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Publié le 24 Juin 2011

PRIERE DU BIENHEUREUX JOHN HENRY NEWMAN

 

Seigneur Jésus,
inonde-moi de ton Esprit et de Ta vie.


Prends possession de tout mon être
pour que ma vie ne soit qu’un reflet de la Tienne

 
Rayonne à travers moi, habite en moi, et tous ceux que je rencontrerai
pourront sentir ta Présence auprès de moi,
en me regardant ils ne verront plus que Toi seul,
Seigneur !

 

Demeure en moi  et alors je pourrai,
comme Toi, rayonner, au point d’être à mon tour
une lumière pour les autres, une lumière, Seigneur,
qui émanera complètement de Toi, c’est Toi qui, à travers moi, illuminera les autres.

 

Ainsi ma vie deviendra une louange à Ta gloire,
la louange que Tu préfères, en Te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent.
Par la plénitude éclatante de l’amour que Te porte mon cœur.

Amen.

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 16 Avril 2011

L' affiche Piss Christ fait scandale chez les catholiques. L'émotion est bien compréhensible, notamment lorsque l'on constate les divers traitements réservés aux religions. On pense immédiatement au respect, voire à la déférence que le monde médiatique ou artistique adopte avec l'islam ou le judaïsme. La comparaison est cependant peu pertinente, à mon sens. Y a-t-il un seul catholique qui souhaiterait que sa religion ait la même image que l'islam ? J'en doute fortement. Nous sommes martyrs, et sommes nés pour ça, il nous faut le comprendre et l'accepter, la mission est claire.

 

C'est donc notre honneur et notre bénédiction d'être un objet de dérision, c'est même cela qui fait la supériorité du christianisme. Chaque insulte, chaque injure est un hommage rendu à la croix, qui reste et demeure notre faiblesse, notre blessure, notre scandale. Nous sommes catholiques, nous ne pouvons y échapper.

 

La semaine sainte commence demainhttp://2.bp.blogspot.com/_Yx9dYMp-Hj8/TUVYRoQsgBI/AAAAAAAABlI/LSAeqvR1Hx0/s640/Andres+Serrano%252C+Piss+Christ%252C+1987..jpg. L'occasion de rappeler que c'est nous qui crucifions le Christ tous les jours de notre vie, à chaque seconde. Que malgré nos prières, nos louanges comme le jour des Rameaux, nous continuons à le flageller par nos fautes. Cette photo est donc l'incarnation de ce que nous faisons vivre au Christ tous les jours. Face à cette question, plusieurs attitudes sont possibles.

 

Il y a ceux, parmi les catholiques, qui sont à peine touchés, ne se sentent pas concernés et qui considèrent qu'il ne faut rien dire, rien tenter, on risquerait de passer pour des méchants intégristes, de méchants catholiques ou qu'il faudrait ne rien faire, parce que stratégiquement ou médiatiquement parlant, ça serait plus intelligent. Le respect humain dans toute sa splendeur.

 

Il y a ceux, parmi les catholiques, qui sont touchés, qui voient leur foi bafouée, foulée aux pieds, et qui considèrent qu'on peut changer les choses. Qu'on peut se battre. Qu'on doit se battre. Oui, pourquoi pas, ne doit-on pas réagir à chaque fois que notre Dieu est injurié ? Mais n'est-ce pas une vision beaucoup trop matérialiste ou politique des choses ? (Parenthèse : inutile de dire que j'ai beaucoup plus de respect pour ces derniers que pour ceux qui considèrent qu'il ne faudrait pas choquer le bourgeois, et qui n'en sont même pas touchés, l'art contemporain pouvant tout justifier. Au moins ceux-là, malgré leurs défauts, ont-ils encore un peu le sens du sacré, montrent-ils qu'ils sont blessés par ces outrages)

 

Et il y a ceux, parmi les catholiques, qui souffrent de ce blasphème, profondément, personnellement, dans leur chair, mais qui savent également que ce soi-disant "artiste" n'y est pour rien. Ce sont eux qui ont mis ce crucifix dans cette urine, Serrano ne faisant que traduire en actes, ce qu'ils ont fait spirituellement par leurs péchés.

 

Interrogeons-nous brièvement : quelle est notre blessure par rapport à cette photo ? J'aimerais pouvoir dire que ma blessure est profonde à voir un tel objet de scandale. Que je me tais par douleur de savoir que c'est moi qui l'y ai mis. Mais si je suis honnête, la seule réponse à faire est que non, je ne suis aucunement lié à cela. Et pourtant, de la même façon qu'il y a une communion des saints, il y a également, en parallèle, une responsabilité collective des fautes. En conséquence, la vérité simple et unique est celle-ci : c'est moi qui l'ait fait. La question n'est donc pas s'il faut interrompre cette exposition immédiatement. La question est plutôt : à quel point vous reconnaissez-vous dans Andres Serrano ? N'est-ce pas moi, par mes fautes, qui ait mis le Christ dans ces excréments ? Ne suis-je pas Andres Serrano ?

 

Suis-je en train de justifier l'immobilisme ? Aucunement. Car les grandes douleurs sont muettes. Et se réfugient dans la prière. St Jean s'est-il précipité sur la croix pour détacher le Christ ? Non. Il est resté à contempler ce Christ malmené, défiguré, transpercé, outragé, violenté, injurié, humilié et sali. Dans le rite tridentin, le vendredi saint, le prêtre, durant l'office, découvre le bois de la croix en montant à l'autel et dit "Ecce lignum crucis" - "Voici le bois de la croix". Et il vient ensuite l'embrasser pieds nus. Mais l'on oublie (et c'est là tout le mérite du film la Passion de Mel Gibson que de le rappeler) que cette croix n'était pas propre et lisse mais pleine de sang, d'excrément, de crachat, de pus, de tout ce qui fait l'humain. Qu'elle est ce qu'il y a de pire dans l'ignominie, et la déchéance.

 

Et pourtant le Christ l'a portée, l'a soulevée, l'a embrassée, jusqu'à en mourir.

 

Alors, non, la seule réponse qui vaille est de suivre St Jean, de ne rien dire, de ne pas crier, de ne pas gesticuler, mais de prier face à l'exposition, en silence, sans gêner qui que ce soit, ni les visiteurs, ni les passants, en méditant sur ce Dieu que nous, et nous seuls, avons obligé à descendre du ciel pour se mêler à nos excréments.

 

Car cette urine dans laquelle est plongée le Christ, c'est évidemment la nôtre, mais c'est surtout la mienne.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 15 Février 2011

Ces instants de vérité partagée sont plus rares avec les hommes, qui ont plus de mal à se livrer. Quand ils surviennent toutefois, ils sont bouleversants. Il y a quelques jours, un homme d’affaires que je rencontrais pour la première fois m’a raconté une anecdote, qu’il a vécue de près.

Un groupe de ses amis avaient obtenu le privilège d’assister à la messe matinale avec Jean-Paul II. Attendant leur taxi pour s’y rendre, dans la jolie lumière caressante du matin romain, un clochard puant, un vieux SDF, s’approche d’eux. Après avoir échangé quelques paroles, ils lui disent qu’ils sont pressés car le pape les attend. « Alors demandez-lui de prier pour moi, car avant d’en être arrivé là, j’étais prêtre… » Troublés par cette révélation inattendue, les amis  promettent. Après la messe, le pape s’approche d’eux, ils se présentent et n’oublient pas leur promesse : ils recommandent le SDF à la prière du Saint-Père. Celui-ci les regarde et leur dit : « Allez le chercher. » Les amis sont interloqués… « Quoi, maintenant ? » Le pape se fait insistant. « Allez le chercher. Tout de suite. »

Les voilà repartis dans les rues de Rome. La chance leur sourit et ils retrouvent le pauvre homme, assis sur son trottoir. Ils le convainquent de les suivre. Arrivé au Vatican, le pape prend le vieil homme par le bras et l’entraîne un peu plus loin. Les amis regardent la scène, intrigués. Et voilà que Jean-Paul II s’agenouille devant le clochard… et se confesse à lui ! Celui-ci était entré en mendiant, il est sorti en prêtre, restauré dans ses fonctions par le geste plein d’humilité du pape.

Assis à cette table, dans ce restaurant pour déjeuners d’affaires, l’homme qui me raconte cela se met à pleurer.

J’en pleure encore.

 

L'auteur de ce billet, que vous pourrez retrouver sur ce blog, est Thierry Bizot, dont on pourra écouter la surprenante conversion ci-dessous.

 

 


Thierry Bizot : "Catholique anonyme"

 

 

Il a raconté son histoire dans son livre "Catholique Anonyme" qui évoque essentiellement son parcours dans la catéchèse. Or cet ouvrage a été repris par sa propre épouse dans le film "Qui a envie d'être aimé" sorti dans les salles la semaine dernière, et que j'ai vu. J'avoue avoir été touché par la délicatesse de ce film, qui essaye de montrer en quoi une conversion peut changer toute la vie, en devenant le sel de l'existence, sans que l'on sente pour autant la très sainte Trinité à l'oeuvre. Et c'est là toute la justesse de ce film, qui parlera peut-être davantage à des non-croyants qu'à des croyants qui n'y retrouveront pas leur vécu ou leur lecture du livre, car il montre comment progressivement, par petites touches, la personne finit par changer profondément sans pour autant, à aucun moment, se transformer radicalement. Car Dieu n'est pas seulement dans la belle liturgie tridentine, mais aussi et surtout dans les petits gestes de la vie quotidienne.

 

"A Nazareth, il n’y a pas d’extase, pas de grands élans mystiques, mais la simplicité de la vie avec Dieu. Etre saint ce n’est pas faire de grandes choses, mais faire avec amour toutes choses grandes ou petites, ramasser une épingle par amour, ça peut sauver le monde." disait Ste Thérèse de l'Enfant Jesus

 

Tout simplement.


 


QUI A ENVIE D'ÊTRE AIMÉ : BANDE-ANNONCE HD

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Rédigé par Polydamas

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