Articles avec #pro-vie tag

Publié le 7 Février 2008

Il semblerait que cette décision soit historique (Edit: tout du moins pour les parents dont les enfants sont décédés en fausse couche).

Je ne m'avancerais pas sur la portée de cette décision, je laisse ce soin à plus calé que moi en droit.
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 4 Février 2008


JUNO
C’est l’histoire d’une jeune fille de 16 ans, Juno, qui tombe enceinte à la suite d’un rendez-vous amoureux avec son meilleur ami. Elle pense à l’avortement mais hésite après en avoir parlé avec un conseiller pro-vie. Juno choisit finalement la vie, et de donner son bébé à un jeune couple qui ne peut avoir d’enfants.
Une fois n'est pas coutume, c'est un film pro-vie qui sort sur nos écrans à partir de Mercredi. Juno s'est rapidement taillé une petite réputation aux USA, où il a été sélectionné trois fois pour les Golden Globes.
 
Il s'agit probablement de la traduction cinématographique d'un sentiment pro-life de plus en plus présent outre-atlantique (pour rappel, la March for Life a réuni, au bas mot, à Washington, 200 000 personnes). C'est ce que confirme ce bon article de Liberté Politique, insistant sur l'aspect dévastateur de l'avortement qui, je le rappelle, n'est pas limité à la même durée dans tous les états américains.

Il est intéressant de parcourir le commentaire de la scénariste, ancienne strip-teaseuse, donc, a priori, pas susceptible d'être issue des rangs des plus déchainés des pro-life :
"C'est un sujet brûlant. On peut considérer qu'il s'agit d'un hymne à la vie qui milite contre l'avortement, ou bien on peut le voir comme un film sur une jeune fille libérée qui prend une décision pour préserver sa liberté".
Malgré l'arrêt Roe VS Wade, elle considère donc toujours que ce sujet est brûlant. Comme quoi, ce n'est pas parce que la loi est passée que les choses sont finies pour autant. Loin de là.

Même si ce n'est certainement pas le film du siècle (quoique les critiques de nos chers journaux bobos n'ont pas l'air complétement hostiles), j'ai la faible impression qu'on n'entendra pas parler de ce film en France. A noter que Juno est réalisé par Jason Reitman, connu pour avoir dirigé l'excellent, le mordant Thank you for Smoking....

PS: Critique plutôt positive du quotidien de référence, qui évoque également le parcours de la scénariste.

PS 2: Chaque journal que j'ai pu parcourir en fait un compte-rendu élogieux. J'avoue que de la part de la presse française, j'en suis le premier surpris. A voir donc.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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Publié le 30 Janvier 2008

J'ai été touché par ce texte qui, même si il a été écrit par quelqu'un qui se déclare toujours pro-choice, décrit extrêmement bien le choc de l'avortement. Et à côté de cette douleur, ce qui peut se passer à la Société Générale, on s'en fout pas mal.

Texte publié initialement chez Ladiesroom.

(...)

C’est mon bébé, je ne l’ai pas tué, je suis enceinte de 5 mois et maintenant c’est fini, je ne peux plus avorter, personne ne va me dire de tuer mon bébé. Et puis tout retombe d’un coup, parce que chéri, en moins de trois secondes, est sur Internet, pour voir quels pays pratiquent l’avortement à plus de cinq mois. Je le déteste.

(...)

Et je reviens dans l’hôtel, je me cache dans un des salons. Je vois tout le monde courir en bas pour me chercher dans la rue. Mon copain me trouve, il me gueule dessus. Qu’est-ce que je peux être gamine parfois qu’il me dit. J’ai dormi avec lui ce soir-là, et avec sa mère aussi, parce qu’elle ne connaît pas la mienne et veut rester avec son fils. Si seulement elles avaient su, toutes les deux, à quel point cette nuit-là j’aurais voulu pouvoir pleurer librement. Alors je pleure quand même, mais en silence, la main sur mon ventre, en chuchotant à mon bébé que tout ira bien.

(....)

Parce que je me rends compte que c’est dans la clinique de la mort que je me trouve. Où on ne tue pas que des bébés, mais aussi le dernier soupçon de bonheur que peuvent avoir toutes ces filles de mon âge. Qui pleurent elles aussi, avec une cigarette dans la main elles aussi, avec leurs parents stoïques à côté elles aussi. On me donne des cachets pour provoquer des contractions, je ne les prends pas. Je les recrache discrètement. Si je dois tuer mon bébé pour eux, au moins je ne les y aiderai pas.

(...)

On me dit que je peux, mais vite alors. Je cours dehors, je pleure, je supplie, je ne peux pas faire ça. Je le sens bouger, je veux rentrer à la maison, je trouverai un moyen. “C’est rater ta vie que tu veux ? Tu retournes là-bas et plus vite que ça”, qu’elle me dit. Je vois trouble, j’ai trop pleuré. Je regarde autour de moi. Personne ne me regarde, tout le monde pleure ici de toute façon. Alors j’y retoune, en tremblant, en serrant mon ventre aussi. On me fait me lever, on m’emmène au bloc. On me dit d’écarter les jambes, de compter jusqu’à trois.

Je me réveille. Je regarde mon ventre. Où est-ce qu’ils ont mis mon bébé? Il est où?

(....)

Mais je crois que le pire ce fût deux semaines plus tard, chez ma mère, dans la voiture. Qui me dit “Hier au marché, j’ai vu un nouveau-né. Et tu sais, même pour moi c’est dur de ne pas y penser”. Elle n’aurait pas été ma mère, je l’aurais tuée.

Trois ans plus tard, elle ne pleure plus. Mais moi, je ne peux toujours pas voir un nouveau-né sans penser au mien, qui ne naîtra jamais.

 
Edit:  A la demande de l'auteur, qui ne souhaitait pas voir son texte publié ici dans son intégralité, j'ai conservé les passages qui me semblaient les plus intéressants.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Pro-vie

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