Publié le 29 Janvier 2010

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Publié le 23 Janvier 2010

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 15 Janvier 2010

Comme chaque année, une marche pour la vie est organisée, à Paris, place de la République, 14h30. Cette année, on aura remarqué les efforts des évêques de France, qui soutiennent la marche pour 25 d'entre eux. Qu'ils en soient remerciés.
http://lesalonbeige.blogs.com/images/enmarchepourlavie2.png Par ailleurs, on a constaté une forte mobilisation sur des sites diocésains et catholiques, dans Famille Chrétienne, notamment. C'est suffisamment inhabituel pour être salué, et remercié comme il se doit. Espérons que l'on en verra l'impact dans la rue.

Enfin, si certains pensent s'ennuyer, il parait que d'aucuns souhaiteraient rendre visite à la Marche armés d'une hache. Nous ne pouvons qu'encourager ces derniers à venir, nul doute qu'ils seront bien reçus, ce ne sont pas les jeunes qui vont manquer pour les accueillir...

A dimanche !


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 6 Janvier 2010

Votre serviteur est bien placé pour évoquer ce sujet, vu qu'il est passé par une école de commerce (d'un niveau moyen, je le précise à toutes fins utiles), et par une classe préparatoire, avec concours au bout. Alors résumons-nous, ce débat est absurde et profondément inégalitaire.

Pourquoi inégalitaire ?
 
Parce que l'on biaise le concours, la voie de sélection la plus égalitaire qui soit, qui laisse chacun face à ses capacités sur un sujet, avec une unité de temps et d'action, par un critère social, sur lequel personne n'a de maitrise. L'argument développé par Descoings et consorts est d'une profonde bêtise, si les fils d'ouvriers ont beaucoup moins de chance que les enfants bourgeois d'intégrer une grande école, ce sont pour les raisons suivantes:
- les milieux modestes sont beaucoup plus nombreux que les milieux plus aisés, ce qui biaise les statistiques.
- les enfants de ces milieux modestes ne sont effectivement pas moins capables que leurs homologues, ils sont juste moins poussés par leur entourage à faire des études longues, ceux-ci n'osant généralement pas. Le problème n'est pas dans la capacité, mais dans la volonté. Il faut bosser. Et oui, et que depuis pas mal d'années, on a convaincu beaucoup de gens qu'il ne fallait pas mettre la main à la pate, que tout se terminait au baccalauréat.
- les catégories parmi les mieux représentées à ce niveau, sont les enfants de profs. Bizarre, bizarre...
- dans les concours, même en école de commerce, les matières privilégiés en termes de coefficient sont les mathématiques. Pourquoi ? Parce qu'il a été décidé qu'il s'agissait de la matière la moins susceptible de profiter d'inégalités sociales. Et après, on vient nous dire que les concours sont toujours inégalitaires ?

En outre, je vous laisse imaginer ce que peut  être le sentiment de quelqu'un qui a bossé deux ans de sa vie comme un chien, lorsqu'on lui annonce, le concours passé, qu'il l'a loupé parce qu'il fallait faire une discrimination positive sur d'autres populations. Qu'un étudiant sortie de la fac, promu on ne sait comment, lui ait grillé ses places au concours dans l'école de ses rêves a quelque chose de profondèment rageant.

Pourquoi absurde ?

Parce qu'il existe DEJA des concours ouverts à d'autres profils, qu'on appelle concours parralléles (Passerelle, Tremplins, etc), qui comptent pour à peu près 20% des promotions. Ce sont des concours ouverts à tous, anciens préparationnaires comme des étudiants en fac ou en BTS. Ces concours sont adaptés au profil des étudiants qui les passent. Pour ce que j'ai pu observer, le résultat est relativement clair, certains ont clairement le même niveau que leurs homologues issus de prépa, d'autres clairement pas, et n'ont strictement rien à faire en école. Déjà que ce concours est suffisamment dur à accepter pour des préparationnaires ayant bûché beaucoup plus que des étudiants, mais on voudrait encore encore en rajouter une couche avec la discrimination positive ? Et puis quoi encore ?

Le nivellement par le bas, ça suffit. Les concours ne se préparent pas après le baccalauréat. La compétition commence dès la naissance, dès l'age de 5 ans, et l'apprentissage de la langue, l'environnement conditionnant énormément les capacités de travail. Mais ça, pour l'UNEF, ce n'est pas possible, après avoir démoli le lycée, l'université, il faut qu'ils démolissent aussi les derniers refuges de l'élitisme. Bientôt, ils s'attaqueront aux écoles privés, ces abrutis. A votre avis, pourquoi les grandes écoles ont-elles un tel succès depuis une vingtaine d'années ? Parce que les autres formations, l'université en tête, sont un tel champ de ruine à cause de l'UNEF et assimilés, que les parents, pas fous, conseillent tous à leurs rejetons de s'orienter vers les formations qui leur permettront d'éviter de pointer au Pôle Emploi, dès la fin de leurs études ! Il faut être complètement en-dehors de la réalité pour ne pas le voir. 

J'entends le représentant des grandes écoles affirmer que s'il est favorable à 30% de boursiers globalement dans les grandes écoles, il y est hostile pour la généralisation à toutes les écoles. Tu m'étonnes ! Il est évident que les meilleurs écoles, de commerce et d'ingénieurs, ne souhaitent aucunement augmenter le taux de boursiers. Par contre, ça ne les dérange aucunement que les moins bonnes écoles, où les préparationnaires refusent d'aller (parce qu'ils n'ont pas bossé autant pour aller dans des écoles de ce niveau, autant redoubler et passer les concours une nouvelle fois), soient à bien plus que 30%. D'ailleurs, ces écoles, moins reconnues, ont besoin de largement plus de 30% d'étudiants de milieu modeste pour pouvoir boucler leur effectif, les préparationnaires refusant tout simplement de s'y rendre. Ce qui contribue à un niveau moindre de ces écoles, les cerveaux y étant tout simplement moins brillants.

A la limite, pour se tirer de ce mauvais pas, les écoles de commerce n'ont qu'à ouvrir plus largement leurs critères de bourse, et les ouvrir aux personnes les plus modestes réussissant leurs concours. Au fait, précision pour ceux qui le souhaitent, 3 ans et demi après ma sortie, je continue à rembourser l'emprunt qui a payé l'intégralité de mes études et de ma vie étudiante. Ça ne me pose pas de problèmes, je le savais en commencant. Ceci pour ceux qui auraient envie de me donner des leçons sur le fait que je serais potentiellement plus aisé que la moyenne. 

A bon entendeur, salut...

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 3 Janvier 2010

Pour faire simple, l'évêque d'Evreux, Mgr Nourrichard, a décidé la révocation de l'abbé Michel, curé de Thiberville, révocation qu'il annoncait aujourd'hui même, dans la paroisse concernée. Seul souci, et de taille, la population locale est très attachée à son curé, qui célèbre une de ses messes tous les dimanches selon la forme extraordinaire du rite romain depuis 25 ans et refuse de le voir partir.

Le récit de la matinée est donné par un témoin, peu impartial, il est vrai. Vu sur le FC. Une situation qui me rappelle furieusement celle de Port-Marly en 1986. Le point de vue de France 3 est là.


Tout le monde avait aujourd’hui les yeux fixés sur ce cas exemplaire d’une communauté paroissiale paysanne locale qui veut appliquer les décisions du pape et que l’évêque veut faire mourir. Le spectacle a dépassé ce que l'on pouvait imaginer : une communauté unanime qui crie (physiquement) sa colère contre sa condamnation à mort par le "pasteur", évêque du lieu.

Mgr Nourrichard, évêque d’Évreux, l’un des prélats les plus progressistes de France, est donc arrivé ce matin à Thiberville à 9h 30, avec son vicaire-général, curé de Bernay, le P. Vivien, pour annoncer la révocation du curé trop papiste à son goût. Il s’est engouffré dans l’église et s'est d'abord terré dans la sacristie. Tous les paroissiens locaux de l'abbé Michel étaient là. L’église était archicomble, nef, chœur, chaire même, une partie des paroissiens n’ayant d'ailleurs pas pu entrer. Au premier rang, étaient présents le maire et conseiller général avec tout le conseil municipal, dans le chœur la confrérie des charitons en grande tenue.

L'abbé Michel sort alors de la sacristie pour les derniers préparatifs de la messe de l'évêque : il est accueilli par une ovation interminable, comme lorsque le Pape entre dans Saint-Pierre de Rome. Puis entre l’évêque d’Évreux. Il est tellement troublé par l’ambiance houleuse qu’il explique, par un lapsus malheureux qu’il est venu à Thiverville célébrer « la Toussaint ». Hilarité générale. Ensuite, lorsqu'il veut annoncer la révocation injuste de l’abbé Michel la pieuse jacquerie, semblable à celles qu'ont subies certains prêtres constitutionnels de la Révolution s'est amplifiée au maximum (on a vu une paroissienne jeter des cierges du haut de la chaire). En quelque sorte, une "préparation liturgique pénitentielle" improvisée.

L'évêque continue alors la messe. Les parents se lèvent et vont chercher leurs enfants servants de messe. Les élus locaux se lèvent et sortent. L'évêque, qui ne sait plus où il en est, apostrophe l'assistance, intimant à ceux qui ne sont pas d'accord l'ordre de sortir. Ce que tout le monde fait, sauf 21 personnes, dont 3 seulement de Thiberville.

Dans et hors de l’église, l’évêque d’Évreux a pu mesurer la colère du Peuple de Dieu, chacun, les plus vieux n'étant pas les moins engagés, s’approchant de lui pour lui dire ses quatre vérités et lui conseillant de réviser son catéchisme. A quoi il oppose un mépris total pour ces bouseux normands qui n’ont décidément rien compris au Concile.

L’abbé Michel a alors annoncé qu’il allait célébrer une messe à Bournainville-Favrolles, à 11H 15. Les élus et les paroissiens l’ont suivi en si grande foule que l’église n’a pas pu contenir tout le monde. Messe « réforme de la réforme » face à Dieu. L’évêque en état de rage froide a poursuivi sa victime, mais n'a pu pénétrer dans la nef. Pendant ce temps, l’abbé Michel annonçait qu’il restait curé du lieu, ce qu’une décision romaine ne manquera certainement pas de confirmer dès qu’un recours sera porté contre le décret de l’évêque.

Dernier acte de la pièce du jour, ce soir, à 17h, à Thiberville, où l’abbé Michel célèbrera, comme tous les dimanches, une messe de forme extraordinaire. L’évêque, qui ne désarme pas, a annoncé qu’il serait là…
Le tout devant la télévision et les journalistes locaux. Des journalistes parisiens présents, que l'on ne peut taxer de traditionalisme, étaient particulièrement stupéfaits et concluaient que l'évêque qui s'était montré totalement incapable de gérer une situation qu'il avait provoquée, devait logiquement démissionner.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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