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Publié le 21 Avril 2007



Trouvé, sur Albator, cet article. La vidéo qui accompagnait ce billet à l'origine a été supprimée...

Il y a plus de dix ans, alors que j'étais en reportage dans le nord de la France, j'ai interviewé une famille française d'origine maghrébine dont le père, la mère et les deux filles, m’ont soudain affirmés qu’ils voteraient à l’avenir pour le Front national. Je me souviens de notre discussion comme si elle datait d’hier. Nous étions réunis dans leur salon (banquettes, tapis, gros coussins avec thé et sodas servis sur une petite table) et mes questions tournaient autour de l’incertain retour au pays, ce mirage poursuivi par des milliers de franco-maghrébins de la première génération et dont, à l’époque, il ne restait déjà plus grand-chose.

 

« On est d’ici maintenant. Rentrer au bled, c’est fini. On est tellement français, qu’on va voter Le Pen », m’a dit la mère dans un français laborieux. Elle parlait fort avec de grands gestes, approuvé sans la moindre once de gêne par son époux et sa progéniture. « Les seuls qui sont venus taper à notre porte sont les gens du Front national. Pour les autres, on n’existe pas », a surenchéri l’aînée, consciente de mon trouble.

 

De retour à Paris, je me souviens que de nombreux confrères et amis n’avaient pas voulu me croire. La chose (des Maghrébins votant Le Pen ( !) ) leur paraissait impossible ou relevant d’une plaisanterie de mauvais goût. Moi-même, j’ai vite mis de côté cette anecdote et j’avais tort. Erreur professionnelle... La percée du Front national au sein de la population française d’origine étrangère n’était pas une fiction et j’aurais été inspiré d’orienter mon enquête là-dessus.

 

Depuis, rares sont ceux qui contestent l’influence grandissante du FN chez les minorités visibles comme en témoigne la visite hautement symbolique de Jean-Marie Le Pen sur la dalle d’Argenteuil. On se souvient aussi de l’affiche électorale de ce parti qui représentait une Beurette incitant à voter FN et on serait sot de négliger l’impact du soutien apporté à Le Pen par Dieudonné et l’écrivain Alain Soral. Aujourd’hui, à Sarcelles ou dans les quartiers nord de Marseille, le patron de l’extrême-droite française peut désormais compter sur quelques dizaines de milliers de bulletins de vote supplémentaires, ce qui n’incite guère à l’optimisme pour le résultat du 22 avril prochain. Que s’est-il donc passé pour que l’on en arrive à cette situation ?

 

Il y a d’abord un premier constat. Les principales victimes de l’insécurité entretenue par les voyous qui sèment la terreur dans les quartiers, sont leurs voisins qui partagent, le plus souvent, la même origine qu’eux.

 

Et c’est sur cela qu’a (bien) joué la propagande du Front national. « Les militants du FN nous expliquent qu’on n’a rien à craindre d’eux. Qu’ils nous respectent en tant que Français et qu’ils ont besoin de notre aide pour mettre de l’ordre dans la cité. Il y a des gens sensibles à ce genre d’arguments », m’a dit un jour un jeune comptable d’origine algérienne vivant à Juvisy.

 

De l’extérieur, les « quartiers » sont vus de manière uniforme avec l’image récurrente de populations soudées contre « les autres », habitants des villes, « gaulois » ou autres supposés nantis. Rien n’est plus faux.

 

Les tensions au sein d’une même cité, voire d’un même immeuble sont importantes. Contrairement à une idée reçue, la solidarité y est rare et, si les jeunes font les quatre cent coups ensemble, les parents, dépassés, s’épient, se jalousent et s’en veulent mutuellement. Il y a, par exemple, un phénomène dont on parle peu dans la presse française et qui est celui de la délation. Comme dans certains villages, les lettres anonymes dénonçant le voisin qui touche des allocations familiales ou un RMI indus ne sont pas rares.

 

Comme ailleurs, on y pourfend « les profiteurs » et on maudit ceux qui amènent le désordre et qui, finalement, sont les responsables de cette punition collective qu’est la stigmatisation des quartiers et de tous leurs habitants.

 

Et quand un militant du FN se pointe et affirme la main sur le coeur qu’il sait distinguer le bon grain de l’ivraie, il est souvent bien mieux entendu et accueilli qu’un agité du karcher ou qu’un vague représentant du PS.

 

Une autre raison majeure de la percée du Front national chez les Beurs, c’est, qu’en France, ce parti n’est plus perçu comme un danger et le travail de séduction entrepris par Marine Le Pen n’en est pas la seule explication.

 

En bref, le FN ne fait plus peur aux franco-maghrébins du fait de sa banalisation d’autant que ses idées ont été récupérées d’une manière ou d’une autre par le reste de la classe politique.

 

Les élites françaises ne parlent presque plus du Front national. Cela fait des années maintenant que Le Pen n’est plus présenté par elles comme « le » danger car médias et intellectuels spécialistes de l’indignation se sont trouvés d’autres causes. Pendant ce temps-là, l’extrême-droite prospère et le reste de la classe politique s’aveugle et refuse d’admettre que le FN n’est pas simplement la captation conjoncturelle de toutes les frustrations des Français mais bien une force politique avec laquelle il faut compter. Dire par exemple que Bayrou est « le troisième homme » est hasardeux car c’est bien Le Pen qui joue ce rôle.

 

Un an à peine après le 21 avril 2002, c’est l’affaire du voile qui a fait couler le plus de salive dans les partis politiques, à droite comme à gauche. Mais qui s’est inquiété du fait que les troupes du FN, celles qui défilent le 1er mai rue de Rivoli à Paris, étaient rejointes par des militants de plus en plus jeunes ? Personne ou presque. Tout à leurs stratégies pour conquérir leur parti après le retrait de Jospin, les poids lourds socialistes ont oublié que l’extrême-droite est un adversaire redoutable et le PS risque de s’en mordre les doigts dans les prochains jours. Quant à la droite, toute occupée à fonder son parti unique, elle a aussi longtemps négligé le FN avant de croire qu’il serait électoralement rentable de chasser sur ses terres.

 

Enfin, il y a un autre phénomène qui pousse certains Beurs à voter Le Pen. C’est l’envie de perturber le système, de « foutre la m... », pour dire les choses de manière triviale. Les manifestations d’entre deux tours en 2002 ont eu cet effet étrange qu’elles ont convaincu de nombreux habitants des quartiers populaires que Le Pen, élu, nuirait plus aux Français des belles villes et des beaux villages qu’à eux. Raisonnement idiot mais contre lequel la classe politique républicaine ne s’est guère mobilisée. Attention, le 22 avril, il y aura encore danger...


Et les beurs ont bien raison de s'énerver surtout lorsque l'on connait tout ce à quoi peut avoir droit un clandestin ou un profiteur du système, ce qui ne manque pas de sel lorsque l'on sait comment ça se passe dans certains pays.

Sarkozy a eu le mérite de remettre l'identité nationale au coeur de la campagne, bien que si on l'analyse son propos, cela a tout l'air d'être inquiétant, l'identité nationale étant pour lui fonction de l'évolution de la population, ce qui laisse présager de beaux jours, si notre natalité reste à ce niveau (via les PF)...

Le Pen n'a jamais été aussi haut dans les sondages, il est parfaitement envisageable qu'il puisse accéder au second tour, et donner le coup de grâce à la gauche, que j'ai bien envie de revoir défiler dans la rue, en gémissant contre la betimonde...

Pour cela, c'est à chacun d'entre nous de nous mobiliser.

La conclusion s'impose d'elle-même.



VOTEZ LE PEN !

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 11 Avril 2007


Il est inquiétant de voir que la situation ne change pas.

Plus le temps passe, plus l'actualité décline son cortège de malheurs, d'agressions et de violence. Rien que du trés prévisible.

Et toujours, sans relâche, les commentaires des associations anti-racistes justifiant ces violences, camouflant les agressions anti-catholiques, orientant les articles, accablant d'opprobes les courageux qui auraient la témérité de s'élever et de se dresser contre cette barbarie.

On pourrait multiplier les exemples:

C'est cet homme, laissé dans un état desespéré par une bande de jeunes qui n'auraient fait que lui donner des coups de pied, selon le Monde.

C'est l'imposition, désormais faite en Angleterre, de ne pas embaucher trop d'employés blancs. A quand le tour de la France?

C'est Louis Schweitzer qui affirme que ce serait de la discrimination que de choisir un journaliste catholique, pour rentrer à Famille Chrétienne.

Ce sont ces morts pour un regard. On croit rêver mais non, c'est possible. En 2007, vous pouvez mourir parcequ'un imbécile a crû qu'on le regardait mal.

C'est cette femme qui, semble-t-il, a craqué, on ne sait pourquoi. Non, il n'y a aucun lien avec une religion de paix et d'amour qui a beaucoup, voire même plus apporté aux femmes, que tous les siècles de catholicisme.

C'est SOS Racisme qui, avec le MRAP, refuse d'évoquer les églises brûlées, car vous comprenez il ne peut y avoir de racisme anti-chrétien ou anti-blanc. Nous sommes dans un pays catholique, vous comprenez.

C'est le nombre de pratiquants musulmans qui dépasse désormais le nombre de pratiquants catholiques.

C'est le nombre de prestations auxquelles a droit une personne arrivant clandestinement sur le territoire.

C'est cet article indiquant clairement quelles sont les options qui nous restent. Et l'armée suisse n'est pas connue pour être un repaire de nostalgiques néo-nazis.

C'est cette liste de violences urbaines comme il en arrive tous les jours, et qui n'étonne personne.

C'est ce policier qui meurt dans l'exercice de ses fonctions, assassiné délibérement par des voyous. Et le pire est que nul ne reconnait que cela soit un assassinat, on ne parle que d'accident, Libé en tête.

C'est cette émeute à la gare du Nord, ce sont ces émeutes de banlieues en 2005, c'est ma bagnole qui est partie en flammes.

C'est finalement la troublante similitude entre notre pays et la France du Camp des Saints. Sauf que, dans le bouquin, il y en a qui se battent et qui meurent, alors que nous...

Et pourtant, le problème majeur n'est pas tant tous ces événements, (qui ont toujours plus ou moins existé aux travers des siècles) que cette tolérance envers les agresseurs, qu'il faut les excuser, que ce n'est finalement pas bien grave, que tous leurs actes sont explicables par l'oppression de la société, que Sarkozy est le seul responsable, que le sentiment dominant est qu'il ne FAUT pas parler des méfaits du multiculturalisme, du manque d'intégration de certaines populations, car cela n'est rien de plus que du racisme. Et on arrive même à considérer dans certains pays, (à quand la France?) que cette révolte est légitime, et surtout qu'elle n'est pas assimilable à de la haine. Ces manipulation intellectuelle, cet espèce d'égalitarisme à la petite semelle, est de plus en plus pesante et ce, quelque soit les gouvernements.

Le black-out est convenablement et méthodiquement appliqué.

Non.

Non.

Non.

Il y a des règles, il n'est plus possible d'en faire l'impasse et de s'en abstraire aussi facilement sous pretexte d'enfance économiquement malheureuse, de ressentiment envers la société, de ministres autoritaristes et autres conneries du même acabit.

Le multi-culturalisme impose sa loi, sans que cela ne choque personne. Il est interdit de se sentir surpris ou même menacé. Et le pire, c'est cette notion, vaguement anarchique, que tout ordre est anti-démocratique, que l'égoïsme, que le "moi je" est la seule valeur qui compte dans ce pays. Toute notion d'autorité semble devenue surréaliste et n'est rien d'autre qu'une pente dangereuse vers la dictature, comme on peut l'entendre à propos de Sarkozy, qui n'a pourtant pas été un des ministres les plus efficaces qui soient.

Ça fait beaucoup pour un pays.

Trop même.

Il est temps d'en finir.



Votez le Pen.
 

  

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 8 Avril 2007



Je trouve tout à fait pertinente la remarque de celui qui a posté la vidéo sur Dailymotion:


Pour ne pas dire l'incohérent... enfin pas tout à fait, résumons-nous :
Rost se dit français, tout en ne voulant pas l'être ; bien entendu il est contre la colonisation française de l'Afrique mais pas contre la colonisation africaine de la France. Contre la polygamie, mais en même temps cherche à la justifier. Il appelle à voter, sans pouvoir lui-même voter. Il fait appel à l'histoire de France mais ne veut pas en entendre parler. Il n'aime pas se faire insulter par Sarkozy, mais lui insulte les gens dans ses chansons. Il parle des postures fascisantes mais interdit à quiconque, autre que lui, d'avoir un avis sur la jeunesse.

La posture démagogique est connue : donnez-nous tous les droits mais en retour nous ne voulons aucun devoir et si vous n'êtes pas contents, n'oubliez pas que tout est de votre faute, c'est vous, votre regard qui fait de nous ce que nous sommes.

(Mais, ajoute-t-il, je suis contre la victimisation et les guerres entre les communautés - allez comprendre ! -)

Sinon, une seul chose est certaine en ce bas monde : achetez mon disque !
(Ce happening de l'oxymore c'est peut-être du Rost-marketing finalement... ce qui serait cohérent avec la volonté de ne pas bousculer les acheteurs potentiels dans leurs certitudes victimaires)

Pour la forme : il crie très fort en faisant de grand gestes pour avoir raison... (on a déjà vu ça avec Taubira pour la voix et Angot pour la gestuelle).

Via l'excellentissime BAF

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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