Publié le 9 Avril 2009


La Cène

Philippe de Champaigne, 1648


"Pendant le repas, Jésus prit du pain et après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : "Prenez, mangez, ceci est mon corps" Puis il prit une coupe et après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : "Buvez -en tous car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père."

Selon Mathieu 26 -

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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Publié le 5 Avril 2009


- Quelque chose m'échappe. On parle de démocratie toutes les cinq secondes, et les Français ne sont pas consultés sur la départementalisation de Mayotte ? Si j'ai bien compris la procédure, il s'agit bien d'une réintégration dans l'espace français, et les habitants de ce pays ne sont pas consultés. Il n'y a pas comme un souci ? Je ne voudrais pas en rajouter dans le cliché, mais tout de même, il semble que pour les connaisseurs du dossier, les raisons en soient assez claires et s'appellent Assedic, CAF et RMI. Enfin, il semble que ce soit une magnifique porte d'entrée pour toutes les comorriennes en grossesse, puisque le droit du sol permet à leur enfant, s'il nait sur le territoire de Mayotte, de devenir français.


- J'avais déjà évoqué Katyn. Le film sort enfin en France. La listes des cinémas où il est possible de le voir est ici.



- Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il écrit, mais je trouve l'exercice de Xyr très salutaire. Certains ont besoin de regarder l'abîme pour mieux le repousser ensuite. Pour se détacher complètement de la tentation extrémiste.


- C'est la consécration pour Fromage +. Après un premier canular qui annoncait la suppression du jeu des sept familles, Fromage + a réitéré son coup, cette fois, en sortant une nouvelle selon laquelle les monuments aux morts seraient supprimés par la Halde.

Et bien, d'après une dépêche du Figaro, la Halde le recherche désormais:

La Halde et les monuments aux morts

03/04/2009 | Mise à jour : 14:16 | Ajouter à ma sélection

Depuis une dizaine de jours, un mail circule sur internet assurant que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) s'est prononcée pour un démantèlement des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale d'ici à 2018. «Il n'a jamais été question de s'exprimer sur ce thème», assure la Halde, qui soupçonne un canular et cherche à trouver l'origine de cette fausse nouvelle.

Fromage + doit être en train de dépasser toutes ses espérances...


- Dans le même style, le poisson d'Avril du Salon Beige a été intégralement repris par Golias. Leur haine les aveugle tant qu'ils s'y sont laissés prendre. A lire cette réaction de Didyme qui allume Golias. C'est de toute façon une cible facile.


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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Politique

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Publié le 29 Mars 2009

Parmi les commentateurs non blogueurs de qualité,  quelques noms me viennent en tête: Vhp, Denis I,
et bien sûr, un intervenant qui se fait régulièrement remarquer pour la qualité de ses interventions, Robert Marchenoir. Or ce dernier vient d'intégrer la fine équipe d'ILYS et c'est une bonne nouvelle. Tous ses billets sont réunis ici.

Voici ce qu'est capable de pondre le personnage, ce sont des textes extrêmement bien ficelés, j'en suis, pour ma part, très admiratif. XP avait commencé avec ce commentaire remarquable, on pourrait en trouver bien d'autres. Il est dommage de laisser des textes pareils dans l'obscurité des commentaires.

Tel est le cas du logement social en France:

La situation du logement dit social en France est aberrante, indépendamment de l’immigration. Les vrais chiffres qui permettent de la comprendre ne sont pratiquement jamais évoqués dans les médias. Ils sont pourtant disponibles pour qui s’en donne la peine.

Je n’ai pas le temps de vous les retrouver un par un, mais la synthèse du problème est la suivante (en 23 points — eh oui, ce commentaire va être long; il y a des problèmes complexes qui ne s’expliquent pas en deux-trois slogans…).undefined

1. Il y a beaucoup trop de logements sociaux en France. Je répète, au cas où certains auraient cru à une erreur: on ne manque pas de logements sociaux; bien au contraire, il y en a trop.

2. Le pourcentage des locataires, en France, qui habitent dans un logement communiste (c’est à dire qui sont logés par l’Etat, c’est à dire qui habitent un logement social) est absolument effarant (de l’ordre de 40%, si je me souviens bien).

3. La vocation normale du logement social, si tant est qu’il doive exister dans un pays, est de loger la petite minorité de gens qui ont tellement peu de revenus qu’ils ne peuvent s’en sortir par eux-mêmes; et de le faire temporairement (un an, deux ans), le temps que ces personnes puissent sortir la tête de l’eau et réintégrer le secteur privé.

4. Ces deux conditions sont à l’opposé de la situation française, où être logé par l’Etat est considéré comme un drouadlôm, au point que cela a été inscrit dans la loi par un gouvernement prétendu de droite.

5. Comme cela a été indiqué par Moi Mad, sur le papier, la majorité des Français a droit à un logement social. Cela seul devrait mettre la puce à l’oreille, et faire comprendre que le système tel qu’il est conçu est aberrant: on ne peut pas concevoir qu’une majorité de Français soit “pauvre” au point qu’elle doive être secourue par l’Etat pour se loger.

6. Les locataires de logements sociaux ont, en majorité, des revenus corrects. Ce ne sont pas forcément des riches, mais ce ne sont pas des pauvres non plus. En revanche, les vrais pauvres, ceux auxquels les logements sociaux devraient être destinés, en principe, sont sous-représentés.

7. Les gens restent très longtemps dans un logement social — beaucoup trop longtemps. Le taux de rotation est très faible. Normal: on ne renonce pas aisément au privilège d’un loyer deux ou trois fois inférieur au prix du marché.

8. Les locataires dont le revenu a dépassé le seuil admissible pour avoir droit à un logement social restent en place. Les surloyers, prévus en pareil cas, sont très rarement appliqués.

9. Les frais de gestion des logements sociaux sont bien plus élevés que ceux des logements privés. C’est aberrant sur le papier, puisque des logements “de pauvres” devraient coûter nettement moins cher (en entretien, en parties communes…) que les logements “de riches”.

Mais on retrouve là une loi qui se vérifie partout: le secteur privé est plus efficace, moins gaspilleur, que le secteur public. La différence s’explique, entre autres, par la corruption: un organisme HLM, n’étant pas soumis à la loi du marché, sert à fournir des postes (bien) rémunérés à des amis politiques.

L’argent de la corruption est de l’argent volé à tous les citoyens, et en particulier aux plus pauvres.

10. Il existe une incitation, pour les organismes de HLM, consubstantielle au système, à favoriser les locataires les plus aisés, et à fermer les yeux sur le non-respect des règles d’attribution et de maintien dans les lieux. Un “pauvre” a plus de chances d’être un mauvais payeur.

Or, il est très difficile d’expulser un mauvais payeur d’un HLM, encore plus que dans le secteur privé: son dossier se retrouverait aussitôt devant le maire… qui fait tout pour être être réélu.

11. On connaît des cas (région parisienne, mairie communiste), où des “locataires” de HLM ont cessé de payer leur loyer pendant dix ans et plus. Expulser des “pauvres” étant fâchiiisse, ce genre de situation est presque inévitable.

12. Le logement locatif privé est rare, cher, et régi par des pratiques ultra-sélectives. Puisque la loi rend extrêmement difficile et coûteuse l’expulsion d’un mauvais payeur — et interdit, sauf rares exceptions, de se débarrasser d’un locataire une fois qu’un bail a été signé — cet état de fait est inévitable.

13. Par conséquent, la demande de logement locatif qui ne peut être satisfaite dans le privé se reporte sur le logement pseudo-social — qui n’est autre qu’un logement d’Etat. L’écart de prix étant énorme, la demande de logement social est, et restera, infinie par rapport à l’offre.

Aucun programme de “construction de logements sociaux”, aussi massif soit-il, aucun “plan Marshall” ou autres rodomondates politiciennes et revendicatives ne saurait remédier à ce déséquilibre de la demande par rapport à l’offre.

14. Ceux qui vivent dans des logements massivement subventionnés, et qui ont été formatés par un siècle de propagande à tout attendre de l’Etat, n’ont naturellement pas tendance à se considérer responsables du lieu où ils vivent. D’où négligences, incivilités, dégradations, actes anti-sociaux, qui pourrissent la vie de tous.

En réaction, les stato-gauchistes prétendent éternellement que l’Etat “n’en fait pas assez”, et la boucle est bouclée. Le puits sans fonds de la dépense publique inefficace se creuse toujours plus.

15. Comme le marché du logement social ne peut être régulé par le prix, il est régulé par la corruption et la magouille. Pour se faire loger en HLM, il faut être bien vu de la mairie, de l’assoce qui est dans les petits papiers du maire, connaître Chose ou Machin, etc.

Cela détruit le “lien social” et le “vivre-ensemble” — expressions que je déteste vu l’usage qui en est fait par la gauche, mais qui correspondent néanmoins à une réalité.

16. Comme dans tous les cas où un Etat socialiste prétend s’affranchir massivement des lois du marché, ce dernier se venge par des pratiques illégales.

Moi Mad a cité le cas d’un locataire en HLM propriétaire de trois appartement de rapport. De tels contournements sont multiples et inévitables. Grâce à la géniale politique gauchiste de “mixité sociale”, je connais un locataire de HLM dans un quartier chic de Paris qui arrondit ses fins de mois en louant son logement à des visiteurs étrangers, au noir, à la semaine, aux prix du marché touristique.

Quand on prétend aider les pauvres en créant des déséquilibres énormes par rapport aux prix du marché, ce ne sont pas les pauvres qui en profitent: ce sont les petits malins qui détournent le système, et qui volent l’argent public — c’est à dire celui des pauvres.

17. Comme l’Etat s’arroge le monopole du marché du logement locatif courant (le prétendu logement social), les promoteurs privés, victimes de concurrence déloyale, se désintéressent de ce marché, et se concentrent sur l’habitation haut de gamme. Cela aggrave la pénurie de logements locatifs privés, qui à son tour amplifie la pénurie de logement d’Etat, etc. Cercle vicieux.

Or, il n’y a aucune raison pour que des promoteurs privés et des propriétaires privés ne puissent pas gagner de l’argent en construisant, puis en louant des logements à des “pauvres”, à un loyer que ces derniers puissent payer. De nombreux exemples étrangers le prouvent. Au Canada, aux Etats-Unis, en Belgique, de nombreux “pauvres” sont logés ainsi, à la satisfaction et des propriétaires et des locataires. Pourquoi cela ne serait-il pas possible en France?

18. Parce que, par ailleurs, la France est étouffée par des réglementations qui interdisent de construire des logements sur la quasi-totalité du territoire — sauf exception et autorisations spéciales, difficiles, longues et coûteuses à obtenir. Ce point, fondamental, est le plus méconnu. C’est lui qui fait grimper de façon artificielle le coût du logement — qu’il s’agisse de la location ou de l’achat.

Les réglementations extrêmement restrictives qui régissent les permis de construire, les plans d’occupation des sols conçus sous prétexte de protection de l’environnement, donnent en réalité une prime injuste aux propriétaires existants (dont le bien s’apprécie, dont la vue est préservée), au détriment des candidats à la propriété et à la location.

La pénurie de logements artificielle qui en résulte, et qui fait monter les prix, a été démontrée aux Etats-Unis, où des situations opposées existent, selon les Etats. Dans les zones à la fois peu réglementées et économiquement dynamiques (c’est à dire attractives), les prix de l’immobilier ont très peu monté.

19. Cette situation ahurissante existe en France presque sans interruption depuis… 1918. Sous prétexte d’aider “momentanément” les victimes de la guerre à se loger, la France a mis en place des lois pro-locataires et anti-propriétaires qui aboutissent à une semi-nationalisation de fait du logement locatif privé, à une semi-expropriation des propriétaires.

Etonnez-vous, après cela, que les propriétaires soient réticents à louer, et mettent des barrières infranchissables à l’entrée dans les lieux.

20. Les mesures de blocage des loyers de 1918 ont été reconduites après la Seconde guerre mondiale, avec la fameuse loi de 1948. Conçue pour les veuves de guerre, elle subsiste jusqu’à nos jours, longtemps après la mort des derniers survivants.

Dans l’immeuble privé où j’habite, une vieille dame est décédée l’année dernière. Elle était entrée dans les lieux en… 1947. Bénéficiant de la loi de 1948, elle n’avait pas de bail et ne payait pas de loyer, mais une “indemnité d’occupation”, devenue, au fil des ans, massivement inférieure au loyer des autres occupants de l’immeuble, pour un appartement exactement semblable. Depuis 1948, ses propriétaires successifs (eux aussi décédés, au fil des années, et suivis par leurs héritiers), avaient interdiction de l’expulser, de par les sages édits de l’Union des Républiques Socialistes Françaises.

21. Depuis 1954, l’idéologie officielle de la France, en matière de logement, est celle de l’abbé Pierre. De l’extrême-gauche à l’extrême-droite, tout le monde est abbépierriste, ce qui se résume à ceci: les pauvres sont gentils, les pauvres ont du mal à se loger, et c’est mal; les riches sont méchants, ils sont pourris de pognon, ils n’en donnent pas assez aux pauvres pour se loger, et c’est mal; s’il y a la crise du logement, c’est parce que l’Etat ne donne pas assez de pognon pour loger les pauvres, ne construit pas assez de HLM, ne fait pas assez de “grandes lois” et de “plans Marshall”, et ça c’est crès crès mal.

Depuis 1954, les politiciens se font photographier aux côtés de l’abbé Pierre (maintenant, aux côtés de “Don Quichotte”, version hargneuse et laïque de son prédécesseur), parce que c’est électoralement payant.

Ils font, ensuite, plus ou moins ce qu’il leur a dit de faire (ce qui s’est vérifié avec Monsieur Don Quichotte et l’inapplicable loi sur le droit au logement): résultat, les mêmes causes produisent les mêmes effets, c’est à dire qu’on s’obstine à patauger dans la même merde depuis 1954.

L’effroyable vérité est que la pénurie de logements est créée et entretenue par les mesures mêmes qui prétendent l’éliminer — comme souvent en matière économique.


22. Inutile de dire que la politique immigrationniste de la France aggrave ce cercle vicieux. Les preuves abondent sur ce site, tout le monde en est convaincu ici, je n’y reviens donc pas.

Mais ce qui est important, c’est de comprendre que l’immigration n’est pas à l’origine de la crise du logement. Les mécanismes pervers qui l’entretiennent depuis près d’un siècle lui préexistent.

23. Je ne saurai trop vous encourager à lire le petit livre intitulé “Logement: crise publique, remèdes privés” de Vincent Bénard, d’où sont tirés la plupart des faits et analyses mentionnés ici.

Je conseille à 30% des lecteurs de FDS de saisir auparavant le sac à vomi qui se trouve sous leur siège, car Vincent Bénard, président de l’Institut Hayek de Bruxelles, est un horrible ultra-libérâââl qui ne s’en cache même pas (le salopard).

Toutefois, après avoir rendu leur cassoulet ou leur choucroute, ils découvriront une enquête à la fois unique et honnête, qui leur fournira matière à réflexion.

Et si vous n’avez vraiment pas de quoi acheter son livre pour l’encourager dans son travail d’intérêt public (ce qui serait dommage), vous pouvez lire son blog, où il présente l’essentiel de ses recherches gratuitement:

http://www.crisepublique.fr/


Trouvé sur le best-of des commentaires de FDS.

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Rédigé par Polydamas

Publié dans #Finance

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