A voir


Présentation

Le suaire de Turin

Le cri silencieux

L'horreur d'un
avortement




undefined
















Les sites que je fréquente:  
 





Le coin catholique:
  •  


Le coin des médias:
 

 


Le coin du Liban:

  •  



Le coin de la finance:
  




Le coin des voyages:

   



Les coups de coeur:




 
Blogs morts:

  •  


Catégories

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndiquez-vous!

  • Flux RSS des articles

Flux Netvibes

Images Aléatoires

Littérature

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Littérature - Par Polydamas
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 21:07


C'est tellement vrai.

Les âmes supérieures s'égorgent silencieusement et invisiblement elles-mêmes dans l'obscurité quasi-sépulcrale de leurs combats intérieurs. Il se livre là, dans cet atome vivant de leur coeur, de fières batailles, des batailles plus grandes qu'Arbelles et Austerlitz, où tombent des empires et se perdent des provinces, où décampent des multitudes et se signent parfois de honteux traités. Quels yeux de la terre seraient capables de contempler cette Cité des coeurs, où combattent d'un combat spirituel, sans repos ni trêve, la vraie vie et la vraie mort !

Léon Bloy, Propos d'un entrepreneur de démolitions.

Via Eymeric.
Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Littérature - Par Polydamas
Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /2008 12:39
En ces temps de déroute financière, je suis tombé, via le Cultural Gang Bang, sur ces citations de Gustave le Bon, dont tout investisseur ou boursicoteur averti devrait avoir parcouru sa Psychologie des Foules.


Les citations de Gustave Le Bon

«Le droit ne commence à dater que du moment où l'on détient la force nécessaire pour le faire respecter.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«On ne discute pas plus avec les croyances qu'avec les cyclones.»
Psychologie des foules

«On domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu’en s’occupant de leurs intérêts.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«L'interprétation diverse des mêmes mots par des êtres de mentalité dissemblable a été une cause fréquente de luttes historiques.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«Chez beaucoup d'hommes, la parole précède la pensée. Ils savent seulement ce qu'ils pensent après avoir entendu ce qu'ils disent.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«Les hommes de génie font la grandeur intellectuelle d'une nation mais rarement sa puissance.»
Hier et Demain

«Des hommes d'intelligence supérieure ont parfois, au point de vue sentimental, une mentalité voisine de celle d'un sauvage.»
Hier et Demain

«La leçon des faits n'instruit pas l'homme prisonnier d'une croyance ou d'une formule.»
Hier et Demain

«La soif d'égalité n'est souvent qu'une forme avouable du désir d'avoir des inférieurs et pas des supérieurs.»

«En politique internationale, les coups d'épingle répétés finissent par engendrer des coups de canon.»
Les incertitudes de l'heure présente

«Si l'athéisme se propageait, il deviendrait une religion aussi intolérable que les anciennes.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«Les révolutions n’ont généralement pour résultat immédiat qu’un déplacement de servitude.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«La peur du jugement des autres est un des plus sûrs soutiens de la morale.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.»
Hier et demain

«Une vérité trop claire cesse bientôt d'être une vérité féconde.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«L'intuition est souvent supérieure à la raison. Elle fait deviner à des femmes raisonnant mal des choses incomprises d'hommes raisonnant très bien.»
Extrait des Aphorismes du temps présent

«L'éducation est l'art de faire passer le conscient dans l'inconscient.»

«Trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles.»
Les Opinions et les Croyances

«La vanité est pour les imbéciles une puissante source de satisfaction. Elle leur permet de substituer aux qualités qu'ils n'acquerront jamais la conviction de les avoir toujours possédées.»
Extrait des Aphorismes du temps Présent

«La femme est inférieure ou supérieure à l'homme ; elle est rarement son égale.»

«Pour les diplomates comme pour les femmes, le silence est souvent la plus claire des explications.»
Hier et Demain

«Les hommes de pensée préparent les hommes d'action. Ils ne les remplacent pas.»
Hier et Demain

«Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite.»
Hier et demain

«Démontrer qu'une chose est rationnelle ne prouve pas toujours qu'elle soit raisonnable.»

«Céder une fois à la foule, c'est lui donner conscience de sa force et se condamner à lui céder toujours.»

«La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d'une même race.»
Hier et Demain

«L'anarchie est partout quand la responsabilité n'est nulle part.»
Hier et Demain

«On se ruine souvent pour soutenir qu'on est riche.»

«Les gens vertueux se vengent souvent des contraintes qu'ils s'imposent par l'ennui qu'ils inspirent.»

«La guerre révèle à un peuple ses faiblesses, mais aussi ses vertus.»
Hier et Demain

«On rencontre beaucoup d'hommes parlant de libertés, mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été principalement consacrée à se forger des chaînes.»
Hier et Demain

«Présentée sous forme mathématique, l'erreur acquiert un grand prestige. Le sceptique le plus endurci attribue volontiers aux équations de mystérieuses vertus...»


«Nos vertus resteraient parfois bien incertaines si, à défaut de l'espoir d'une récompense, elles n'avaient la vanité pour soutien.»
Hier et Demain

«Beaucoup d'hommes sont doués de raison, très peu de bon sens.»
Hier et Demain

«L'influence de la mode est si puissante qu'elle nous oblige parfois à admirer des choses sans intérêt et qui sembleront même quelques années plus tard d'une extrême laideur.»
Les Opinions et les Croyances


«L'inaction morne de certains hommes rebelles à tout effort ne diffère pas sensiblement du repos de la tombe. Ces morts vivants n'ont de la vie que l'apparence.»
Hier et Demain

«Les volontés faibles se traduisent par des discours ; les volontés fortes par des actes.»
Hier et demain

«Une des sources les plus fréquentes d'erreur est de prétendre expliquer avec la raison des actes dictés par des influences affectives ou mystiques.»
Hier et Demain

«L’homme pense par aphorismes.»


Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Littérature - Par Polydamas
Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 16:18
Continuons à réviser les classiques:


Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée,
Mon dernier jour est dessus l'horizon.
Tu crains ta liberté. Quoi ! n'es-tu pas lassée
D'avoir souffert soixante ans de prison ?

Tes désordres sont grands ; tes vertus sont petites ;
Parmi tes maux on trouve peu de bien ;
Mais si le bon Jésus te donne ses mérites,
Espère tout et n'appréhende rien.

Mon âme, repens-toi d'avoir aimé le monde,
Et de mes yeux fais la source d'une onde
Qui touche de pitié le monarque des rois.

Que tu serais courageuse et ravie
Si j'avais soupiré, durant toute ma vie,
Dans le désert, sous l'ombre de la Croix !

François Meynard (1582 -1646)

Je suis d'humeur mélancolique, ce matin.


Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Littérature - Par Polydamas
Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 14:10
Via le Forum Catholique, je tombe sur ce texte d'Hélie de Saint Marc, au ton de testament, qui me rappelle furieusement le poème de Kipling.


« QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS »

Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.

Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.

Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela

«L’Honneur de Vivre»
Hélie de Saint Marc


Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Littérature - Par Polydamas
Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 10:07
Je trouve ce poème  d'Alfred de Musset particulièrement juste.
Rolla IV

Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire
Voltige-t-il encor sur tes os décharnés ?
Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire;
Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés.
Il est tombé sur nous, cet édifice immense
Que de tes larges mains tu sapais nuit et jour.
La Mort devait t'attendre avec impatience,
Pendant quatre-vingts ans que tu lui fis ta cour;
Vous devez vous aimer d'un infernal amour.
Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale
Où vous vous embrassez dans les vert du tombeau,
Pour t'en aller tout seul promener ton front pâle!
Dans un cloitre désert ou dans un vieux château?!
Que te disent alors tous ces grands corps sans vie,
Ces murs silencieux, ces autels désolés,
Que pour l'éternité ton souffle a dépeuplés ?
Que te disent les croix? que te dit le Messie?

Oh ! saigne-t-il encor, quand, pour le déclouer,
Sur son arbre tremblant, comme une fleur flétrie,
Ton spectre dans la nuit revient le secouer?
Crois-tu ta mission dignement accomplie,
Et comme l'Éternel, à la création,
Trouves-tu que c'est bien, et que ton oeuvre est bon?
Au festin de mon hôte alors je te convie.
Tu n'as qu'à te lever;-quelqu'un soupe ce soir
Chez qui le Commandeur peut frapper et s'asseoir.

Entends-tu soupirer ces enfants qui s'embrassent?
On dirait dans l'étreinte où leurs bras nus s'enlacent,
Par une double vie un seul corps animé
Des sanglots inouis, des plaintes oppressées,
Ouvrent en frissonnant leurs lèvres insensées
En les baisant au front le Plaisir s'est pâmé.
Ils sont jeunes et beaux, et, rien qu'à les entendre,
Comme un pavillon d'or le ciel devrait descendre:
Regarde!-ils n'aiment pas, ils n'ont jamais aimé

Où les ont-ils appris, ces mots si pleins de charmes,
Que la volupté seule, au milieu de ses larmes,
A le droit de répandre et de balbutier ?
Ô femme! étrange objet de joie et de supplice!
Mystérieux autel où, dans le sacrifice,
On entend tour à tour blasphémer et prier!
Dis-moi, dans quel écho, dans quel air vivent-elles,
Ces paroles sans nom, et pourtant éternelles,
Qui ne sont qu'un délire, et depuis cinq mille ans
Se suspendent encore aux lèvres des amants ?

Ô profanation! point d'amour, et deux anges !
Deux coeurs purs comme l'or, que les saintes phalanges
Porteraient à leur père en voyant leur beauté!
Point d'amour! et des pleurs! et la nuit qui murmure,
Et le vent qui frémit, et toute la nature
Qui pâlit de plaisir, qui boit la volupté!
Et des parfums fumants, et des flacons à terre,
Et des baisers sans nombre, et peut-être, Ô misère !
Un malheureux de plus qui maudira le jour...
Point d'amour! et partout le spectre de l'amour !

Cloîtres silencieux, voûtes des monastères,
C'est vous, sombres caveaux, vous qui savez aimer
Ce sont vos froides nefs, vos pavés et vos pierres
Que jamais lèvre en feu n'a baisés sans pâmer.
Oh! venez donc rouvrir vos profondes entrailles
A ces deux enfants-là qui cherchent le plaisir
Sur un lit qui n'est bon qu'à dormir ou mourir;
Frappez-leur donc le coeur sur vos saintes murailles.
Que la haire sanglante y fasse entrer ses clous.
Trempez-leur donc le front dans les eaux baptismales,
Dites-leur donc un peu ce qu'avec leurs genoux
Il leur faudrait user de pierres sépulcrales
Avant de soupçonner qu'on aime comme vous!

Oui, c'est un vaste amour qu'au fond de vos calices
Vous buviez à plein coeur, moines mystérieux
La tête du Sauveur errait sur vos cilices
Lorsque le doux sommeil avait fermé vos yeux,
Et, quand l'orgue chantait aux rayons de l'aurore,
Dans vos vitraux dorés vous la cherchiez encore,
Vous aimiez ardemment !Oh ! vous étiez heureux !

Vois-tu, vieil Arouet? cet homme plein de vie,
Qui de baisers ardents couvre ce sein si beau,
Sera couché demain dans un étroit tombeau.
Jetterais-tu sur lui quelques regards d'envie?
Sois tranquille, il t'a lu. Rien ne peut lui donner
Ni consolation ni lueur d'espérance.
Si l'incrédulité devient une science,
On parlera de Jacque, et, sans la profaner,
Dans ta tombe, ce soir, tu pourrais l'emmener.

Penses-tu cependant que si quelque croyance,
Si le plus léger hi le retenait encor,
Il viendrait sur ce lit prostituer sa mort !
Sa mort!-Ah! laisse-lui la plus faible pensée
Qu'elle n'est qu'un passage à quelque lieu d'horreur,
Au plus affreux, qu'importe? Il n'en aura pas peur;
Il relèvera la jeune fiancée, il la regardera dans l'espace élancée,
Porter au Dieu vivant la clef d'or de son coeur !

Voilà pourtant ton oeuvre, Arouet, voilà l'homme
Tel que tu l'as voulu.-C'est dans ce siècle-ci,
C'est d'hier seulement qu'on peut mourir ainsi,
Quand Brutus s'écria sur les débris de Rome:
"Vertu, tu n'es qu'un nom! " il ne blasphéma pas.
Il avait tout perdu, sa gloire et sa patrie,
Son beau rêve adoré, sa liberté chérie,
Sa Portia, son Cassius, son sang et ses soldats;
Il ne voulait plus croire aux choses de la terre.
Mais, quand il se vit seul, assis sur une pierre,
En songeant à la mort, il regarda les cieux.
Il n'avait rien perdu dans cet espace immense;
Son coeur y respirait un air plein d'espérance;
Il lui restait encor son épée et ses dieux.


Et que nous reste-t-il, à nous, les déicides?
Pour qui travailliez-vous, démolisseurs stupides,
Lorsque vous disséquiez le Christ sur son autel?
Que vouliez-vous semer sur sa céleste tombe,
Quand vous jetiez au vent la sanglante colombe
Qui tombe en tournoyant dans l'abîme éternel?
Vous vouliez pétrir l'homme à votre fantaisie;
Vous vouliez faire un monde.-Eh bien, vous l'avez fait.
Votre monde est superbe, et votre homme est parfait!
Les monts sont nivelés, la plaine est éclaircie;
Vous avez sagement taillé l'arbre de vie;
Tout est bien balayé sur vos chemins de-fer,
Tout est grand, tout est beau, mais on meurt dans votre air.
Vous y faites vibrer de sublimes paroles;
Elles flottent au loin dans des vents empestés,
Elles ont ébranlé de terribles idoles;
Mais les oiseaux du ciel en sont épouvantés.
L'hypocrisie est morte; on ne croit plus aux prêtres;
Mais la vertu se meurt, on ne croit plus à Dieu.
Le noble n'est plus fier du sang de ses ancêtres;
Mais il le prostitue au fond d'un mauvais lieu.
On ne mutile plus la pensée et la scène,
On a mis au plein vent l'intelligence humaine
Mais le peuple voudra des combats de taureau.
Quand on est pauvre et fier, quand on est riche et triste,
On est plus assez fou pour se faire trappiste
Mais on fait comme Escousse on allume un réchaud.

Alfred de Musset
  
Merci à mon frère...
 
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Littérature - Par Polydamas
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /2007 12:04
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés