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Publié le 18 Mars 2008


L'auteur de Festivus, festivus, est visionnaire comme toujours.

Mais il est probable qu'on n'ait encore rien vu, certains défendent déjà le mariage à trois, voire plus. Muray était en-dessous de la réalité...


Le mariage transformé par ses célibataires mêmes
par Philippe Muray, écrivain*

Par-delà le néo-mariage, et quelques autres revendications divertissantes, c'est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c'est l'écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d'expression, c'est la mise en examen automatique pour délit de lucidité.

Le mariage est une invention qui remonte à la plus haute antiquité. Je parle du mariage à l'ancienne, cette institution conformiste, vermoulue et petite-bourgeoise qui véhicule depuis la nuit des temps « les valeurs hétéro-patriarcales et familialistes » pour m'exprimer comme Christophe Girard et Clémentine Autain. Sauf erreur de ma part, cette mémorable conquête n'a pas été arrachée, l'arme à la main, de nuit, dans la précipitation et sous la menace des pires représailles, par une petite bande de fanatiques de la nuptialité bien décidés à se servir de la lâcheté des uns, de l'ambition des autres, de la démagogie tremblotante de tous, pour faire triompher leur cause. Nulle part ce type de mariage ne paraît avoir été imposé par la force. Ni en jetant à l'opinion publique un fatras précipité de raisonnements contradictoires afin d'extorquer d'elle, par sondage, une approbation apeurée. Il n'est pas davantage le fruit d'une volonté claironnée de mettre à genoux le pouvoir politique. Aucun gouvernement, à ma connaissance, n'a cédé aux partisans de la conjugalité dans la crainte de se voir accusé de gamophobie (du grec gamos, mariage).

Y a-t-il même eu « débat », à propos de cette importante « question de société », chez les Égyptiens pharaoniques, à Babylone, en Inde, à Lascaux, entre psychanalystes lacustres, sociologues troglodytes, militants de l'un ou l'autre bord ? En a-t-on discuté, dans le désert de Chaldée, à la lueur de la Grande Ourse ? A-t-on menacé de ringardisation les adversaires de cette nouveauté ? Les a-t-on accusés de ne rien comprendre à l'évolution des mœurs, de s'accrocher à des modèles désuets, d'alimenter la nostalgie d'un ordre soi-disant naturel qui ne relève que de la culture ? La Guerre des Games (de gamos, mariage, je ne le répéterai plus) a-t-elle eu lieu ?

Il semble bien que non. La chose, c'est horrible à dire, s'est faite toute seule, suivant la pente de l'espèce, laquelle sait si bien jouer sur les deux tableaux pour protéger ses intérêts, manier en même temps la carotte et le bâton, l'appât et l'hameçon, le désir de satisfaction sexuelle des individus et ses propres nécessités vitales de perpétuation, et emballer cela dans les mirages vaporeux de la pastorale romantique.

On a tout essayé, par la suite, avec le mariage. On l'a plié dans tous les sens. On a tâté de la polygamie, de la bigamie, de la monogamie, de l'adultère, du divorce à répétition, du mariage forcé, du mariage civil, du mariage religieux, du mariage d'argent, du mariage raté. On a même vu des mariages heureux. On a vu des mariages stériles et d'autres féconds, des unions dramatiques et des noces de sang. On en a fait des vaudevilles et des tragédies. Avec des placards pleins d'amants, des cocus en caleçon, des maîtresses acariâtres. Le mariage, en résumé, n'a été inventé que pour fournir des sujets de romans et pour assurer la chaîne sans fin des générations ainsi que le veut l'espèce.

Il n'en va pas exactement de même du futur mariage homosexuel, dont la genèse aura laissé tant de traces, à l'inverse de l'autre, qu'il sera aisé de la reconstituer. C'est que cette nouveauté ne va pas de soi, comme d'ailleurs la plupart des opérations expérimentales de notre temps. L'époque moderne, dont l'essence même est le soupçon dans tous les domaines, explose en cette affaire dans une sorte d'opéra-bouffe stupéfiant où la mauvaise foi et le chantage se donnent la réplique inlassablement. C'est d'abord le code civil qui a été instrumenté. On a prétendu qu'il n'y était stipulé nulle part que le mariage était réservé aux personnes de sexe opposé. Les homosexuels militants se sont engouffrés dans cet « oubli » pour exiger, au nom de l'égalité des droits, « l'accès des gays et des lesbiennes au mariage et à l'adoption ». L'exigence d'égalité est la grosse artillerie qui renverse toutes les murailles de Chine. La marche sans fin vers l'égalité absolue remplace, chez les minorités dominantes et furibondes, le défunt sens de l'Histoire. Pour ce qui est du code civil, d'abord paré de toutes les vertus, il n'a plus été qu'une sorte d'opuscule diffamatoire sitôt qu'on découvrit l'article 75, qui détermine que le mariage consiste à « se prendre pour mari et femme ». Peu soucieux de logique, les militants de la nouvelle union conclurent aussitôt à l'urgence d'une refonte de ce code que, l'instant d'avant, ils portaient aux nues. Et, en somme, puisque la loi est contre les homos, il faut dissoudre la loi.


Dans le même temps Noël Mamère, bonimenteur de Bègles, agitait son barnum ; et les notables socialistes se bousculaient au portillon de l'avenir qui a de l'avenir dans l'espoir de décrocher le titre de premier garçon d'honneur aux nouvelles épousailles. Le terrorisme et la démagogie se donnaient le bras sur le devant de la scène. On « déconstruisait » en hâte le mariage à l'ancienne. On affirmait qu'il est aujourd'hui « en crise » quand la vérité est qu'il l'a toujours été, par définition, puisqu'il unit deux personnes de sexe opposé, ce qui est déjà source de crise, et que, par-dessus le marché, il les soumet à des postulations contradictoires, le mensonge romantique et la vérité procréatrice. On rappela, contre les réactionnaires qui lient mariage et reproduction, qu'il n'en allait plus ainsi depuis la révolution contraceptive (ce qui ne pouvait manquer, ajoutait-on, de rapprocher les comportements homos et hétéros), quand c'est en fait depuis toujours, et dans toutes les civilisations, que l'on a cherché, certes avec moins d'efficacité technique qu'aujourd'hui, à réguler la fécondité, c'est-à-dire à autonomiser la sexualité par rapport à la « reproduction biologique ».

En quelques jours apparurent les étonnantes notions de « mariage fermé » (antipathique, hétéro) et de « mariage ouvert » (sympathique) puis « universel » (supersympa). On publia des sondages dans lesquels la société française déclarait qu'elle était d'accord pour applaudir aux évolutions de la société française, mais de grâce, qu'on arrête de lui brailler dans les oreilles. Les partisans du néo-mariage expliquèrent à la fois qu'il ne fallait pas interpréter leur demande comme une volonté de normalisation ou comme un désir d'imitation mais qu'il y avait de ça quand même, et que d'ailleurs ils se moquaient des institutions dont ils étaient exclus, sauf que le seul fait d'en être exclus leur apparaissait comme un outrage. Réclamant en même temps le droit à la différence et à la similitude, exigeant de pouvoir se marier par conformisme subversif et pour faire « un pied de nez à la conception traditionnelle du mariage » (comme l'écrivent encore les impayables Christophe Girard et Clémentine Autain), ils affirmaient aussi que ce même mariage, à la fois convoité et moqué, revendiqué pour être rejeté, et de toute façon transformé s'ils y accédaient jusqu'à en être méconnaissable, serait un remède souverain contre « l'alarmant taux de suicide » qui sévit chez les jeunes homosexuels, ce qui laisse supposer que ces derniers se suicident tous par désespoir de ne pouvoir convoler officiellement. On aurait pu imaginer d'autres motifs.

Mais ces réflexions tomberont très bientôt sous le coup des lois anti-homophobie qu'un gouvernement vassalisé par les associations se prépare en toute sottise à faire voter. Mieux vaut donc se taire. Par-delà le néo-mariage, en effet, et quelques autres revendications divertissantes (suppression de la mention relative au sexe sur les papiers d'identité afin d'en terminer avec les « problèmes kafkaïens rencontrés par les individus de sexe mixte, hermaphrodites, transsexuels, transgenres », ou encore « dépsychiatrisation des opérations de changement de sexe »), c'est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c'est l'écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d'expression, c'est la mise en examen automatique pour délit de lucidité. Il est urgent que personne ne l'ouvre pendant que se dérouleront les grandes métamorphoses qui s'annoncent, dont ce petit débat sur l'effacement de la différence sexuelle est l'avant-propos. Le néo-mariage, dans cette affaire, n'est que l'arbre baroque qui cache la prison.

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Ce texte a été publié dans une version légèrement réduite sous le titre "La guerre du mariage a-t-elle eu lieu ?" dans Marianne (18/09/2004, page 79). Cette version intégrale est reproduite avec l'autorisation de l'auteur.

*Philippe Muray est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Après l'histoire, Belles Lettres, 2002.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Publié le 3 Mars 2008

Le linceul de Turin déchaîne régulièrement les passions. Est-il le suaire qui aurait accueilli le corps du Christ, aprés sa mort ? Ou d'un faux magistral, réalisé par un faussaire de génie aux environs du XIVème siècle ?
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Il ne s'agit pas de refaire toute la polémique, qui nécessiterait facilement un site entier, mais de rappeler brièvement quels sont les éléments qui plaident ou pas pour sa véracité. Le carbone 14 fait l'objet de toutes les attentions, pourtant, il ressort des multiples études réalisées sur le suaire que ce n'est pas le seul élément intéressant. Mais, comme à l'accoutumée avec nos médias favoris, seul cet élément fait la une.

Tout d'abord, on sait que le tissu de lin, composant le suaire, correspond aux techniques de tissage utilisées en Palestine aux environs du premier siècle. On remarquera notamment l'absence totale de de laine ou de coton, qui étaient les matières premières les plus utilisées en Europe, au Moyen Age.

On a trouvé sur le linceul des pollens de toutes provenances, qui correspondent à l'histoire connue des voyages du linceul. Mais il semblerait que la plus grande proportion des pollens prélevés proviennent du Moyen Orient et de la région de Jérusalem. Il s'agit des pollens de pistachier, dont le nom latin est "Pistacia palestina" et des pollens de tamarin. Or ces deux espèces ne se trouvent qu'en Palestine, et nulle part ailleurs.

L'image du suaire est formé par une légère brûlure du tissu sur 15 microns de profondeur. Image qui se comporte comme un négatif photographique. Pas mal pour une peinture médiévale. Les faussaires médiévistes ne se sont pas contentés de cela, puisque le suaire possède également des propriétés tri-dimensionnelles. Pour en connaitre davantage à ce sujet, reportez-vous à ce document.

Il n' y a pas de reproduction possible qui permettrait de réunir ces qualités sans des moyens modernes hautement sophistiqués. D'autant que l'impression semble avoir été réalisée à partir d'une projection perpendiculaire, puisque l'on ne décèle aucune trace d'un quelconque mouvement de pinceau, ou d'un produit biologique qui aurait pu former cette image. Une explication de ces particularité, serait que l'énergie qui aurait servi à l'impression vienne du modèle lui-même, c'est à dire du corps. Mais là, on commence à rentrer dans l'absurde idée d'une resurrection.

L'image est uniforme, c'est à dire qu'il s'agit même densité d'impression d'un côté comme de l'autre. Ce qui vient contredire l'idée qu'un cadavre aurait été allongé sur le tissu, puis retiré. En effet, on aurait constaté des traces de densité différente, suivant le côté sur lequel le corps aurait été posé.

Autre point, on relève des traces d'argile aux emplacements des pieds, mais aussi du nez et du front (ce qui correspond aux trois chutes que le Christ a fait lors de sa passion). Cet argile, l'aragonite, nous ramène là-encore à la région de Jérusalem (décidément les faits sont têtus). On peut évoquer également des pièces de monnaie: les leptons sur les yeux de la personne décédée. Ces pièces de monnaie correspondent à la période du premier siècle. Plus précisèment on sait qu'elles ont été frappées la 16ème année du règne de Tibère, c'est à dire, l'année 30 de notre ère. Nos faussaires médiévistes avaient donc des compétences poussées en chimie, biologie, géologie des sols et numismatie. Pas mal.

D'autres éléments viennent contredire l'idée d'un faux médiéval. Et notamment, le codex de Pray, qui est un ouvrage daté avec précision du XII ème siècle, contenant une miniature représentant le Saint Suaire. Suaire que l'on reconnait aux traces de chevrons sur l'inverse de la toile, aux marques de brûlure, à la forme du corps, qui représente à peu près correctement l'image du linceul. Au minimum ce texte contredit l'hypothèse d'un linceul daté du XIIIe, puisqu'il est lui-même daté du XIIe.

Sur le corps je me contenterai des remarques suivantes:
- les pouces n'apparaissent pas, signe de la rigidité cadavérique du corps
- l'individu a eu le coeur percé alors qu'il était mort (sa blessure ne s'étant pas cicatrisé), il a été roué de coups de fouet, correspondant à l'attirail connu des Romains de la région, il a porté un casque d'épines, il n'a pas eu les jambes brisées contrairement aux habitudes romaines (tout cela est conforme aux Evangiles)
- nulle trace de déchirure du tissu, ce qui aurait du être le cas, puisque si il y a un corps qui a été effectivement posé dessus, il n'est pas possible d'expliquer comment il a pu être retiré, sans que le sang séché n'arrache les fibres du tissu.
- la tête parait avoir été entourée d'un tissu, ce qui correspond là encore à un autre suaire, le sudarium d'Oviedo (daté lui du XIe), dont le groupe sanguin correspond à celui du suaire (les faussaires ont donc réalisés ces tissus dans les mêmes conditions, et avec le même groupe sanguin AB, le même que celui relevé lors des miracles dits "eucharistiques"*).
- l'individu a les poignets percés et non les mains, à l'inverse de ce qui était traditionnellement représenté au Moyen-Age
Tous ces éléments montrent que les faussaires médiévaux possédaient donc également des savoirs poussés en anatomie, en contradiction avec les connaissances les plus courantes de leur époque.

On peut penser également que s'il n'y avait pas d'enjeux aussi importants, cela ferait longtemps que le suaire serait daté du 1er siècle et qu'il aurait été identifié à Jesus. N'importe quelle momie égyptienne dispose de moins de preuves que le suaire.

undefined Les principaux arguments contre l'authenticité, sont les suivants:
- le carbone 14: je n'ai pas d'arguments sérieux à opposer à la validité de cette analyse, si ce n'est qu'il y a déjà eu des erreurs de datation avec des momies et d'autres objets anciens. (MàJ: les éléments de Raymond Rogers sur le mauvais choix d'échantillon soulèvent des points intéressants, et notamment le fait que le tissu choisi pour le prélevement était composé de lin et de coton à la différence du reste du suaire, ce qui tendrait à montrer qu'il ait été restauré à cet endroit au Moyen-Age). En outre, M. Christopher Ramsey, directeur de l'institut de radio-carbone d'Oxford, qui a réalisé la mesure, affirme que la datation peut être remise en cause parce que le suaire n'a pas cessé de voyager, et que donc sa composition chimique a évolué dans le temps. D'ailleurs le codex de Pray est l'argument le plus solide pour invalider ce travail.
- le suaire a été dénoncé comme faux, au XIVème siècle, par l'évêque de Troyes, Henri de Poitiers et qu'il a réussi à trouver l'artiste qui l'avait réalisé. Problème: pas de preuves, pas de datation et aucune précision sur cet artiste
- la présence de pigments médiévaux de couleur ocre. Ces éléments sont rabachés par Science & Vie et consorts. Mais l'on n'en a trouve que des quantités infinitésimales, et l'image n'en est pas composée. Ils peuvent avoir été parfaitement déposés là lors des multiples expositions médiévales.

En fait, l'hypothèse qui semble la plus crédible, hormis celle de l'authentification, est celle d'un faux du premier siècle de la région de Jerusalem. Mais nul n'est capable d'expliquer alors comment cette impression a pu être réalisée avec les moyens de l'époque. Beaucoup d'éléments prêchent en faveur de la véracité du suaire. Je me contenterai juste de citer cette phrase qui résume bien la situation...



Toute personne désirant soutenir la théorie que le Suaire de Turin est un faux doit, avant toute chose, pouvoir expliquer le caractère de négatif photographique
ET
expliquer comment le faussaire a pu produire cette image
ET
être en mesure de reproduire une image équivalente et ayant un caractère tridimensionnel
ET
être capable de retirer le corps du Suaire sans laisser de trace de cet enlèvement
ET
le tout, bien sûr, sur un tissu des premiers siècles, de bonne dimension, ne contenant pas de trace de laine.
ET
par souci du détail, n'omettons pas les monnaies, les pollens, la boue, l'exactitude médicale...


Pour conclure, je dirais que l'hypothèse d'un faux médiéval serait encore plus géniale que celle d'un dieu, vu le nombre de techniques modernes que le faussaire se devait de maitriser pour réaliser ce chef d'oeuvre. Un tel génie aurait réalisé le suaire, et personne n'aurait entendu parler des techniques révolutionnaires qu'il aurait utilisé ?

Mais bien sûr, c'est évident...



* Les miracles eucharistiques sont des miracles durant lesquelles les saintes espèces se sont effectivement transformées en chair et sang réel. Le cas le plus célèbre est celui de Lanciano. A noter qu'une comparaison de l'ADN du suaire avec l'ADN trouvé dans les miracles eucharistiques permettrait de savoir précisèment si la personne du suaire est bien le Christ. C'était la thèse du roman de Van Cauwelaert, Cloner le Christ.

 
EDIT du 24/12/2011 : Une étude scientifique, menée par des italiens, accrédite l'idée que seuls des flashs de lumière, et d'ultra-violets, pouvaient imprimer le tissu de cette façon. Flashs qui n'existaient évidemment pas au Moyen-Age. Le rapport en italien est ici.

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Rédigé par Polydamas

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Publié le 19 Novembre 2007

Sur des sujet d'inégale importance, chipées un peu partout.

   
" On m'a diagnostiqué il y a deux ans et demi un cancer de la moelle osseuse. Avant cela, je considérais l'euthanasie comme un droit. Depuis que je suis malade, je suis absolument contre. Si on la rend légale, l'euthanasie risque de devenir non pas un droit mais un devoir pour le patient qui, se sentant inutile et coûteux, demanderait la mort. Si on commence à légiférer, c'est la porte ouverte à tous les abus."

    " Si une personne souffre et se sent inutile, il faut avant tout soigner la dépression. Aide-t-on un dépressif sain à se donner la mort ? Tellement de gens luttent chaque jour pour vivre dignement en fauteuil ou avec des maladies en phase terminale ! Autoriser l'euthanasie, cela équivaudrait à leur infliger une gifle. Ce serait concéder qu'une vie comme la leur, ce n'est pas une vie. Or toutes les vies valent la peine d'être vécues. Je préfère courir le risque d'un peu plus de souffrance que de dire "vous avez raison, votre vie n'est pas valable"."

    " Je ne pense pas qu'il faille nécessairement être croyant pour voir que la légalisation de l'euthanasie serait la faillite de tout un système. Ma position touche tout le monde, et concerne uniquement la loi."

Sylvie Ménard, chef du service de cancérologie à Milan. Via le Salon Beige

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"On avait l'impression d'être au Maroc. Je n'ai pas vu beaucoup de drapeaux français, c'est un peu bizarre"

William Gallas, défenseur français, après le match France-Maroc, au Stade de France.

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Sur le peer to peer:

"Nous avons pris l'habitude de penser que notre contenu était parfait tel qu'il était fourni" avouait-il. "Nous nous attendions à ce que notre business ne soit pas affecté dans le monde de l'interactivité, pendant que la connexion permanente et le partage de fichiers explosaient. Bien sûr, nous avions tort.

Pourquoi ?

Parce qu'en restant immobiles ou en bougeant à un rythme glaciaire, nous sommes involontairement entrés en conflit avec le consommateur, en lui refusant notamment ce qu'il voulait et pouvait trouver ailleurs. Le résultat des courses, c'est que le consommateur l'a emporté."

Edgar Bronfman Jr, PDG de Warner Music.

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Le père de Dolly renonce aux cellules-souche embryonnaires pour sa recherche.

Ian Wilmut lui même explique : "le travail qui nous est décrit du Japon utilise une technique de modifications des cellules directement d'un malade, en cellules souches, sans passer par un embryon cloné".

"Le travail de Yamanaka, véritable révolution scientifique, prouve qu'il est possible de reprogrammer des cellules adultes ordinaires et montre que la plasticité des cellules est beaucoup plus grande qu'on ne le pensait", explique Jean-Claude Ameisen, président du comité éthique de l'Inserm. "Avec cette technique, on ne peut plus dire : "il n'y a pas moyen de faire autrement", conclut-il.

Merci à Ash.

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And last, but not least

Nous (les Occidentaux) ne sommes rien, c’est la condition préalable pour que nous ne soyons fermés à rien ni à personne. 


Alain Finkielkraut, via Rives-Droites.

 

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Rédigé par Polydamas

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