Publié le 29 Octobre 2007


Boys On Wheels - New Wheels on the Block

Ils sont suédois, en fauteuil roulant et peuvent à peine s'exprimer. Mais ça ne les empêche pas de chanter.
Au final, ça donne un petit bijou d'autodérision.

Le site du chanteur.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Humour

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Publié le 28 Octobre 2007



Vu un peu partout sur les sites de droite...

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 27 Octobre 2007

Qui a dit :
Il est aussi faux de présenter la France de cette époque comme entièrement vouée à la collaboration que de faire de tous les Français des résistants. Ce que je veux dire, c'est que l'extermination des juifs a été bien plus massive dans les autres pays occupés - entre 80 % et 90 % aux Pays-Bas ou en Suède. En France, la déportation a concerné un quart de la population juive ; et, sur 75 000 déportés, 25 000 sont revenus des camps. Bien des Français ont protégé des juifs ou gardé le silence sur ceux qui les cachaient. Je souhaite qu'on ne l'oublie pas. Avant d'être arrêtée, j'ai moi-même été hébergée à Nice par une famille qui n'avait aucune raison de le faire. Il faut aussi se rappeler qu'au moment de la rafle du Vél'd'Hiv 13 000 personnes ont été arrêtées sur 23 000, ce qui veut dire que beaucoup ont été prévenues par les commissariats. C'est pourquoi je dis qu'il faut faire la part des choses et ne pas accabler les Français, comme l'a fait Marcel Ophuls dans son film « Le chagrin et la pitié ».

Au point de vous être opposée à sa diffusion quand vous siégiez au conseil d'administration de l'ORTF !

C'est exact. Je trouvais que le film présentait une caricature honteuse de l'attitude des Français sous l'Occupation. Ses producteurs voulaient le vendre - très cher - à la télévision publique avant sa sortie au cinéma. J'ai dit que je démissionnerais si leur souhait était exaucé et que je ferais savoir pourquoi. Mon point de vue l'a emporté.

Et bien, il s'agit de Simone Veil, qui n'a pas peur de continuer à tenir des propos à rebrousse-poil de notre société.

Via Koz.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

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Publié le 25 Octobre 2007


Ces billets sont à lire. Vraiment.
- le corporatisme de nos syndicats préférés. (oui, on a changé le nom de l'agrégateur)
- le décryptage excellent des publicités Grimbergen, réalisé par ce gauchiste de Ka.
- je relis actuellement des archives d'Econoclate. Ce billet sur le pétrole est à retenir, d'autant que pas grand-chose n'a changé depuis la rédaction de celui-ci. On retiendra également cette solution qui pourrait supprimer définitivement le problème des spams. Et enfin, il faut lire aussi ce billet sur la raison pour laquelle il faut bien payer les mauvais chercheurs.
- l'article qui relate l'échec du Rafale au Maroc. Décidément, nous sommes de vrais pieds-nickelés...



***



Ayan Hirsi Ali donne un entretien au Monde, dans lequel elle clame sa colère et ne mâche pas ses mots, sur la considération dont bénéficie l'islam en Europe.


Mais c'est aux Etats-Unis que je veux vivre aujourd'hui. Mon expression y sera plus libre et plus efficace. Car la vérité, c'est qu'il est devenu impossible de parler librement de l'islam sur le continent européen. L'état d'esprit actuel de l'élite implique d'éviter tout débat par peur d'offenser les musulmans, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s'il s'agit de faire taire les gens comme moi.

Mon cas fait passer la question de la liberté d'expression de la théorie à la pratique. Vous pouvez exprimer votre opinion, mais votre tête sera coupée. Si vous êtes musulman et que vous devenez un ex-musulman, si vous êtes une femme et que vous critiquez l'islam et son oppression, le prix à payer est la vie. Vivre dans une démocratie ne change rien à l'affaire. C'est un enjeu majeur pour nos pays, qu'aucun personnage politique d'envergure n'a encore osé prendre à bras-le-corps.

Et parce qu'elle a hérité à la fois des Lumières et du système de la laïcité, qu'elle a une histoire et un rayonnement particuliers, la France a un rôle à jouer.

Je crois qu'elle a une vision de la France légèrement trop idéaliste...

La critique de l'islam est un tabou inscrit au coeur même de la religion. Mais que les sociétés européennes, héritières des Lumières, s'imposent à elles-mêmes ce tabou, voilà qui est totalement nouveau. Et stupéfiant ! Le judaïsme, le bouddhisme, le communisme... Tout mouvement collectif ou théologique doit être ouvert aux critiques. Il n'y a que l'islam qui les refuse et qui, d'ailleurs, en soit exempté en Europe.

Car ne soyons pas naïfs : si les islamistes parviennent à réduire au silence un individu, voire un pays, ils ne s'arrêteront pas là. Et ils passeront au suivant, puis au suivant, puis au suivant...


Actuellement réfugiée aux Etats-Unis, elle s'insurge que les Pays-Bas, qui lui avaient initialement promis d'assurer sa protection, refuse de payer en découvrant qu'elle partait de l'autre côté de l'Atlantique. Il me parait tout de même un peu bizarre d''exiger d'un pays, dont elle n'est pas résidente, la garantie de sa sécurité. Même si son argumentaire en ce qui concerne l'islam est pertinent, son raisonnement sur la protection de tous les menacés me parait tout de même un peu capillo-tractée. Si elle décide de s'expatrier, qu'elle se débrouille dans son pays d'accueil, elle ne peut pas exiger que les pays européens la protègent, alors qu'elle a décidé de quitter ce continent.

Il est d'ailleurs dommage de remarquer ces problèmes, car tout cela vient décridibiliser ses propos alarmants, par ailleurs très justes.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 23 Octobre 2007

25 ans.

Désolé de faire le quart d'heure égoïste et égocentrique, mais cela fait 25 ans aujourd'hui que l'auteur de ces lignes a vu le jour.

Je me fais vieux....


nti_bug_fck

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Ab Imo Pectore

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Publié le 20 Octobre 2007

Hedge fund.

Le mot est laché. Les visages se figent.

Aujourd'hui, c'est presque une insulte, une attaque ad hominem.

Le hedge fund remplit la difficile tâche d'être haï cordialement par quasiment l'ensemble de l'échiquier politique français. Pas un politique n'oubliera un petit mot contre ces "requins", ces "prédateurs", ces "rapaces", ces "vautours".

Une frange non négligeable des catholiques, que ce soit chez les tradis ou ailleurs, s'est jointe à l'extrême-gauche pour vouer aux gémonies tout ce qui pourrait ressembler de prés ou de loin à la finance, ou à des masses financières un peu importantes. Dans leur bouche, le libéralisme est toujours accolé d'un qualificatif péjoratif, ultra ou néo au choix.

De l'Eglise au parti communiste, de l'extrême-droite aux ministres en place, des altermondialistes à Joseph Stiglitz, prix Nobel dont le positionnement à gauche n'est plus à présenter, pas un mouvement ne manque à l'appel pour condamner vigoureusement les hedge funds, incarnation du mal sur terre, sans que personne ne se décide à les interdire définitivement.

Curieux...

Cette détestation n'a pas lieu d'être tant les hedge funds sont divers et remplissent des fonctions différentes. Ils ne sont que la partie émergée du capitalisme triomphant. Ils ne sont qu'un symptôme, en aucun cas un problème. Je vais donc s'attacher à montrer qu'ils ne méritent absolument pas cette cordiale détestation.

Qu'il y ait des excés que les états doivent combattre en instaurant des barrières douanières ou des limites, beaucoup seront d'accord là-dessus, moi le premier. Le libéralisme n'est pas l'absence de règles. Mais condamner le capitalisme "prédateur", sans autre condamnation que des méchants hedges funds, qui dicteraient leur loi aux entreprises de "l'économie réelle" est assez naïf.

Philosophiquement, on a l'impression, dans certains discours, que la spéculation ne serait pas du travail. Par mes aïeux, je me demande bien pourquoi alors, autant de gens, travaillant dans ce milieu, reviennent chez eux, épuisés ! Non seulement épuisés, mais en plus vilipendés, car pas grand-monde n'a compris quel était leur rôle et qu'ils représentent le bouc émissaire idéal, vu leur goût du secret.

En anglais, "to hedge" signifie "se couvrir". Un hedge fund n'est rien d'autre qu'un fonds, c'est à dire un montant défini d'argent, dénué de toutes obligations réglementaires sur les marchés mais qui ont des règles contraignantes en ce qui concerne la vente des parts de ces fonds (en France, par exemple, ils n'ont pas le droit de faire de publicité afin de protéger les épargnants).  Le gérant peut faire ce qu'il veut sur les marchés, et ne s'en prive généralement pas, tant les stratégies sur ceux-ci sont diverses et variées, lorsque l'on n'est pas limité dans l'investissement. Reste que les condamner sans savoir qu'ils sont la soupape NECESSAIRE de l'économie est au minimum simpliste, au pire malveillant.

Pourquoi ?

Prenons un exemple simple.

Admettons qu'un producteur de café souhaite, un an avant sa récolte, vendre la quasi-totalité de sa future production à un industriel. Son intérêt, en faisant cela, est d'assurer le débouché de sa récolte, tout en récupérant une partie de son chiffre d'affaires longtemps à l'avance. Cela lui permet d'éviter le coût du stockage et de planifier son bilan.

D'un point de vue comptable, cela l'intéresse car l'incertitude, sur le prix de son café dans un an, est levée. Il sait, un an avant, ce que va globalement lui rapporter sa récolte, sans risque de retournement des prix, dans un sens ou dans l'autre.

Comment peut-il faire ceci?

Trés simplement, en vendant des contrats à terme, c'est à dire en s'engageant à livrer à terme (donc, dans le cas qui nous occupe, dans un an) un montant calibré de café. Le paiement se fait au comptant, c'est à dire au prix du jour. Un industriel agro-alimentaire, de l'autre côté, peut acheter des contrats à terme, qui lui permettront de recevoir, dans un an, le café vendu par le producteur, au prix convenu aujourd'hui. Cela lui permet de savoir, dès maintenant, combien va lui coûter sa livraison de matières premières, et donc, de mieux calculer son budget. Ce n'est finalement rien d'autre qu'une promesse d'achat ou de vente.

Bien qu'il y ait des milliers d'intervenants sur tous ces marchés, qu'ils soient producteurs ou industriels, on se doute bien qu'il n'est pas forcèment possible que tout le monde puisse se mettre d'accord, les contraintes des producteurs et des industriels n'étant pas synchronisées. Par exemple, pour simplifier, un industriel souhaitera acheter pour Janvier tandis qu'un producteur voudra vendre pour Aout. C'est là que les hedge funds, ou les vils spéculateurs, interviennent.

Le hedge fund va acheter la production, sous la forme du contrat à terme, en Août et la revendre en Janvier à l'industriel, en se gardant bien d'arriver au terme de l'échéance, sinon ce spéculateur serait contraint de se faire livrer effectivement les tonnes de matières premières négociées. Dans cette opération, il est l'intermédiaire entre le producteur et l'industriel, il assure donc la liquidité des échanges. Son intérêt est de tirer parti de ses propres prévisions, ici une hausse du contrat, pour faire une plus value.

En fait, les hedge funds interviennent sur les marchés pour prendre les risques, de hausse ou de baisse de la matière première, que ne VEULENT PAS assumer l'industriel et le producteur. Ce qui est normal, le travail de l'industriel n'est pas de prendre un risque sur sa matière première, mais bien de produire un bien et de le vendre correctement. Le producteur également, son travail n'est pas de spéculer, mais bien de vendre et de livrer sa production, au prix qu'il estime le plus sûr.

Le vil spéculateur leur facilite donc la vie en levant l'incertitude sur les livraisons et le prix de ces deux intervenants, en leur fournissant, tout simplement, une contrepartie. On comprend vite qu'à l'aune de la mondialisation des échanges, le rôle des hedges funds est essentiel pour assurer la liquidité de tous les marchés financiers, ils permettent d'assurer l'approvisionnement en titres, en devises, en contrats à terme. Mieux, certains d'entre eux, qu'on appelle les arbitragistes, pratiquent l'achat et la revente de titres quasiment instantanée, ce qui a pour effet de stabiliser et de lisser les cours.

Imaginons ce qu'il se passerait dans un monde de bisounours, où il n'y aurait pas ces requins de spéculateurs. On assisterait alors à des situations où les prix décrocheraient violemment, où la liquidité des échanges ne seraient plus assuré (c'est à dire que si vous souhaitez vendre, vous n'aurez peut-être aucun acheteur, vous seriez donc contraint de vous séparer de votre actif à des pris prohibitifs), où les producteurs et industriels seraient prisonniers des intervenants les plus prudents, ceux-ci s'arrangeant certainement pour imposer le prix qu'ils souhaitent, profitant de la manière la plus immorale possible, de leur position de monopole.

Evidemment, il y a quelques excès comme Amaranth, qui a fait faillite il y a quelques mois, en perdant 12 milliards de dollars sur le contrat du gaz. Mais l'argent qu'il a perdu était celui d'investisseurs qualifiés, conscients des risques qu'ils prenaient, qui, suite à d'autres faillites retentissantes, ont compris qu'il fallait éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Ce ne sont pas des petits porteurs dans le style de ceux  qui ont été ruinés par Eurotunnel qui peuvent y investir. Les conséquences ont été tout à fait limitées, le système économique sachant maintenant les absorber. LTCM, un hedge fund qui avait failli enclencher, en 1998, par effet de domino, la faillite du système capitaliste mondial a permis de prouver aux investisseurs qu'il fallait limiter les risques.

En outre, à l'instar du marché, les hedge funds changent d'idées et d'envies, comme de chemises. Les PDG, sous la pression de ces fonds, doivent savoir leur résister et construire un projet industriel cohérent et à long terme. Et les stratégies non désirées par les marchés ne sont pas les dernières à être saluées par une envolée des cours de bourse, lorsque cette même stratégie a fait preuve de son succés. Les marchés ne cessent de se contredire. Mais si les entreprises ont besoin de financement, les hedge funds et autres private equity seront là pour les financer et leur permettre de mettre en oeuvre les projets dont elles ont besoin.

Donc diaboliser les hedge funds globalement, sans voir les aspects positifs et négatifs, est absurde. Sans eux, notre économie ne tournerait plus. On y perdrait beaucoup de flexibilité et d'emplois. Qu'il faille les maîtriser et les surveiller, je suis le premier à souscrire. Mais de là à les proscrire, il y a une marge que je ne franchirais pas.

Car les hedge funds ne font que remplir des tâches que les banques, les industriels, les producteurs, les politiques, que tous ont aujourd'hui décliné: la prise de risque. Et dire cela ne me semble pas aller à l'encontre de ce qu'affirme l'Eglise, malgré ce que certains pourraient en penser.

Car le compendium sur la doctrine sociale de l'Eglise, à propos de la finance, nous dit:

-331 "Comme dans le domaine moral il faut tenir compte des raisons et des exigences de l'économie, en œuvrant dans le domaine économique il faut s'ouvrir aux questions morales: « Dans la vie économico- sociale aussi, il faut honorer et promouvoir la dignité de la personne humaine, sa vocation intégrale et le bien de toute la société. C'est l'homme en effet qui est l'auteur, le centre et le but de toute la vie économico-sociale ».
(...)
334 L'objet de l'économie est la formation de la richesse et son accroissement progressif, en termes non seulement quantitatifs, mais qualitatifs: tout ceci est moralement correct si l'objectif est le développement global et solidaire de l'homme et de la société au sein de laquelle il vit et travaille.
(...)
348 Le marché libre ne peut être jugé sans tenir compte des fins qu'il poursuit et des valeurs qu'il transmet au niveau social. De fait, le marché ne peut pas trouver en lui-même le principe de sa propre légitimation. Il revient à la conscience individuelle et à la responsabilité publique d'établir un juste rapport entre les fins et les moyens.
(...)
Le profit individuel de l’agent économique, bien que légitime, ne doit jamais devenir l’unique objectif. À côté de celui-ci, il en existe un autre, tout aussi fondamental et supérieur, celui de l’utilité sociale, qui doit être réalisé non pas en opposition, mais en cohérence avec la logique du marché. Quand il remplit les importantes fonctions rappelées ci-dessus, le marché libre sert le bien commun et le développement intégral de l'homme, tandis que l'inversion du rapport entre les moyens et les fins peut le faire dégénérer en une institution inhumaine et aliénante, avec des répercussions incontrôlables.

Rien de ce que je lis ci-dessus dit l'Eglise ne va à l'encontre des hedge funds et du capitalisme.  Les hedge funds ne sont rien d'autre qu'un outil, au même titre que l'argent. Le problème est de se garder que cela devienne une finalité.

Rien de plus, mais rien de moins également.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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Publié le 18 Octobre 2007

Trouvé sur le blog de condoléances de Caroline Aigle.

Oui, j'ai échappé aux liens amers de la terre
Et j'ai dansé dans le ciel sur les ailes argentées du rire.
Je me suis élancé, direction soleil, pour me joindre
Au batifolage insouciant des nuages troués de lumière.

J'y ai fait mille choses dont vous n'oseriez même pas rêver.
J'ai gambadé, cabriolé, culbuté, dans le silence baigné de soleil.
Planant là-haut, j'ai pourchassé le vent hurlant
Et projeté ma vaillante machine à travers les temples suspendus de l'air.

Plus haut, plus haut, perçant l'incandescence bleue, délirant,
J'ai dominé avec grâce les sommets balayés par le vent,
Inaccessibles à l'alouette comme à l'aigle.

Et pendant que, de mon esprit silencieux mais pénétrant,
J'arpentais les confins inviolés de l'espace,
J'ai tendu la main et j'ai touché la face de Dieu.

John Gillespie-Magee



 

High Flight

Oh! I have slipped the surly bonds of Earth
And danced the skies on laughter-silvered wings;
Sunward I’ve climbed, and joined the tumbling mirth
of sun-split clouds, —and done a hundred things
You have not dreamed of—wheeled and soared and swung
High in the sunlit silence. Hov’ring there,
I’ve chased the shouting wind along, and flung
My eager craft through footless halls of air....
Up, up the long, delirious, burning blue
I’ve topped the wind-swept heights with easy grace
Where never lark nor even eagle flew—
And, while with silent lifting mind I’ve trod
The high untrespassed sanctity of space,
Put out my hand, and touched the face of God.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Littérature

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Publié le 16 Octobre 2007

On va croire que je m'acharne, mais le dernier billet de Plunkett mérite d'être clarifié.

Patrice de Plunkett affirme la chose suivante, en citant cet article du Monde, et en soulignant tout les termes désignant les spéculateurs:

Comment (dys)fonctionne le système financier global

Les fondamentaux restent essentiels (sous-investissement créant des tensions sur l'offre, hausse de la demande, accroissement des coûts d'extraction, crises politiques, goulots d'étranglement dans les raffineries), mais la responsabilité des spéculateurs est croissante depuis que le pétrole est devenu un actif sur lequel ils se jettent goulûment ou qu'ils revendent rapidement.

Comment expliquer autrement que le baril soit tombé de 80 à 50 dollars entre août 2006 et janvier 2007 pour remonter à plus de 80 dollars aujourd'hui ? Ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan reconnaît que, dès 2004, les fonds spécultatifs et les investisseurs institutionnels, persuadés que l'effet de ciseau entre le sous-investissement pétrolier et la hausse de la demande ferait flamber les cours, ont contribué au renchérissement des prix. Il est de plus en plus risqué de lire dans le marc de pétrole.

Au passage, on oublie de faire part que les spéculateurs n'ont pas attendu 2004 pour investir le marché des matières premières, que le décollage économique de la Chine, et surtout son impact sur ce marché s'est particulièrement accru et renforcé à ce moment-là. Mais bon, les spéculateurs sont la cible facile. Et pourtant, ils ne se lèvent pas chaque jour que Dieu fait, en se disant, "Tiens, je vais me faire le pétrole, je vais le faire chuter de 10%", ça ne marche tout simplement pas comme cela, ce n'est rien d'autre qu'un fantasme.

Concernant le second semestre 2006, il est très simple d'expliquer la baisse des cours du pétrole, par l'hiver 2006-2007, qui a été l'un des plus doux de ces cinquante dernières années, (Patrice de Plunkett devrait le savoir, lui qui a fait du réchauffement climatique, un de ses combats), et ce, dans tout l'hémisphère nord, et bien évidemment, aux Etats-Unis.

En fait, les compagnies pétrolières et energétiques, avaient anticipé, dans une stratégie de bon père de famille, un hiver froid, nécessitant de nombreux stocks de pétrole, ce qui avait tiré logiquement la demande, donc les prix. En effet, la consommation de pétrole à destination des voitures est à peu près stable tout au long de l'année, ce qui fait la différence en hiver, c'est le chauffage à destination des ménages (d'autant que la production électrique d'appoint, en cas de forte demande, turbine également au pétrole).

L'hiver arrivé, voyant que les stocks étaient pleins, et ne risquaient pas de baisser, la température hivernale étant très haute, le marché s'est naturellement orienté à la baisse, la consommation étant beaucoup moins forte que prévue. Aucun spéculateur, si gros soit-il, n'a la taille suffisante pour manipuler et emporter avec lui un marché de la taille de celui du pétrole, le plus gros marché de matière premières de la planète. Aujourd'hui, les cours sont à leur plus haut, ce qui se comprend aisément, vu que les tensions s'accumulent en Iran, et que les Russes commencent à montrer les dents.

Car ce que Plunkett, et les autres journalistes, oublient de signaler, ou plus probablement ne savent pas, c'est que le marché à terme (c'est à dire un contrat échangé sur une quantité donnée, pour un prix donné, pour une date donnée), est étroitement corrélé au marché spot, le marché entre les producteurs et les industriels (c'est à dire le pétrole qui change réellement de main toutes les secondes).

Les spéculateurs, sur les contrats à terme, contrats qui ne sont finalement rien d'autre que des promesses de vente ou d'achat, ne peuvent modifier les cours qu'à la marge, 5-6% tout au plus. Mais ils ne peuvent en AUCUN CAS, créer une tendance qui aboutit aux montagnes russes sur plusieurs mois, que l'on connait aujourd'hui avec le pétrole. On pourrait schématiser en disant que les spéculateurs ne font que surfer sur la vague, ils ne peuvent pas créer cette même vague.

On n'oubliera pas de noter que dans un autre article, le même journaliste du Monde, dans un article que Plunkett omet de citer, signale la chose suivante:

Les analystes, qui ont depuis des années sous-estimé la hausse des cours du pétrole (Le Monde du 16 octobre), n'hésitent plus à envisager un baril atteignant des pics de 100 dollars dans les prochains mois. Le baril devrait même être à ce niveau pour compenser la baisse du dollar, a récemment déclaré Abdallah Al-Attiyah, le ministre de l'énergie du Qatar.

En fait, même si les cours du pétrole ne cessent de flamber, en dollars constants (c'est à dire si l'on exclut l'impact de l'inflation), le prix du baril de pétrole reste inférieur à ce qu'il a été lors des deux chocs pétroliers, car dans le même temps, RAREMENT les cours du dollar n'ont été aussi faibles...

Ce qui veut dire que la hausse du pétrole n'est qu'un rattrapage de la valeur dollar. Ajoutez à cela les tensions géopolitiques à la frontière irako-turque, et vous pouvez oublier les vilains spéculateurs mangeurs d'enfants, comme cause principale de la flambée des prix du pétrole.

Conclusion: rien à signaler, le système fonctionne parfaitement, le prix ne fait rien d'autre que traduire, et anticiper, les forces en présence et les événements géopolitiques ou météorologiques.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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Publié le 14 Octobre 2007

Via l'agrégateur de billets Coup d'Etat, je tombe sur cette lettre de Picasso:

 

“Dans l’art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.

A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse. Et aujourd’hui, comme vous le savez, je suis célèbre, je suis riche.

Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot.

Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle ne semble. Mais elle a le mérite d’être sincère.”

(Pablo Picasso, lettre à Giovanni Papini, publiée en 1952.

Et bien, si le plus célèbre représentant de l'art contemporain l'affirme haut et fort, c'est qu'il doit bien y avoir un fond de vérité.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Publié le 13 Octobre 2007

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

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