes, sous réserve, bien sûr, de confirmation par l'une ou l'autre des parties:

Selon le journaliste italien, Mgr Fellay aurait rencontré, le 4 juin dernier au Vatican, le cardinal Dario Castrillon Hoyos. A l’issue de cette rencontre, le cardinal aurait fait parvenir les 5 conditions de la pleine réintégration des membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X dans le giron de l’Eglise :

1 - Engagement à une réponse proportionnée à la générosité du pape.

2 - Engagement à éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du pape et qui puisse être négative pour la charité ecclésiale.

3 - Engagement à éviter la prétention d’un magistère supérieur à celui du Saint Père et de ne pas désigner la Fraternité en opposition à l’Eglise.

4 - Engagement à démontrer la volonté d’agir honnêtement dans la pleine charité ecclésiale et dans le respect de l’autorité du vicaire du Christ.

5 - Engagement à respecter la date - fixée à la fin du mois de juin - pour répondre positivement. Celle-ci sera une condition requise et nécessaire comme préparation immédiate à l’adhésion pour avoir la pleine communion.

L'original est ici.

Il faut prier, plus que jamais.

PS: Le principal souci de Mgr Fellay ne concerne pas tant cette lettre, qui ne pose pas de difficultés particulières, que, me semble-t-il, le devenir de la fraternité si elle réintègre le giron de l'Eglise, (si tant est qu'elle l'avait quitté), sa liberté de critique, son statut, son renouvellement des prêtres et des évêques, toutes questions vitales pour celle-ci. Et sur cette problématique, il y a peu ou pas de garanties pour le moment.

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 23 Juin 2008

La date du 30 Juin 2008 (anniversaire des 20 ans des sacres de Mgr Lefebvre) approchant à grands pas, il semble que les tractations s'intensifient entre la fraternité St Pie X et le Vatican, comme le prouve cette dépêche.

Confirmation de l'offre, mais pas d'indications sur la réponse

Menzingen, 23 juin 2008 (Apic)


Le Vatican a proposé un accord à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X pour mettre un terme au schisme, a indiqué le 23 juin 2008 le quotidien italien "Il Giornale". Interrogé lundi par l'Apic, l’abbé Alain-Marc Nély, deuxième assistant de Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à Menzingen (canton de Zoug), a bel et bien confirmé l'existence de propositions de la part du Vatican.

Ne voulant pas entrer dans des plus amples détails, l'abbé Nély a cependant confirmé qu'une proposition d'accord a été faite au début du mois. Avec des conditions. La réponse sera donnée d'ici le 28 juin "si Dieu le veut", et sera ensuite rendue publique, a-t-il précisé. Mais le numéro trois de la Fraternité schismatique n'a pas voulu indiquer dans quel sens irait la réponse de Mgr Fellay.

L'abbé Alain-Marc Nély, né le 18 février 1950 à La Ferté-sous-Jouarre, en France, est entré au séminaire d'Ecône en 1979, et y a reçu l'ordination sacerdotale en 1985. Depuis 2004, il est supérieur du district d'Italie. Selon "Il Giornale", Mgr Fellay aurait rencontré au Vatican le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la commission "Ecclesia Dei", en charge du dossier des "lefebvristes". Ce dernier lui aurait proposé un accord, sous forme d’ultimatum, à signer d’ici le 28 juin prochain. Le document prévoirait notamment l’acceptation, de la part des membres de la Fraternité, des canons du Concile Vatican II (1962-1965) et de la pleine validité de la messe selon la liturgie catholique réformée. (apic/imedia/ms/be)

23.06.2008 - I.Media Jacques Berset

Je n'ai pas les compétences pour m'engager sur le sujet, reste que si les conditions de la réintégration sont vraiment un plein accord avec les canons du Concile Vatican II, et que ces conditions sont non négociables, je ne vois pas comment la FSSPX pourrait accepter.

Même si il est difficilement crédible de croire que l'Eglise pourrait revenir sur le nouvel ordo missae, il s'agit tout simplement de la raison de vivre de la FSSPX. Partant, je l'imagine mal revenir sur son combat, tout du moins, si ce sont vraiment les termes de l'accord, ce sur quoi on peut avoir un doute.

D'autant que Mgr Fellay, supérieur de la FSSPX a affirmé il y a moins de deux mois:

La Fraternité Saint-Pie X se réjouit franchement de la volonté papale de réintroduire le rite ancien et vénérable de la sainte Messe, "mais découvre aussi la résistance parfois farouche d’épiscopats entiers. Sans désespérer, sans impatience, nous constatons que le temps d’un accord n’est pas encore venu", écrivait le 14 avril 2008 Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X basée à Menzingen, dans le canton de Zoug.

"Cela ne nous empêche pas de continuer d’espérer, de continuer le chemin défini dès l’an 2000, poursuit-il. Nous continuons de demander au Saint-Père l’annulation du décret d’excommunication de 1988, car nous sommes persuadés que cela ferait le plus grand bien à l’Eglise et nous vous encourageons à prier pour que cela se réalise. Mais il serait très imprudent et précipité de se lancer inconsidérément dans la poursuite d’un accord pratique qui ne serait pas fondé sur les principes fondamentaux de l’Eglise, tout spécialement sur la foi."


Cela dit, on ne peut pas non plus éliminer l'hypothèse d'un manque d'information de la part de la presse, il est possible que les termes de l'accord ne soient nullement ceux d'une adhésion envers le concile. En effet, il n'a jamais été demandé à Mgr Lefebvre d'accepter le concile, on lui a demandé de signer un formulaire d'adhésion en cinq points dont voici la teneur:


I - TEXTE DE LA DÉCLARATION DOCTRINALE

Moi, Marcel Lefebvre, archevêque-évêque émérite de Tulle, ainsi que les membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X par moi fondée :

1) Nous promettons d'être toujours fidèles à l'Église catholique et au Pontife romain, son Pasteur Suprême, Vicaire du Christ, Successeur du Bienheureux Pierre dans sa primauté et Chef du corps des évêques.

2) Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le n. 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l'adhésion qui lui est due.

3) A propos de certains points enseignés par le concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui nous paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d'étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique.

4) Nous déclarons en outre reconnaître la validité du Sacrifice de la messe et des sacrements célébrés avec l'intention de faire ce que fait l'Église et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du missel romain et des rituels des sacrements promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.

5) Enfin nous promettons de respecter la discipline commune de l'Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles contenues dans le Code de Droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II, restant sauve la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière.
 

Mgr Lefebvre, après avoir signé ce texte, avait retiré sa signature, parce qu'il craignait qu'on continue à lui refuser un évêque, ce que son expérience lui avait largement prouvé, comme le prouve sa réponse ci-dessous:


C'est pour garder intacte la foi de notre baptême que nous avons dû nous opposer à l'esprit de Vatican II et aux réformes qu'il a inspirées.

Le faux oecuménisme, qui est à l'origine de toutes les innovations du Concile, dans la liturgie, dans les relations nouvelles de l'Église et du monde, dans la conception de l'Église elle-même, conduit l'Église à sa ruine et les catholiques à l'apostasie.

Radicalement opposés à cette destruction de notre foi, et résolus à demeurer dans la doctrine et la discipline traditionnelle de l'Église, spécialement en ce qui concerne la formation sacerdotale et la vie religieuse, nous éprouvons la nécessité absolue d'avoir des autorités ecclésiastiques qui épousent nos préoccupations et nous aident à nous prémunir contre l'esprit de Vatican II et l'esprit d'Assise.

C'est pourquoi nous demandons plusieurs évêques, choisis dans la Tradition, et la majorité des membres dans la Commission Romaine, afin de nous protéger de toute compromission.

Étant donné le refus de considérer nos requêtes, et étant évident que le but de cette réconciliation n'est pas du tout le même pour le Saint-Siège que pour nous, nous croyons préférable d'attendre des temps plus propices au retour de Rome à la Tradition.

C'est pourquoi nous nous donnerons nous-mêmes les moyens de poursuivre l'oeuvre que la Providence nous a confiée, assurés par la lettre de Son Éminence le Cardinal Ratzinger datée du 30 mai, que la consécration épiscopale n'est pas contraire à la volonté du Saint-Siège, puisqu'elle est accordée pour le 15 août.

En outre, dans le cadre d'un accord, il faudrait savoir également quel serait le statut de la FSSPX. On parle, pour le moment d'une prélature personnelle, à l'instar de l'Opus Dei. C'est aussi un des éléments primordiaux du débat, puisque de ce statut dépend la liberté de parole de la FSSPX.

Je n'ai donc absolument aucune idée de ce que peuvent être les termes de l'accord et la réaction de la FSSPX à celui-ci. En outre, en ce qui me concerne, je n'ai pas non plus d'avis sur la réaction de Mgr Fellay, il est le seul à pouvoir juger si il faut en finir ou pas.

Il ne reste donc plus qu'à attendre.
Et à prier.

Via le FC, qui tourne à toute vitesse en ce moment...

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 22 Juin 2008




Je dois certainement avoir des lecteurs qui ne connaissent pas encore Soldat Louis...

Bon, sinon, pas trop sur le net en ce moment, j'ai fort à faire dans la vie "réelle" (emménagement, etc).

 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 16 Juin 2008

Alors que Benoit XVI rehabilite encourage la communion sur les lèvres et à genoux, voilà la réaction d'un gauchiste de base:

        Une communion autoritaire


Le pape Benoît XVI a réintroduit "l'hostie sur la langue", l'hostie ne doit plus être déposée dans la main du fidèle lors des communions. Une réforme "plus que symbolique" pour le développement de l'église catholique romaine, écrit le quotidien De Morgen : "On peut évidemment dire : 'Et alors ?' Qui cela intéresse-t-il de savoir si les catholiques ont l'hostie déposée sur la main ou s'il sont contraints de le mette en conserve ou de le faire frire ? Pourtant, c'est important pour celui qui croit qu'une démocratie moderne multiculturelle a seulement un avenir lorsque la société peut accorder autant de place à différentes convictions et religions. ? Benoît XVI est en train de bâtir une église qui tourne le dos à la société, qui met le monde de nouveau à genoux, recevant des ordres en latin que l'on n'est pas sensé comprendre mais accepter, simplement parce qu'ils sont dictés par le pape. Donc par Dieu. Bien, on nous demande de nouveau de tirer la langue à l'autorité, et ce, également sur commande. La seule chose que l'on puisse alors encore dire, c'est Amen."


On se demande où le fait de se mettre à genoux pour la communion implique la négation de la démocratie multiculturelle, mais ce n'est pas grave, nos amis n'ont visiblement rien compris à ce qu'est la religion catholique.

En tout cas, ce pape est vraiment une bénédiction...


PS: Au fait, demain soir, à 19h30, c'est messe tridentine à Notre Dame de Paris. Et normalement, tout le monde peut entrer.
 
 

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 15 Juin 2008


La messe traditionnelle – interdite en pratique par Rome depuis 40 ans – devrait être réintroduite dans chaque paroisse catholique d’Angleterre et du Pays de Galles, a déclaré le cardinal haut placé du Vatican en charge de la liturgie latine lors d'une conférence de presse à Londres aujourd'hui.

En outre, tous les séminaires anglais doivent enseigner aux futurs prêtres comment célébrer l’ancienne messe afin qu'ils puissent la célébrer dans toutes les paroisses. Les communautés catholiques à travers le monde feront l'objet d'une instruction sur la manière d'apprécier l’ancienne liturgie, anciennement connue sous le nom de Rite tridentin.

L'annonce faite par le Cardinal Darío Castrillón Hoyos, parlant au nom du Pape Benoît XVI, surprend les catholiques concilaires, dont de nombreux évêques d'Angleterre et du Pays de Galles, qui s’étaient opposés au Pape l'an dernier lors de la parution du décret supprimant leur pouvoir d’empêcher la célébration de l’ancienne messe.

Le pape Benoît XVI a maintenant clairement l’intention d’aller beaucoup plus loin dans la promotion de l'ancienne liturgie. A la question de savoir si la messe latine sera célébrée dans de nombreuses paroisses ordinaires à l'avenir, le Cardinal Castrillón a répondu : "Pas dans « beaucoup de paroisses » mais dans toutes les paroisses. Le Saint-Père offre [cette liturgie] non seulement aux quelques groupes qui la demandent, mais à tous afin que soit connue cette façon de célébrer l'Eucharistie. "

Dans le rite traditionnel, le prêtre célèbre tourné dans la même direction que les fidèles et lit les principales prières de la messe d'une voix si faible qu'elle est pratiquement inaudible. Le Cardinal Castrillon dit que ce silence révérenciel est l'un des "trésors" que les catholiques retrouveraient, et que les jeunes fidèles rencontreraient pour la première fois.

Le Pape Benoît XVI va réintroduire l'ancien rite - qui selon le Cardinal devrait être connu sous le nom de "rite grégorien" - même si la paroisse ne l’a pas demandé. «Les gens ne le connaissent pas, et par conséquent ne le demandent pas," a-t-il expliqué. La version révisée de la messe, adoptée en 1970 après le Concile Vatican II, a donné lieu à "beaucoup, beaucoup, beaucoup d'abus», a ajouté le Cardinal.

Toutefois, le nouveau rite - dans lequel le prêtre fait face aux fidèles et s’exprime en langue vernaculaire – ne sera certainement pas supprimé. Le pape souhaite que les deux formes de la Messe cohabitent harmonieusement.

Dans la pratique, ces vastes changements liturgiques provoqueront d’intenses controverses. Durant la conférence de presse, un journaliste du magazine libéral Tablet, qui est proche des évêques anglais, a déclaré au Cardinal que ces nouvelles modifications liturgiques constitueraient un « retour en arrière ».

Des évêques conciliaires d'Angleterre et d'Amérique ont jusqu'ici tenté de limiter la célébration de la messe permise par le décret du pape publié en 2007 sous prétexte que ce document exige un "groupe stable" de fidèles souhaitant assister à l’ancien rite de la messe. Mais le Cardinal Castrillon indique qu’un groupe stable peut n’être composé que de trois personnes qui ne doivent pas nécessairement provenir de la même paroisse.

Le cardinal, chef de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a fait ces commentaires alors qu'il se préparait à célébrer une messe traditionnelle dans la cathédrale de Westminster. C’était la première fois qu’un cardinal la célébrait [dans cette cathédrale] depuis 40 ans.

Les responsables de l'Eglise catholique d’Angleterre et du Pays de Galles n'ont pas souhaité commenter les propos du cardinal.


La même dépêche en version originale. Merci à Candidus pour la traduction.


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Rédigé par Polydamas

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Publié le 14 Juin 2008

Je ne suis pas très originel si vous suivez les réacs, mais Il s'appelle Police du Monde Parodique.

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Une autre que j'ai appréciée...

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Non, rien à dire, ce blog est excellent.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 13 Juin 2008


Un article de Christophe Geoffroy dans la Nef fait la synthèse de ce que les catholiques reprochent au libéralisme. Autant je suis d'accord sur les premiers éléments de l'article concernant le libéralisme philosophique, autant je ne partage pas sa condamnation du libéralisme économique.

Extraits, après lesquels j'ai introduit mes réponses:

L’homo œconomicus

Ce libéralisme politique se conjugue avec le libéralisme économique dont le postulat fondamental est le miracle permanent du marché qui s’équilibre spontanément de façon optimum dès lors qu’aucune intervention ne l’entrave. C’est « la main invisible » d’Adam Smith qui règle les choses bien mieux que ne pourrait le faire l’État.


Christophe Geoffroy ne sait visiblement pas ce qu'est un marché avec sa composante primordiale, qui est l'information pour une répartition des biens qui soit la plus juste possible. Un marché est le mécanisme qui permet le mieux de synthétiser toute l'information disponible, ce dont un Etat ne sera jamais capable (la somme d'informations nécessaires pour répartir les besoins au mieux est trop considérable pour être gérée par un Etat). Donc, l'Etat manquant d'informations, il prendra des décisions arbitraires, et moins optimales que des acteurs plus proches du terrain, dont les règles ne dépendent pas de lois votées au parlement.



Mieux, l’homme est censé toujours rechercher son intérêt, mais cet égoïsme même – jugé neutre (c’est l’affaire de chacun) – concourt naturellement au bien général – ainsi est né l’homo œconomicus, être rationnel mu par la seule recherche du profit. Le libéralisme fait aussi bien que Dieu : il sait tirer un bien d’un mal ! Bref, « pour la première fois dans l’histoire, voici une conception déterministe et mécaniste de l’économie politique », écrit fort justement Daniel Villey (8).


On sait aujourd'hui que l'homme ne recherche pas toujours son intérêt et qu'il est parfaitement irrationnel dès qu'il touche à de l'argent. Le libéralisme, il me semble, ne tire pas un bien d'un mal, il fait en sorte de rendre la situation la moins mauvaise qui soit, et de laisser faire les hommes au plus près du terrain.



L’homme est ainsi l’objet des lois économiques qu’il ne peut que subir de façon inéluctable. «L'homme n'est pas maître de son destin et ne le sera jamais», écrit Hayek (9). Ce déterminisme économique rend l’homme esclave d’un système qu’il ne peut maîtriser. Ainsi, la liberté si vantée par le libéralisme, qui lui permet de faire ce qu’il veut pour la conduite de sa propre vie est-elle impuissante pour améliorer le processus économique !


Absolument pas. Les règles capitalistes forment le régime économique le plus souple qui soit, on le retrouve aussi bien dans les cités Etat du Moyen-Age, où les banques n'hésitaient pas à inscrire dans leur comptabilité une affectation de leur produit pour les pauvres, que chez les communistes. Effectivement, l'homme fait ce qu'il veut dans ce cadre, mais celui-ci n'est rien d'autre que celui de la propriété privée ! Que je sache, on peut difficilement remettre en cause ce principe fondamental...

Quant à Hayek, il eût été plus honnête ou plus précis de citer son propos dans son intégralité:
"C'est une illusion fondamentale de croire que la raison humaine puisse définir des règles d'organisation ordonnées dans un but déterminé... L'homme n'est pas maître de son destin et ne le sera jamais ”

Autant au niveau politique, on peut ne pas être d'accord avec Hayek, autant au niveau économique, les règles d'organisation sont sans cesse différentes, la phrase prend un tout autre sens.

Le mal n’est jamais dans l’homme, mais dans le dysfonctionnement du système économique engendré par l’intervention de l’État. Cette vision de l’homme balaie l’anthropologie chrétienne basée sur la dignité de la personne créée à l’image de Dieu, personne néanmoins blessée par le péché originel qui le rend responsable d’une partie du mal qui l’entoure.


Certains libéraux pensent que l'homme est effectivement naturellement bon, à l'instar de Rousseau. Je ne partage pas cette vision, mais je suis sûr que chaque homme, dans la vie économique, sait ce qu'il y a de mieux pour lui, c'est le principe de subsidiarité, le fait de déléguer la prise de responsabilité au plus bas niveau possible. Et du moment que cela ne va pas à l'encontre du bien commun, que ce soit la drogue, le porno, etc, je ne vois pas pourquoi il faudrait lui mettre des bâtons dans les roues, sous prétexte qu'il est pécheur.


Le système décrit ici est bien celui qui nous gouverne aujourd’hui. Conformément à la loi du profit maximum, le capitalisme s’inscrit désormais dans une logique purement financière, basée sur la spéculation et le rendement de l’argent. Les hommes, dans ces immenses multinationales anonymes, ne sont plus que des pions que l’on déplace ou dont on se débarrasse selon des critères purement financiers.


Et en quoi est-ce mal que le système soit basé sur la spéculation ? La spéculation, c'est justement l'outil qui permet de détecter les décalages et les besoins grandissants, les manques de logistique non anticipés par les intervenants. Ainsi, la hausse du pétrole, qu'on peut attribuer en partie seulement à la spéculation est la meilleure preuve que la ressource en pétrole va se raréfier, qu'il est temps de changer de mode de vie. Or quoi de mieux pour cela, qu'un pétrole cher ? Si le prix était fixé, il n'y aurait nulle incitation et nulle volonté de la part des acteurs de changer de mode de vie. Il n'y aurait pas de prise de conscience de la menace d'une réduction de la quantité de pétrole disponible.


L’écart se creuse

Ce libéralisme, plaident ses défenseurs, a au moins le mérite d’être le système le plus efficace, celui qui crée le plus de richesses. En chiffres absolus, c’est peut-être exact, mais, outre que la croissance n’est pas une fin en soi (elle contribue à dégrader notre art de vivre et notre environnement), elle cache d’énormes disparités : elle ne diminue pas l’écart entre riches et pauvres. Depuis le déclin du communisme en 1989-1990 qui a fait du libéralisme le système mondial totalement hégémonique, les riches deviennent plus riches, les plus pauvres demeurent pauvres.


Rien que l'exemple de la Chine vient contredire cette dernière phrase. Le libéralisme a permis à une d'accroitre le niveau de vie d'une population toujours plus importante. Non seulement le niveau de vie a été amélioré qualitativement, mais aussi quantitativement. Ce à quoi Geoffroy me répondra que cela s'est fait aux dépens de la spiritualité. Certes, mais est-ce le but d'un système économique, donc logistique, de satisfaire ce besoin ?

Et ce n'est pas qu'en chiffres absolus. Il suffit de voir qu'en 1950, seul l'Europe, et l'Amérique du Nord étaient développés, et de constater qu'aujourd'hui, on peut y inclure l'Asie et l'Amérique du Sud, l'Afrique demeurant encore à la traine. Ce n'est pas vraiment un échec, bien au contraire.

Quant à l'écart entre riches et pauvres, cette étude modère le propos de Geoffroy. D'autant que je ne vois pas bien en quoi les catholiques devraient être pour une société égalitaire. L'égalité spirituelle, l'égalité devant Dieu, n'est pas l'égalité matérielle. Les catholiques ne sont pas des communistes. Oui à la charité, mais non à la collectivisation des moyens de production, quant tout le monde possède, plus personne ne possède.



Ainsi justifient-ils le travail des enfants 9 à 12 heures par jour au xixe siècle comme un passage obligé de développement : il n’y a là rien d’immoral, puisque les enfants acceptent de travailler ainsi pour ne pas mourir !


Et au Moyen Age, dès 13 ans, on pouvait se retrouver sur un champ de bataille à porter l'étendard. A tout prendre, je crois que le XIXe est encore enviable. Mais effectivement l'école pour tous les enfants est un luxe que tous les pays ne peuvent se permettre. Le niveau de développement d'un pays nécessaire pour que l'école soit disponible pour tous n'est pas à la portée de pays faiblement évolués économiquement.

En outre, les enfants, de tout temps, ont représenté une ressource financière pour les vieux jours de leurs parents, jusqu'il y a un siècle, il était logique, voire évident, qu'ils travaillent. En disant cela, je ne justifie aucunement l'exploitation des enfants, je ne justifie pas qu'ils meurent à la tâche ou quoi que ce soit de ce genre, je constate juste que le travail des enfants est inévitable et que l'école, dans beaucoup de pays, est considéré comme inutile car ne rapportant pas de sous à la famille.



On aborde là l’aspect le plus insupportable du libéralisme : son refus d’institutionnaliser des solidarités humaines au nom de l’individualisme, du déterminisme économique et de son rejet du bien (donc d’une attitude morale), quand, dans le même temps, il absolutise la propriété privée qui n’impose pour lui aucune obligation sociale, aucun devoir moral. Pour le vrai libéral, toute intervention de l’État en économie est toujours néfaste.

Il n’y aurait par exemple aucune « injustice » dans un salaire de misère dès lors que celui-ci s’équilibre naturellement sur le marché du travail par le libre jeu concurrentiel de l’offre et de la demande : « Les considérations de justice, écrit Hayek, n’ont simplement aucun sens à l’égard de la détermination d’une expression chiffrée (les salaires) qui ne relève de la volonté ni du désir de quiconque, mais de circonstances dont personne ne connaît la totalité. […] Tout se passe comme dans un jeu, où le résultat est imprévisible et au cours duquel il y a régulièrement des gagnants et des perdants. Et comme dans le jeu, alors que nous insistons à bon droit pour qu’il soit loyal, il serait absurde de demander que les résultats pour chaque joueur soient justes » (11). C’est pourquoi toute politique de redistribution est pour Hayek sans fondement. « Une grande partie de ce que l’on fait actuellement au nom de la “justice sociale”, écrit-il, est non seulement injuste mais hautement antisocial au sens véritable du mot » (12).


Le problème de l'institutionnalisation des aides est toujours le même problème : celui de la connaissance et de la répartition de l'information sur un marché. Est-il possible qu'un Etat, avec ses règles administratives strictes, puisse déterminer qui doit être aidé, qui a un comportement de passager clandestin, qui profite des aides, tout en travaillant au noir en parallèle, qui est vraiment dans le besoin ? On peut en douter, notamment lorsque l'on constate la gabegie de notre Etat, et les effets pervers induits. Ainsi, un fonctionnaire, dont le poste n'est pas soumis aux mêmes contraintes qu'un responsable associatif soucieux d'efficacité, peut avoir donc une politique d'aides radicalement différente et moins propice à avoir des effets concrets sur le terrain. D'autant que, comme par hasard, les montants les plus importants de prélevements sont pris sur les masses laborieuses, sur les classes moyennes qui sont à peine mieux lotis que les populations que l'Etat cherche à aider. C'est deshabiller Pierre pour vêtir Paul.

Par contre, les libéraux n'ont rien contre des associations de charité proches du terrain et qui choisissent au cas par cas, les personnes qu'elles souhaitent aider. Donc, les libéraux ne sont pas hostiles à la charité, ils ne sont aucunement hostiles à une attitude morale,  ils sont hostiles à l'institutionnalisation. Les libéraux ne rejettent aucunement le bien, ils veulent juste éviter de l'imposer à tous par la force, ce qui rejoint les principes de subsidiarité et de non-agression chers à l'Eglise Catholique.

En outre, à titre personnel, je pense que sur certains sujets précis, l'intervention de l'Etat peut être salutaire. Mais il me semble qu'il doit s'agir de politiques ponctuelles résultant d'un désiquilibre exceptionnel plus que d'une institutionnalisation d'une politique d'aides qui engendre nécessairement des effets pervers.


Enfin, la logique libérale tend à remettre en cause le cadre national, frein au commerce mondial. L’économiste libéral Jean-Jacques Rosa écrit par exemple : « nous, nous sommes de notre temps : mondialistes » (13). Et le philosophe libéral Karl Popper va plus loin : « Le principe des nationalités ou de l’État-Nation est d’autant plus indéfendable qu’aucun critère territorial, racial, linguistique, culturel ou religieux ne permet de définir clairement en quoi consiste une nation » (14).
Finalement, le primat de la (fausse) liberté caractéristique du libéralisme met en évidence son unité profonde entre ses composantes philosophique, politique et économique. Il conduit à un monde concurrentiel, froid et inhumain – le « struggle for life ». Il faut refuser son hégémonie en commençant par le combattre intellectuellement.


Non, le libéralisme économique ne se conçoit pas uniquement dans le cadre du libéralisme philosophique, l'exemple des cités états italiennes étant là pour le contredire. Par contre, le monde froid et inhumain du "struggle for life" n'est ce pas le monde tel qu'il est et tel qu'il a toujours été, suite à la chute du paradis originel ? En outre, je me demande bien où Geoffroy aurait vu qu'à la tête d'un Etat, il n'y a pas de "struggle for life" ? Au contraire, c'est justement là qu'on peut voir que les rivalités sont les plus violentes....


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Publié le 9 Juin 2008

undefined Le réseau Unitas fait un travail remarquable de lobbying actif envers les députés et parlementaires.

Ils se sont notamment fait connaitre en réalisant un suivi (grace à l'aide de nombreux bénévoles et de nombreuses associations) des violations de sépultures chrétiennes, suivi auquel ils ont réussi à conférer un caractère médiatique. Rigoureusement apolitique, cette association est soutenue par Mgr Rey. Le réseau a lancé plusieurs initiatives (maximum une par trimestre pour éviter l'usure inhérente à ce type d'opérations) visant à rappeler les destructions d'église et les multiples attaques qui touchent les catholiques. En Juin 2007, ils avaient lancé une action "Une allumette pour Sarkozy" qui consistait à envoyer une allumette grillée au président pour symboliser les églises qui brûlaient à ce moment-là. Plus tard, après avoir dénoncé la tenue d'un festival pornographique à l'abbaye de Lagrasse, occupée en partie par des moines, ils avaient été soupçonnés par Libération et Le Point, lors de l'incendie qui s'n, qui ont depuis publié un démenti.

Il me semble qu'il s'agit de la stratégie la plus appropriée dans le contexte actuel. Il faut mettre les politiques poliment, mais fermement devant leurs responsabilités. Après tout, les députés sont comme tout le monde, ils apprécient qu'on leur mâche le travail, qu'on leur propose des dossiers faciles à vendre à leur électorat, et qui permettent de ressouder leur troupes. Toutes choses qu'Unitas est parfaitement capable de proposer. En outre, les médias ont également besoin de bons clients, de gens connaissant les dossiers, étant capables de porter la parole catholique, sans que ce ne soient nos prêtres qui s'y collent.

Unitas se plaçant directement sur le même terrain que le CRIF ou que le CRAN, il me semble donc opportun qu'un jour ou l'autre, Unitas organise son diner annuel, auxquels les politiques n'hésiteront certainement pas à se rendre  (qui a dit qu'ils avaient de l'espoir ? :-) ).

Le manifeste du mouvement est le suivant:

En France, les chrétiens pratiquants sont minoritaires. Pourtant, ils ne sont pas une minorité à proprement parler. Ils représentent en réalité l’arrière-garde d’une majorité déchue. Ce statut les expose aux attaques décomplexées de la part de leaders d’opinions qui n’ont pas le sentiment de s’en prendre à une minorité, mais de « faire le ménage chez eux ».
Cette attitude entretient en outre un climat d’indifférence générale vis-à-vis des incivilités qui visent les chrétiens.

Or, on observe une croissance de plus en plus inquiétante de ces incivilités sur les cinq dernières années : propos diffamatoires à l’encontre du christianisme, actes violant l’intégrité des objets et lieux de culte ou des cimetières, violences verbales et physiques contre des fidèles ou des personnes représentatives du christianisme…)
Ces incivilités méprisent la liberté de croyance, de culte et d’expression des français qui se reconnaissent dans la foi chrétienne. Elles sont une entorse grave à l’édification d’une saine laïcité.

L’opinion, lorsqu’on la consulte, condamne sans appel de telles incivilités. Seulement, elle n’en est que rarement informée. Tous ces actes sont mal ou peu relayés par la presse.

Par conséquent, les décideurs publics ne prennent aucune position ni initiative majeure pour mettre un terme à cette inquiétante progression d’actes violents contre les personnes ou les symboles religieux.


Dernière en date, l'action "SOS Profanations" (opération qui a permis à Unitas d'être recue à LCI) leur a donné une nouvelle aura ; les parlementaires UMP ont nommé une mission d'étude et de lutte contre les profanations en France. Ils ne sont pas étrangers à une telle décision, car plus de 45 sites internet ou média ( Le Figaro, Famille Chrétienne) ont repris l'information initiée par Unitas.

L'information étant le nerf de la guerre, n'hésitez pas à les contacter si vous constatez des attaques contre les catholiques, quelle que soit leur forme, l'équipe d'Unitas décidera de mener ou pas les actions les plus appropriés.

Il est plus que temps que les catholiques relèvent la tête. Et pour cela, Unitas en est un des meilleurs moyens.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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