Publié le 26 Février 2009

Déclaration faite aujourd'hui même.

Déclaration



Le Saint-Père et mon supérieur, Mgr Bernard Fellay, m'ont demandé de reconsidérer les remarques que j'ai faites à la télévision suédoise il y a quatre mois, en raison de leurs si lourdes conséquences.


En examinant ces conséquences, je peux dire sincèrement que je regrette d'avoir fait ces remarques, et que si j'avais su à l'avance tout le mal et les blessures qu'elles allaient susciter, spécialement pour l'Eglise, mais aussi pour les survivants et les familles des victimes de l'injustice sous le Troisième Reich, je ne les aurais pas faites.


A la télévision suédoise, j'ai seulement exprimé une opinion (... « je crois »... « je crois »...) de quelqu'un qui n'est pas un historien, formée il y a 20 ans, sur la base des évidences alors disponibles, et rarement exprimées depuis lors en public. Cependant, les événements de ces dernières semaines et les conseils de membres plus anciens de la Société Saint-Pie X, m'ont persuadé de ma responsabilité pour la grande détresse causée. A tous ceux qui ont été honnêtement scandalisés par ce que j'ai dit, devant Dieu, je demande pardon.


Comme l'a dit le Saint-Père, chaque acte de violence injuste contre un homme blesse toute l'humanité.


+ Richard Williamson,

Londres, 26 février 2009.


Mais gageons que certains grincheux ne seront toujours pas satisfaits....


Par ailleurs, pour ceux qui auraient besoin d'un rafraichissement, Nicolas Sénèze, que je trouve bien souvent très partial, a mis en ligne toutes les lettres et textes entre le Vatican et la fraternité St Pie X. On y trouvera notamment cette lettre, de Mai 1988 (un mois avant les sacres) où Mgr Lefebvre rappelle à celui qui était alors le cardinal Ratzinger, que cela fait de longues années qu'on lui promet un successeur, sans que cela se concrétise d'une manière ou d'une autre, et qu'il se voit forcé de créer des évêques. Le lecteur pourra constater de lui-même qu'on retrouve ce souci sous la plume de Mgr Lefebvre, dès 1980, huit ans auparavant.

Enfin, la FSSPX a apporté son accord à la lettre de soutien du pape. Ce qui n'est pas vraiment une surprise.

PS: Très bon commentaire de Ti Amo, à lire chez Edeo, sur la vision médiatique de la levée.

PS 2 : Mgr Fellay a publié un communiqué à la suite des excuses de Mgr Williamson.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

Publié le 25 Février 2009

Pour rappel, Denis Crouan n'est pas un fidèle du rite tridentin, mais un fidèle de la forme ordinaire, qui considère que cette forme doit être dite dans les règles les plus strictes. Il n'est donc pas ce qu'on pourrait appeler un traditionnaliste, il n'est rien d'autre qu'un catholique exigeant.

Vivifiant...
OVERDOSE

Nous, simples fidèles, fidèles "de la base" qui formons le petit nombre de ceux qui fréquentent encore (tant que l'âge le permet) les messes dominicales, nous en avons plus qu'assez du discours hypocrite de nos évêques, de nos vicaires épiscopaux, de nos curés qui n'ont que Vatican II à la bouche - surtout depuis la levée des excommunications - mais qui nous interdisent à nous, fidèles, de recevoir et d'appliquer le Concile.

Nous en avons assez d'apprendre que des prêtres, des maîtres de chœurs, des organistes... sont limogés du jour au lendemain au seul motif qu'ils servaient la liturgie de l'Église - qui n'est pas celle de la pastorale locale - et respectaient le missel romain. Missel qui dit textuellement que personne ne peut modifier la liturgie, qui dit que le chant grégorien doit (et non pas "peut") occuper la première place, qui dit qu'il faut (et non pas "qu'on peut") être attentif aux normes de la Présentation Générale et à la pratique reçue du rite romain plutôt qu'à ses goûts personnels et à son propre jugement. Si, si: tout ça est écrit!

Nous en avons assez d'avoir à supporter des équipes inter paroissiales de laïcs dont la prétention, inversement proportionnelle à la compétence, nous imposent leurs fadaises au cours de leurs messes-karaoké supposées favoriser la participation. La participation à quoi ? A la niaiserie générale ?

Nous en avons assez d'avoir à supporter ces célébrations face au peuple qui nous obligent à voir devant nous des célébrants trop souvent négligés sur le plan vestimentaire et comportemental.

Tout ce que nous voyons, tout ce que nous chantons, tout ce qu'on nous fait faire, tout ce que nous sommes obligés de supporter de dimanches en dimanches pour satisfaire au précepte dominical... est très éloigné de la liturgie voulue par le Concile dont se réclament nos clercs.

Car ils ne sont pas dix évêques en France - pas dix! - qui respectent la liturgie et qui veulent - ou peuvent - la faire respecter dans les églises de leurs diocèses respectifs.

On fera peut-être remarquer qu'en tel endroit, la liturgie est convenable. Mais qu'est-ce qu'une liturgie "convenable" dans l'état actuel des choses ? Est-ce une messe qui, occasionnellement, est moins pire qu'ailleurs, ou plus acceptable qu'ailleurs ? Si tel est le cas, alors c'est raté : car la question n'est pas de savoir où trouver une messe mieux célébrée qu'ailleurs; elle est d'avoir partout, à toutes les heures, dans toutes les églises, la liturgie célébrée dans le strict respect du missel romain. C'est-à-dire la liturgie où il y a au minimum l'Ordinaire en grégorien, un service d'autel assuré par au moins deux acolytes, un chœur débarrassé de tout ce qui n'est pas strictement nécessaire à la célébration (chaises, banderoles, papiers, micros, surplus d'autels, animateurs ou animatrices, ministres "systématiquement extraordinaires" de la communion, lecteurs ou lectrices en jean's et en chaussures de sport... etc.), un célébrant qui sait chanter et parler sans faire des simagrées, qui sait être digne (garder les mains jointes!), et qui s'interdit de modifier quoi que ce soit dans ce qui est donné par le missel.

Tel est le minimum pour commencer à avoir la liturgie voulue par le Concile.

Avouons qu'on en est vraiment très loin dans 95% des paroisses. Et il en sera ainsi tant que la liturgie ne sera pas correctement enseignée dans les séminaires et les maisons religieuses et tant que les évêques garderont le silence devant l'inadmissible : ce qui est malheureusement le cas.

Oui : nous, simples fidèles, nous en avons plus qu'assez d'être les otages d'un clergé qui n'a que "Vatican II" à la bouche alors qu'il n'est jamais fichu d'étudier et d'appliquer le Concile comme il doit être appliqué.


Denis CROUAN docteur en théologie, Président de Pro Liturgia

 
Pour en savoir plus le site de Pro liturgia : http://www.proliturgia.org


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

Publié le 22 Février 2009

Le groupe, québecois, s'appelle Mes aïeux.



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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte