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Publié le 27 Février 2007


Via le forum des PF, ce texte lumineux de Philippe Muray, auteur qui gagnerait à être plus connu. Décédé il y a un an, il a laissé un texte qui n'a rien perdu de son actualité.

LE SOURIRE À VISAGE HUMAIN

Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d’otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C’est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux, chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s’est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d’un arbre.

On tourne autour, on cherche derrière, il n’y a plus personne, il n’y a jamais eu personne. Il n’y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, autosuffisant, autosatisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.

C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien.

C’est un sourire tutélaire et symbiotique. Un sourire en forme de giron. C’est le sourire de toutes les mères et la Mère de tous les sourires.

Quiconque y a été sensible une seule fois ne sera plus jamais pareil à lui-même.

Comment dresser le portrait d’un sourire ? Comment tirer le portrait d’un sourire, surtout quand il vous flanque une peur bleue ? Comment faire le portrait d’un sourire qui vous fait mal partout chaque fois que vous l’entrevoyez, mal aux gencives, mal aux cheveux, aux dents et aux doigts de pieds, en tout cas aux miens ?

Comment parler d’un sourire de bois que je n’aimerais pas rencontrer au coin d’un bois par une nuit sans lune ?

Comment chanter ce sourire seul, sans les maxillaires qui devraient aller avec, ni les yeux qui plissent, ni les joues ni rien, ce sourire à part et souverain, aussi sourd qu’aveugle mais à haut potentiel présidentiel et qui dispose d’un socle électoral particulièrement solide comme cela n’a pas échappé aux commentateurs qui ne laissent jamais rien échapper de ce qu’ils croient être capables de commenter ?

C’est un sourire qui a déjà écrasé bien des ennemis du genre humain sous son talon de fer (le talon de fer d’un sourire ? la métaphore est éprouvante, j’en conviens, mais la chose ne l’est pas moins) : le bizutage par exemple, et le racket à l’école. Ainsi que l’utilisation marchande et dégradante du corps féminin dans la publicité.

Il a libéré le Poitou-Charentes en l’arrachant aux mains des Barbares. Il a lutté contre la pornographie à la télé ou contre le string au lycée. Et pour la cause des femmes. En reprenant cette question par le petit bout du biberon, ce qui était d’ailleurs la seule manière rationnelle de la reprendre ; et de la conclure par son commencement qui est aussi sa fin.

On lui doit également la défense de l’appellation d’origine du chabichou et du label des vaches parthenaises. Ainsi que la loi sur l’autorité parentale, le livret de paternité et le congé du même nom. Sans oublier la réforme de l’accouchement sous X, la défense des services publics de proximité et des écoles rurales, la mise en place d’un numéro SOS Violences et la promotion de structures-passerelles entre crèche et maternelle.

C’est un sourire près de chez vous, un sourire qui n’hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens. Vous pouvez aussi bien le retrouver, un jour ou l’autre, dans la cour de votre immeuble, en train de traquer de son rayon bleu des encoignures suspectes de vie quotidienne et de balayer des résidus de stéréotypes sexistes, de poncifs machistes ou de clichés anti-féministes. C’est un sourire qui parle tout seul. En tendant l’oreille, vous percevez la rumeur sourde qui en émane et répète sans se lasser : « Formation, éducation, culture, aménagement du territoire, émancipation, protection, développement durable, agriculture, forums participatifs, maternité, imaginer Poitou-Charentes autrement, imaginer la France autrement, imaginer autrement autrement. »

Apprenez cela par cœur, je vous en prie, vous gagnerez du temps.

Je souris partout est le slogan caché de ce sourire et aussi son programme de gouvernement. C’est un sourire de nettoyage et d’épuration. Il se dévoue pour en terminer avec le Jugement Terminal. Il prend tout sur lui, christiquement ou plutôt ségolènement. C’est le Dalaï Mama du III e millénaire. L’Axe du Bien lui passe par le travers des commissures. Le bien ordinaire comme le Souverain Bien. C’est un sourire de lessivage et de rinçage. Et de rédemption. Ce n’est pas le sourire du Bien, c’est le sourire de l’abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal, de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos événements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. C’est le sourire que l’époque attendait, et qui dépasse haut la dent l’opposition de la droite et de la gauche, aussi bien que les hauts et les bas de l’ancienne politique.

Un sourire a-t-il d’ailleurs un haut et un bas ? Ce ne serait pas démocratique. Pas davantage que la hiérarchie du paradis et de l’enfer. C’est un sourire qui en finit avec ces vieilles divisions et qui vous aidera à en finir aussi. De futiles observateurs lui prédisent les ors de l’Élysée ou au moins les dorures de Matignon alors que l’affaire se situe bien au-delà encore, dans un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde, et les anciens déchirements de la société emballés dans des kilomètres de layette inusable.

Quant à la part maudite, elle aura le droit de s’exprimer, bien sûr, mais seulement aux heures de récréation. Car c’est un sourire qui sait, même s’il ne le sait pas, que l’humanité est parvenue à un stade si grave, si terrible de son évolution qu’on ne peut plus rien faire pour elle sinon la renvoyer globalement et définitivement à la maternelle.

C’est un sourire de salut public, comme il y a des gouvernements du même nom.

C’est évidemment le contraire d’un rire. Ce sourire-là n’a jamais ri et ne rira jamais, il n’est pas là pour ça. Ce n’est pas le sourire de la joie, c’est celui qui se lève après la fin du deuil de tout.

Les thanatopracteurs l’imitent très bien quand ils font la toilette d’un cher disparu.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 9 Février 2007


Ça vient du coeur, c'est spontané, vivifiant...

C'est l'une des réactions à la nouvelle du jour. Vous ne l'imaginiez même pas dans vos pires cauchemars, le parti socialiste l'a fait.

Que se passe-t-il ?

Trés simple: le PS a décidé de taxer tous les Français.

Je dis bien TOUS.

Même si vous êtes à l'étranger, peinard, sans lien avec la mère patrie, l'état socialiste viendra vous chercher noise. Si vous avez un passeport français, vous serez redevable de cette "contribution" où que vous soyez! Vous comprenez donc quelle peut être la colère de certains expatriés, qui paye déjà leurs impôts dans leur pays d'accueil!

Il faut lire, à la suite de l'article de Libération, quelques unes des 660 réactions à l'heure où j'écris. Je n'ai jamais vu cela à la suite d'un article de Libé.

Et en plus, c'est DSK qui propose cette mesure dans un rapport sur la fiscalité, qu'il a remis à Ségolène aujourd'hui même. Rapport qui ressemble fortement à un cadeau empoisonné, tant cette mesure apparaît imbécile et impossible à mettre en oeuvre. C'est

Ce sont ces lignes qui font scandale:

Il n’est plus acceptable que des citoyens français parviennent à échapper à l’impôt en s’installant hors de France. Nous proposons de définir une contribution citoyenne qui sera payée en fonction de ses capacités contributives par tout Français établi à l’étranger et ne payant pas d’impôt en France. C’est une voie analogue qu’ont notamment empruntée la Suisse et
les Etats-Unis.

En attendant la décision de Royal sur cette mesure, dimanche, faisons nous plaisir avec quelques réactions des lecteurs de Libé:

échange passeport français ayant beaucoup voyagé, bon état général, contre passeport de n'importe quelle nationalité Européenne (même Britannique). Raison: C'est le pompon qui fait déborder le vase

Quand je lis DSK parler de "français qui n'en n'ont que le nom", quand je lis tous les crétins venir ici insulter les français partis travailler à l'étranger, j'ai envie de vomir. Faire des français de première et seconde catégorie et venir nous parler de démocratie, de justice sociale ???? Est-ce que les français qui ne payent pas d'impôts sont encore français à vos yeux? Ce n'est même pas par rapport à cet impôt totalitaire, c'est cette réaction de haine raciste que je lis ici, cette haine viscérale pour l'autre, celui qui cherche une vie meilleure. Pauvre France, pauvre gauche...

Je propose ironiquement de taxer : - les morts - les extraterrestres - les hommes et femmes ayant couché avec un ou une français(e) - les gens qui parlent français - les étrangers qui font des donations à des fondations qui permettent d'entretenir certains monuments français (Versaille par exemple - tous ceux qui ont envie d'être taxés par la france...

ça alors
consternation ! j'ai un fils de 23 ans, bac+2 . rien ne lui a été proposé en France. parti en Irlande il y a plus de 2 ans , ce n'est pas pour planqué du fric mais pour vivre très simplmement de son travail, il aime la France et il paye ses impots sur son lieu de résidence. Arretez nos élites elles sont devenus folles

Le seul bon coté de l'histoire...
... c'est que ceux qui trouvaient DSK plus compétant que Ségolène vont etre un peu calmés

prends mon passeport dans ta gueule
ces improductifs socialistes me font marrer. être à ce point détaché de la réalité est incroyable. vous voulez me faire payer un impôt "en raison de ma nationalité" ? cela s'appèle une discrimination. il faut un peu réfléchir avant de dire n'importe quoi. au fait, comment comptent-ils percevoir l'impôt? on va venir me chercher à l'étranger? je me suis déjà barré de france, et si ce projet débilissime était entériné, jerenverrai mon passeport à dsk, sans problème et si vous saviez comme j'emmerde ceux qui voudraient percevoir les impôts que je paierais si jje vivais en France..


Tout cela a un petit côté jouissif, dont il serait mesquin de se priver!

N'hésitez pas à mettre ici les meilleures réactions, de Libé ou d'ailleurs, qu'on rigole...

 

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 18 Janvier 2007

Notre cher ministre de l'Intérieur, ces derniers temps, m'a favorablement impressionné dans son début de campagne et la maîtrise dont il fait preuve.

***

Non seulement à cause de son congrés aux dimensions pharaoniques mais aussi et surtout, pour avoir osé rompre avec le laïcisme ambiant, en n'hésitant pas à faire référence à certaines références les plus heureuses de notre histoire. Il y annonce son besoin de spiritualité, et rappelle les racines ancestrales françaises. Ça faisait longtemps qu'un homme politique, hormis l'extrême droite ne l'avait plus évoqué.

On ne remarquera pas l'absence de politique familiale, ou même sa référence à Simone Veil et les 300 000 avortements (chiffre complètement fantaisiste) de 1975, permettant à l'orateur de ratisser large. On ne lui en tiendra pas trop grande rigueur, c'est le but de l'exercice. Dire tout et son contraire, ça permet d'engranger à moindre frais. Il a réussi, du même coup, à faire l'unité de son camp, Villepin s'étant calmé. Celui-ci affiche l'union, sachant trés bien que personne, à droite, n'accepterait qu'il affirmasse le contraire, même si on sent bien qu'il en a furieusement envie.

Entre son discours et le début de sa campagne au Mont St Michel, endroit symbolique s'il en est (surtout pour ce blog), Sarkozy a marqué les esprits, et selon tous les commentateurs, conserve une longueur d'avance sur la gauche, qui ne sait sous quel angle l'attaquer. Il leur prend toutes leurs références, même quand il se plante (le monopole du coeur), se revendique des mânes de Jaurès, bref, occupe l'espace, tandis que Ségo s'embourbe dans des querelles pichrocolines, dont seul le parti socialiste a le secret.

Car Segolène, pendant ce temps, remet Hollande en place. Entre ces deux là, le seul lien qui existe encore est celui qui peut unir deux parents divorcés avec enfants, ça n'a plus grand rapport avec l'amour qu'il convient d'avoir pour la personne qui vous a fait l'honneur de partager votre vie. Le premier secrétaire vit cette dépendance d'autant plus mal qu'il est complétement dépendant d'elle pour avoir un poste dans le prochain gouvernement. Preuve en est que si cet imbécile de Montebourg a pu se permettre cette pique, c'est bien parce qu'il sait que François Hollande vit désormais avec Anne Hidalgo, une élue socialiste parisienne, avec qui il a d'ailleurs un enfant, si vous voulez vraiment tout savoir...

En outre, il faut noter les réactions diverses et variées, telles celle de Badinter, qui a affirmé dans une interview à Apathie, la chose suivante, dont on notera la méthode Coué revendiquée.

"Ségolène Royal sera élue, j'en suis convaincu." Oh certes, "Nicolas Sarkozy lui est supérieur, sur les idées, l'expression."

"L'alternance, vous n'y pouvez rien, les Français veulent changer. Et puis, c'est une femme. C'est un autre changement. Ce sont deux tendances de fond qui favorisent Ségolène."

C'est à mon sens, bien mal connaître les Français, que de croire, qu'en vertu des changements politiques que l'on connait depuis 1981, il faudrait que tous les travaux d'une mandature soient démolis la suivante. C'est un argument des plus artificiels, qui ne tient pas compte du ras le bol envers les mesures préhistoriques que certains semblent encore vouloir appliquer.

Voilà toute une série d'arguments, en plus de penser à la fureur des gauchistes, qui ne me voyait pas fondamentalement hostile à voter Sarkozy, lors d'un second tour qui opposerait celui-ci à Marie-Ségolène.

Il n'empêche.

Il y a un mais.

C'est peut-être pour ces incapables de socialistes que mon vote va aller...

***

J'ai bien dit peut-être.

En effet, Sarkozy n'a pas cessé de faire preuve de sa rouerie, avec l'affaire des voitures brûlées, dont il a fait minorer le chiffre de moitié afin de montrer les résultats exemplaires de sa politique. Vous comprendrez que pour une ancienne victime de ces salopards, ce camouflage ait du mal à passer. Cet autre fait divers, arrivé le jour même à Bordeaux, laisse songeur sur l'incapacité des médias à faire part de certaines nouvelles qui pourraient perturber certains en haut lieu.

Et pourtant, pour ma part, ce n'est pas le plus grave.

Tout d'abord, force est de constater que chacun, à droite comme à gauche, se mobilise à l'approche de cette échéance, ce qui veut dire, l'effet du vote utile jouant à plein, que je pense que le Pen n'arrivera pas au second tour, à mon grand regret, et ce, même si le vote le Pen s'est banalisé à tel point que des cités entières pourraient voter pour lui.

Cependant, des sources, informées et haut placées, laissent prévoir que le Pen n'aura pas ses signatures, les élus susceptibles de lui accorder leurs parrainages faisant l'objet de pressions de toute sorte, qui ne sont rien d'autre que scandaleuses, dans une démocratie digne de ce nom. Ces menaces proviennent directement de leur parti, ou des conseils généraux qui organisent un chantage avec les subventions, dont ces élus de terrrain pourraient avoir besoin. A moins d'une aide du parti socialiste de dernière minute, il semblerait donc que le Pen ne puisse pas se présenter, ce genre de méthodes rappellant furieusement le trucage sur les chiffres des voitures incendiées. Inutile de dire que l'absence du candidat d'extrême droite ne serait rien d'autre que du foutage de gueule démocratique, et un hold-up en bonne et due forme.

Dans cette situation, il paraîtrait que Sarkozy, pour éviter de se mettre les électeurs du FN à dos, négocierait une participation de Marine le Pen au gouvernement. Chose qui m'apparaît des plus fantaisistes, et ce, même si la source est des plus sérieuses (non, je ne la dévoilerais pas). En effet,  je suis convaincu que le FN aurait tout à perdre d'une participation au gouvernement où seul un strapontin lui serait accordé. C'est de cette manière que Mitterand avait liquidé les communistes, il serait plus que dangereux d'y aller sans avoir tous les paramètres en main. C'est le meilleur moyen d'échouer (merci Sun Tsu). J'avoue que je ne porte pas crédit à cette hypothèse une seule seconde, la présence du FN au gouvernement obligeant Sakozy à faire face, dés les premiers instants, à des manifestations monstres de la part des bien-pensants, qu'on a déjà vu à l'oeuvre lors d'un certain entre deux tours.

A l'exception d'une consigne de vote pour Villiers, que je me refuse, pour le moment, à exécuter, eu égard au comportement plus que douteux de Guillaume Peltier à l'égard de son ancienne famille, je ne vois aucun argument dirimant, de voter pour le candidat qui a le plus de chance de faire tomber celui que j'estime responsable de l'absence de le Pen au second tour: Nicolas Sarkozy.

Que l'on ne vienne pas me parler d'intérêt national, afin d'empêcher la gauche d'arriver au pouvoir. La droite obéit à la gauche, ainsi qu'aux décrets moralisants des médias, ou des associations spécialisées dans les coups de force médiatiques. La droite n'est pas fichue, au niveau national, d'afficher un tant soit peu d'indépendance d'esprit autrement qu'en off, par rapport à ce système qui n'est rien d'autre que stalinien. Certains politiques de droite n'hésitent pas à nous renier dés qu'ils sont accusés de nous avoir serrés la main. Et j'avoue que je suis lassé de ces hypocrisies successives, de ces trahisons sans nombres.

N'attendez pas de ma part une quelconque indulgence envers ces moutons que sont les politiques de droite. Ils ne cherchent qu'à rester en place en bafouant les règles de la politesse la plus élémentaire.
N'attendez pas de grandeur d'âme de ma part, elle n'a pas sa place dans une élection où se joue le poste suprême.
N'attendez pas que je pense à la France lorsque l'on voit ce que ce sentiment a donné en 40.
N'attendez pas de générosité de ma part. Elle n'a pas lieu d'être. Ces grands stratèges empêchent le débat démocratique avec des manières on ne peut plus détestables, qu'il ne s'attende pas à ce que je me laisse faire sans réagir.
N'attendez pas de solidarité avec mes amis de droite (oui, j'en ai aussi), quand, malgré l'amitié que j'ai pour eux, leurs représentants passent leur temps à me cracher à la figure.

A tous les gauchistes qui pourraient se réjouir de ce choix (possible), je leur dirais que j'utilise leur candidate pour obliger la droite, sans autres solutions pour arriver au pouvoir, à assumer, et à faire alliance avec le FN. Car qu'ils le veulent ou non, je suis convaincu que la France est un pays majoritairement à droite, et qu'il ne tient qu'à la droite réconciliée de réduire vos positions à néant. Ce n'est pas parcequ'ils ont gagné une bataille qu'ils ont gagné la guerre.

Il est évident que je ne représente pas la droite nationale et que mon avis a peu de poids.  Mais ce sentiment existe. Alors que je peux tout à fait envisager, dans une élection "normale", de faire enrager les gauchistes, en votant pour Sarkozy, lors d'un second tour, autant dans une élection sans le Pen, je n'aurai pas de scrupules à voter pour ses adversaires. On dit souvent que durant la présidentielle, on ne vote par POUR un projet, mais plutôt CONTRE quelqu'un. Et bien, c'est exactement mon cas. La droite n'a pas d'égards envers le candidat que j'ai choisi, il est donc normal que je n'en ai pas le moindre pour le sien, et qu'à la limite, je milite contre lui. Il y en a marre que l'extrême droite passe pour les dindons de la farce à chaque élection. Ce sont les seules personnes, dans ce pays, qu'il est de bon ton d'humilier à longueur de temps.

Et si la gauche passe, je pense me barrer de ce pays, à plus ou moins long terme, n'en déplaise à cet abruti de Montebourg.

***

Je n'ai pas encore arrêté ma décision définitive, en cas d'absence de le Pen. Mais parceque la droite refuse d'affronter le politiquement correct, n'a pas la décence et le courage de FAIRE FACE, je ne vois aucun inconvénient majeur à lui barrer la route en cas d'absence de le Pen au premier tour.
 

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Rédigé par Polydamas

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