Lettre collective à Monseigneur Vingt-Trois

Publié le 11 Décembre 2007



Monseigneur

La promulgation par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI du Motu Proprio Summorum Pontificum, le 7 juillet dernier, a profondément réjoui les fidèles attachés au rite romain publié en 1962 par le Bienheureux Pape Jean XXIII, et qui entendent demeurer dans la structure visible de l'Eglise. Ils attendent désormais avec confiance et impatience les mesures qui seront prises pour faire cesser une forme de discrimination qu'ils estimaient, à tort ou à raison, subir de la part de leurs pasteurs légitimes, tant en ce qui concerne la célébration de la Sainte Messe que de l'accès aux sacrements selon le rituel ancien.

Dans le diocèse de Paris, un groupe stable de plusieurs centaines de fidèles assiste régulièrement aux différents offices célébrés quotidiennement dans le rite traditionnel au Centre Saint-Paul dont le rayonnement, dans la région parisienne, est renforcé par les multiples activités -conférences, cours, sessions de théologie...- qu'il propose pour assurer la diffusion de la culture chrétienne. Malheureusement, l'exiguïté des locaux conduit à multiplier le nombre de messes le dimanche (cinq messes dominicales) et, pour les grandes fêtes, les fidèles sont souvent contraints d'assister aux offices depuis la rue.

Les fidèles soussignés recourent donc respectueusement à vous, Monseigneur, et renouvellent la demande qui vous avait été faite en mai dernier par l'association Sensus Fidei, pour solliciter de votre paternelle bienveillance l'érection à Paris d’une paroisse personnelle au titre du canon 518, comme l'article 10 du Motu Proprio le permet, confiée à un institut spécialisé comme l'Institut du Bon Pasteur dont la place spéciale dans l'Eglise vient d'être rappelée par son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos pendant la cérémonie d'ordinations de cinq nouveaux prêtres de l'Institut en l'Eglise Saint-Eloi de Bordeaux, le 22 septembre dernier.

Les fidèles soussignés sont persuadés que l'existence à Paris d'une paroisse personnelle développant l'ensemble des activités propres à une paroisse, comme c'est le cas aujourd'hui à Bordeaux grâce à la clairvoyance de son Eminence le Cardinal Ricard, serait un signe fort d'unité des fidèles parisiens autour de leur Archevêque et ferait cesser les polémiques stériles qui ont pu se manifester de temps à autre, faute d'un dialogue apaisé et sans doute du fait d'une ignorance réciproque des diverses communautés.

Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, par ses enseignements répétés, nous montre le chemin à suivre, les fidèles soussignés sont prêts à répondre généreusement à son appel et à contribuer activement, sous votre autorité et selon leur sensibilité propre, à la vie du diocèse de Paris.

Dans l'attente confiante de votre décision, ils sollicitent votre paternelle bénédiction.

N'hésitez pas à la signer à cette adresse, si vous habitez Paris ou la banlieue, les identités demeureront confidentielles.
 

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Anastasie 16/12/2007 22:17

@Cortes :oui,  l'emploi du verbe "aider" est ambigu ! Je voulais dire, en fait ,que certaines confessions sont tellement "rapides" ...que l'on a l'impression que le prêtre "abrège" et qu'il est difficile de le suivre dans la récitation de l'acte de contrition ,puisqu'il a déjà ..."fini" ;-)  Sinon, même non "tradie" ,stricto sensu ,je ne confonds pas le prêtre et le psychologue !  ;-)  Merci pour le commentaire que vous avez écrit .Il est plein de justesse .

Thaïs 15/12/2007 21:34

Alors, finalement Poly tu préfères la confession avec un prêtre tradi   :-) ou plutôt éternel dilemne entre le coeur et la raison

Polydamas 16/12/2007 01:41

On écrit dilemme, avec deux "mm"... ;-)Mais en fait, quand j'en ai marre de me faire engueuler, je viens voir avec plaisir des prêtres modernistes...

Thaïs 15/12/2007 17:35

Merci Cortes pour vos explications. J'ai un peu de mal avec ce sacrement mais j'ai effectivement le souvenir qu'il s'agissait plus d'un dialogue (avec des prêtres non-tradis) et que l'on en ressortait non pas en ayant eu l'impression de prendre une soufflante ou d'avoir souffert mais riche d'une joie vecteur de conversion. Et c'est ce qui est dit aux enfants quand il prépare le sacrement du pardon.

Polydamas 15/12/2007 17:51

Oui, mais parfois on a aussi besoin d'une bonne engueulade, et celle-ci se trouve rarement chez les modernistes.

Cortes 15/12/2007 10:10

@Polydamas : Vus les récents propos tenus au sujet de la forme ordinaire du rite romain par Tanoüarn, qui font jaser dans le Landerneau tradi, Mgr Vingt-Trois pourrait en effet se montrer généreux. @Thaïs : Dans la mesure où "j'ai testé pour vous" les deux boutiques : la question n'est pas, en effet, d'être laxiste ou pas. Il y a des tradis laxistes et des non-tradis fort peu laxistes. En tout cas je n'ai jamais entendu un prêtre non-tradi dire "c'est bon, continue comme ça, c'est parfait"... La différence est plus dans la manière de procéder. Ni l'un ni l'autre ne se comportent vraiment comme "le limier qui enquête" - et tant mieux. J'ai plutôt l'impression que le prêtre tradi attend patiemment que le client ait finit son laïus avant de proposer une "reprise", alors que le non-tradi préfère le dialogue. L'une et l'autre méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients.@Anastasie : Oui, mais il est important de se souvenir qu'on ne va pas au confessional comme chez le psychologue. On est là pour recevoir un sacrement : à strictement parler, le prêtre n'est pas là pour vous aider. Que le sacrement porte du fruit ne dépend pas de lui - du moment qu'il fait ce que l'Eglise lui demande de faire - mais de vous. La confession, d'une certaine manière, est la traduction à un moment donné du rapport que vous entretenez avec Dieu. Il ne faut donc pas s'en prendre au prêtre, mais à soi, si l'on a le sentiment que la confession n'a pas été valide...

Polydamas 15/12/2007 13:23

C'est vrai, mais dans le speech de fin, il y en a qui sont clairement plus sévères que d'autres...

Anastasie 13/12/2007 21:33

Je confirme ce que dit Poly,mais avec des prêtres non-tradi .  (C'est ma seule expérience ...) .C'est difficile (pour moi...) de se confesser ,alors ,ce n'est pas pour que le prêtre "abrège" ....J'ai besoin de sentir qu'il s'agit d'un sacrement que je vais recevoir et  que le prêtre y "croit" ...et qu'il m' "aide" ....Une fois ,je me rappelle que je me suis demandé si la confession était .."valide" ...tant j'ai dû "courir" pour suivre le prêtre ! Pas fini l'acte de contrition que j'avais déjà l'absolution !!!! Et ben, c'est pas drôle ....