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Publié le 18 Décembre 2006


Regardez cette vidéo: elle va bientôt circuler sous le manteau.



Pourquoi cette vidéo vaut-elle chère?

Tout simplement parcequ'en la diffusant, sauf erreur, je risque six mois d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

Le législateur, n'étant plus à ça prés, n'a pas hésité à voter le 18 Novembre dernier, l'article suivant (n°69, sur cette page) :

"Art. L. 114-18.  Toute personne qui, par quelque moyen que ce soit, incite les assujettis à refuser de se conformer aux prescriptions de la législation de sécurité sociale, et notamment de s'affilier à un organisme de sécurité sociale, ou de payer les cotisations et contributions dues, est punie d'un emprisonnement de six mois et d'une amende de 15 000 € ou de l'une de ces deux peines seulement."

Pourtant, quel mal y a-t-il à reconnaître que notre sécu est complétement inefficace et à sanctionner , comme il se doit, nos politiques incapables de faire les réformes qui s'imposent, en allant voir ailleurs ? Ne sommes-nous pas dans un pays de liberté ?

Naïvement, je croyais. Je ne suis pas sûr, je parle sous le contrôle des juristes, que la France pourrait tenir ce discours plus de cinq minutes devant la cour européenne des droits de l'homme.

Etant trés français dans l'âme, j'ai du mal à m'empêcher de la diffuser, et je ne saurais trop vous encourager à souscrire à une autre assurance que notre sécurité sociale française, chose que j'ai l'intention de faire dés que je me serais penché sur ce problème...

Vous aurez d'ailleurs remarqué qu'il est parfaitement légal de quitter la Sécu, à l'instar de Johnny qui part s'installer en Suisse.

Il est juste interdit d'en parler.

J'adore.

Comme toujours, en interdisant la transmission de cette info, ils ont trouvé le meilleur moyen pour qu'on en parle, que le débat ait lieu, et au final, favoriser la compétition entre les différentes assurances. Décidément les députés n'ont pas peur du ridicule....

En espérant que cette histoire ne devienne pas comme celle-ci. Mais dans ce cas-là, il faut sanctionner France 5, etc. Si d'ailleurs un aimable professionnel de notre droit, pouvait dire ce qu'il pense de cette histoire, ça serait intéressant.

Via Harald

Edit : A lire également sa mise à jour éclairante.
 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 3 Décembre 2006

J'avoue, l'exercice est facile, et ne reflète pas les véritables oppositions de fond entre les deux stars des présidentielles. Néanmoins, à voir la frappante similitude entre ces discours, Bayrou a du soucis à se faire.....

Lui : "remettre la société française en mouvement"
Elle : "remettre la société en mouvement"

Lui : "faire de la France le pays où tout peut devenir possible"
Elle : "avec vous, tout est possible"

Lui : "s'ouvrir à des idées nouvelles"
Elle : "n'ayons pas peur des idées neuves"

Lui : "Je n'appartiens a aucun clan, je ne suis pas un ideologue"
Elle : "On ne doit pas être sclérosés et enfermés dans des réferents idéologiques"

Lui : "Des valeurs essentielles semblent s'estomper: celle du respect [...], celle du travail."
Elle : "Je veux construire avec vous la Republique du respect [...]. Il faut rehabiliter la valeur du tra­vail."

Lui : "Pourquoi interdire aux Francais d'essayer ce qui a réussi ailleurs ?"
Elle : "On dirige bien un pays si l'on est capable aussi de regarder ce qui marche a l'extérieur. Et de l'essayer."

Lui : "Il n'est de fermeté possible que si elle est juste"
Elle : "Il faut être ferme et juste"

Lui : "Certaines families peuvent s'emanciper de la carte scolaire en faisant le choix du privé, en s'installant dans des quartiers huppés [...]. Il faut donner le libre choix par les parents de l'etablissement scolaire de leur enfant."
Elle : "Je ne voix pas pourquoi une forme de libre choix qui est bon pour certains ne serait pas bon pour toutes les familles"

Lui : "La réforme des 35 heures doit reposer sur un principe, le libre choix, en permettant à ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner davantage"
Elle : "Il y a des salariés qui ont envie de travailler plus, et cette liberté-là doit leur être donnée"

Et je ne peux m'empêcher de citer le Pen: "Sarkozy est un faux homme de droite qui veut toujours faire plaisir à la gauche, et Mme Royal est une fausse femme de gauche qui se prend pour un sergent des Marines américains"."

Via le Point et le Salon Beige.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 9 Novembre 2006



Je ne comprends pas bien ce que l'on reproche à Bruno Gollnisch. Il est jugé pour avoir tenu le propos suivant:
"Je reconnais les millions de morts du drame de la déportation et de l’univers concentrationnaire. […] S’agissant toutefois, au cas par cas, des modalités et de l’étendue de ce drame, je m’en remets au jugement des historiens spécialistes, dont les discussions devraient être libres, et non sous la menace d’une loi d’inspiration communiste, la loi dite loi Gayssot, dont le but était de faire oublier les crimes soviétiques. […] En effet, s’agissant du massacre de 11 000 officiers polonais à Katyń, assassinés d’une balle dans la nuque, il n’y a plus un historien sérieux qui adhère intégralement aux actes du procès de Nuremberg depuis que l’on sait que ce crime, mis sur le compte des Allemands, était à mettre sur celui des Soviétiques. Disant cela, je ne cherche pas à minimiser les crimes du régime national-socialiste, pour lequel je n’ai jamais eu la moindre sympathie".

Si mes souvenirs sont exacts, un groupe d'historien avait réclamé, au moment de la loi Taubira, puis sur le génocide arménien, l'abrogation de toutes les lois mémorielles, dont la loi Gayssot. Pourtant, ces grands noms, parmi lesquels on trouve ceux d'Elisabeth Badinter, de Pierre Nora, de Pierre Milza, de René Rémond, d'Alain Decaux, de Jacques Julliard, et même celui de Pierre Vidal Naquet, qu'on peut trés difficilement classer à droite, avaient osé affirmer:
""l’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique."

Or le procureur de la République, au moment du procès de Gollnisch, n'a pas hésité à dire:
"quand Bruno Gollnisch affirme qu'il reconnaît l'existence des chambres à gaz, mais qu'il n'est pas un spécialiste et qu'il appartient aux historiens d'en débattre, il exprime un doute. C'est une insinuation, une forme déguisée, dubitative qui crée le doute. C'est dans ce sens que je crois que M. Gollnisch a passé la ligne jaune, qu'il a commis une faute, qu'il a dérapé"

Que je sache, le groupe d'historiens cité plus haut n'a pas été traduit devant les tribunaux, ni soumis à la vindicte populaire. Or les propos de ces éminents historiens sont exactement synonymes de ceux de Gollnisch ou alors je ne comprends pas le français, option hatuement improbable, mais fort toute possible, je ne le nie pas.

En outre, l'avocat des parties civiles a retiré sa plainte en réclamant que Gollnisch reconnaisse la phrase suivante: "l'extermination organisée des juifs d'Europe par le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale constitue un crime contre l'humanité non contestable perpétré notamment par l'utilisation des chambres à gaz." Propos que que le n°2 du FN a accepté, tout en le qualifiant "d'enfonçage de portes ouvertes."

Donc, si les parties civiles se désistent (on commence à en avoir l'habitude, déjà, avec Villiers, c'était le cas...) et que Gollnisch ne fait que tenir des propos similaires à nombre d'historiens illustres, que lui reproche-t-on exactement?

Je crois bien que la seule chose que l'on reproche à Gollnisch est d'être ouvertement d'extrême-droite. C'est ça qui pose problème, plutôt que ses propos sur la Shoah.

Mais est-ce une véritable démocratie que celle où l'on ne juge qu'à la tête du client ? Ne serait-ce pas plutôt une forme de dictature larvée ou de tyrannie médiatique alliée à une désinformation perverse? Le délit de sale gueule ou plutôt d'opinion mal-pensante, peut valoir aujourd'hui une convocation devant les tribunaux, alors que nombre d'actes délictueux ne sont pas reprimandés en bas de nos immeubles.

Cependant, ces aberrations successives n'ont pas empêché la suspension de Gollnisch pour 5 ans de Lyon III.

Tyrannie, quand tu nous tiens....

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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