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Publié le 7 Mai 2009

Via le Salon Beige, je tombe sur cet entretien avec un penseur réformiste musulman, Ibrahim Al-Buleihi, qui rappelle à quel point la civilisation occidentale est supérieure à celles qui lui font face. Le moins que l'on puisse dire est que ce texte, pour qui est habitué à la repentance et à la honte de soi, est décoiffant. Il est dommage de ne pas disposer de l'intégralité de ses propos, si quelqu'un connait l'arabe parmi les lecteurs, le texte original est ici.

Okaz: Désolé, mais personne ne vous demande de revenir à l'époque des ânes. Il est toutefois nécessaire de prononcer ses jugements historiques de façon juste et équilibrée. Vous dites qu'il faut "reconnaître le mérite de ceux qui en ont", mais, dans les faits, vous n'accordez aucun crédit à tout ce qui a existé avant la civilisation occidentale, et alors que tout le monde reconnaît le caractère cumulatif des accomplissements humains, vous niez cet axiome quand il s'agit des réalisations occidentales.

Buleihi: L'humanité a passé des milliers d'années à ruminer les mêmes idées et à vivre dans les mêmes conditions, en se servant des mêmes outils et instruments. Elle aurait pu s'éterniser ainsi sans l'émergence de la pensée philosophique en Grèce, aux VIème et Vème siècles avant J.C. Le niveau actuel des progrès de la civilisation ne peut être le résultat d'une [simple] accumulation: c'est plutôt le résultat de grandes réalisations dans les domaines de la pensée, de la science, de la politique, de la société et du travail. (…)

Ce qui sort l'homme de sa routine, c'est la lutte des idées, la liberté de choix et l'égalité des chances. La meilleure preuve en est qu'un grand nombre de gens aujourd'hui vivent dans une société profondément rétrograde, malgré la disponibilité de la science, de la technologie et des idées. Ils sont témoins de la prospérité et malgré cela, ces peuples rétrogrades sont incapables d'abandonner leurs tranchées et de se libérer de leurs chaînes. En d'autres termes, ils sont incapables d'imiter les peuples prospères, se trouvent dans l'incapacité totale d'inventer et d'initier.


Ou encore:

Okaz: C'est peut-être le cas, et je vous suis dans cette exigence, mais, Monsieur, pourriez-vous résumer pour nous les raisons de votre admiration de la culture occidentale, afin que nous ayons une base de discussion ?

Buleihi: Il n'y a pas une, mais mille raisons qui me poussent à admirer l'Occident et à souligner son excellence absolue dans tous les domaines. La civilisation occidentale est la seule qui ait su libérer l'homme de ses illusions et de ses chaînes. Elle a reconnu son individualité et lui a fourni des capacités, la possibilité de se cultiver et de réaliser ses aspirations. Elle a humanisé l'autorité politique et établi des mécanismes garantissant une égalité et une justice relatives, prévenant l'injustice et modérant l'agression. Cela ne veut pas dire que c'est une civilisation sans défaut ; elle en a même beaucoup. C'est toutefois la plus grande civilisation humaine de l'histoire. Avant elle, l'humanité était en prise avec la tyrannie, l'impuissance, la pauvreté, l'injustice, la maladie et la misère.

C'est une civilisation extraordinaire, sans être l'extension d'aucune civilisation ancienne, à l'exception de la civilisation grecque, source de la civilisation contemporaine. J'ai donné le dernier coup de plume à un ouvrage sur ce grand et extraordinaire saut de civilisation, intitulé "Changements qualitatifs dans la civilisation humaine". La civilisation occidentale est son propre produit et ne doit rien à aucune autre civilisation, hormis la civilisation grecque (…) Elle a redonné vie aux réalisations des Grecs dans les domaines de la philosophie, la science, la littérature, la politique, la société, la dignité humaine, le culte de la raison, tout en reconnaissant ses défauts et ses leurres et en soulignant le besoin constant de critique, de réévaluation et de corrections.


Enfin, il reprend un argument que j'aime utiliser sur l'apport de l'islam, argument qui rappelle que tous les penseurs d'importance, qu'on utilise pour souligner la grandeur de la civilisation islamique, ont été mis en marge par les autorités islamiques avant d'être repris par les occidentaux.

Okaz: Ils [les musulmans] ont appris de la civilisation grecque et ce n'est pas un défaut ; c'est ainsi que font les jeunes générations: elles apprennent des civilisations anciennes et se construisent sur ces dernières. Fallait-il attendre qu'ils abolissent les réussites des Grecs pour recommencer à zéro ?

 

Buleihi: Je n'ai rien contre le fait d'apprendre [des autres]. Ce que je voulais clarifier est que ces [succès] ne sont pas les nôtres et que ces individus exceptionnels ne sont pas le produit de la culture arabe, mais plutôt de la culture grecque. Ils se trouvent en dehors de notre courant culturel dominant, et nous les avons traités comme des éléments étrangers. C'est pourquoi nous ne méritons pas de nous en enorgueillir, vu que nous les avons rejetés et avons combattu leurs idées. A l'inverse, quand l'Europe eut tiré l'enseignement de ces individus, elle a su profiter d'une grande connaissance: la sienne à l'origine, vu qu'elle est une extension de la culture grecque, source de toute la civilisation occidentale."

On pourrait terminer en rappelant que Buleihi dit la même chose que bien des réacs. Ce n'est pas parce que l'on est fier de sa culture que l'on exclut ou hait les autres.

Okaz: Monsieur, vous pouvez admirer cette civilisation tant que vous le voulez, mais pas aux dépens des autres, notamment de notre civilisation.

Buleihi: Mon admiration pour l'Occident ne s'exprime pas aux dépens des autres. Elle invite ces autres à admettre qu'ils se sont leurrés, à surmonter leur infériorité et à se libérer de leur retard. Ils devraient admettre leurs défauts et faire l'effort de les surmonter. Ils devraient cesser de nier les faits et de tourner le dos à la multitude des merveilleux succès [occidentaux]. Ils devraient se montrer justes à l'égard de ces nations qui ont su se rendre prospères, sans pour autant monopoliser la prospérité, faisant profiter le monde entier des résultats de leurs progrès, de sorte qu'aujourd'hui d'autres nations dans le monde en bénéficient. La civilisation occidentale a apporté au monde la connaissance et le savoir-faire qui ont permis aux nations non occidentales, de rivaliser avec sa production et de partager des marchés avec elle. Critiquer ses propres insuffisances est nécessaire pour évoluer positivement. En revanche, glorifier la léthargie revient à encourager et asseoir le retard, à resserrer les chaînes de l'apathie et à empêcher [l'expression de] la capacité à exceller. Le retard est une réalité honteuse qui devrait nous déplaire et dont nous devons nous libérer.

 


Le plus dramatique est tout de même qu'il faut que ce soit un intellectuel saoudien qui le dise pour que certains occidentaux en prennent conscience, et que ce type de discours n'est plus admis sous prétexte de racisme et de xénophobie.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Publié le 16 Juillet 2008

Autre aspect de la critique païenne, le souci concernant la dévirilisation. Je trouve ce sujet un peu secondaire, car il ne me semble pas que l'importance d'une civilisation se mesure à l'aune de la place du sexe. D'autant que l'Eglise ne lutte pas contre la chair, elle lutte contre une utilisation irraisonnée de celle-ci, la nuance est de mise. Il me semble que cette critique n'a pas beaucoup de fondement ou alors, il va falloir m'expliquer la proportion importante, parmi les cathos conservateurs, de ceux ayant choisi la carrière des armes, métier qui n'est pas réputé pour être réservé aux mecs efféminés.

Quant au principe de la guerre, là encore, je ne perçois pas clairement la critique, la légitime défense n'empêche nullement de se défendre, de se battre, de riposter aux attaques auxquelles on peut être soumis, ou même de pratiquer une guerre préventive. Le christianisme n'est pas en cause là-dedans, c'est plutôt notre société de confort, et notre paresse qui a remplacé toute idée d'utilisation de la force.

Une autre critique, plus subtile, mais qui ne ressort pas du catho-bashing au sens strict, consiste à dire que l'Eglise aura une fin comme n'importe quelle autre institution, dépassée qu'elle est par un monde plus rapide, mieux adaptée qu'elle, tuée par le darwinisme. Cette critique que l'on retrouve chez Vae Victis. J'avoue qu'elle ne m'inquiète pas plus que cela.

Pour plusieurs raisons:
- ça fait 2000 ans que l'Eglise doit mourir, elle continue à s'en tirer plutôt pas mal
- la popularité, le nombre de pratiquants ne fait pas le dynamisme de la religion, ça va, ça vient, ce n'est pas grave si les centres se réorganisent autour du Tiers-Monde, avoir un pape noir ne me pose pas de problèmes particuliers du moment qu'il est rigoureux sur la doctrine.
- le futurisme, la modernité, quelle que soit le nom qu'on peut donner à cette nouvelle cosmogonie, ne change pas grand-chose à la nature de l'homme, ne répond pas aux questions existentielles, n'indique rien sur son devenir après la mort. Avec ou sans Intelligence Artificielle. Nous sommes dans une ère hyper-technique et pourtant, jamais on n'a eu autant besoin de se raccrocher à de l'au-delà.

Ainsi Vae Victis ajoute à ce propos:

Je pense que de la Technique naitra une nouvelle spiritualité, de nouvelles religions, car les hommes ont toujours besoin de croire. Comme les japonais et les coréens nous devons chercher notre recours dans la science

Je ne vois pas en quoi ce serait possible, la science ne nous dit rien à ce sujet. La science est exactement l'antithèse de la religion, elle ne peut rien nous dire sur la spiritualité. D'autant qu'il me semble qu'on trouve là un néo-paganisme, orienté non plus autour de la nature, mais autour de la technique, ce qui ne change pas grand-chose à la problèmatique, il me semble. Au lieu de diviniser ce qui nous entoure, on divinise la construction matérielle, le robot, en lui conférant l'intelligence artificielle, le nouveau paradigme s'il en est. Alors, ok, je n'ai peut-être pas le niveau pour discuter de ces thèmes, restent que les problèmes posés par l'IA, et donc, par conséquent, les questions sur la définition de la conscience, voire de l'être humain, ne me paraissent pas changer la donne au point de mettre l'Eglise et son message à la poubelle de l'Histoire.

Je lis dans d'autres billets que l'Eglise serait hostile à la Technique. Mais rien n'est plus faux, elle est hostile aux changements de nature, à la réification de l'humain, comme si il n'était rien d'autre qu'une machine, d'où la raison de son hostilité à toutes les expériences sur les chimères, le statut des mères porteuses, etc. Elle n'a rien contre la technique par elle-même qu'elle a toujours encouragé. Ainsi en est-il des OGM, ou des recherches sur l'ADN. Nul n'est interdit de faire des recherches sur les éléments constitutifs de l'être humain, ce qui est prohibé est d'utiliser et de détruire celui-ci comme si il n'était qu'un instrument de recherche.

Nuance importante, il me semble.

A l'issue de ce modeste panorama, j'ai l'impression d'avoir couvert les principales critiques que l'on peut trouver à droite sur l'institution catholique et ses représentants. Il en est d'autres sur lesquelles je ne me prononcerais pas. La véhémence d'un polémiste contre des catholiques troujours trop mous et trop peu impliqués est également une forme de catho-bashing, mais celui-ci me semble, dans certains cas, sain, voire salutaire, les cathos comme les autres, ayant beaucoup trop tendance à se reposer sur leurs acquis.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Publié le 10 Juillet 2008

Suite de la série sur le bashing de cathos. En second lieu, on trouve la critique païenne, qui me semble être la plus importante et la plus virulente à l'égard du christianisme.

En gros, la critique païenne est la suivante, dont Ivane et Xyr sont les plus brillants défenseurs sur le net. Les idées modernes sont toutes héritières du christianisme, notamment dans l'idée d'universalisme, de solidarité, et d'oubli de soi. Partant, les cathos sont responsables, au choix, de la féminisation croissante de la société, en promouvant la victime et en délégitimant la force et la virilité, ils sont responsables des vagues d'immigration massives qui destructurent notre pays, mais également de la détestation de notre propre civilisation. OK, je la fais très courte.

Tout d'abord, il faut tout de même signaler qu'il y a plusieurs niveaux de discours dans l'Eglise, tout n'est pas à mettre sur le même plan. L'accueil des immigrés n'a nullement la même portée que l'avortement ou la bioéthique, sujets si important qu'ils sanctionnent l'appartenance à l'Eglise. Ce qui n'est pas le cas de l'immigration, il est tout à fait possible d'être en désaccord avec un évêque évoquant les flux migratoires, sans pour autant être exclu de la communauté des croyants.

Malgrés les propos de certains évêques, l'Eglise n'interdit nullement une politique migratoire digne de ce nom. Elle demande juste que les migrants soient traités dans la dignité. Ce qui n'est pas incompatible avec le fait de les renvoyer dans leur pays, n'en déplaise à tous les cathos qui gueulent parce qu'on n'accueille pas suffisamment les étrangers. Cathos généralement scandalisés si l'on touche au cheveu d'un seul immigré, mais qui ne voit aucun problème à l'IVG.

Un intervenant disait quelque part que pour les cathos, une France uniquement peuplée de cathos africains ne leur poserait aucun problème, alors qu'une France remplie de blancs athées leur serait invivable. Oui et non, ce n'est pas vraiment ainsi que je vois les choses. Je suis certain qu'une France uniquement peuplée de gens issus de la "diversité" ne serait plus la France, que ces personnes soient catholiques ou pas. La tradition, la culture, le mode de vie, la mentalité, tout ce qui n'est pas lié à la religion mais qui est intrinséquement liée au pays, au peuple, ne sont pas des éléments négligeables. Mais dans le même temps, une France qui considèrerait ses églises comme des jolis musées ou de grandes salles communales, perdrait tout ou partie de son âme, à n'en pas douter.

Donc oui, la spiritualité catholique est importante, mais il est clair également que les traditions grivoises, les chansons paillardes sont des coutumes éminemment gauloises qu'il n'est pas question de renier. "Libre de faire l'amour et d'aller à la messe" comme disait Sardou. Le raccourci est un peu mièvre, mais il n'est pas tout à fait faux. D'autant que je suis bien placé pour savoir que les catholiques, prônant la virginité avant le mariage ne sont généralement pas ceux qui parviennent le mieux à tenir cet idéal.

Mais revenons sur l'accueil, l'ouverture, la charité.

On en trouve aussi une vision très claire dans les textes originaux. C'est l'épisode des larrons au moment de la mort du Christ. Un des deux affirme qu'ils méritent leur sort, mais que le Christ est innocent, et a l'humilité de Lui demander pardon de ses fautes passées, pendant que l'autre continue à injurier le Christ. Et le premier larron est la première personne sauvée, alors que l'exégèse nous dit que le second n'a pas suivi le même chemin. Même chose si l'on compare le traitement entre St Pierre et Judas. Les deux trahissent, surtout St Pierre qui renie par trois fois, mais là encore, ce dernier a la présence d'esprit de regretter son geste et devient ensuite le premier pape de l'Eglise, alors que Judas, desespéré, c'est à dire, rempli d'orgueil (il considère que sa faute est tellement grande qu'il est impossible que Dieu la pardonne remettant ainsi en cause la miséricorde de Dieu) part se pendre.

Ce que l'on constate, à travers ces faits, c'est que, dans la perspective catholique, le pardon et l'accueil ne s'accordent qu'à celui qui a l'humilité de la demander et d'en bénéficier. Celui qui considère que tout lui est dû, qu'il est en terrain conquis (que cette personne soit déjà catholique ou pas), n'obtiendra rien et sera rejeté. En bref, c'est toujours l'orgueil qui est condamnable. La perversion de cet état d'esprit par le modernisme, c'est l'accueil à tout va, sans demander d'effort d'intégration ou d'adaptation à qui veut rejoindre notre société. C'est l'accueil qui prime sur l'effort et l'intégration, quel qu'en soit le prix, quelles qu'en soient les conséquences. Mais c'est une perversion, ce n'est aucunement rendre service au nouvel arrivant que de ne pas lui demander de se plier aux règles qui régissent notre société. Oublier son ego, faire un effort, ne signifie pas se renier, et refuser ses propres attaches, bien au contraire.

D'autant qu'il faut noter que les règles religieuses ne sont pas celles qui prédisposent à la gestion d'un état, dixit les scholastiques. Un prêtre ne peut pas refuser son pardon pour qui le demande sincèrement à la différence de la justice des hommes, les contraintes et devoirs de l'un et de l'autre n'étant tout simplement pas les mêmes. D'où la raison pour laquelle, il y a encore quelques temps, lors des exécutions, un prêtre pouvait accompagner le condamné sur l'échafaud, lui permettant d'obtenir le pardon de Dieu jusqu'au dernier instant, mais n'annulant aucunement sa condamnation. D'où les renvois d'étrangers dans leur pays, pratiqué par les monarchies, etc. L'idée étant que c'est le bien commun qui prime, bien commun qui peut être corrompu par des intérêts particuliers de communautés trop nombreuses sur le sol national. Et même le Christ n'a pas remis cette hiérarchie, et ces différents rôles, en cause.

Le Christ est un révolutionnaire au sens spirituel, pas au sens politique (les apôtres pensaient que le Christ allait renverser l'empire romain, ce qui n'était pas du tout son but). Ce que dit le Christ, c'est de s'intéresser et d'aider tous les humbles. Mais les humbles, ça peut être celui qui manque d'enseignement, celui qui ne sait pas (on sait que l'un des premiers disciples du Christ fut le centurion romain, qui était certainement loin d'être pauvre). Là où les croyants avec une sensibilité plutôt orientée à gauche se plantent, c'est en lisant ce texte au pied de la lettre, et en négligeant totalement les impératifs de l'Etat, dont la Doctrine Sociale de l'Eglise a soulignée l'importance. Ce n'est pas aider son pays que d'accueillir des populations impossibles à intégrer. Les premiers qui en feront les frais seront les démunis français, les plus pauvres parmi les populations de souche. Et eux, on fait quoi pour eux ?

Ainsi donc, si la bienveillance à l'égard de tous est la moindre des choses, cette attitude ne justifie pas le suicide démographique par l'ouverture des frontières, comme j'ai pu le lire sur le net. A titre politique, le catholicisme n'est pas pour l'ouverture massive des frontière, jusqu'à mettre en danger l'équilibre de ce pays. Que je sache, on peut très bien être tout à fait souriant et charitable, mais tout de même refuser de céder à toutes les revendications des pauvres/clandestins. Etre charitable signifie mettre en oeuvre ce qu'il y a de mieux pour eux, pas forcément ce qu'ils veulent, c'est toute la différence.

Et concernant les clandestins, je ne pense pas que ce soit leur faire un cadeau que de les accepter sans contrôle. D'autant que le catéchisme ne dit rien de moins que la chose suivante :"Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont ils ont la charge subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l'égard du pays d'adoption. L'immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d'accueil, d'obéir à ses lois et de contribuer à ses charges." [CEC n°2241]

Par conséquent, en France, ces lignes peuvent très bien se traduire par un souci d'intégration et d'assimilation, que les immigrés ne peuvent refuser, à la différence de ce que disent les Indigènes de la République. Et vu que l'on ne peut pas accueillir tout le monde, les ressources n'étant pas infinies, cela signifie qu'on peut donc parfaitement expulser des clandestins, pour des catholiques un peu soucieux du bien commun, ça se justifie. Impératifs qui, bien entendu, n'empêchent en rien de visiter les prisons, de faire l'aumône, d'avoir un comportement charitable et bienveillant. Mais c'est justement toute la différence entre le comportement d'un Etat et celui d'un particulier.


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Rédigé par Polydamas

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