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Publié le 11 Juillet 2009

L'encyclique fait donc parler d'elle dans le microcosme catholique. Et comme c'était prévisible, chacun la lit avec les lunettes qu'il chaussait déjà auparavant. Les anti-libéraux considèrent que cette encyclique est violemment anti-libérale, les distributistes qu'il s'agit d'une encyclique distributiste, les catholiques à tendance libérale, au niveau économique s'entend, dont votre serviteur fait partie, ont un avis mitigé, mais ne se sentent nullement remis en cause par ce texte. Enfin, on voit même des critiques de la part de libéraux, pour qui le pape n'est rien d'autre que le chef communiste suprême.

Les anti-libéraux se réjouissent de ce que le pape appelle à une autre dimension du marché, à un peu plus de sens éthique dans les opérations économiques. Ils oublient juste de rappeler que le marché est irremplacable pour le pape (celui-ci parle de justice commutative), que toutes les solutions socialistes, voire même protectionnistes, sont exclues par le souverain pontife dans le même texte. On a déjà connu plus anti-libéral, même dans l'Eglise. Toujours la même histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Chacun prend les passages qui l'arrangent pour réaménager le texte à sa sauce.

Le libéralisme est à mon sens un système qui laisse la possibilité à chacun de faire ce que bon lui semble tant qu'il ne va pas n'interdit pas de saines corporations, qui ne prohibe pas un sens éthique aux investissements. Au contraire de bien des catholiques, je ne considère pas que le système économique qui est le notre aujourd'hui, soit un paradis libéral, bien au contraire, jamais la règlementation étatique n'a été aussi forte. Notre système est un mélange entre du libéralisme mal compris et un interventionnisme mal-placé. Système qui n'a rien à voir avec le libéralisme théorique que j'évoque.

Or je l'ai rappellé dans mon précédent billet, le pape parle dans le même temps de la liberté, irremplacable dans une société de responsabilité. Partant, il faudrait que les anti-libéraux m'expliquent concrètement comment on peut obliger quelqu'un à tenir compte de la moralité de ses actes économiques tout en lui laissant sa liberté d'action. A mon sens, c'est là que réside leur aporie.

Certains pourfendeurs du libéralisme se réjouissent de ce que le pape évoque la gratuité, les ONG. Mais le domaine de la gratuité ne pose de problèmes à personne, ça fait longtemps que les libéraux estiment que les ONG ont leur rôle à jouer pour tempérer les carences capitalistes. Pareil pour le commerce équitable, ou la décroissance, le fait que ces courants existent prouve que le libéralisme fonctionne, il y a des gens prêts à payer plus chers pour avoir la conscience tranquille. On lit également que le marché doit envisager d'autre chose que lui-même. C'est un non-sens complet sur la définition d'un marché, un marché est un fait, on ne peut pas exiger qu'un échange libre entre deux parties tiennent compte d'autres facteurs que ce dont les parties ont convenu précédemment. Il est impensable, si on se tient à l'écart des envies totalitaires, de s'immiscer dans la vie des acteurs à ce point-là. Sur le rôle de l'Etat, pas non plus de changements majeurs, si ce n'est sur son rôle dans la crise.

D'autres renchérissent en citant Paul VI :

 Aussi le chrétien qui veut vivre sa foi dans une action politique conçue comme un service, ne peut-il, sans se contre-dire, adhérer à des systèmes idéologiques qui s’opposent radicalement, ou sur des points substantiels, à sa foi et à sa conception de l’homme :(...)ni à l’idéologie libérale, qui croit exalter la liberté individuelle en la soustrayant à toute limitation, en la stimulant par la recherche exclusive de l’intérêt et de la puissance, et en considérant les solidarités sociales comme des conséquences plus ou moins automatiques des initiatives individuelles et non pas comme un but et un critère majeur de la valeur de l’organisation sociale."

Mais le libéralisme, c'est justement l'idéologie qui laisse la possibilité et la liberté à chacun de mettre les solidarités sociales, ou plutôt ses solidarités au centre de sa vie. Pour être plus concret, soit on voit l'entreprise comme un centre de profits, nourris par les clients, vision matérialiste et pauvre des choses, soit on la voit comme une partie prenante entre des clients, des salariés, des actionnaires, dont l'indicateur de bonne santé est le profit. Dans les deux cas, la logique, les décisions, les enjeux économiques, et les problèmatiques (On licencie très rarement pour le plaisir d'augmenter les bénéfices, on le fait généralement sous la contrainte) sont les mêmes.  Seul le postulat de base est différent. D'autant que la liberté de pouvoir choisir sa propre vision de l'économie est elle-même permise par le libéralisme. C'est là sa force.

Ma vision est plutôt celle-ci : le pape dit tout simplement que le système capitaliste n'est pas parfait, mais qu'on n'a rien trouvé d'aussi efficace pour la prospérité et la hausse du niveau de vie des pays. Rien qu'avec ça, il fait un constat qui a généralement du mal à passer pour certains anti-libéraux. Ce n'est pas vraiment une nouvelle d'estimer que le capitalisme peut être perfectionné. Or le pape donne la solution, qui n'a rien de libérale ou d'anti-libérale, il appelle à plus de sens moral de la part de tous les intervenants, quelqu'ils soient, il plaide pour davantage de responsabilité et de conscience du monde qui nous entoure. Il faudra m'expliquer en quoi ce serait soit libéral, soit anti-libéral, il ne parle pas de solutions, il parle de regard, de vision, de conscience avec laquelle il faut aborder ces problèmatiques. C'est son droit le plus strict, il a tout à fait raison d'appeler à ça, si lui ne le fait pas, personne d'autre ne se chargera de cette tâche. Ça ne remet pas en cause le libéralisme et ça ne fait pas de lui un dirigeant nord-coréen. Peut-être peut-on finasser sur les propos qu'il tient à propos de la spéculation dont j'ai montré l'utilité, mais cela me semble assez mineur.

Par contre, ce qui pose question, ce sont les conséquences de l'encyclique au niveau politique, et sur la fameuse autorité mondiale, débat qui repose sur l'interprétation du concept de subsidiarité et la notion de bien commun. Le pape rappelle que les organismes internationaux doivent s'efforcer de suivre ces principes inscrits dans la doctrine sociale de l'Eglise. On comprend sa logique, qui rappelle d'ailleurs la structure de l'Eglise catholique, l'universalisme catholique étant en effet, une forme de mondialisation, osons la comparaison : à problèmes et déséquilibres globaux, tentons d'apporter une réponse globale capable d'intervenir partout et à tout moment. Puisqu'il y a des autorités des marchés financiers dans tous les pays, pourquoi ne pas toutes les fusionner afin de mieux uniformiser la régulation ? Cette vision est compréhensible et séduisante intellectuellement.

Or beaucoup de catholiques considèrent à raison que les différents organisatons internationales ne respectent pas ce principe fondamental, même si elles s'en revendiquent, comme l'Union Européenne. Le souci est qu'il y a une faible probabilité pour que les gens disposant de cette autorité sur l'humanité aient véritablement le souci du bien commun à l'instar de l'Eglise Catholique. A tout prendre, il est probable que la situation actuelle, de rivalités entre les nations, est préférable à une autorité mondiale mise aux services d'intérêts ou d'idéologies qui ne soient pas orientées vers le bien commun. C'est là tout le problème, et la réserve qu'on peut avoir sur ce projet pontifical, qui continuera certainement à faire débat.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 7 Juillet 2009

L'encyclique sociale de Benoit XVI est donc sortie ce 7 Juillet, anniversaire du Motu Proprio. Elle est disponible ici dans son intégralité. Longue et pointue, l'encyclique rappelle la doctrine catholique sur de nombreux points polémiques. Un peu trop peut-être, on peut se demander si la place d'un pape est de s'abaisser à rappeler de telles évidences, de traiter des sujets aussi communs. Mais ne boudons pas notre plaisir, et examinons les points importants de ce texte.

L'introduction est consacrée par Benoit XVI à rappeler l'impératif de l'amour dans une société. Impératif qui réconcilie dans un même mouvement, vérité et charité. Ce qui nous donne quelques phrases bien ajustées:

"Dépourvu de vérité, l’amour bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie. C’est le risque mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Il est la proie des émotions et de l’opinion contingente des êtres humains ; il devient un terme galvaudé et déformé, jusqu’à signifier son contraire. La vérité libère l’amour des étroitesses de l’émotivité qui le prive de contenus relationnels et sociaux, et d’un fidéisme qui le prive d’un souffle humain et universel. Dans la vérité, l’amour reflète en même temps la dimension personnelle et publique de la foi au Dieu biblique qui est à la fois « Agapè » et « Lógos »: Charité et Vérité, Amour et Parole." (§ 3) (...)
"Un Christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n’ayant qu’une incidence marginale. Compris ainsi, Dieu n’aurait plus une place propre et authentique dans le monde. Sans la vérité, la charité est reléguée dans un espace restreint et relationnellement appauvri. Dans le dialogue entre les connaissances et leur mise en œuvre, elle est exclue des projets et des processus de construction d’un développement humain d’envergure universelle." (§ 4)

Utile rappel pour certains qui oublient régulièrement, dès qu'on parle du catholicisme, à rappeler les sujets qui fâchent. La doctrine catholique est discriminante, tout le monde n'ira pas au paradis.

Ensuite, le pape fait ensuite le lien entre la justice, la charité et le bien commun,  qu'il s'attache à redéfinir. Loin d'être une somme d'intérêts particuliers et égoïstes à l'instar de l'intérêt général démocratique, le bien commun est le bien de la communauté. Et c'est une exigence de la justice et de la charité que de le rechercher.

Après cette introduction, le pape rappelle l'encyclique de Paul VI sur le même sujet. Il souligne  l'importance de la responsabilité et de la liberté dans le développement spirituel et matériel.

Le développement humain intégral suppose la liberté responsable de la personne et des peuples: aucune structure ne peut garantir ce développement en dehors et au-dessus de la responsabilité humaine. Les « messianismes prometteurs, mais bâtisseurs d’illusions » fondent toujours leurs propositions sur la négation de la dimension transcendante du développement, étant certains de l’avoir tout entier à leur disposition. Cette fausse sécurité se change en faiblesse, parce qu’elle entraîne l’asservissement de l’homme, réduit à n’être qu’un moyen en vue du développement, tandis que l’humilité de celui qui accueille une vocation se transforme en autonomie véritable, parce qu’elle libère la personne. Paul VI ne doute pas que des obstacles et des conditionnements freinent le développement, mais il reste certain que « chacun demeure, quelles que soient les influences qui s’exercent sur lui, l’artisan principal de sa réussite ou de son échec ».

Et plus loin:

 Le développement ne peut être intégralement humain que s'il est libre; seul un régime de liberté responsable lui permet de se développer de façon juste.

Dans le second chapitre, le pape n'hésite pas à tacler vigoureusement tous les responsables du sous-développement, qu'ils soient ici ou là-bas:

La corruption et le non respect des lois existent malheureusement aussi bien dans le comportement des acteurs économiques et politiques des pays riches, anciens et nouveaux, que dans les pays pauvres. Ceux qui ne respectent pas les droits humains des travailleurs dans les différents pays sont aussi bien de grandes entreprises multinationale que des groupes de production locale. Les aides internationales ont souvent été détournées de leur destination, en raison d’irresponsabilités qui se situent aussi bien dans la chaîne des donateurs que des bénéficiaires. Nous pouvons aussi identifier le même enchainement de responsabilités dans les causes immatérielles et culturelles du développement et du sous-développement. Il existe des formes excessives de protection des connaissances de la part des pays riches à travers l’utilisation trop stricte du droit à la propriété intellectuelle, particulièrement dans le domaine de la santé. En même temps, dans certains pays pauvres, subsistent des modèles culturels et des normes sociales de comportement qui ralentissent le processus de développement.

Il rappelle la nécesssité que le développement soit intégral, et orienté sur toutes les facettes de l'homme. Sortir de la pauvreté, et accèder à un meilleur niveau de vie ne suffit pas. La dimension morale ne peut pas être omise, ce qui lui donne l'occasion de faire une mise au point sur le relativisme :

Aujourd’hui, les occasions d’interaction entre les cultures ont singulièrement augmenté ouvrant de nouvelles perspectives au dialogue interculturel; un dialogue qui, pour être réel, doit avoir pour point de départ la conscience profonde de l’identité spécifique des différents interlocuteurs. On ne doit toutefois pas négliger le fait que la marchandisation accrue des échanges culturels favorise aujourd’hui un double danger. On note, en premier lieu, un éclectisme culturel assumé souvent de façon non-critique: les cultures sont simplement mises côte à côte et considérées comme substantiellement équivalentes et interchangeables entre elles. Cela favorise un glissement vers un relativisme qui n’encourage pas le vrai dialogue interculturel; sur le plan social, le relativisme culturel conduit effectivement les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration. En second lieu, il existe un danger constitué par le nivellement culturel et par l’uniformisation des comportements et des styles de vie.
De cette manière, la signification profonde de la culture des différentes nations, des traditions des divers peuples, à l’intérieur desquelles la personne affronte les questions fondamentales de l’existence en vient à disparaître. Eclectisme et nivellement culturel ont en commun de séparer la culture de la nature humaine.

Abordant l'économie, le pape classe le marché dans la justice commutative. Et il continue, par quelques passages qui seront certainement problèmatiques pour certains catholiques sociaux. Le pape profite de ce texte pour réhabiliter l'investissement, le risque et la responsabilité que ce métier comporte.

Il ne s’agit pas seulement de corriger des dysfonctionnements par l’assistance. Les pauvres ne sont pas à considérer comme un « fardeau », mais au contraire comme une ressource, même du point de vue strictement économique. Il faut considérer comme erronée la conception de certains qui pensent que l’économie de marché a structurellement besoin d’un quota de pauvreté et de sous-développement pour pouvoir fonctionner au mieux. L’intérêt du marché est de promouvoir l’émancipation, mais pour le faire vraiment il ne peut pas compter seulement sur luimême, car il n’est pas en mesure de produire de lui-même ce qui est au-delà de ses possibilités. Il doit puiser des énergies morales auprès d’autres sujets, qui sont capables de les faire naître.
(...)
La société ne doit pas se protéger du marché, comme si le développement de ce dernier comportait ipso facto l’extinction des relations authentiquement humaines. Il est certainement vrai que le marché peut être orienté de façon négative, non parce que c’est là sa nature, mais parce qu’une certaine idéologie peut l’orienter en ce sens. Il ne faut pas oublier que le marché n’existe pas à l’état pur. Il tire sa forme des configurations culturelles qui le caractérisentn et l’orientent. En effet, l’économie et la finance, en tant qu’instruments, peuvent être mal utilisées quand celui qui les gère n’a comme point de référence que des intérêts égoïstes. Ainsi peut-on arriver à transformer des instruments bons en eux mêmes en instruments nuisibles. Mais c’est la raison obscurcie de l’homme qui produit ces conséquences, non l’instrument luimême. C’est pourquoi, ce n’est pas l’instrument qui doit être mis en cause mais l’homme, sa conscience morale et sa responsabilité personnelle et sociale.

J'ai beau lire, mais il n'y a là nulle remise en cause de la finance, nulle remise en cause du prêt à intérêt, nulle remise en cause du capitalisme, juste un appel à davantage de responsabilisation et de sens moral. Par contre, dans la droite ligne de la doctrine sociale de l'Eglise, le pape rappelle l'importance des corps intermédiaires.

Mon prédécesseur Jean-Paul II avait signalé cette problématique quand, dans Centesimus annus, il avait relevé la nécessité d’un système impliquant trois sujets: le marché, l’État et la société civile  Il avait identifié la société civile comme le cadre le plus approprié pour une économie de la gratuité et de la fraternité, mais il ne voulait pas l’exclure des deux autres domaines. Aujourd’hui, nous pouvons dire que la vie économique doit être comprise comme une réalité à plusieurs dimensions: en chacune d’elles, à divers degrés et selon des modalités spécifiques, l’aspect de la réciprocité fraternelle doit être présent. À l’époque de la mondialisation, l’activité économique ne peut faire abstraction de la gratuité, qui répand et alimente la solidarité et la responsabilité pour la justice et pour le bien commun auprès de ses différents sujets et acteurs. Il s’agit, en réalité, d’une forme concrète et profonde de démocratie économique.

Les libéraux ne disent rien d'autre.

Je vous fais grâce des passages sur la culture de mort, sur la laïcité, sur la bioéthique, sur l'euthanasie, sur la partialité des médias, sur la contradiction entre le souci écologique, et l'égoïsme sur le plan personnel, sur la technique, il n'y a rien de nouveau dans ces paragraphes, que j'évoque régulièrement.

Non, par contre, la véritable nouveauté, et qui pose problème, est le voeu de la création d'une autorité mondiale. Cet appel s'inscrit dans la logique de l'interdépendance sans cesse approfondie qu'est la mondialisation. Au lieu de la remettre en cause, comme pourraient le croire certains catholiques, Benoit XVI décide d'en prendre acte, et d'utiliser les moyens disponibles pour pouvoir mieux la réguler. Une autorité qui serait dotée des mêmes compétences que les Etats et qui aurait un pouvoir de sanction. En gros, le projet de l'Union Européenne à l'échelle de la planète.

Pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres, pour procéder à un souhaitable désarmement intégral, pour arriver à la sécurité alimentaire et à la paix, pour assurer la protection de l’environnement et pour réguler les flux migratoires, il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII. Une telle Autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité, être ordonnée à la réalisation du bien commun, s’engager pour la promotion d’un authentique développement humain intégral qui s’inspire des valeurs de l’amour et de la vérité. Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux.
En l’absence de ces conditions, le droit international, malgré les grands progrès accomplis dans divers domaines, risquerait en fait d’être conditionné par les équilibres de pouvoir entre les plus puissants.

Inutile de dire que cela va faire jaser, car si c'est un projet très noble, sur le papier, on peut se demander comment est-il possible de l'appliquer concrètement, surtout avec les niveaux de subsidiarité nécessaires. Enfin comment faire pour que cette instance ne soit pas elle-même corrompue et serve réellement le bien commun mondial ?


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 9 Juin 2009

D'un côté, nous avons ceci:

S’il est difficile de quantifier ces séminaristes qui entretiennent des relations étroites avec les communautés Ecclesia Dei et qui apprennent à célébrer la messe traditionnelle, il n’en demeure pas moins que l’émergence de ce nouveau clergé va considérablement amplifier la tendance. En d’autres termes, quasiment un séminariste français sur quatre (et même un peu plus pour les raisons ci-dessus évoquées) est aujourd’hui destiné à la célébration de la forme extraordinaire.

Un séminariste français sur quatre formé pour la forme extraordinaire… tandis que le nombre de lieux de culte où est célébrée la forme extraordinaire de la messe ne représente quant à lui-même pas 1 % des paroisses… Cette proportion déjà significative de un sur quatre n’est donc pas arrivée à son paroxysme et reste en pleine croissance. Dès lors que l’immense majorité des jeunes ne connaît pas cette forme liturgique faute d’y avoir accès dans leur paroisse, la comparaison reste relative. Plus la messe traditionnelle sera célébrée, plus les jeunes la connaîtront et par suite seront dans la possibilité de choisir.

Et de l'autre, dans le Famille Chrétienne du 6 Juin, cette annonce :

L'association Totus Tuus, qui regroupe des prêtres célébrant habituellement selon la forme extraordinaire du rite romain lance à Lyon une année de spiritualité et de discernement de l'appel à la vocation sacerdotale diocésaine, sous l'autorité du cardinal Barbarin. Elle s'adresse aux jeunes gens qui ont grandi dans la forme extraordinaire du rite romain.

Contact : Mgr. Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon (04 72 38 80 90).

Pour rappel, Mgr Batut est l'ancien curé de St Eugène - Ste Cécile, à Paris, qui y a découvert et appris le rite tridentin, et s'en est nourri pour ses messes dans la forme ordinaire.

Et pour couronner le tout, nous avons cela :

Aujourd'hui, grâce au Motu Proprio, cette situation est en train de changer notablement. Et cela ce réalise en grande partie parce que la volonté du Pape n'a pas été uniquement de satisfaire les fidèles de Mgr Lefebvre, ni de se limiter à répondre aux justes désirs des fidèles qui se sentent liés, pour des motifs divers, à l'héritage liturgique représenté par le rite romain, mais bel et bien d'offrir à tous les fidèles la richesse de la liturgie de l'Église, en permettant la découverte des trésors de son patrimoine liturgique aux personnes qui les ignoraient encore. Combien de fois en effet le mépris affiché pour ces trésors n'est-il dû qu'à leur méconnaissance ?!

Ça, c'est pour ceux qui me disent que le rite tridentin doit rester dans les caves qu'il n'aurait jamais dû quitter. Et il y en a.


PS: Une vie personnelle riche en événements de toute sorte, un manque de temps pour bloguer, une carence en motivation dûe à ces derniers mois, justifient aisément un ralentissement des publications de ce blog.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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