Droit de réponse à destination de Patrice de Plunkett

Publié le 3 Octobre 2007

Monsieur,


Je commence à en avoir ma claque. C'est la première fois que cela m'arrive sur Internet, mais je n'en peux plus, et pourtant Dieu sait que j'en ai fréquenté des forums, et pas forcément des plus amicaux. Certains amis blogueurs pourront témoigner qu'il en faut vraiment beaucoup pour me mettre en colère, mais là j'en ai plus qu'assez.


Cela fait plusieurs fois que votre personne, dont je recommande, par ailleurs, les ouvrages (que ce soit sur l'Opus Dei ou les animaux), me met en cause par de subtiles allusions compréhensibles de moi seul, à chaque fois que j’ose vous adresser un commentaire.


A une question que je vous faisais sur l'un de vos derniers billets, vous demandant d'expliquer le principe de "destination universelle des biens", c'est à dire la mise en oeuvre concrète de ce beau principe, pilier de la doctrine sociale et économique de l’Eglise, voici que vous me répondez, via un post-scriptum, la chose suivante: 

 

 « Que les schizophrènes très pieux et très ultralibéraux à la fois s'abstiennent de me bombarder de mails ironisant sur la doctrine sociale. Un peu moins de Lépante et de Mont Saint-Michel, s.v.p, et un peu plus d'ouverture à la pensée de l'Eglise - si vous tenez tellement à vous dire catholiques. »


Permettez-moi de me défendre ici, puisque je n'en ai pas l'occasion chez vous, votre politique de commentaire étant des plus unilatérales, c'est-à-dire interdisant toute contradiction. C'était d'ailleurs un commentaire, non un mail, la nuance est de taille, je ne cherche aucunement à déranger votre quiétude épistolaire, je tente juste d’esquisser l’ébauche d’un dialogue sur votre blog. Un site personnel est aussi fait pour discuter, pour échanger, pour confronter les points de vue, notion qui, sur le net, a l’air de vous paraître tout à fait accessoire.


Si vous avez cru que j'étais ironique, je m'en excuse, car telle n'était absolument pas mon intention. Il est vrai que d'aucuns sur le net, ne me croyant pas sincère, ont déjà qualifié mon ton de "davidique, un rien exaspérant" (que l’auteur de la formule me pardonne de la reprendre). Je comprends donc qu’une première approche de mes questions puissent énerver, mais que voulez-vous, c’est mon style, et vous savez bien, en tant qu’écrivain, que le style, ça ne se change pas, ou si peu.


M. de Plunkett, vous voyez le mal là où il n'est point.


Je ne fais que constater mon étonnement de l'incapacité des catholiques à m'expliquer comment, concrètement, il est possible de mettre en oeuvre un autre système, qui respecte à la fois la propriété privée et le profit que chacun est en droit d'attendre sur cette propriété, tout en respectant la juste destination des biens, qui suppose à mon humble avis, l’instauration d’une obligation à la charité, ce qui va à l’encontre de la liberté, autre thème très chrétien. Alors que dans le même temps, les mêmes ne se privent jamais d’accabler le capitalisme d’injures de toute sorte.


De plus, à un lecteur ne comprenant pas le post-scriptum cité plus haut, vous rétorquez: 

« Parce qu'on trouve sur le web des conformistes genre business school drapés dans un catholicisme réduit à la morale et aux symboles du passé. Leur absence de cohérence devient lassante.
Rien ne les oblige à se dire catholiques ; mais s'ils le font, alors qu'ils le fassent loyalement, c'est-à-dire complètement et sur tous les plans. Sinon, guignols. »


Donc je suis un guignol, et en prime, un schizophrène. C’est toujours sympathique de l’apprendre. Merci, M.de Plunkett, j’avais une plus haute estime de vos compétences, et de votre talent…Oui, je ne suis pas très âgé (moins de 25 ans), et j'ai effectivement fait une école de commerce.


Et alors ?


Oui, j'ai appris les règles de base de la comptabilité, de la finance, du droit, du commerce, de la théorie des organisations, et cela ne ferait plus de moi un catholique ? Mais de quel droit vous permettez-vous ce type d'attaques ? Qui êtes-vous pour juger de la catholicité de quelqu'un ? Jamais je ne me suis permis une quelconque attaque contre votre personne, en soupçonnant un manque de catholicité de votre part.  On ne peut juger le catholicisme de quelqu'un uniquement sur des a priori négatifs concernant l'économie.


En outre, cela vous semble à ce point intolérable que des jeunes puissent s’exprimer librement sur le net, sans le contrôle de qui que ce soit ? Et pourtant, n’aurais-je pas quelques arguments à faire valoir ?


Mon point de vue sur le capitalisme est effectivement celui d'un professionnel de la finance, puisqu'il semble que pour vous, ce soit une faute grave que de participer à ce système.  Autant il me serait impensable de contester votre point de vue sur l'Opus Dei ou le Da Vinci Code, autant je ne peux que m'élever contre la manière que vous avez de critiquer la finance, domaine dans lequel je pense disposer d'une petite légitimité.


Je n’ai pas l’impression que vous vous rendiez compte une seule seconde de la situation des entreprises, de tous les biens permis via les marchés financiers. Est-ce que les notions d'assurance, de risque, d’options, de couverture, d'investissement, vous disent quelque chose ?


Ailleurs encore,
vous m’attaquez à mots couverts, en affirmant que je nie la réalité, et que je refuse de débattre. Rassurez-moi, c’est une blague ?


Alors que je souhaite  justement débattre de ce sujet ? Mais laissez-moi, au moins la parole pour que je puisse me défendre.

Vous dites :

 

L’autre, à la note d’aujourd’hui sur les hedge funds…
Je ne sais pas répondre à des gens qui contredisent la réalité.
(...)
Et que le second message fait semblant de ne pas savoir ce que l’Eglise (Jean-Paul II, Benoît XVI,  le Compendium de la doctrine sociale) objecte à l’encontre du capitalisme délirant.


J’ai l’impression que vous ne savez pas ce qu’est le capitalisme délirant, que vous utilisez des concepts que vous n’avez pas l’air de maîtriser (un hedge fund, c’est un fonds, et pour un fonds donné, il y a des centaines de stratégies différentes, certaines qui sont nocives, je ne le conteste pas, d’autres qui sont bénéfiques, il serait utile de le rappeler). On pourrait comparer en disant que les hedges funds sont aussi divers que les véhicules à quatre roues. On en trouve des gros, des petits, des rapides, des lents, des militaires, des véhicules de construction, etc. Rien que parler de hedge fund, globalement, est une absurdité, tant les stratégies mises en oeuvre sont différentes.


Où parlez-vous de ces aspects ? J’ai cherché. Nulle part.


Ah, tiens, petit détail. J’ai travaillé dans un hedge fund, je travaille dans la finance, je sais comment les choses se passent à l’intérieur et combien les préjugés que vous propagez sont éloignés de la réalité. J’ai même l’impression que vous contribuez à répandre, si vous me permettez cette comparaison, que vous jugerez certainement infâmante, les mêmes stéréotypes à propos de la finance que ceux que vous avez brillamment combattus en ce qui concerne l’Opus Dei. Je ne dis pas que la finance est aussi blanche que l’organisation de St Jose Escriva de Balaguer, loin de là, je dis que vous utilisez les mêmes peurs et les mêmes réflexes, afin de répandre la crainte, que les adversaires de l'Opus Dei.


Que vous ne soyez pas un professionnel de la finance ne me dérange pas, personne n’est spécialiste de rien sur Internet, vous avez le droit d’avoir votre point de vue, mais ce que vous n’avez pas le droit de faire, c’est  de considérer les choses d’un point de vue strictement unilatéral, sans voir tout ce que les marchés financiers apportent de positif, et notamment les hedge funds, dont je développerais les aspects positifs et négatifs dans un prochain billet.


D’autre blogueurs pourront confirmer que, sur ce sujet, il est possible de discuter avec moi sans que ce ne soit l’engueulade assurée. La discussion est certes vigoureuse, antagoniste, mais elle est argumentée et n’est jamais départie du respect qui sied à tous les intervenants que je croise sur Internet, comme vous pourrez le constater vous-mêmes, dans les commentaires sur ce billet.


Je ne demande rien d’autre, une discussion argumentée, développée, posée, nourrie, enrichie. Mais de votre côté, rien ou si peu de cette volonté de dialogue, qui est pourtant une vertu des catholiques, n’est ce pas ?


En outre, jamais je n'ai dit que le capitalisme ou le libéralisme était idéal ou parfait, ce serait d'une bêtise monumentale, je ne prétends rien d'autre que la chose suivante. Je ne comprends pas le système économique voulu par l'Eglise, je ne comprends pas comment il fonctionne, je ne comprends pas comment il serait possible de le mettre en place dans un monde où les catholiques sont minoritaires, je ne comprends pas comment on peut obliger des athées à être charitables au nom de Dieu, je ne comprends pas comment ce système intégrerait, d'un point de vue moral, les outils sophistiqués qui sont ceux des entreprises aujourd'hui. Mon point de vue consiste juste à affirmer qu'il n'y a pas d'autre solutions que de rechristianiser ces acteurs afin de construire un capitalisme un peu plus moral, parceque jamais il se ne sera possible de se passer de ces intervenants.


L’Eglise a raison lorsqu'elle appelle à plus de régulation, elle est dans son rôle lorsqu'elle critique les excès et propose des voies de réflexion, d'amélioration du système vers un plus grand bien commun. Mais de là à proposer un autre système économique, laissez-moi vous avouer mon scepticisme.



Le capitalisme n’est certes pas le meilleur système, mais c’est le moins pire de tout ce que l’on a pu trouver jusqu’ici. Ce n'est pourtant pas un point de vue compliqué à comprendre, que je sache.


Vous continuez:

Les deux messages, bien sûr, celui de gauche et celui de droite, disent exprimer un point de vue catholique.

Il y aurait de quoi se fâcher...


En ce qui me concerne, désolé, mais c’est déjà fait, et pourtant, je ne suis pas soupe au lait…


Si je peux me permettre, arrêtez de confisquer le débat autour du statut de catholiques, en vous réclamant seul de celle-ci, c'est d'une gaminerie sans nom, que je sache, la doctrine sociale de l'Eglise ne fait pas partie du Credo. Les divisions et désaccords ont toujours fait partie de l’Eglise, sans que ceux-ci ne la tuent, aidée qu’elle était par le St Esprit. En outre, vous qui vous réclamez du compendium,, dans un nombre important de vos billets, je me permets de vous rappeler ces passages qui vous auront certainement échappé :

 

347 Le marché libre est une institution socialement importante en raison de sa capacité de garantir des résultats suffisants dans la production de biens et de services. Historiquement, le marché a prouvé qu’il pouvait lancer et soutenir à long terme le développement économique. Il existe de bonnes raisons d’estimer qu’en de nombreuses circonstances « le marché libre soit l’instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre efficacement aux besoins » (Jean-Paul II. Encycl. Centesimus annus). La doctrine sociale de l’Église considère positivement les avantages sûrs qu’offrent les mécanismes du marché libre, aussi bien pour une meilleure utilisation des ressources que pour la facilitation de l’échange des produits; « surtout, ils [les mécanismes] placent au centre la volonté et les préférences de la personne, qui, dans un contrat, rencontrent celles d’une autre personne »

(idem).


Un vrai marché concurrentiel est un instrument efficace pour atteindre d’importants objectifs de justice : modérer les excès de profit des entreprises; répondre aux exigences des consommateurs; réaliser une meilleure utilisation et une économie des ressources; récompenser les efforts des entreprises et l’habileté d’innovation et faire circuler l’information de façon qu’il soit vraiment possible de confronter et d’acquérir les produits dans un contexte de saine concurrence.


348 Le marché libre ne peut être jugé sans tenir compte des fins qu’il poursuit et des valeurs qu’il transmet au niveau social. De fait, le marché ne peut pas trouver en lui-même le principe de sa propre légitimation. Il revient à la conscience individuelle et à la responsabilité publique d’établir un juste rapport entre les fins et les moyens. Le profit individuel de l’agent économique, bien que légitime, ne doit jamais devenir l’unique objectif. À côté de celui-ci, il en existe un autre, tout aussi fondamental et supérieur, celui de l’utilité sociale, qui doit être réalisé non pas en opposition, mais en cohérence avec la logique du marché. Quand il remplit les importantes fonctions rappelées ci-dessus, le marché libre sert le bien commun et le développement intégral de l’homme, tandis que l’inversion du rapport entre les moyens et les fins peut le faire dégénérer en une institution inhumaine et aliénante, avec des répercussions incontrôlables.


349 La doctrine sociale de l’Église, tout en reconnaissant au marché la fonction d’instrument irremplaçable de régulation au sein du système économique, met en évidence la nécessité de l’ancrer dans des finalités morales qui assurent et en même temps circonscrivent d’une manière adéquate l’espace de son autonomie. On ne peut souscrire à l’idée de pouvoir confier au seul marché la fourniture de toutes les catégories de biens, car une telle idée est basée sur une vision réductrice de la personne et de la société. Face au risque concret d’une « idolâtrie » du marché, la doctrine sociale de l’Église en souligne les limites, que l’on peut facilement relever dans l’incapacité constatée où il se trouve de satisfaire les exigences humaines importantes pour lesquelles il faut « des biens qui, par leur nature, ne sont et ne peuvent être de simples marchandises », biens non négociables selon la règle de « l’échange des équivalents » et la logique du contrat, typiques du marché.” 

 

Rien de tout cela, mêmes les indications morales, ne vont directement à l’encontre des hedges funds, qui, vous avez l’air de l’oublier, ont une utilité économique, n’en déplaise également à ceux qui nous gouvernent, dont vous êtes bien placé pour savoir à quel point ils hurlent avec les loups. Même des hedges funds peuvent avoir un autre but que le profit. Mais pour cela, il faut que les acteurs eux-mêmes aient une haute idée de la fonction, de leur importance, en bref, qu'ils soient chrétiens, et ce n'est pas en bannissant les hedge funds que vous résoudrez les problèmes liés à la finance...


Enfin, je regrette mais je suis obligé de constater que si on avait tout simplement pu en discuter par mail, en commentaire, on aurait évité ce lavage de linge sale en public, qui n’est pas vraiment digne de votre stature. Et je demande aux lecteurs de me pardonner pour cette lettre, de m'excuser de les importuner avec ces histoires.


Soyez assuré que vous avez la possibilité de vous défendre ici, à la suite de ce billet bien trop long, je ne supprimerais pas vos commentaires, si toutefois vous décidez d’en faire, je me permettrais juste d’y répondre, hors de question pour moi d’utiliser vos méthodes.
 

Veuillez agréer, Monsieur de Plunkett, l’expression de mes salutations distinguées.
Votre serviteur,
Polydamas


PS:  Sachez que si je suis anonyme, c'est parce que je ne peux pas me permettre, pour des raisons professionnelles, que vous comprendrez certainement, d'apparaître sous mon vrai nom sur ce blog, nullement d'une tentative pour me défiler. Mais je vous rassure, je n'ai toujours employé qu'un seul pseudo sur le net, je suis reconnaissable de tous. Et tout un chacun pourra se faire son opinion à ce sujet, en consultant librement mon site et en commentant les articles qu’ils souhaitent…

 

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Entracte

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Johnnie 25/02/2015 10:17

Bravo pour votre lettre, elle est excellente! Ce M. de Plunkett est un agresseur. Ne lui prennez pas au sérieux.

Vincent Jappi 11/11/2012 13:22

Il faut un minimum d'intérêt pour la vérité pour savoir de quoi on parle, et ce n'est pas le cas de Patrice de Plunkett. Qu'il y croie ou non, ses falsifications de la réalité, comme de la pensée
d'autrui, ne sont pas seulement désolantes, elle sont d'abord scandaleuses. Comme disait saint Thomas d'Aquin, son ignorance, à supposer que ce ne soit que de l'ignorance et non une passion
perverse, provient d'un "oubli des choses de Dieu" : ce n'est pas seulement la Vérité qui à l'évidence ne l'intéresse pas, c'est l'Amour car celui-ci l'aurait au moins poussé, suivant le conseil de
saint Ignace, à "chercher à sauver la proposition avant de la condamner", ce qui veut dire qu'on cherche à la comprendre. Et c'est surtout, bien sûr, la Justice, car le Décalogue dit bien : "tu ne
voleras pas". Et "tu ne voleras pas", c'est bien ce qu'il appelle, à la manière des malhonnêtes qui font usage de ce faux concept polémique, l'"ultralibéralisme". Qu'il ait pu sans un dégoût
extrême fréquenter un empoisonneur des esprits comme Alain de Benoist, et qu'il croie aux prétendues "limites à la croissance" montre qu'au fond il n'a jamais été qu'un païen : parce que toute
production est une création de l'esprit humain et donc que c'est Dieu qui, par l'intermédiaire du libre-arbitre qu'Il nous donne, en est évidemment la source.

YAKAFOKON 14/10/2010 00:29



Moi je ne suis pas dans la même cour : je ne me prétends compétant en aucun domaine. mais je relèverai 2 points dans le charabia que j'ai lu (ou parcouru: mon temps et ma patience ont des
limites)


premièrement:


 il semble clair que la doctrine chrétienne repose sur 2 principes :


1) la primauté de Dieu, matrice de l'amour


2) cette exception étant faite, la primauté de l'homme créature aimable et aimante.


Tout ce qui tend à faire se poser devant cela est mauvais.


Donc le capitalisme n'est pas mauvais tant qu'il est un outil (un moyen) mais le devient quand il devient une fin.


 


deuxième (un des point de départ cités par notre "hote")


Je n'y connais rien au hedge fund mais je ne crois qu'on puisse reprocher à P.P.  de globaliser cette notion où alors faudrait commencer par toute la "presse spécialisée" (je n'ai pas dit
universitaire).


cordialement


(PS: comme tout humain P.P. est fini, et donc imparfait - principe de la finitude. Y a-t-il matière à se mettre en "colère" -> lettre ouverte ?)


 


 



Enoch 11/10/2007 09:31

Disons que pour moi, le concept d'individualisme est inherent a l'Occident.
Sans individualisme, c'est a dire sans distinction de l'individu par rapport a la masse, pas de liberté personnelles, pas ou peu de propriété privé, pas de reconnaissance du "droit" de vouloir changer sa condition.
C'est un concept que n'avait pas les Perses en 480 av JC, les Azteques devant Cortes, ou les Incas face aux soldats de Pizarro.
C'est aussi un concept que, il me semble, l'Eglise Catholique a parfaitement intégré et reconnu comme essentiel a la liberté réelle que procure la doctrine.

Mais certes, le mot a une certaine connotation pejorative ou du moins negative de nos jours, en parti du a l'hyper-emancipation des années 60 etc...

furgole 11/10/2007 05:15

Cher Enoch,Merci pour votre remarque, qui ne manque pas d'intérêt. Je pense cependant que le mot "indivdualisme" n'est pas complètement hors de propos. Il est possible, je crois, de trouver pas mal de propos du magistère condamnant l'individualisme. http://www.diocese-frejus-toulon.com/Face-a-l-individualisme-Benoit-XVI.html. Maisl il serait très intéressant, et vous avez raison, de comparer les deux notions d'invidualisme et d'égoisme au regard de la doctrine sociale de l'Eglise.

Polydamas 11/10/2007 07:02

En fait, Enoch utilise le terme "individualisme" en ce qu'il est opposé au collectivisme, que sont les communismes, socialismes, et même nationalismes.Dans ce sens, si l'égoïsme est souvent de l'individualisme, l'individualisme n'est pas forcèment de l'égoïsme.