A voir


Présentation

coup.jpg




UNITAS


Le suaire de Turin

LE CRI SILENCIEUX

L'HORREUR
D'UN AVORTEMENT






Les sites que j'aime fréquenter:  
 


Le coin catholique:
  •  




Le coin des médias:
 

 




Le coin des journalistes:

  




Le coin du Liban:

  •  



Le coin de la finance:
  




Le coin des voyages:

   



Les coups de coeur:

 

 


 

 
Blogs morts:

  •  


Pour me contacter:

 

Catégories

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndiquez-vous!

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Flux Netvibes

Images Aléatoires

Lundi 12 mai 2008
Via Kroulik:



Natacha Polony


Même si effectivement, je ne partagerai pas son propos sur l' avancée qu'est l'avortement, qui n'est rien de plus qu'une machine à déculpabiliser les hommes, je trouve que son analyse sur notre société est plutôt pertinente.

Ce qui se rapproche de ce que disait Agatha Christie (vu dans le dernier NRH) :

« Nous nous sommes conduites comme des gourdes. Nous avons réclamé à cor et à cri le droit de travailler comme les hommes. Eux, pas fous, ont sauté sur l'occasion : pourquoi entretenir sa femme? Quel mal y a-t-il à ce qu'elle subvienne elle-même à ses propres besoins? Puisqu'elle en a tellement envie, laissons-la faire, sapristi !

Il est quand même navrant que, après nous être si habilement fait passer pour le «sexe faible », nous soyons maintenant à égalité avec les femmes des tribus primitives qui triment toute la journée dans les champs, font des kilomètres à pied pour ramasser comme combustible des broussailles à chameau et qui voyagent en portant toute leur batterie de cuisine et autres ustensiles ménagers sur leur tête, cependant que le mâle, superbe, se pavane devant, libre de tout chargement à l'exception d'une arme meurtrière pour défendre ses femmes.

Il faut rendre cette justice aux victoriennes : elles ont mis leurs hommes à la place où elles le voulaient. Elles se sont posées en êtres fragiles, délicats, sensibles, ayant un constant besoin d'être chéris et protégés. Ont-elles été tyrannisées et opprimées? Personnellement, ce n'est pas ainsi que je me les rappelle. Je revois les amies de ma grand-mère: elles me paraissent toutes avoir eu beaucoup de ressort et parvenir presque toujours à agir comme elles l'entendaient. Des femmes dures, volontaires, remarquablement cultivées et informées.

Cela dit, elles portaient une immense admiration à leurs hommes. Elles les trouvaient franchement épatants, pleins d'allure, avec une tendance marquée au libertinage et aux écarts de conduite. Dans le quotidien, une femme n'en faisait qu'à sa tête tout en proclamant la supériorité masculine afin d'éviter au mari de perdre la face. »


Agatha Christie, Une autobiographie, Le Livre de poche, 2006, p. 226-227.


par Polydamas publié dans : Société communauté : Vu de droite
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander

Commentaires

Il faudrait lire Alain Soral, Vers la féminisation ?, pour saisir les enjeux du féminisme et de ses contradictions. Il y a toujours l'impossibilité pour la femme de se définir autrement que par ce que lui concède l'homme (y compris avortement, contraception, etc...). Polony avoue que les femmes restent centrées sur elles-mêmes. Soral ne dit pas autre chose lorsqu'il dit que la vie et la famille a toujours été les affaires de la femme. La culture et son développement ont toujours été l'affaire des hommes, qui n'ont rien trouvé d'autre pour créer, pour trouver du sens à la vie.
De toute façon, elle n'ont jamais cessé de travailler et d'avoir des responsabilités sociales. Maintenant, elles continuent d'occuper des métiers autour de l'entretien de la vie et de l'éducation : infirmières, médecins, professeurs...
Quant aux féministes, genre chiennes de garde, elles nient justement la nature de la femme. Dans la lignée de Simone de Beauvoir, elles reconnaissent que le corps féminin est objet de souffrances pour le femme, qu'il faut s'en libérer pour acquérir les mêmes droits que les hommes. Il s'agit donc d'une négation de la féminité, que signalait déjà Michel Foucoult : Si la libération féminine consiste à acquérir les caractéristiques masculines, que devient la féminité ???
commentaire n° : 1 posté par : Didyme le: 13/05/2008 11:14:21
Moi , je suis pour l'égalité homme-femmes.

À quand 50% de femmes dans les usines, dans les mines, dans le bâtiment, chez les éboueurs, chez les marins pêcheurs, à se les geler 6/12 au Grand Sol, dans le Dogger Bank ou aux Svaldbard?

Ah non, on veut bien de la parité pour les sinécures, autrement, on préfère rester où on est. Il y fait plus chaud.
commentaire n° : 2 posté par : Fred le: 13/05/2008 13:23:30
Sans remonter jusqu'aux femmes victoriennes je partage le sentiment d'Agatha Christie. Dans la génération d'avant le féminisme, disons d'avant 68, jamais un mari n'aurait pris une décision importante contre l'avis de sa femme.
commentaire n° : 3 posté par : Dang le: 13/05/2008 23:00:43
C'est drôle, parce qu'une fois qu'on a lu ces mots d'Agatha Christie, ils semblent évidents. Pourtant, l'opinion opposée est incroyablement répandue. Je dirais même qu'elle est probablement majoritaire en pays occidental.

Parfois, pour convaincre les gens de passer d'une vision du monde à une autre, il suffit de quelques mots, d'un raisonnement extrêmement simple, accessible à tous. Pourtant, parmi la partie de l'opinion qui est dominante à un moment donné, ce raisonnement n'émerge jamais. Ce sont comme des mots magiques, secrets, qu'il serait trop dangereux de prononcer, parce qu'ils briseraient un édifice idéologique auquel on tient trop.

Comme quoi, l'homme a besoin d'une vision du monde pour vivre, d'un mythe, d'une illusion. Ou d'une religion.

Cela dit sans la moindre intention sarcastique ou condescendante.
commentaire n° : 4 posté par : Robert Marchenoir le: 13/05/2008 23:02:05
@Fred : J'étais au Svalbard l'été dernier et j'ai pu constater qu'à Longyearbean ou à Alesund (le village le plus septentrional au monde) il y a autant de femmes que d'hommes.
On y trouve aussi, et c'est quand même un peu bizarre, des déboutés du droit d'asile. A 900 km du pôle nord ils vendent des kebabs à des  touristes revenus de tout. Pardon pour la digression.
commentaire n° : 5 posté par : Dang le: 13/05/2008 23:07:16
Texte très intéressant! Je me suis permis de vous l'emprunter...
commentaire n° : 6 posté par : Franz (site web) le: 16/05/2008 20:16:21
Ne vous génez pas, c'est fait pour... :-)
réponse de : Polydamas (site web) le: 17/05/2008 03:34:31
Intéressants les commentaires : ils sont sur le texte d'Agathie Christie que j'avais lu dans la NRH et peu (ou pas) sur les vidéos.
commentaire n° : 7 posté par : karl le: 19/05/2008 06:24:40
Quelqu'un que je connais bien et admire dis "l'homme est premier mais la femme est supérieure..." J'adhère !
Concernant les propos d'Agatha Christie, je ne pense pas qu'elle soit représentative de la population de son époque (niveau social j'entends) le rester chez soi pour une épouse (comme à notre époque d'ailleurs) présuppose des moyens financiers au-dessus de la moyenne (je sais de quoi je parle...).
Pour Natacha Polony, des éléments intéressants c'est vrai à part les dérives habituelles des personnes qui veulent défendre une hypothèse en cherchant ce qui la sert plutôt que de l'échafauder à partir d'observations si possible impartiales.
commentaire n° : 8 posté par : Charette le: 19/05/2008 21:00:52
mais que cette journaliste est bête, c'est affligeant. Elle a bien appris son catéchisme, bravo. 
commentaire n° : 9 posté par : alice le: 19/06/2008 17:30:48

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article
Blog : Cinéma sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus