Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort

Publié le 28 Janvier 2012

Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.

St Paul, 2 Corinthiens, XII - 9/10

 

 

 

En lançant la vidéo, vous pouvez choisir la langue des sous-titres. Via Solenn

 

EDIT : Et la deuxième vidéo, de la même intervenante :

 

 

 

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Ab Imo Pectore

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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 22/05/2012 21:02


Blog(fermaton.over-blog.com), No-22, - THÉORÈME FONDATION. - Que seront nos enfants ?

Millie 29/03/2012 14:08


Bonjour Polydamas !

J'ai eu plaisir à visionner cette vidéo. J'aime bien la simplicité de la conférencière, si typiquement américaine, son enthousiasme, sa générosité (paradoxalement)... 

Cependant il n'y a rien dans ce petit cours magistral (je ne sais si l'on peut appeler ça ainsi) que nos bons vieux moralistes français (du type de La Rochefoucault) n'aient déjà exprimé mille
fois en une poignée d'aphorismes intemporels... Seulement, elle oublie une chose. Elle a beau jeu, cette aimable universitaire, de prôner le lâcher-prise. Elle qui a reçu la meilleure éducation
possible et dont la psychée semble avoir été structurée par un horloger suisse, a eu tout le temps de progresser socialement et de se bâtir une carrière scientifique avant de découvrir la
nécessité de laisser une place à sa "vulnérabilité". Mais si elle l'avait fait plus tôt - si elle avait toujours su aimer et s'ouvrir à l'autre - il y a fort à parier qu'elle n'aurait jamais pu
trouver en elle la ressource de stabilité émotionnelle nécessaire à de longues et laborieuses études... C'est son amour de l'ordre et du travail bien fait qui l'a portée de réussite
professionnelle en réussite professionnelle, tout ce temps où elle ignorait encore la vertu de l'amour inconditionnel et de la transgression des barrières mentales. Car j'en ai connu, des jeunes
gens qui étaient nés doués pour l'abandon d'eux-mêmes au désir de l'autre, des qui attendaient d'être ravis par les hasards de la vie. Ces jeunes gens qui avaient tout pour faire de vrais poètes,
ont généralement fini mal : les uns grêvés par un excès de maturité sexuelle qui les a menés à la débauche et à la perdition, les autres embourbés dans un doute philosophique intersidéral en
lequel ils ont abandonné toute raison, tout désir... Ce que cette brave femme, protégée par ses certitudes étroites, ne voit pas (ou plus) c'est qu'on a eu raison de l'avertir contre les excès de
vulnérabilité émotionnelle, en ce qu'ils sont non seulement destructeurs pour les psychés en cours de formation, mais aussi trop souvent les vecteur de l'immoralité des adultes. C'est bien connu,
les gens faibles, qui ne se protègent pas eux-mêmes, ne peuvent non plus protéger les autres. Celui qui peut changer de certitude/de camp à mesure que le vent tourne (attitude que le monde
marchand valorisera en tant qu'elle est signe d'adaptabilité et de malléabilité) certes, il court vers sont bonheur, mais il est aussi un être dénué de piété et de fidélité - et sa façon d'être,
les anciens l'auraient réprouvée. Voyez par exemple la femme qui suit toujours son instinct ou son appétit en matière amoureuse, fait-elle une bonne éprouse, fait-elle une bonne mère ? - Les
enfants ont plus besoin de règles et de stabilité pour s'épanouir que de vivre dans l'ombre d'un parent fêtard qui ne songe qu'à sa jouissance propre. On n'a jamais bâti, quoi qu'on en dise, des
dynasties pérennes sur les sables mouvants de la passion effrénée : les fondations des grands royaumes sont d'abord rationnelles, de même qu'une cité puissante ne devrait jamais abattre ses
fortifications, ni dissoudre son armée. Plus encore, celui qui va toujours à son intérêt immédiat est celui qui ne se projette pas dans l'avenir - là où la Cigale vit sans compter, d'amour et
d'eau fraiche, en se donnant en spectacle contte quelques pièces au premier venu, la fourmi amasse avec le temps (et la patience) un véritable trésor dans les entrailles de sa terre - un trésor
qui vaudra cher aux yeux du Seigneur au jour où éventuellement elle s'avisera finalement de le Lui sacrifier... C'est là exactement ce qu'a découvert - pour son propre bonheur - l'universitaire
qui s'exprime dans la vidéo : pendant toute sa jeunesse laborieuse et patiente, elle a consolidé de vieilles certitudes jusqu'à ce que celles-ci deviennent lourdes et puissantes comme une armure
d'airain, sa force de volonté s'est enracinée, jusqu'à ce celle-ci devienne pour elle une seconde nature, ainsi au jour où il a fallu rendre des comptes au Seigneur, elle s'est présentée devant
lui casquée et auréolée de mérite, comme une noble, et non comme une souillon. C'est seulement alors qu'elle a pu goûter la joie inouïe d'un tout-premier abandon entre Ses mains. L' abandon de
soi, la vulnérabilité émotionnelle, aux yeux de ceux qui n'ont connu qu'eux dans la vie, paraîssent un poison perfide : pour ceux-ci un tel poison est la cause première de leurs nombreux échecs,
et ils ont le sentiment de lui devoir de n'avoir jamais pu se rendre maîtres de leur propre destin. En revanche pour celui qui d'ors et déjà est son propre maître, s'agenouiller de temps en temps
aux pieds de plus puissant que soi (- Dieu, ou l'amour, ou le destin, ou la chance), est le seul moyen de goûter un peu à la joie d'être-au-monde, - d'avoir un avant-goût du paradis.