Articles avec #disparitions tag

Publié le 8 Septembre 2007


490810600-small.jpg Le capitaine Caroline Aigle s'est envolée pour sa dernière demeure le 21 Août dernier, à 32 ans, victime d'un mélanome foudroyant.

Lycée de St-Cyr, Prytanée National Militaire, Ecole Normale Supérieure, Polytechnique, championne de France de triathlon en 1997, parachutiste, première française brevetée pilote de chasse en 1999, 1600 heures de vol, cette femme a eu un parcours hors du commun.

Mais en dehors de cela, cette figure est remarquable, en ce que, se sachant condamnée par le cancer, elle a décidé de ne pas prendre de traitement, afin de préserver le bébé qu'elle portait, en estimant qu'elle n'avait pas le droit de ralentir sa maladie aux dépens de son enfant.

Gabriel est né, par accouchement forcé, à 5 mois et demi de grossesse, 18 jours avant que sa mère ne rende l'âme. Il va bien. Je vous recommande d'entendre le témoignage de son mari sur ces moments tragiques, ci-dessous.



L'armée de l'air a ouvert un site de condoléances, et vous pourrez lire ici le discours de son commandant à ses funérailles.

Requiescat in pace.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Disparitions

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Publié le 8 Juillet 2007

Daniel Raffard de Brienne a rejoint le Père Eternel, annonce le forum catholique.

Il est décédé dans la nuit du 7 Juillet, c'est à dire le jour de la libéralisation de la messe en latin, pour laquelle il n'avait pas cessé de se battre. Ce n'est peut-être pas un hasard.

Je ne vous recommanderais jamais assez de parcourir ses opuscules lumineux, que ce soit sur la messe ou le saint suaire. On retiendra ses articles flamboyants, ses livres pleins d'humour et d'esprit, sa ferveur dans le militantisme, son élégance qui était de toutes les manifestationset de tous les combats.

Les conservateurs en général, et la Tradition, en particulier, perd en sa personne un grand monsieur, un grand défenseur de la Foi.

Qu'il repose en paix.

PS: Je me permets de recopier ci-dessus la présentation de son livre de souvenirs qui laisse transparaître la personnalité qu'il fut.


« Le président de l’Association des écrivains catholiques de langue française m’honore de son amitié. J’en étais déjà très flatté, mais, après avoir lu ses mémoires, j’en suis ému.

Ce qui cause mon émotion, c’est l’admiration que j’éprouve pour un homme que je prenais pour un modeste et compétent spécialiste du Saint Suaire, agréable compagnon de table (il se prétend "grand soiffard", mais il avoue me rendre des points), et qui se révèle être "un homme, un vrai" dans le sens le plus profond du terme. »
Vladimir Volkoff

Ce que la presse en dit

Lecture et tradition, n° 343, septembre 2005
Depuis sa plus tendre enfance jusqu’à la fin de l’année 2002, D. Raffard de Brienne égrène le fil des souvenirs d’une vie longue de trois-quarts de siècle, nous faisant partager les petits détails domestiques et familiaux, les activités professionnelles et la générosité du militant bataillant sur tous les fronts (défense de la liturgie catholique, Chrétienté Solidarité, pèlerinages de Chartres, Renaissance Catholique, conférences sur le Saint Suaire et tant d’autres...) le tout exposé avec finesse, humour et un anti-conformisme affirmé.

Présent, 22 juillet 2005
Au cas où vous chercheriez un - beau - livre à lire cet été, je ne saurais trop vous conseiller les souvenirs de Daniel Raffard de Brienne.

D. Raffard de Brienne, pugnace, accrocheur, polémiste quand il le faut, est un être rare. Et son livre est à l’image de son personnage avec, notamment, une première partie tout simplement lumineuse. Il nous confie :
« Après bien des hésitations, je commence la rédaction de mes souvenirs. J’ai hésité pour deux raisons. D’abord parce que j’ai douté que ce fût bien utile. En effet, j’ai regroupé en trois volumes les journaux et divers écrits des membres de la famille qui m’ont précédé, d’une part parce que je trouvais ces textes passionnants et, d’autre part et surtout, pour prolonger, au moins par le souvenir, la vie de ceux que j’ai aimés. Mais je vois que, jusqu’à présent, mes descendants ne s’y intéressent guère, et je me suis dit : à quoi bon ? Deuxième motif de mon hésitation : ce retour dans le passé ne nuirait-il pas aux actions que, malgré l’âge, je peux encore mener en vue du bien commun ? »

Daniel Raffard de Brienne a eu tort d’hésiter. Et il a eu raison de passer outre à cette hésitation. D’abord parce que son livre est un enchantement et que, loin de nuire aux actions qu’il mène, il vient les expliciter, les accompagner, les actualiser.

Né à Saint-Quentin en 1927, Raffard de Brienne a une enfance heureuse dans une famille unie. Quand éclate la guerre en 1939 - il a alors 12 ans - toute la maisonnée « s’expatrie » à Berneval puis à Rouen. Bientôt, l’avance allemande étant inexorable, c’est l’exode vers Le Mans et, bientôt, jusqu’à Poitiers au rythme des guimbardes.
La défaite consommée, la famille remonte en « zone occupée ». Dans Rouen et Le Mans sous la botte. Avec, en 1942, les premiers bombardements alliés. En octobre 1943, Raffard de Brienne entre en classe de philo. Et il va bientôt vivre la bataille de Normandie aux premières loges. Et plus que ça puisque, avec la générosité de son jeune âge, il intègre les FFI.

Les années qui suivront seront celles du militantisme. Aux côtés des royalistes et à grand renfort de slogans écrits à la craie sur les murs : « Pour ma part, je voulais surtout faire de la propagande royaliste, persuadé que la restauration de la royauté était la seule voie politique. »

Mais la vie - et la vie d’étudiant - continue avec, en novembre 1945, l’entrée en faculté de droit et des accrochages répétés avec les communistes. Et l’envie de lancer un petit périodique royaliste. Le projet sera saboté.

Toute cette partie « jeunesse », riche en anecdotes, est passionnante en cela qu’elle nous montre que, d’une époque à l’autre, il faut chaque fois remettre l’ouvrage sur le métier en se heurtant, plus qu’aux ennemis déclarés, au fiel et aux mauvaises manières de prétendus « amis ». Mais c’est ainsi que va la vie.

La suite - 1948-1955 - est parfaitement résumée sous le titre « mariage et famille » sans que l’action politique soit longtemps absente de ces légitimes préoccupations familiales. Suivra une carrière dans les finances (avec, là encore, des anecdotes, voire des aventures, qui valent le détour). Avec une constante : « Assumer une descendante à nos ancêtres, c’est prolonger leur exemple, transmettre ce qu’ils nous ont donné, en somme passer le relais de génération en génération. Élever des enfants dans le respect des valeurs qui ont fait leur famille, la France, l’Église, c’est travailler au bien commun en préparant la relève des combattants du bon combat. ». Aujourd’hui, Daniel Raffard de Brienne - et c’est bien que ce soit comme ça - est président de l’Association des écrivains catholiques de langue française. Et il se bat toujours comme un jeune lieutenant.

On l’a compris : ce livre n’est pas celui d’un homme qui se penche banalement sur son passé, ou encore celui d’un ancien combattant. Ceux qui connaissent les ouvrages de Raffard de Brienne, de L’enquête sur le Saint-Suaire (Elor) à La désinformation autour de Jésus et de Marie (Atelier Fol’Fer, coll. L’étoile du berger) doivent lire Droit vers l’azur : c’est un livre de haute altitude.
A.S.

L’Homme Nouveau, n° 1315, 4 janvier 2004

Le nouveau président des Écrivains catholiques livre ici ses souvenirs, depuis son enfance jusqu’à son action internationale en faveur du Linceul de Turin. Une vie mouvementée, ancrée dans la défense de la foi catholique et qui s’avère d’une richesse étonnante. On connaît le militant traditionaliste, l’écrivain, le défenseur de l’authenticité du Saint Suaire, on découvre aussi l’homme qui manie avec un plaisir affiché l’humour (parfois grinçant), l’époux touché dans sa plus tendre affection...

Surtout, Daniel Raffard de Brienne, en nous révélant la part importante qu’il y prit, nous raconte le combat mené après guerre pour l’établissement d’un véritable système d’épargne, favorable aux plus démunis. C’est une véritable page d’histoire de France qui se révèle à nous. Totalement inconnu, ce mouvement qui échoua sous la pression de la grande finance trouva en Daniel Raffard de Brienne un défenseur actif et compétent. Il fallait raconter ce combat pour que l’on prenne mieux conscience de la façon dont la finance fit pression sur le pouvoir politique pour garder la main sur l’épargne française. Un beau témoignage, étonnant, qui en agacera certainement plus d’un, mais qui a le mérite de la franchise.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 22 Janvier 2007

Que Dieu l'accueille auprés de lui.
Requiescat in Pace.

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Rédigé par Polydamas

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