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Publié le 14 Avril 2008

Via le Grand Charles...

Je crois que ce serait à mourir de rire, si ce n'était pas aussi tragique. La naïveté et l'angélisme des droits de l'hommistes n'ont vraiment aucune limite. Se balader seule, en auto-stop et en robe de mariée, dans les pays les plus chauds de la planète, il fallait quand même être sacrément intoxiquée pour l'imaginer. L'art contemporain ne recule décidément devant aucune absurdité...


Turquie: partie promouvoir la paix, elle est retrouvée morte, violée

Elle avait 33 ans. Artiste conceptuelle milanaise, elle s'était embarquée dans un projet insensé qui a tourné au drame: Giuseppina Pasqualino di Marineo a été retrouvée morte en Turquie, violée et assassinée. La police a arrêté son meurtrier présumé, un Turc qui l'avait prise en autostop dans la ville industrielle de Gebze, à une heure de route d'Istanbul.

La jeune femme, plus connue sous le nom de Pippa Bacca, était partie avec une amie, toutes deux vêtues d'une robe de mariée, pour traverser les zones de conflit des Balkans et du Proche-Orient, afin de démontrer les valeurs communes de la Méditerranée, et de donner un signe de "confiance entre êtres humains". Elles devaient se rendre en autostop de Milan à Jérusalem, en passant par les pays de l'ex-Yougoslavie, la Turquie, le Liban, la Syrie, la Palestine et Israël.

Pour ce projet intitulé "Brides on Tour", elles devaient porter la même robe blanche du début à la fin, et celle-ci, avec toutes les tâches de ce long périple, devait figurer au coeur d'une exposition à leur retour en Italie, avec toute la documentation filmée et écrite de ce voyage symbolique. Pippa Bacca portait effectivement cette robe lorsque son corps a été retrouvé vendredi près de Gebze, étranglée.

Les deux jeunes femmes s'étaient séparées à Istanbul et Silvia Moro devait la retrouver au Liban. Mais Pippa Bacca a cessé de donner tout signe de vie il y a une dizaine de jours, suscitant des appels angoissés ("Pippa Bacca dove sei?" "Pippa Bacca, où es tu?") de ses amis sur le blog du projet, en italien, en anglais et en turc. En vain. "L'attente se termine en tragédie", indique le blog samedi, soulignant que le but de Pippa Bacca avait été de porter un "message de paix et de solidarité", mais se terminait d'une manière "aussi terrible qu'absurde".

Sa famille et ses amis ont décidé d'organiser malgré tout l'exposition autour de cette robe de mariée maculée. Mais le symbole sera différent, celui de la défiance entre êtres humains. Et peut-être aussi des limites de l'art face à l'horreur humaine.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 13 Mars 2008

Via Lettres au Monde, je découvre cet article.


La sexualité reproduit les inégalités hommes-femmes

    
Rien ne change ou si peu. A travers la sexualité, les inégalités hommes-femmes perdurent. C'est un des constats faits par Nathalie Bajos, de l'Inserm, et Michel Bozon, de l'INED, dans Enquête sur la sexualité en France. En affinant l'étude publiée en 2007 (Le Monde du 14 mars 2007), les deux chercheurs ont constaté qu'à propos du premier rapport sexuel, de la notion de partenaire, de la représentation de la sexualité ou de l'homosexualité, hommes et femmes ne disent pas et ne vivent pas les choses de la même façon. Ils concluent que la sexualité française reste « hétérosexuelle, monogame et pénétrative », et que l'idée que « les hommes ont plus de besoins sexuels » est encore bien ancrée.

Selon eux , « l'injonction à la sexualité » ne se traduit pas dans les comportements : ainsi 2 hommes sur 10 considèrent la sexualité comme peu importante et les relations sans pénétration sont fréquentes, à la satisfaction des partenaires. De plus en plus d'actes sont perçus comme des agressions : 20 % des femmes disent en avoir été victimes et 5 % à 10 % des hommes.

Françoise Chirot

Ah oui, je les comprends, c'est grave.

Malgré le lavage de cerveau gay-friendly, et le porno-chic qui inonde les plateaux-télé, les Français restent  platement hétéros et monogames et adeptes de la "sexualité pénétrative". Ils n'ont vraiment rien compris ces bouseux, c'est à désespérer de l'efficacité de la propagande...

Tiens, d'ailleurs, il y a quelqu'un qui peut m'expliquer quelles sont les inégalités homme-femme dans la sexualité ? J'avoue qu'avec toutes ces conneries novlanguaises, j'en perds mon latin.
 
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Société

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Publié le 7 Mars 2008

J'ai franchi le pas.

Je suis allé voir "Bienvenue chez les ch'tis". Je pensais que dans un gros multiplexe, un jeudi à 18h30, il n'y aurait personne. Pas de bol, il n'y avait quasiment plus de sièges disponibles dans la salle ( 400 places tout de même).

Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant rigolé en regardant un film. Ayant eu l'occasion de passer nombre de mes vacances, étant môme, en Picardie, j'y ai retrouvé nombre des traits de cette région qui n'est aride que pour ceux qui ne la connaissent pas.

Kad surjoue parfois, les bons sentiments sont légions, les gags téléphonés, mais la mayonnaise prend. Le film est un concentré de chaleur, de rigolade, c'est de la joie en barre. J'ai ri d'un bout à l'autre du film. Une très bonne surprise, vraiment.

Enfin, pas pour tout le monde.

 

Michel Wievorka, président du conseil scientifique du Cran, estime qu'il n'y a pas assez de diversité, que le film ne représente que la France franchouillarde et ivrogne, repliée sur elle-même, et que c'est dommage. Et bien, je le dis ici, que ce connard de sociologue aille se faire foutre, et le CRAN avec.

Car Dany Boon, converti au judaïsme, est fils de kabyle. Kad d'origine algérienne. Et les immigrés ne sont pas absents du film, bien au contraire (Momo, de la baraque à frites).

MAIS CES IMMIGRES SONT INTEGRES
.

Ils font partie de la communauté ch'ti, ne jouent pas la carte de leur particularisme là où ils vivent, parlent le patois, boivent autant que les ch'tis, bref sont plus ch'tis que les ch'tis. Et ça forcément, ça en désole quelques uns. C'est bien de connaitre l'étranger, d'être ouvert, projeté sur l'Europe, mais c'est encore mieux de connaitre SON pays, et les différentes régions qui le composent...

Voilà un film joyeux, sans repentance, sans esprit chagrin, qui fait la part belle aux traditions et aux coutumes locales, qui joue sur les préjugés des Français à l'égard du Nord (très bonne scène de re-création du Nord via les préjugés les plus caricaturaux), qui brise la mentalité déletère de guerre civile et de calomnie propre aux Français, et il y en a qui ne sont pas contents parce qu'il n'y aurait pas assez de diversité dans le film ? Mais que ces connards nous foutent la paix. Pour une fois qu'un film nous change des bobos parisiens shootés à la coke qui bien évidemment, n'ont pas apprécié ce film "popu", on ne va pas bouder notre plaisir.

On remarquera que ce même sociologue gauchiste estime que les traditions du Nord n'ont aucune importance si elles n'ont pas été crées au sein des mines ou dans le monde des usines. Rien à cirer de l'héritage, des coutumes ancestrales, ce qui importe ce sont les luttes sociales, la division, le combat contre le patron. Toujours la même rengaine.

On sait que ce n'est pas une région dont le malheur fut absent, bien au contraire. Terrain d'invasion de toutes les armées, le Nord a toujours été en première ligne des guerres qui ont touché la France. Ensuite, la désindustrialisation, l'arrêt des mines, des usines de textile, le désarroi agricole furent les coups durs portés contre la région du Nord. Mais qu'importe, même si la vie fut difficile, les gens du Nord ont toujours conservé leur accueil chaleureux et leur jovialité.

Et Jacques Duquesne a raison:

Réjouissons-nous, tous, que nous soyons Bretons, Normands, Provençaux, Alsaciens ou Périgourdins. Réjouissons-nous parce que le succès d'un film vient de mettre en valeur les qualités d'une région. Et que les autres Français, loin de faire la fine bouche, loin de s'en détourner sous prétexte qu'ils n'en comprennent pas toutes les paroles, apprécient cette comédie populaire, lui font plus qu'un succès : un triomphe. Qui en dit long sur nous tous.

(...)

Ils auraient pu pleurer, implorer qu'on leur vienne en aide ou poser des bombes, comme l'ont fait, comme le font encore, ailleurs, quelques fous. Ils pourraient aussi accuser les météos de la télévision qui appellent Nord tout ce qui est au nord de la Loire et qui ignorent, par exemple, que les heures d'ensoleillement sont plus nombreuses à Dunkerque, pays de la bière, qu'à Bordeaux, pays du vin.

(...)

Or, tous ces gens ont appris à vivre ensemble, à s'accueillir. Non sans difficultés parfois. Mais ils l'ont fait. Parce que cela fait partie de leurs habitudes : ouvrir les bras, accueillir. Cela ne veut pas dire que le chômage, l'insécurité, la pluie et le vent sont inconnus. Loin de là. Mais la fête est toujours présente sur les places, dans les rues et dans les coeurs. Et si les Français, tous les Français, de Marseille à Strasbourg ou à Brest, font un tel succès à ce film, c'est qu'ils se reconnaissent dans ces hommes et ces femmes, c'est qu'ils se sentent meilleurs qu'on ne le dit, meilleurs qu'ils ne le croient eux-mêmes bien souvent et capables de faire mieux.

Fiers d'être Français en somme.

Avec le sourire.


Non vraiment, si vous ne l'avez pas encore vu, courez voir ce film.

Ça va vous changer de la repentance.



PS: A lire le Criticon du regretté Desproges. Les critiques n'ont pas changé depuis 20 ans. Via Harald.
 
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Rédigé par Polydamas

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