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Vendredi 13 juin 2008

Un article de Christophe Geoffroy dans la Nef fait la synthèse de ce que les catholiques reprochent au libéralisme. Autant je suis d'accord sur les premiers éléments de l'article concernant le libéralisme philosophique, autant je ne partage pas sa condamnation du libéralisme économique.

Extraits, après lesquels j'ai introduit mes réponses:

L’homo œconomicus

Ce libéralisme politique se conjugue avec le libéralisme économique dont le postulat fondamental est le miracle permanent du marché qui s’équilibre spontanément de façon optimum dès lors qu’aucune intervention ne l’entrave. C’est « la main invisible » d’Adam Smith qui règle les choses bien mieux que ne pourrait le faire l’État.


Christophe Geoffroy ne sait visiblement pas ce qu'est un marché avec sa composante primordiale, qui est l'information pour une répartition des biens qui soit la plus juste possible. Un marché est le mécanisme qui permet le mieux de synthétiser toute l'information disponible, ce dont un Etat ne sera jamais capable (la somme d'informations nécessaires pour répartir les besoins au mieux est trop considérable pour être gérée par un Etat). Donc, l'Etat manquant d'informations, il prendra des décisions arbitraires, et moins optimales que des acteurs plus proches du terrain, dont les règles ne dépendent pas de lois votées au parlement.



Mieux, l’homme est censé toujours rechercher son intérêt, mais cet égoïsme même – jugé neutre (c’est l’affaire de chacun) – concourt naturellement au bien général – ainsi est né l’homo œconomicus, être rationnel mu par la seule recherche du profit. Le libéralisme fait aussi bien que Dieu : il sait tirer un bien d’un mal ! Bref, « pour la première fois dans l’histoire, voici une conception déterministe et mécaniste de l’économie politique », écrit fort justement Daniel Villey (8).


On sait aujourd'hui que l'homme ne recherche pas toujours son intérêt et qu'il est parfaitement irrationnel dès qu'il touche à de l'argent. Le libéralisme, il me semble, ne tire pas un bien d'un mal, il fait en sorte de rendre la situation la moins mauvaise qui soit, et de laisser faire les hommes au plus près du terrain.



L’homme est ainsi l’objet des lois économiques qu’il ne peut que subir de façon inéluctable. «L'homme n'est pas maître de son destin et ne le sera jamais», écrit Hayek (9). Ce déterminisme économique rend l’homme esclave d’un système qu’il ne peut maîtriser. Ainsi, la liberté si vantée par le libéralisme, qui lui permet de faire ce qu’il veut pour la conduite de sa propre vie est-elle impuissante pour améliorer le processus économique !


Absolument pas. Les règles capitalistes forment le régime économique le plus souple qui soit, on le retrouve aussi bien dans les cités Etat du Moyen-Age, où les banques n'hésitaient pas à inscrire dans leur comptabilité une affectation de leur produit pour les pauvres, que chez les communistes. Effectivement, l'homme fait ce qu'il veut dnas ce cadre, mais celui-ci n'est rien d'autre que celui de la propriété privée ! Que je sache, on peut difficilement remettre en cause ce principe fondamental...

Quant à Hayek, il eût été plus honnête ou plus précis de citer son propos dans son intégralité:
"C'est une illusion fondamentale de croire que la raison humaine puisse définir des règles d'organisation ordonnées dans un but déterminé... L'homme n'est pas maître de son destin et ne le sera jamais ”

Autant au niveau politique, on peut ne pas être d'accord avec Hayek, autant au niveau économique, les règles d'organisation sont sans cesse différentes, la

Le mal n’est jamais dans l’homme, mais dans le dysfonctionnement du système économique engendré par l’intervention de l’État. Cette vision de l’homme balaie l’anthropologie chrétienne basée sur la dignité de la personne créée à l’image de Dieu, personne néanmoins blessée par le péché originel qui le rend responsable d’une partie du mal qui l’entoure.


Certains libéraux pensent que l'homme est effectivement naturellement bon, à l'instar de Rousseau. Je ne partage pas cette vision, mais je suis sûr que chaque homme, dans la vie économique, sait ce qu'il y a de mieux pour lui, c'est le principe de subsidiarité, le fait de déléguer la prise de responsabilité au plus bas niveau possible. Et du moment que cela ne va pas à l'encontre de l'intérêt général, que ce soit la drogue, le porno, etc, je ne vois pas pourquoi il faudrait lui mettre des bâtons dans les roues, sous prétexte qu'il est pécheur.


Le système décrit ici est bien celui qui nous gouverne aujourd’hui. Conformément à la loi du profit maximum, le capitalisme s’inscrit désormais dans une logique purement financière, basée sur la spéculation et le rendement de l’argent. Les hommes, dans ces immenses multinationales anonymes, ne sont plus que des pions que l’on déplace ou dont on se débarrasse selon des critères purement financiers.


Et en quoi est-ce mal que le système soit basé sur la spéculation ? La spéculation, c'est justement l'outil qui permet de détecter les décalages et les besoins grandissants, les manques de logistique non anticipés par les intervenants. Ainsi, la hausse du pétrole, qu'on peut attribuer en partie seulement à la spéculation est la meilleure preuve que la ressource en pétrole va se raréfier, qu'il est temps de changer de mode de vie. Or quoi de mieux pour cela, qu'un pétrole cher ? Si le prix était fixé, il n'y aurait nulle incitation et nulle volonté de la part des acteurs de changer de mode de vie. Il n'y aurait pas de prise de conscience de la menace d'une réduction de la quantité de pétrole disponible.


L’écart se creuse

Ce libéralisme, plaident ses défenseurs, a au moins le mérite d’être le système le plus efficace, celui qui crée le plus de richesses. En chiffres absolus, c’est peut-être exact, mais, outre que la croissance n’est pas une fin en soi (elle contribue à dégrader notre art de vivre et notre environnement), elle cache d’énormes disparités : elle ne diminue pas l’écart entre riches et pauvres. Depuis le déclin du communisme en 1989-1990 qui a fait du libéralisme le système mondial totalement hégémonique, les riches deviennent plus riches, les plus pauvres demeurent pauvres.


Rien que l'exemple de la Chine vient contredire cette dernière phrase. Le libéralisme a permis à une d'accroitre le niveau de vie d'une population toujours plus importante. Non seulement le niveau de vie a été amélioré qualitativement, mais aussi quantitativement. Ce à quoi Geoffroy me répondra que cela s'est fait aux dépens de la spiritualité. Certes, mais est-ce le but d'un système économique, donc logistique, de satisfaire ce besoin ?

Et ce n'est pas qu'en chiffres absolus. Il suffit de voir qu'en 1950, seul l'Europe, et l'Amérique du Nord étaient développés, et de constater qu'aujourd'hui, on peut y inclure l'Asie et l'Amérique du Sud, l'Afrique demeurant encore à la traine. Ce n'est pas vraiment un échec, bien au contraire.

Quant à l'écart entre riches et pauvres, cette étude modère le propos de Geoffroy. D'autant que je ne vois pas bien en quoi les catholiques devraient être pour une société égalitaire. L'égalité spirituelle, l'égalité devant Dieu, n'est pas l'égalité matérielle. Les catholiques ne sont pas des communistes. Oui à la charité, mais non à la collectivisation des moyens de production, quant tout le monde possède, plus personne ne possède.



Ainsi justifient-ils le travail des enfants 9 à 12 heures par jour au xixe siècle comme un passage obligé de développement : il n’y a là rien d’immoral, puisque les enfants acceptent de travailler ainsi pour ne pas mourir !


Et au Moyen Age, dès 13 ans, on pouvait se retrouver sur un champ de bataille à porter l'étendard. A tout prendre, je crois que le XIXe est encore enviable. Mais effectivement l'école pour tous les enfants est un luxe que tous les pays ne peuvent se permettre. Le niveau de développement d'un pays nécessaire pour que l'école soit disponible pour tous n'est pas à la portée de pays faiblement évolués économiquement.

En outre, les enfants, de tout temps, ont représenté une ressource financière pour les vieux jours de leurs parents, jusqu'il y a un siècle, il était logique, voire évident, qu'ils travaillent. En disant cela, je ne justifie aucunement l'exploitation des enfants, je ne justifie pas qu'ils meurent à la tâche ou quoi que ce soit de ce genre, je constate juste que le travail des enfants est inévitable et que l'école, dans beaucoup de pays, est considéré comme inutile car ne rapportant pas de sous à la famille.



On aborde là l’aspect le plus insupportable du libéralisme : son refus d’institutionnaliser des solidarités humaines au nom de l’individualisme, du déterminisme économique et de son rejet du bien (donc d’une attitude morale), quand, dans le même temps, il absolutise la propriété privée qui n’impose pour lui aucune obligation sociale, aucun devoir moral. Pour le vrai libéral, toute intervention de l’État en économie est toujours néfaste.

Il n’y aurait par exemple aucune « injustice » dans un salaire de misère dès lors que celui-ci s’équilibre naturellement sur le marché du travail par le libre jeu concurrentiel de l’offre et de la demande : « Les considérations de justice, écrit Hayek, n’ont simplement aucun sens à l’égard de la détermination d’une expression chiffrée (les salaires) qui ne relève de la volonté ni du désir de quiconque, mais de circonstances dont personne ne connaît la totalité. […] Tout se passe comme dans un jeu, où le résultat est imprévisible et au cours duquel il y a régulièrement des gagnants et des perdants. Et comme dans le jeu, alors que nous insistons à bon droit pour qu’il soit loyal, il serait absurde de demander que les résultats pour chaque joueur soient justes » (11). C’est pourquoi toute politique de redistribution est pour Hayek sans fondement. « Une grande partie de ce que l’on fait actuellement au nom de la “justice sociale”, écrit-il, est non seulement injuste mais hautement antisocial au sens véritable du mot » (12).


Le problème de l'institutionnalisation des aides est toujours le même problème : celui de la connaissance et de la répartition de l'information sur un marché. Est-il possible qu'un Etat, avec ses règles administratives strictes, puisse déterminer qui doit être aidé, qui a un comportement de passager clandestin, qui profite des aides, tout en travaillant au noir en parallèle, qui est vraiment dans le besoin ? On peut en douter, notamment lorsque l'on constate la gabegie de notre Etat, et les effets pervers induits. Ainsi, un fonctionnaire, dont le poste n'est pas soumis aux mêmes contraintes qu'un responsable associatif soucieux d'efficacité, peut avoir donc une politique d'aides radicalement différente et moins propice à avoir des effets concrets sur le terrain. D'autant que, comme par hasard, les montants les plus importants de prélevements sont pris sur les masses laborieuses, sur les classes moyennes qui sont à peine mieux lotis que les populations que l'Etat cherche à aider. C'est deshabiller Pierre pour vêtir Paul.

Par contre, les libéraux n'ont rien contre des associations de charité proches du terrain et qui choisissent au cas par cas, les personnes qu'elles souhaitent aider. Donc, les libéraux ne sont pas hostiles à la charité, ils ne sont aucunement hostiles à une attitude morale,  ils sont hostiles à l'institutionnalisation. Les libéraux ne rejettent aucunement le bien, ils veulent juste éviter de l'imposer à tous par la force, ce qui rejoint les principes de subsidiarité et de non-agression chers à l'Eglise Catholique.

En outre, à titre personnel, je pense que sur certains sujets précis, l'intervention de l'Etat peut être salutaire. Mais il me semble qu'il doit s'agir de politiques ponctuelles résultant d'un désiquilibre exceptionnel plus que d'une institutionnalisation d'une politique d'aides qui engendre nécessairement des effets pervers.


Enfin, la logique libérale tend à remettre en cause le cadre national, frein au commerce mondial. L’économiste libéral Jean-Jacques Rosa écrit par exemple : « nous, nous sommes de notre temps : mondialistes » (13). Et le philosophe libéral Karl Popper va plus loin : « Le principe des nationalités ou de l’État-Nation est d’autant plus indéfendable qu’aucun critère territorial, racial, linguistique, culturel ou religieux ne permet de définir clairement en quoi consiste une nation » (14).
Finalement, le primat de la (fausse) liberté caractéristique du libéralisme met en évidence son unité profonde entre ses composantes philosophique, politique et économique. Il conduit à un monde concurrentiel, froid et inhumain – le « struggle for life ». Il faut refuser son hégémonie en commençant par le combattre intellectuellement.


Non, le libéralisme économique ne se conçoit pas uniquement dans le cadre du libéralisme philosophique, l'exemple des cités états italiennes étant là pour le contredire. Par contre, le monde froid et inhumain du "struggle for life" n'est ce pas le monde tel qu'il est et tel qu'il a toujours été, suite à la chute du paradis originel ? En outre, je me demande bien où Geoffroy aurait vu qu'à la tête d'un Etat, il n'y a pas de "struggle for life" ? Au contraire, c'est justement là qu'on peut voir que les rivalités sont les plus violentes....


par Polydamas publié dans : Argumentaires communauté : Vu de droite
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Jeudi 8 mai 2008
La campagne Matelsom a relancé la polémique, il est temps de me positionner plus clairement sur le sujet du mariage homosexuel, sujet que j'ai régulièrement évité jusqu'à présent sur mon blog, mais que j'ai eu l'occasion de développer en long et en large sur nombres de commentaires.

Tout d'abord, qu'il me soit permis de sourire d'un fait intéressant. Plus personne ne veut se marier. Les seuls qui souhaitent s'engager dans la voie longue et difficile du mariage sont les cathos, les prêtres hyper-progressistes, et certains homos. Permettez-moi de m'amuser à constater que des personnes qui ne sont, la plupart du temps, pas connues pour leur fidélité, souhaitent aussi ardemment s'engager dans la voie du mariage. Que les homos se retrouvent aux côtés des catholiques pour défendre l'institution du mariage ne manque pas de sel.

Passons.

Disons-le tout net, au risque de choquer certains catholiques, je n'ai rien contre l'homosexualité au sens strict, chacun fait ce qu'il veut dans son pieu, je m'en fous, ce n'est pas mon problème. C'est pour cela d'ailleurs que je trouve que l'argument religieux, repris par certains de mes amis, n'est pas pertinent. Comment évoquer les condamnations bibliques de la sodomie face à quelqu'un qui n'accorde aucun crédit à la Bible ? Ces arguments ne sont tout simplement pas crédibles dans le cadre de l'homosexualité. Les arguments des croyants ne peuvent toucher que des homosexuels croyants, qui ne doivent probablement pas être très nombreux.

Par contre, l'un des aspects du fait homosexuel qui me pose le plus de problème, c'est, en ce qui concerne certains gays, l'hyper-sexualisation et le côté exhibitionniste, à l'image de ce qu'a récemment déclaré le maire de Rome.

« Je respecte les personnes homosexuelles, j'en connais quelques-unes et je ne fais pas dans la discrimination. Mais je crains que la Gay Pride soit tout autre chose, un acte d'exhibition sexuelle, et je suis opposé à toute forme d'exhibition, homosexuelle ou hétérosexuelle. Le problème, ce n'est pas oui ou non à l'homosexualité, mais oui ou non à l'exhibition. »

Que je sache les nudistes ne se baladent pas régulièrement dans les rues de Paris pour revendiquer davantage de libertés. Je n'ai jamais vu de stripteaseuses manifester en tenue, ce qui n'est pas le cas de la Gay Pride. A ce sujet, il faut vraiment lire cet article de Michel Bellin (en bas de page), très éclairant. Ce qui me gêne n'est pas tant l'homosexualité, que cette mode qui le considère comme hyper-tendance, comme hyper-fashion. Les hétéros sont de facto ringardisés, alors que pourtant, dans une société, personne n'est plus important qu'eux.

Or, dans un Etat se souciant du bien commun, la priorité est, non pas de légaliser, ou d'autoriser toutes les pratiques existantes ou toutes les modes, dont on connait la diversité, dictées par l'opinion publique, mais de promouvoir et d'encourager le cadre permettant à la société de prospérer. Et malheureusement, les homosexuels ne rentrent pas dans ce cadre. L'Etat n'a pas vocation à mettre sur le même plan un comportement qui favorise la croissance de la société par la fécondité, et un comportement qui ne permet pas de faire profiter à la société des mêmes largesses que l'hétérosexualité.

Un mot sur l'adoption.

Les hétéros ont une "mission" dans le sens où c'est la famille qui constitue la cellule de base de la société. Cette cellule, lorsqu'elle est stable, permet l'équilibre et l’éducation des enfants (c'est pour cela que les divorces sont généralement de vrais drames). Enfants, qui, nous serons tous d'accord là-dessus, sont le "bien" le plus cher qui soit, c'est à dire que rien ne doit aller à l'encontre de leurs intérêts . Or je considère qu'en plus d'avoir le droit à la vie, ils ont également le droit à cette stabilité psychologique, et notamment, à l’altérité des sexes entre les parents (je sais, j'aggrave encore mon cas). Jamais un homme ne remplacera une femme, comme jamais une femme ne remplacera un homme.

Mettre l’homosexualité au même niveau que l'hétérosexualité serait du relativisme, ce qui est aussi une des pires choses qui soient. Ce serait nier le caractère sacré et vital de la procréation. Tout se joue ici au niveau des symboles. Et ceux-ci, dans une société, sont importants.

Autre point. On nous rabache le cerveau des "études" démontrant qu'il n'y a aucun impact sur les enfants d'avoir des parents homosexuels. Un article de La Croix avait cassé ce mythe (d'accord, ils sont partie prenante, mais les gays ne sont-ils pas partie prenante également ? ) :

Les enquêtes citées, en général américaines, sur lesquelles se fondent les revendications d’ho­moparentalité révèlent en fait bien des surprises : l’échantillonnage est extrêmement restreint, quel­ques dizaines de personnes, le plus souvent membres d’associations gays militantes ; dans la plupart des cas, seuls les parents sont in­terrogés et parlent au nom de leurs enfants ; quand des comparaisons sont faites, c’est le plus souvent avec des familles monoparen­tales, soit d’origine, soit issues d’un divorce ; les questionnaires sont standardisés, exclusivement comportementalistes et fonction­nalistes, sans mise en perspective de l’évolution de l’enfant jusqu’à l’âge adulte ; les notions clés de « père », « mère », « parent », « con­ception » et « engendrement » y sont délibérément laissées dans le flou. Tout se passe comme si les enfants vivant au sein de couples homosexuels étaient chargés de valider les comportements des adultes en « allant bien », alors que l’on y découvre que plus de 40 % d’entre eux bénéficient d’un suivi psychologique.

On sait déjà que les divorces entre hétérosexuels laissent souvent des traces non négligeables chez les enfants. Et on voudrait aggraver  les choses avec les homosexuels ? Les enfants ne supportent pas d'être différents, d'avoir une famille qui ne soit pas dans la norme, moyennement moyenne. Ajoutons à cela un imaginaire homo, une culture gay exacerbée et revendicative, parfois caricaturale, cela n’aide pas non plus les mômes à se construire.
On voit alors sans peine la difficulté pour des enfants d'assumer le fait d'avoir des parents homosexuels.

Je vous laisse juge, je ne sais pas si je suis homophobe et à vrai dire, je m'en fous un peu. Peu me chaut d'être hai ou voué aux gémonies parce que je ne considère pas que Vanneste soit un salopard de la pire espèce. D'autant que je considère que les pires homophobes sont plutôt du côté de certains bobos qui considèrent ( discours qu'il m'est arrivé d'entendre) qu'il FAUT avoir un homo dans ses connaissances, comme on doit avoir un beur de service dans son réseau. C'est réduire la personne à sa sexualité ce qui est encore pire, à mon avis, que de ne pas accepter telle ou telle sexualité. Il faut dissocier la personne de sa sexualité, et arrêter de tout confondre, comme si l'individu ne pouvait se définir que par le sexe de son conjoint.

Oui, le comportement homosexuel n'est pas sur un pied d'égalité avec le comportement hétérosexuel. Mais cela n'a rien à voir avec une discrimination des homosexuels. C'est une promotion de l'hétérosexualité en vue de ce qu'elle apporte à la société.

Alors oui, la propagande culturelle autour de l'homosexualité me lasse car l'on perçoit très bien que ce petit jeu mène directement au mariage pur et simple. Des gens qui ne représentent qu'eux-même, ne sont qu'une poignée, parviennent, à coups de lobbyings, de programmes culturels (les bears dans la pub, la Gay Pride), de pressions comminatoires, de sentimentalisme, à imposer leur thématiques, et malgré leur divisions, réussissent à obtenir l'oreille attentive des politiques.

Le domaine culturel a été plus ou moins abandonné par les conservateurs, laissant leurs opposants déterminer ce que les Français vont regarder, et plus tard voter. Le discours dominant est complétement centré sur le relativisme, l'ouverture à de nouvelles sensations, la détestation des "moeurs coincés", ce que le Grand Charles appelle la religion du Moderne. Effectivement, si l'on est un tant soit peu réalistes, les conservateurs ont perdu, le mariage homo existe déjà. Le contrat d'union civile, que l'UMP souhaite voter, est un mariage homo sans le nom, il en a presque tous les atouts, seule manque la mention "mariage".

Enfin, certains homosexuels nous disaient au moment du PACS: "Non, jamais nous ne demanderons quoique ce soit de plus, nous ne voulons pas du mariage". Force est de constater qu'ils avaient tort, que le PACS n'était bien sûr qu'une accroche, qu'une introduction afin de préparer un plan plus large. Plus inquiétant est ce constat lorsque l'on connait les projets à venir après le mariage homo, promouvant toutes les sexualités alternatives. D'autant que l'évolution actuelle des lois suit un mécanisme de cliquet, c'est à dire que si l'on vote la loi, il est ensuite impossible de revenir dessus. Ainsi, si le mariage homosexuel passe, il est probable que la logique relativiste continuera. Je ne vois pas pourquoi l'on s'arrêterait en si bon chemin.

Dans cette logique, toutes les sexualités devront être reconnues par l'Etat, ce qui risque d'augurer d'un beau bazar, ce n'est pas la peine que je vous dresse le tableau.

 
par Polydamas publié dans : Argumentaires communauté : Vu de droite
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Mercredi 19 mars 2008

L'auteur de Festivus, festivus, est visionnaire comme toujours.

Mais il est probable qu'on n'ait encore rien vu, certains défendent déjà le mariage à trois, voire plus. Muray était en-dessous de la réalité...


Le mariage transformé par ses célibataires mêmes
par Philippe Muray, écrivain*

Par-delà le néo-mariage, et quelques autres revendications divertissantes, c'est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c'est l'écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d'expression, c'est la mise en examen automatique pour délit de lucidité.

Le mariage est une invention qui remonte à la plus haute antiquité. Je parle du mariage à l'ancienne, cette institution conformiste, vermoulue et petite-bourgeoise qui véhicule depuis la nuit des temps « les valeurs hétéro-patriarcales et familialistes » pour m'exprimer comme Christophe Girard et Clémentine Autain. Sauf erreur de ma part, cette mémorable conquête n'a pas été arrachée, l'arme à la main, de nuit, dans la précipitation et sous la menace des pires représailles, par une petite bande de fanatiques de la nuptialité bien décidés à se servir de la lâcheté des uns, de l'ambition des autres, de la démagogie tremblotante de tous, pour faire triompher leur cause. Nulle part ce type de mariage ne paraît avoir été imposé par la force. Ni en jetant à l'opinion publique un fatras précipité de raisonnements contradictoires afin d'extorquer d'elle, par sondage, une approbation apeurée. Il n'est pas davantage le fruit d'une volonté claironnée de mettre à genoux le pouvoir politique. Aucun gouvernement, à ma connaissance, n'a cédé aux partisans de la conjugalité dans la crainte de se voir accusé de gamophobie (du grec gamos, mariage).

Y a-t-il même eu « débat », à propos de cette importante « question de société », chez les Égyptiens pharaoniques, à Babylone, en Inde, à Lascaux, entre psychanalystes lacustres, sociologues troglodytes, militants de l'un ou l'autre bord ? En a-t-on discuté, dans le désert de Chaldée, à la lueur de la Grande Ourse ? A-t-on menacé de ringardisation les adversaires de cette nouveauté ? Les a-t-on accusés de ne rien comprendre à l'évolution des mœurs, de s'accrocher à des modèles désuets, d'alimenter la nostalgie d'un ordre soi-disant naturel qui ne relève que de la culture ? La Guerre des Games (de gamos, mariage, je ne le répéterai plus) a-t-elle eu lieu ?

Il semble bien que non. La chose, c'est horrible à dire, s'est faite toute seule, suivant la pente de l'espèce, laquelle sait si bien jouer sur les deux tableaux pour protéger ses intérêts, manier en même temps la carotte et le bâton, l'appât et l'hameçon, le désir de satisfaction sexuelle des individus et ses propres nécessités vitales de perpétuation, et emballer cela dans les mirages vaporeux de la pastorale romantique.

On a tout essayé, par la suite, avec le mariage. On l'a plié dans tous les sens. On a tâté de la polygamie, de la bigamie, de la monogamie, de l'adultère, du divorce à répétition, du mariage forcé, du mariage civil, du mariage religieux, du mariage d'argent, du mariage raté. On a même vu des mariages heureux. On a vu des mariages stériles et d'autres féconds, des unions dramatiques et des noces de sang. On en a fait des vaudevilles et des tragédies. Avec des placards pleins d'amants, des cocus en caleçon, des maîtresses acariâtres. Le mariage, en résumé, n'a été inventé que pour fournir des sujets de romans et pour assurer la chaîne sans fin des générations ainsi que le veut l'espèce.

Il n'en va pas exactement de même du futur mariage homosexuel, dont la genèse aura laissé tant de traces, à l'inverse de l'autre, qu'il sera aisé de la reconstituer. C'est que cette nouveauté ne va pas de soi, comme d'ailleurs la plupart des opérations expérimentales de notre temps. L'époque moderne, dont l'essence même est le soupçon dans tous les domaines, explose en cette affaire dans une sorte d'opéra-bouffe stupéfiant où la mauvaise foi et le chantage se donnent la réplique inlassablement. C'est d'abord le code civil qui a été instrumenté. On a prétendu qu'il n'y était stipulé nulle part que le mariage était réservé aux personnes de sexe opposé. Les homosexuels militants se sont engouffrés dans cet « oubli » pour exiger, au nom de l'égalité des droits, « l'accès des gays et des lesbiennes au mariage et à l'adoption ». L'exigence d'égalité est la grosse artillerie qui renverse toutes les murailles de Chine. La marche sans fin vers l'égalité absolue remplace, chez les minorités dominantes et furibondes, le défunt sens de l'Histoire. Pour ce qui est du code civil, d'abord paré de toutes les vertus, il n'a plus été qu'une sorte d'opuscule diffamatoire sitôt qu'on découvrit l'article 75, qui détermine que le mariage consiste à « se prendre pour mari et femme ». Peu soucieux de logique, les militants de la nouvelle union conclurent aussitôt à l'urgence d'une refonte de ce code que, l'instant d'avant, ils portaient aux nues. Et, en somme, puisque la loi est contre les homos, il faut dissoudre la loi.


Dans le même temps Noël Mamère, bonimenteur de Bègles, agitait son barnum ; et les notables socialistes se bousculaient au portillon de l'avenir qui a de l'avenir dans l'espoir de décrocher le titre de premier garçon d'honneur aux nouvelles épousailles. Le terrorisme et la démagogie se donnaient le bras sur le devant de la scène. On « déconstruisait » en hâte le mariage à l'ancienne. On affirmait qu'il est aujourd'hui « en crise » quand la vérité est qu'il l'a toujours été, par définition, puisqu'il unit deux personnes de sexe opposé, ce qui est déjà source de crise, et que, par-dessus le marché, il les soumet à des postulations contradictoires, le mensonge romantique et la vérité procréatrice. On rappela, contre les réactionnaires qui lient mariage et reproduction, qu'il n'en allait plus ainsi depuis la révolution contraceptive (ce qui ne pouvait manquer, ajoutait-on, de rapprocher les comportements homos et hétéros), quand c'est en fait depuis toujours, et dans toutes les civilisations, que l'on a cherché, certes avec moins d'efficacité technique qu'aujourd'hui, à réguler la fécondité, c'est-à-dire à autonomiser la sexualité par rapport à la « reproduction biologique ».

En quelques jours apparurent les étonnantes notions de « mariage fermé » (antipathique, hétéro) et de « mariage ouvert » (sympathique) puis « universel » (supersympa). On publia des sondages dans lesquels la société française déclarait qu'elle était d'accord pour applaudir aux évolutions de la société française, mais de grâce, qu'on arrête de lui brailler dans les oreilles. Les partisans du néo-mariage expliquèrent à la fois qu'il ne fallait pas interpréter leur demande comme une volonté de normalisation ou comme un désir d'imitation mais qu'il y avait de ça quand même, et que d'ailleurs ils se moquaient des institutions dont ils étaient exclus, sauf que le seul fait d'en être exclus leur apparaissait comme un outrage. Réclamant en même temps le droit à la différence et à la similitude, exigeant de pouvoir se marier par conformisme subversif et pour faire « un pied de nez à la conception traditionnelle du mariage » (comme l'écrivent encore les impayables Christophe Girard et Clémentine Autain), ils affirmaient aussi que ce même mariage, à la fois convoité et moqué, revendiqué pour être rejeté, et de toute façon transformé s'ils y accédaient jusqu'à en être méconnaissable, serait un remède souverain contre « l'alarmant taux de suicide » qui sévit chez les jeunes homosexuels, ce qui laisse supposer que ces derniers se suicident tous par désespoir de ne pouvoir convoler officiellement. On aurait pu imaginer d'autres motifs.

Mais ces réflexions tomberont très bientôt sous le coup des lois anti-homophobie qu'un gouvernement vassalisé par les associations se prépare en toute sottise à faire voter. Mieux vaut donc se taire. Par-delà le néo-mariage, en effet, et quelques autres revendications divertissantes (suppression de la mention relative au sexe sur les papiers d'identité afin d'en terminer avec les « problèmes kafkaïens rencontrés par les individus de sexe mixte, hermaphrodites, transsexuels, transgenres », ou encore « dépsychiatrisation des opérations de changement de sexe »), c'est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c'est l'écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d'expression, c'est la mise en examen automatique pour délit de lucidité. Il est urgent que personne ne l'ouvre pendant que se dérouleront les grandes métamorphoses qui s'annoncent, dont ce petit débat sur l'effacement de la différence sexuelle est l'avant-propos. Le néo-mariage, dans cette affaire, n'est que l'arbre baroque qui cache la prison.

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Ce texte a été publié dans une version légèrement réduite sous le titre "La guerre du mariage a-t-elle eu lieu ?" dans Marianne (18/09/2004, page 79). Cette version intégrale est reproduite avec l'autorisation de l'auteur.

*Philippe Muray est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Après l'histoire, Belles Lettres, 2002.
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Lundi 3 mars 2008
Le linceul de Turin déchaîne régulièrement les passions. Est-il le suaire qui aurait accueilli le corps du Christ, aprés sa mort ? Ou d'un faux magistral, réalisé par un faussaire de génie aux environs du XIVème siècle ?
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Il ne s'agit pas de refaire toute la polémique, qui nécessiterait facilement un site entier, mais de rappeler brièvement quels sont les éléments qui plaident ou pas pour sa véracité. Le carbone 14 fait l'objet de toutes les attentions, pourtant, il ressort des multiples études réalisées sur le suaire que ce n'est pas le seul élément intéressant. Mais, comme à l'accoutumée avec nos médias favoris, seul cet élément fait la une.

Tout d'abord, on sait que le tissu de lin, composant le suaire, correspond aux techniques de tissage utilisées en Palestine aux environs du premier siècle. On remarquera notamment l'absence totale de de laine ou de coton, qui étaient les matières premières les plus utilisées en Europe, au Moyen Age.

On a trouvé sur le linceul des pollens de toutes provenances, qui correspondent à l'histoire connue des voyages du linceul. Mais il semblerait que la plus grande proportion des pollens prélevés proviennent du Moyen Orient et de la région de Jérusalem. Il s'agit des pollens de pistachier, dont le nom latin est "Pistacia palestina" et des pollens de tamarin. Or ces deux espèces ne se trouvent qu'en Palestine, et nulle part ailleurs.

L'image du suaire est formé par une légère brûlure du tissu sur 15 microns de profondeur. Image qui se comporte comme un négatif photographique. Pas mal pour une peinture médiévale. Les faussaires médiévistes ne se sont pas contentés de cela, puisque le suaire possède également des propriétés tri-dimensionnelles. Pour en connaitre davantage à ce sujet, reportez-vous à ce document.

Il n' y a pas de reproduction possible qui permettrait de réunir ces qualités sans des moyens modernes hautement sophistiqués. D'autant que l'impression semble avoir été réalisée à partir d'une projection perpendiculaire, puisque l'on ne décèle aucune trace d'un quelconque mouvement de pinceau, ou d'un produit biologique qui aurait pu former cette image. Une explication de ces particularité, serait que l'énergie qui aurait servi à l'impression vienne du modèle lui-même, c'est à dire du corps. Mais là, on commence à rentrer dans l'absurde idée d'une resurrection.

L'image est uniforme, c'est à dire qu'il s'agit même densité d'impression d'un côté comme de l'autre. Ce qui vient contredire l'idée qu'un cadavre aurait été allongé sur le tissu, puis retiré. En effet, on aurait constaté des traces de densité différente, suivant le côté sur lequel le corps aurait été posé.

Autre point, on relève des traces d'argile aux emplacements des pieds, mais aussi du nez et du front (ce qui correspond aux trois chutes que le Christ a fait lors de sa passion). Cet argile, l'aragonite, nous ramène là-encore à la région de Jérusalem (décidément les faits sont têtus). On peut évoquer également des pièces de monnaie: les leptons sur les yeux de la personne décédée. Ces pièces de monnaie correspondent à la période du premier siècle. Plus précisèment on sait qu'elles ont été frappées la 16ème année du règne de Tibère, c'est à dire, l'année 30 de notre ère. Nos faussaires médiévistes avaient donc des compétences poussées en chimie, biologie, géologie des sols et numismatie. Pas mal.

D'autres éléments viennent contredire l'idée d'un faux médiéval. Et notamment, le codex de Pray, qui est un ouvrage daté avec précision du XII ème siècle, contenant une miniature représentant le Saint Suaire. Suaire que l'on reconnait aux traces de chevrons sur l'inverse de la toile, aux marques de brûlure, à la forme du corps, qui représente à peu près correctement l'image du linceul. Au minimum ce texte contredit l'hypothèse d'un linceul daté du XIIIe, puisqu'il est lui-même daté du XIIe.

Sur le corps je me contenterai des remarques suivantes:
- les pouces n'apparaissent pas, signe de la rigidité cadavérique du corps
- l'individu a eu le coeur percé alors qu'il était mort (sa blessure ne s'étant pas cicatrisé), il a été roué de coups de fouet, correspondant à l'attirail connu des Romains de la région, il a porté un casque d'épines, il n'a pas eu les jambes brisées contrairement aux habitudes romaines (tout cela est conforme aux Evangiles)
- nulle trace de déchirure du tissu, ce qui aurait du être le cas, puisque si il y a un corps qui a été effectivement posé dessus, il n'est pas possible d'expliquer comment il a pu être retiré, sans que le sang séché n'arrache les fibres du tissu.
- la tête parait avoir été entourée d'un tissu, ce qui correspond là encore à un autre suaire, le sudarium d'Oviedo (daté lui du XIe), dont le groupe sanguin correspond à celui du suaire (les faussaires ont donc réalisés ces tissus dans les mêmes conditions, et avec le même groupe sanguin AB, le même que celui relevé lors des miracles dits "eucharistiques"*).
- l'individu a les poignets percés et non les mains, à l'inverse de ce qui était traditionnellement représenté au Moyen-Age
Tous ces éléments montrent que les faussaires médiévaux possédaient donc également des savoirs poussés en anatomie, en contradiction avec les connaissances les plus courantes de leur époque.

On peut penser également que s'il n'y avait pas d'enjeux aussi importants, cela ferait longtemps que le suaire serait daté du 1er siècle et qu'il aurait été identifié à Jesus. N'importe quelle momie égyptienne dispose de moins de preuves que le suaire.

undefined Les principaux arguments contre l'authenticité, sont les suivants:
- le carbone 14: je n'ai pas d'arguments sérieux à opposer à la validité de cette analyse, si ce n'est qu'il y a déjà eu des erreurs de datation avec des momies et d'autres objets anciens. En outre, M. Christopher Ramsey, directeur de l'institut de radio-carbone d'Oxford, qui a réalisé la mesure, affirme que la datation peut être remise en cause parce que le suaire n'a pas cessé de voyager, et que donc sa composition chimique a évolué dans le temps. D'ailleurs le codex de Pray est l'argument le plus solide pour invalider ce travail.
- le suaire a été dénoncé comme faux, au XIVème siècle, par l'évêque de Troyes, Henri de Poitiers et qu'il a réussi à trouver l'artiste qui l'avait réalisé. Problème: pas de preuves, pas de datation et aucune précision sur cet artiste
- la présence de pigments médiévaux de couleur ocre. Ces éléments sont rabachés par Science & Vie et consorts. Mais l'on n'en a trouve que des quantités infinitésimales, et l'image n'en est pas composé. Ils peuvent avoir été parfaitement déposés là lors des multiples expositions médiévales.

En fait, l'hypothèse qui semble la plus crédible, hormis celle de l'authentification, est celle d'un faux du premier siècle de la région de Jerusalem. Mais nul n'est capable d'expliquer alors comment cette impression a pu être réalisée avec les moyens de l'époque. Beaucoup d'éléments prêchent en faveur de la véracité du suaire. Je me contenterai juste de citer cette phrase qui résume bien la situation...



Toute personne désirant soutenir la théorie que le Suaire de Turin est un faux doit, avant toute chose, pouvoir expliquer le caractère de négatif photographique
ET
expliquer comment le faussaire a pu produire cette image
ET
être en mesure de reproduire une image équivalente et ayant un caractère tridimensionnel
ET
être capable de retirer le corps du Suaire sans laisser de trace de cet enlèvement
ET
le tout, bien sûr, sur un tissu des premiers siècles, de bonne dimension, ne contenant pas de trace de laine.
ET
par souci du détail, n'omettons pas les monnaies, les pollens, la boue, l'exactitude médicale...

Pour conclure, je dirais que l'hypothèse d'un faux médiéval serait encore plus géniale que celle d'un dieu, vu le nombre de techniques modernes que le faussaire se devait de maitriser pour réaliser ce chef d'oeuvre. Un tel génie aurait réalisé le suaire, et personne n'aurait entendu parler des techniques révolutionnaires qu'il aurait utilisé ?

Mais bien sûr, c'est évident...



* Les miracles eucharistiques sont des miracles durant lesquelles les saintes espèces se sont effectivement transformées en chair et sang réel. Le cas le plus célèbre est celui de Lanciano. A noter qu'une comparaison de l'ADN du suaire avec l'ADN trouvé dans les miracles eucharistiques permettrait de savoir précisèment si la personne du suaire est bien le Christ. C'était la thèse du roman de Van Cauwelaert, Cloner le Christ.

 

par Polydamas publié dans : Argumentaires communauté : Vu de droite
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Lundi 19 novembre 2007
Sur des sujet d'inégale importance, chipées un peu partout.

   
" On m'a diagnostiqué il y a deux ans et demi un cancer de la moelle osseuse. Avant cela, je considérais l'euthanasie comme un droit. Depuis que je suis malade, je suis absolument contre. Si on la rend légale, l'euthanasie risque de devenir non pas un droit mais un devoir pour le patient qui, se sentant inutile et coûteux, demanderait la mort. Si on commence à légiférer, c'est la porte ouverte à tous les abus."

    " Si une personne souffre et se sent inutile, il faut avant tout soigner la dépression. Aide-t-on un dépressif sain à se donner la mort ? Tellement de gens luttent chaque jour pour vivre dignement en fauteuil ou avec des maladies en phase terminale ! Autoriser l'euthanasie, cela équivaudrait à leur infliger une gifle. Ce serait concéder qu'une vie comme la leur, ce n'est pas une vie. Or toutes les vies valent la peine d'être vécues. Je préfère courir le risque d'un peu plus de souffrance que de dire "vous avez raison, votre vie n'est pas valable"."

    " Je ne pense pas qu'il faille nécessairement être croyant pour voir que la légalisation de l'euthanasie serait la faillite de tout un système. Ma position touche tout le monde, et concerne uniquement la loi."

Sylvie Ménard, chef du service de cancérologie à Milan. Via le Salon Beige

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"On avait l'impression d'être au Maroc. Je n'ai pas vu beaucoup de drapeaux français, c'est un peu bizarre"

William Gallas, défenseur français, après le match France-Maroc, au Stade de France.

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Sur le peer to peer:

"Nous avons pris l'habitude de penser que notre contenu était parfait tel qu'il était fourni" avouait-il. "Nous nous attendions à ce que notre business ne soit pas affecté dans le monde de l'interactivité, pendant que la connexion permanente et le partage de fichiers explosaient. Bien sûr, nous avions tort.

Pourquoi ?

Parce qu'en restant immobiles ou en bougeant à un rythme glaciaire, nous sommes involontairement entrés en conflit avec le consommateur, en lui refusant notamment ce qu'il voulait et pouvait trouver ailleurs. Le résultat des courses, c'est que le consommateur l'a emporté."

Edgar Bronfman Jr, PDG de Warner Music.

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Le père de Dolly renonce aux cellules-souche embryonnaires pour sa recherche.

Ian Wilmut lui même explique : "le travail qui nous est décrit du Japon utilise une technique de modifications des cellules directement d'un malade, en cellules souches, sans passer par un embryon cloné".

"Le travail de Yamanaka, véritable révolution scientifique, prouve qu'il est possible de reprogrammer des cellules adultes ordinaires et montre que la plasticité des cellules est beaucoup plus grande qu'on ne le pensait", explique Jean-Claude Ameisen, président du comité éthique de l'Inserm. "Avec cette technique, on ne peut plus dire : "il n'y a pas moyen de faire autrement", conclut-il.

Merci à Ash.

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And last, but not least

Nous (les Occidentaux) ne sommes rien, c’est la condition préalable pour que nous ne soyons fermés à rien ni à personne. 


Alain Finkielkraut, via Rives-Droites.

 
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