Et pendant ce temps-là

Publié le 7 Novembre 2008

En France, la Halde continue son ouvrage de sape:

Toutefois, certains stéréotypes ont encore la vie dure. D'abord, note la Halde, certaines minorités sont manifestement plus mises en valeur que d'autres. Ensuite, les manuels de géographie en particulier, dans les chapitres sur l'Afrique et le Maghreb, mettent l'accent sur la pauvreté sans que soient par ailleurs représentées des situations positives de modernité pourtant présentes dans les pays étudiés.

Les personnes noires sont particulièrement stigmatisées. Les illustrations où elles apparaissent, tant en géographie, en sciences de la vie et de la terre qu'en éducation civique, renforcent encore souvent le stéréotype de l'Africain non seulement pauvre, mais aussi malade. Dans les manuels d'histoire, la présence des personnes noires, fortement liée à la question de l'esclavage et à celle de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, amène certains élèves à considérer que "pour les Français, Noir égale esclave". Autant de représentations qui, selon les auteurs, contribuent à entretenir "une vision inégalitaire entre Noirs et Blancs en faisant appel à un registre émotionnellement inutile". Bref, le "sanglot de l'homme blanc" n'est jamais bien loin.

Les auteurs ne préconisent évidemment pas de taire la vérité sur les faits, comme l'esclavage ou la famine. "Cependant, insistent-ils, les contenus susceptibles de produire des identifications négatives doivent être absolument relativisés."


C'est vrai que l'Afrique était particulièrement riche quand elle a été colonisée par les Occidentaux, qu'aujourd'hui, ce sont les Occidentaux qui reçoivent des subsides de la part des pays africains, que les infrastructures n'ont pas été construites par les colonisateurs, etc. Les auteurs se défendent de vouloir revenir sur les faits historiques. Mais enfin, on sent que la tentation est particulièrement séduisante, il est difficile de ne pas y succomber, surtout lorsqu'on est mandaté par la Halde, lisons ou relisons le Grand Charles. Dans le même temps, on apprend que la Grande Bretagne a décidé de bannir les formules latines, (mon blog va-t-il y passer également ?)

Au fait, en Afrique, il se passe ça aussi, vous croyez qu'ils vont en parler dans les manuels ?


Personne n’aura remarqué une dépêche de l’agence Reuters faisant part de la lapidation, le 28 octobre, d’une enfant somalienne de 13 ans à Kismayo. Son crime ? Avoir été violée par 3 adultes, alors qu’elle se rendait à pied à Mogadiscio pour y visiter sa grand-mère… Et d’avoir eu la naïveté d’aller se plaindre aux autorités, croyant se placer ainsi sous leur protection… Verdict : la petite victime a été condamnée à la mort par lapidation pour adultère. Conformément à la tradition, la sentence a été exécutée en public devant plusieurs centaines de spectateurs enthousiastes. Peu soucieuses sans doute de pousser au choc des civilisations, les organisations féministes auront été d’une efficacité exemplaire dans la non-médiatisation de ce crime. A moins qu’elles aient été trop occupées à dénoncer le risque mortel que McCain et Palin représentaient pour les droits des femmes du monde entier…

Je veux bien considérer que les pays africains soient capables de progrès, ce n'est pas ça le soucis, tous ne sont pas à loger à la même enseigne. Mais tant qu'on aura des exemples aussi aberrants dans certaines parties d'Afrique, il me semble impossible de les mettre sur le même plan que les pays occidentaux.

PS: Discours sauvage sur la modernirté se lache également...


Rédigé par Polydamas

Publié dans #Actualité

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Robert Marchenoir 07/11/2008 16:26

"Dans les manuels d'histoire, la présence des personnes noires, fortement liée à la question de l'esclavage et à celle de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, amène certains élèves à considérer que "pour les Français, Noir égale esclave". "Formidable exemple de l'absurdité de l'idéologie anti-raciste, et anti-discriminationniste de façon générale.Dans un premier temps, les anti-wacistes hurlent qu'on ne parle jamais de l'esclavage, que le malheur des pauvres petits n'Africains est passé sous silence.Dans un second temps, la société ayant gentiment obéi à leurs injonctions hystériques, les anti-wacistes hurlent qu'on parle trop de l'esclavage, qu'on parle trop du malheur des pauvres petits n'Africains, etc.Mais la contradiction ne les gêne pas. Personne ne s'avance pour dire l'évidence, à savoir que cette dernière pleurnicherie de la HALDE est la preuve même de la profonde nocivité de la HALDE et de l'idéologie qui l'a créée.L'anti-wacisme, la discrimination-phobie obsessionnelle, conduisent inéluctablement à cette fuite en avant sans fin.De même, là où l'on disait Nègre, jadis, on a remplacé ce mot jugé offensant par Noir, puis par homme de couleur, puis par Afro-Américain (aux Etats-Unis), puis par Black (en France), puis par minorités visibles, puis par alterité, etc.De même, des mouvements très sérieux, ainsi que des organismes officiels, s'emploient désormais à interdire l'appellation de handicapés, jugée stigmatisante.Handicapé a pourtant remplacé infirme, qui a lui-même remplacé invalide, gueule cassée, etc.Mais non: c'est toujours "stigmatisant". Alors on va dire: personnes en situation de handicap. Ne rigolez pas, il y a des gens payés par vos impôts pour tenter de vous y obliger. Et il y a toutes les chances qu'ils y arrivent.Bien entendu, les abrutis qui inventent ce genre de propagande se moquent du fait que la tache originelle de la prétendue stigmatisation réapparaîtra inéluctablement sur quelque mot que ce soit, quelques efforts qu'on ait fait pour la blanchir.Car ce qu'ils veulent effacer, ce n'est pas le mot, mais la réalité. Et la réalité, bien entendu, s'obstine à persister sous le mot.Le socialisme ne peut pas redonner ses jambes à un paralysé, même s'il est "en situation de handicap".Le socialisme ne peut pas effacer la réalité raciale, même si "les races n'existent pas" (sauf au moment de la présidentielle américaine).Les anti-discriminationnistes s'en foutent: ils sont payés pour inventer de nouveaux mots (en salaire, en subventions, en influence, en pouvoir, en carrière). Ceux qu'ils viennent d'inventer s'useront comme les autres, mais c'est justement la clé de la longévité de ces parasites, qui sont assurés de sucer ainsi l'argent public, le sens commun et la cohésion sociale jusqu'à la fin de leurs jours.