Un témoignage émouvant

Publié le 13 Mars 2007

Un témoignage vivifiant sur la maladie. Via De Fide Catholica.

L’euthanasie,
dignité humaine ou lâcheté inconséquente ?



Né en 1952, marié en 1977, viticulteur-arboriculteur de profession, hyper dynamique de nature, je vivais heureux et croquais la vie à pleines dents. Un jour, vers la fin de l'année 1985, j'avais 33 ans, j'ai commencé à être gêné pour utiliser un tournevis.
Six mois après j'étais en fauteuil roulant et, trois ans après, ne pouvant plus tenir ma tête, j'optais pour le lit... que je n'ai plus quitté depuis ce jour.
Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, trachéotomisé, branché à un appareil respiratoire et ne peux désormais remuer que les yeux.

Cette maladie, appelée "Sclérose Latérale Amyotrophique" (S.L.A.) ou "maladie de Charcot" entraîne une dégénérescence inexorable de tous les muscles et conduit rapidement le malade à une dépendance totale.

Par bonheur, je possède un ordinateur équipé d'un logiciel spécial qui me permet d'écrire avec les yeux. C'est grâce à cet équipement que je peux vous écrire aujourd'hui.

Le premier moment d'abattement passé, je me suis tourné vers le Ciel et j'ai demandé : pourquoi moi ? ? ?
Mon sort me paraissait injuste ; il y a tant de chômeurs professionnels... Tant d'individus sans foi ni loi... POURQUOI MOI ?

Je voulais comprendre... et j'ai compris !
J'ai compris qu'il m'avait fallu cette maladie pour me rendre compte que, comme beaucoup de monde, je me mettais la conscience tranquille en allant à la messe le dimanche mais qu'en fait, j'étais très loin de suivre la route du Seigneur.

Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, je ne peux remuer que les yeux mais je suis heureux :
- heureux de marcher à nouveau sur la route du Seigneur,
- heureux de vivre enfin en conformité avec mon idéal,
- heureux d'être modestement utile à mon Dieu.

Issu d'une vieille famille terrienne, catholique et pratiquante, ayant toujours eu la Foi, à l’annonce de ma maladie, je me suis jeté en elle avec le désespoir et la frénésie d'un naufragé sur une bouée de sauvetage...
Malgré l'extrême douleur des premières années : le désarroi dure tant que dure la descente aux enfers, j'ai maintenu ma confiance en Dieu...

La descente dure tant qu'il reste des muscles à immobiliser, à paralyser. A partir de là, quand on a touché le fond, quand la maladie ne trouve plus de quoi alimenter son appétit destructeur, on entre dans ce que nos éminents spécialistes appellent la phase terminale.
Il y a 17 ans que je suis en phase terminale, je m'y suis habitué et, au risque de vous surprendre, ma joie de vivre balayant ou occultant tous les inconvénients et contraintes liés à mon état, je suis heureux !

J'ai les idées bien en place et aucune envie de me plaindre !
Oserai-je dire : au contraire !...
Car cette maladie est, pour moi, une sanctification forcée... à la limite de l'injustice...
Gloire à Dieu !
Réaction au malheur incompréhensible pour la plupart, mais Dieu remplit ma vie et je ne manque de rien. Le bonheur serait il subjectif et totalement indépendant de toute jouissance humaine ?
Je laisse à chacun le soin de méditer cette pensée qui est une approche directe de l'influence permanente de Dieu dans nos vies, par une action à la fois permanente et imperceptible sur notre coeur, notre ressenti et nos évidences fondamentales...

Oui, la souffrance existe, aussi bien physique que morale mais il est écrit dans la Bible : Matthieu 11, 28-30
"Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi Je vous soulagerai.
Chargez-vous de Mon joug et mettez-vous à Mon école, car Je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.
Oui, Mon joug est aisé et Mon fardeau léger. "

Je suis là pour en témoigner !... J'ai, bien souvent, remonté le moral de gardes-malades désespérées pour des peines légères et passagères mais j'ai moi-même rarement perdu le moral et je n'ai jamais perdu l'espoir parce que je n'ai jamais douté de l’Amour de Dieu.

Comment penser à l'euthanasie quand on a Dieu dans le coeur et quand aucune souffrance ne peut altérer notre confiance en Lui...
Les « sans Dieu » sont à plaindre car ils ne connaissent pas l'incommensurable bonheur de se sentir aimé de Dieu, ils ne peuvent pas imaginer le secours bien réel dont bénéficient les amis de Dieu dans l'épreuve.
Quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous savons qu'il ne s'agit que d'une épreuve supplémentaire, destinée à tester notre Foi et notre confiance envers le Tout-Puissant, Créateur de tout ce qui est...

Il faut savoir que nous avons été créés par un débordement de l’Amour Infini de Dieu et que toutes nos souffrances sont nécessaires à notre purification, pour la préparation de notre Eternité bienheureuse dans la Gloire de Dieu.

Oui, quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous accentuons notre prière, nous implorons le Ciel et nous gardons confiance... alors que les « sans Dieu », dans la même situation, désespèrent, appelent la mort et revendiquent le droit à mourir.
Ils appellent ça « mourir dans la dignité » ! Ne s'agit il pas plutôt de désespoir et de lâcheté ?
Ce qui est grave, parce qu'irréversible, c'est qu'ils refusent la Volonté Divine qui est Lumière et se précipitent dans la mort qui est ténèbres.
Dieu respectera leur choix, leur libre arbitre, et les laissera aller dans les ténèbres éternelles puisque telle est leur volonté, libre et délibérée.

Alors que celui qui accepte et offre sa souffrance se met en phase avec la Volonté Divine parce qu'il fait preuve d’humilité, d’obéissance, de soumission, de confiance et d’amour envers notre Créateur et Rédempteur.
La souffrance acceptée et offerte purifie notre âme, constitue une protection contre l'enfer et fait office de sauf conduit pour le purgatoire dont elle peut réduire sensiblement la durée.

L'euthanasie est donc criminelle à double titre : pour le temps et pour l'Eternité. Par son refus radical de la Volonté Divine elle est un billet pour l'enfer.

Il en est de même pour l'avortement. La culpabilité de l'avorteuse est même bien pire car, pour un confort égoïste, elle ôte la vie à son propre enfant qui possède déjà une âme immortelle et vivra donc éternellement dans le Ciel en qualité de martyr de sa propre mère.

Mais il est IMPORTANT de savoir que Dieu pardonne au pire des criminels qui implore son pardon avec un repentir sincère.
Chacun peut donc décider de revenir à Dieu à tout moment mais, en nos temps troublés, il serait quand-même prudent de ne pas attendre.

En conclusion, qu'importe notre vie actuelle, offrons la joyeusement à la Divine Justice, soyons des amis fidèles de notre Dieu d'Amour et de Miséricorde, des esclaves de l'Amour, car nous savons que nous passerons l'Eternité dans Sa Gloire et que la Vision Béatifique chavirera perpétuellement notre coeur dans le ravissement et dans l'extase.

Pierre PANIS.


Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

Repost 0
Commenter cet article

Anakin 15/03/2007 17:18

"Chacun peut donc décider de revenir à Dieu à tout moment mais, en nos temps troublés, il serait quand-même prudent de ne pas attendre."==> Alala on sent le mec qui a fait marketing. "il serait quand meme prudent de ne pas attendre". Ben tiens, t'a raison des fois que y'aurait pu de place. En nos temps troubles , les places pour Madonna se vendent en moins d'une heure, Bercy ca se remplit vite, alors pour le retour vers Dieu je vous dit pas.. Ca va etre la folie, va falloir faire sacrement la queue... Ah nan mais sans dec, le vieil argument a 2 balles... on dirait un vendeur du Virgin Megastore le soir de la mise en vente du dernier album de Mylene Farmer, agitant un paquet de collector devant la foule en leur disant "si j'etais vous, j'attendrais pas, demain il risque de ne plus y en avoir... et puis prenez en pour vos amis aussi" tout en se demandant s'il va vraiment reussir a tous les refourguerBon allez, moi j'ai trouve l'astuce, je vais envoyer quelqu'un faire la queue pour moi. comme ca j'aurais pas a attendre (ahh mais dans quels temps troubles vivons-nous, je vous le demande ma brave dame)

Polydamas 15/03/2007 21:09

Je suis d'accord que ce témoignage a ses défauts.N'empêche que c'est un point de vue peu courant: un type heureux d'être handicapé.J'en connais pas beaucoup...

amelichan 14/03/2007 17:53

que les gens soient heureux en phase terminale, c'est leur problème...tant mieux pour eux !! la loi sur l'euthanasie n'est pas là pour que l'on zigouille ceux qui ne veulent pas mourir !!

moi si je veux qu'on en finisse, je fais ce que je veux ! et même chose pour mes proches...

liberté !!! qu'est ce donc que ce monde qui nous empeche de choisir notre fin de vie dans la dignité que NOUS choisissons...???!

d'ailleurs le maître mot est là : DIGNITE......tout le monde n'a pas la même conception de ce mot...

Franchement, autant l'avortement je concois, enfin, j'arrive à "comprendre" pourquoi on peut etre contre :) (y'a une "autre vie", celle d'un futur bébé, en jeu) autant l'euthanasie c'est une affaire entre adultes responsables et seuls!!

Aux pays-bas, cette loi est extremement reglementée et fonctionne très bien, dans le respect de tous.

Polydamas 14/03/2007 21:54

"Aux pays-bas, cette loi est extremement reglementée et fonctionne très bien, dans le respect de tous."En France, j'ai du mal à croire que nous serons aussi consciencieux....

méli 13/03/2007 20:54

c'est pas possible de lire des trucs comme ça. Et dire que les catholiques accusent les musulmans d'être intolérants après!!!???
Qu'est-ce qui permet de dire à quelqu'un qui a trouvé la foi et qui vit heureux, de juger ses semblables, et de les condamner pour leurs actes?? En quoi est-ce lache de vouloir mourir? Tout comme l'homme est maitre de ce qu'il veut faire de sa vie, il est en droit d'y mettre fin. Pourquoi est-ce plus honorable de souffrir? Parce que Jésus a souffert pour les hommes? Mais vous prenez-vous pour Jésus vous-mêmes? Vous pensez offrir quelque chose au monde?
Si réellement vous aviez la foi, vous ne jugeriez pas les hommes, vous n'agiriez pas comme les pharisiens, et vous laisseriez votre Dieu s'en "occuper". C'est lui qui décide du paradis et des ténèbres, non?? Vous vous prenez pour un prêtre qui vend des indulgences? Est-ce que la Bible recommande de juger ses semblables? De maltraiter ceux qui ne croient pas au paradis pour les garder attachés à une vie terrestre qu'ils jugent inutiles?
Savez-vous que les personnes qui souhaitent recourir à l'enthanasie ne sont pas seulement des personnes paralysées, qui ne peuvent plus rien faire de leur corps, mais aussi des malades en stade terminale d'une maladie qui les conduira à une mort douloureuse. Tous les humains ne sont pas obligés d'aimer jouer les martyres. Sans compter la souffrance infligée aux proches, qui nous voient déperrir.
Ensuite je vous rappelle que la religion n'est qu'une hypothèse, donc vous ne pouvez pas condamner ceux qui ont choisi de ne pas y croire pour accomplir des choses parfois plus justes dans leur vie terrestre.
Bref, n'est pas forcément catholique et fidèle celui qui le prétend.

Polydamas 14/03/2007 00:59

"Et dire que les catholiques accusent les musulmans d'être intolérants après!"Merci de ne pas nous comparer. Nous ne violentons pas les femmes, nous n'appelons pas au jihad, nous ne sommes pas des terroristes, etc."Mais vous prenez-vous pour Jésus vous-mêmes? "Loin de moi cette idée là."Vous pensez offrir quelque chose au monde?"A mon avis, cette personne offre au moins l'exemple d'un courage à nul autre pareil. Vous pourriez au moins le reconnaître."Si réellement vous aviez la foi, vous ne jugeriez pas les hommes,"Nous ne jugeons pas les hommes mais les actes, ce n'est pas pareil."vous n'agiriez pas comme les pharisiens,"Ce n'est pas agir comme un pharisien que de rappeler le bien et le mal..."Vous vous prenez pour un prêtre qui vend des indulgences? "Ça fait 5 siècles que la pratique est abolie, merci de ne pas en faire un sujet d'actualité. Si d'ailleurs vous n'avez que ça de plus récent, je me pose des questions...."Est-ce que la Bible recommande de juger ses semblables?"Non mais elle juge les actes, et rappelle les règles."mais aussi des malades en stade terminale d'une maladie qui les conduira à une mort douloureuse. "J'imagine bien."Sans compter la souffrance infligée aux proches, qui nous voient déperrir."Je ne vois pas où est la souffrance infligée? N'est ce pas de l'égocentrisme que de ne pas vouloir que les autres nous voient dans nos faiblesses. Et alors, si nos proches nous aiment, ils n'en auront que faire...."Ensuite je vous rappelle que la religion n'est qu'une hypothèse"Parlez pour vous."Bref, n'est pas forcément catholique et fidèle celui qui le prétend."Tout à fait.M'accuseriez vous, moi et aussi, tant qu'à faire d'y être, l'Eglise catholique, qui rappelle régulièrement ces éléments de ne pas être catholique? Pour ma part, je ne suis qu'un pécheur, qui est loin d'être autant catholique qu'il devrait l'être. Je ne fais que me retrancher derrière les propos de l'Eglise et les assume entièrement.Pour quelqu'un qui dit que la religion est une hypothèse, je trouve votre propos rigolo.