Petite devinette

Publié le 17 Novembre 2009

Dans quel ouvrage peut-on trouver ces fêtes ?

Le 29 novembre 2009 : « Dans la communauté musulmane, Aid al Kabir, fête du sacrifice du bélier qu’Abraham a immolé en remplacement de son fils. »

Du 12 au 19 décembre : « Fête juive de Hanoukkah commémorant la victoire des Maccabées et la nouvelle dédicace de l’autel du temple de Jérusalem après sa profanation par les Grecs en 160 avant notre ère. »

Le 18 décembre : « Fête du nouvel an pour la communauté musulmane. »

Le 27 février 2010 : « Fête juive de Pourrim où la communauté fait mémoire du jeûne d’Esther, lorsque le peuple a été libéré du projet d’extermination des juifs exilés en Perse. »

Page 192 : « Il y a quatorze siècles, en 610, Mahomet, alors simple caravanier, commença à prêcher pour ramener le peuple de La Mecque à la religion du Dieu unique et lui enseigner la soumission à la volonté divine. »

Le 21 mars : « Collecte des dons pour le CCFD. »

Le 19 mai : « Fête juive de Chavouot, fête des moissons et du don de la Loi. »

Le 12 août « commence pour les musulmans le mois de jeûne du Ramadan ».

Le 18 septembre « la communauté juive célèbre le grand pardon, Yom Kippour, le jour le plus solennel de l’année, consacré à l’expiation des péchés ».

Du 23 septembre au 1er octobre, « dans la communauté juive, fête de Soukkot ou des Tentes, commémorant le séjour au désert lors de l’Exode ».

Dernier dimanche d’octobre : « Fête de la Réformation. »


Réponse ici.

Non, vous ne rêvez pas, je me dis souvent que je suis encore beaucoup trop tendre et naïf...

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

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denis l. 29/11/2009 19:06


Ouais, sympa, la Fête de la Réformation sur le même plan que les fêtes juives, et les fêtes juives sur le même plan que les fêtes musulmanes...

... Merci Poly !  


L. Chéron 18/11/2009 17:47



On vous donnera volontiers raison : en l’affaire, intervient aussi le critère d’opportunité. On sait comment la visibilité de l’islam s’affirme en Europe,
avec la complicité bienveillante des autorités civiles, qui cependant n’hésitent pas à combattre encore celle du christianisme. En ces circonstances, l’épiscopat pourrait se dispenser d’en
rajouter. C’est en cela que la remarque de Baroque peut-être critiquée : sommes-nous vraiment, de fait, les plus forts ? 


Mais ce qui agace dans la dialectique madiranesque, ce sont ces procédés de sycophante consistant à découper avec des petits ciseaux des petits morceaux du
missel, pour ensuite les coller bout à bout et déclarer triomphant : « Regarder la foi de nos évêques ! L’islam et le judaïsme ! », comme si c’était le sens de ces informations incidentes mises à
titre informatif en regard du calendrier liturgique. Ajoutons qu’il est tout à fait pertinent de signaler les fêtes juives, dont la survenue rythme les évangiles, surtout celui de saint Jean.
Après tout, Shavouoth, le 6 de Sivan, c’est la Pentecôte.



L. Chéron 17/11/2009 23:14



Encore une fois, le beuse tradi s’échauffe un peu précipitamment. Mentionner des éléments d’autres calendriers religieux, en ne dissimulant pas qu’il s’agit
justement d’autres religions (« fête juive », « dans la communauté musulmane »), est-ce du syncrétisme, voire de l’apostasie ? Evidemment, si nous sommes déjà en guerre (de religions),
ces allusions sont autant d’actes de propagande défaitiste. Depuis 1939, on devrait pourtant avoir appris à ne déclarer la guerre qu’à « bon escient » (Jacques Perret, Bande à
part).


Et puis Madiran est vraiment impayable ; faire de ce vieux républicain franc-maçon de Littré la référence en matière de missel... 



Polydamas 18/11/2009 00:11


C'est vrai, mais en même temps, cela passe à l'as toutes les autres fêtes catholiques, qui existent, ne sont pas des fantômes, et feraient bien d'être (un peu) évoquées.


Baroque 17/11/2009 21:59


Dans un missel catholique, et c'est très bien : ça montre notre supériorité sur les confessions religieuses non-chrétiennes (j'en vise une en particulier), qui n'ont ni la possibilité
intellectuelle ni le courage d'intégrer les trois cents dernières années de l'histoire de la pensée occidentale, c'est-à-dire d'apprendre à relativiser. Il n'y aura jamais d'église à Riyad, non
plus que de référence à sainte Thérèse de Lisieux dans un sermon du grand mufti du Caire : c'est bien la preuve que nous sommes les plus forts.

Baroque (d'humeur paradoxale)


Polydamas 18/11/2009 00:08


Ouais, mais non. Pas dans les missels. Merde. C'est quoi la prochaine étape, les églises ?