A voir


Présentation

coup.jpg




UNITAS


Le suaire de Turin

LE CRI SILENCIEUX

L'HORREUR
D'UN AVORTEMENT






Les sites que j'aime fréquenter:  
 


Le coin catholique:
  •  




Le coin des médias:
 

 




Le coin des journalistes:

  




Le coin du Liban:

  •  



Le coin de la finance:
  




Le coin des voyages:

   



Les coups de coeur:

 

 


 

 
Blogs morts:

  •  


Pour me contacter:

 

Catégories

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndiquez-vous!

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Flux Netvibes

Images Aléatoires

Jeudi 15 mai 2008
Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité,
Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succés, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir !
Donnez-moi, mon Dieu,ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiètude
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.


Prière trouvée sur le corps d'André Zirneld, tué en 1942 en Lybie. Pour en savoir un peu plus, c'est ici, et pour écouter la version chantée, c'est .


Oui, ça arrive là, comme ça, que voulez-vous, j'avais envie, ça manque de spiritualité ici...

 
par Polydamas publié dans : Entracte communauté : Vu de droite
ajouter un commentaire commentaires (17)    créer un trackback recommander

Commentaires

Voila enfin une priere qui me convient bien! Merci!
commentaire n° : 1 posté par : Woland le: 15/05/2008 11:08:34
Hé bien merci ! Je l' avais oubliée celle-là et elle est trés belle.
commentaire n° : 2 posté par : Erick le: 15/05/2008 14:48:17
Militaires, militants, même combat !
commentaire n° : 3 posté par : La voix dans le desert (site web) le: 15/05/2008 17:30:41

Effectivement, c'est la même racine, faudrait que j'y regarde de plus près.


réponse de : Polydamas (site web) le: 15/05/2008 19:34:37
Voilà un Dieu qui ressemble plus à Toutatis qu'à celui de l'Evangile, mais de fait la prière est belle.
commentaire n° : 4 posté par : FC le: 15/05/2008 18:32:30
Euh, ce sont des militaires qui parlent...

Etant donné que la vie sur cette terre est faite de combats contre le péché, je ne vois pas trop où est le problème.
réponse de : Polydamas (site web) le: 15/05/2008 19:33:27
Le combat contre le péché ne se fait pas les armes à la main. Ce n'est pas de la naïveté, c'est juste la différence entre un musulman (ou un païen) et un chrétien.

C'est lui-même qu'il exalte, votre para. Pas Dieu, ni Sa Création. Il demande à Dieu de lui envoyer l'ivresse du combat, de façon à peine déguisée. C'est romantique en diable, mais ça n'est pas spécialement chrétien.
commentaire n° : 5 posté par : FC le: 15/05/2008 20:41:02
Vous oubliez plusieurs choses:
- il ne faut pas prendre la prière au pied de la lettre
- quand il demande la difficulté, il s'agit de la même demande que nombre de saints ont réalisée, nombre de saints furent de grands guerriers.
- ce n'est pas parce que l'on éprouve l'ivresse du combat que l'on est haineux
- la tradition militaire, cf la prière à St Michel.

réponse de : Polydamas (site web) le: 15/05/2008 21:03:56
D' accord avec vous Polydamas. Aprés tout, on doit bien pouvoir prier pour se réaliser dans ce pour quoi on est fait. Le chrétien peut regretter les combats et la violence; il n' a jamais nié, que je sache, la nécessité de l' armée.
La prière scoute, en particulier la phrase "Apprenez-nous ... à combattre sans souci des blessures" est un peu du même tonneau et je n' ai jamais vu qu' elle ait choqué quiconque.
commentaire n° : 6 posté par : Erick le: 16/05/2008 08:33:09
"Le chrétien peut regretter les combats et la violence; il n' a jamais nié, que je sache, la nécessité de l' armée"

Ah, la bonne vieille pirouette de Saint-Augustin. Heureux celui qui peut y croire sans douter, et y voir une solution simple et évidente.

A la lettre, l'Evangile impose la non-violence, sans concessions. Je comprends le point de vue selon lequel, parfois, l'exercice d'une violence puisse être nécessaire pour éviter une violence plus grande, même si je ne suis pas sûr de le partager. On pourrait comparer la situation du soldat à celle du jeune homme riche, qui respecte bien tous les préceptes, mais ne se sent pas capable de se séparer de sa fortune. On pourrait imaginer une scène analogue entre le Christ et un soldat. Ne lui aurait-il pas dit, comme au jeune homme riche, de quitter son état de soldat et de le suivre? Et maintenant, imagine-t-on le jeune homme riche prier Dieu pour lui donner la force de gagner de l'argent?...

Le catholicisme occidental est, par la force des choses, un synchrétisme de christianisme évangélique et de paganisme (romain et celte). Dans cette prière, c'est bien le côté païen qui ressort.
commentaire n° : 7 posté par : FC le: 16/05/2008 11:44:42
1) Depuis quand faut-il lire l'Evangile à la lettre, sans tenir compte des enseignements des Pères de l'Eglise ? Et vous oubliez aussi la violence du Christ à l'égard des marchands du Temple, il y a des violences et des colères parfaitement légitimes.

2) En outre, la scène que vous imaginez avec un soldat a eu lieu, il s'agit de la rencontre avec le centurion, il ne lui a pas dit de tout quitter. Au contraire, je trouve que la prière militaire se rapproche de la prière du Christ au jardin des Oliviers, qui demandait la force nécessaire pour affronter sa passion. Même si il y a évidemment un caractère enivrant du combat, personne, surtout pas les paras, n'imagine qu'il sera facile, et demander la force de le mener à son terme ne me parait pas illégitime.
réponse de : Polydamas (site web) le: 16/05/2008 11:56:25
Saint Augustin est certes un Père, mais un Père considéré comme un peu limite sur bien des points. Pour moi, il frise souvent l'hérésie, et je ne suis pas le seul à le penser. Pour le récupérer, l'Eglise a tendance à réinterpréter ses propos de façon un peu forcée, comme le fait par exemple JPII sur le couple.

Bon après... Les épisodes du marchand du temple et du centurion comme justifications évangéliques de la guerre... Je pense que vous percevez bien la faiblesse de ces illustrations... Vous auriez au moins pu me sortir le coup du glaive, ça ne marche pas non plus mais au moins il y a débat...

" Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi."

C'est vrai que ça a de la gueule. Et pour le coup, c'est très chrétien.
commentaire n° : 8 posté par : FC le: 16/05/2008 13:19:23
En quoi St Augustin serait hérétique, qu'est ce qui vous choque chez lui ?

Argumentation faible ?

Pas plus faible que votre argument sur le jeune homme riche qui demanderait à gagner encore davantage. Que je sache, l'Eglise n'interdit pas la guerre, quand elle permet d'éviter des maux encore plus importants, cas qui ne cessent de se renouveler au long de l'histoire. Un Etat obéit à d'autres règles qu'un individu.

Par ailleurs, vous avez omis ce passage des Evangiles:

"Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le combat. Je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère; on aura pour ennemis les membres de sa propre famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi. Celui qui ne se charge pas de sa croix pour marcher à ma suite n'est pas digne de moi. Celui qui voudra garder sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera."
Dont la dernière phrase correspond tout à fait à la prière des paras...
réponse de : Polydamas (site web) le: 16/05/2008 14:13:46
Interprétez-vous ce passage de l'évangile comme une injonction à frapper physiquement ses parents ou ses enfants? (curieux, d'ordinaire on trouve plutôt la traduction "glaive" que "combat").

Vous trouverez dans l'Evangile tout ce que vous voulez en faveur du combat pour la foi, ou de la combattivité en général. Vous ne trouverez rien qui dédouane la violence physique contre autrui (Contre les étals de commerçants, oui... Mais ça n'est pas pareil...). Il faut autrement plus de courage pour s'en abstenir que pour y recourir.

Il y a quelque chose de crypto-dualiste dans Saint Augustin, dans sa façon de condamner le corps. On dirait qu'il a compris la "chair" de Saint Paul comme étant le corps terrestre - ce qu'il n'est pas.

"l'Eglise n'interdit pas la guerre, quand elle permet d'éviter des maux encore plus importants, cas qui ne cessent de se renouveler au long de l'histoire. Un Etat obéit à d'autres règles qu'un individu."

J'ai concédé plus haut que je comprenais cet argument. Mais c'est un argument qui revient à peindre par-dessus la fissure, il ne résoud rien, il cache. J'ai trop le sens du combat pour m'en satisfaire pleinement... L'Evangile s'adresse à l'individu, et le Christ ne nous a pas laissé l'embryon d'une doctrine politique. On ne peut pas faire de politique sans péché; et pourtant il faut en faire... Vous ne sortirez pas de cette contradiction par une formule lapidaire.
commentaire n° : 9 le: 16/05/2008 15:48:49
J'étais pas au courant que la légitime défense était un péché...
J'étais pas au courant que St Louis, chef de guerre s'il en fut, était une crapule.
J'étais pas au courant que pour se battre, il ne fallait pas de courage (dire "Il faut autrement plus de courage pour s'en abstenir que pour y recourir" c'est la preuve que vous n'avez jamais combattu), j'ai pas l'impression que vous soyez au courant de l'effroi qu'on peut ressentir quand on se rend au combat (perso, j'ai toujours valorisé ce sentiment, ayant toujours été incapable de me battre, limite froussard).
Je n'étais pas au courant que la politique imposait nécessait nécessairement de pécher...
Je n'étais pas au courant enfin, que l'on ne pouvait pas suivre la DSE sur ce sujet, je sais bien que ce n'est pas dogmatique, m'enfin tout de même, la religion catholique n'est pas celle du pacifisme, ni celle de la non-violence.

réponse de : Polydamas (site web) le: 16/05/2008 16:13:27
Je vous accorde qu'il est des situations où il est plus courageux de frapper que de s'en abstenir, tout comme il est des situations inverses.

Pour le reste, je n'accorde pas le moindre crédit à la sainteté de Saint-Louis (même si j'admire l'homme d'Etat, et si je ne le traiterait sûrement pas de crapule); la légitime défense n'est sans doute pas un péché, mais la sainteté impose de n'y pas recourir (c'est le sens du martyre); et l'Evangile prône la non-violence sans la moindre ambigüité (la joue gauche).

Et non, on ne peut pas faire de politique sans négocier en permanence avec le péché; faire de la politique, c'est arbitrer entre différents péchés. Une politique chrétienne, c'est une politique qui s'efforce de choisir le moindre mal, sur le long terme, en tendant petit à petit vers la perfection, parce qu'elle n'est pas possible à atteindre immédiatement. C'est pour ça qu'on sépare le spirituel et le temporel, chez nous... Un homme d'Eglise ne devrait pas pouvoir faire de politique; quand il le fait, c'est mal vu. D'ailleurs il n'a pas le droit de porter des armes et de se battre... En revanche, il peut lui arriver d'en exorter d'autres à le faire. Si cette contradiction vous paraît simple à résoudre, vous êtes un homme heureux, aussi heureux que celui qui en retirera une condamnation sans nuances de l'Eglise.
commentaire n° : 10 posté par : FC le: 16/05/2008 16:47:36
1) Je connais peu, pour ne pas dire pas du tout, de situations où il soit plus courageux de ne pas se battre que de se battre. Comme si se battre était chose facile et évidente....

2) Le sens du martyr ne se comprend que dans une perspective chrétienne. Si vous êtes martyrisé parce que vous êtes riche, ce n'est pas un martyre, et dans ce cas, vous avez le droit et le devoir de défendre vos biens et votre famille. La joue gauche, c'est quand il s'agit du christianisme, ça ne veut pas dire que c'est appliquable partout (sinon, on ne mettrait plus personne en tôle)
3) Je n'ai pas de problèmes à ce que des prêtres accompagnetnt des troupes pour se battre contre l'ennemi, même si ce sont des catholiques en face. La logique politique n'obéit pas à la logique religieuse, le rôle du prêtre est de faire en sorte que ceux qui le désirent puissent mourir accompagné. Quant à l'exhaltation, elle peut se comprendre quand on a en face des conquérants représentants d'une autre religion de paix et d'amour...

Enfin, même si effectivement la politique, c'est toujours la politique du moindre mal, celui-ci n'est pas toujours un péché, il ne faut pas tout mélanger...

4) Qu'avez vous contre St Louis ?
réponse de : Polydamas (site web) le: 17/05/2008 03:32:42
FC:

Le pacifisme à outrance, c'est bien, mais un ami Libanais m'a confié que c'était ça qui avait coulé le premier royaume chrétien de l'histoire, l'Arménie (301-408).

Historiquement, le lien entre la guerre et le christianisme est affirmé par la bataille du Pont de Milvius, où Constantin eut une vision qui lui donna la victoire et causa la conversion de l'Empire Romain au christianisme. Cet épisode fut répété avec le vœu de Clovis en pleine bataille de Tolbiac, qui fit de la France la fille aînée de l'Église.

Ce para est donc en bonne compagnie.
commentaire n° : 11 posté par : Gaston Phébus (site web) le: 16/05/2008 16:57:03
@ FC
FC vous n'avez pas l'impression de prendre ce poème par le petit bout de la lorgnette ? Ce poème exhorte à avoir du courage : ce n'est pas du tout une apologie de la guerre. Sortez de votre bien pensance
commentaire n° : 12 posté par : Aristote le: 16/05/2008 17:36:54
Le martyr par application littérale du "tendez l'autre joue" est une voie spéciale, une vocation particulière, admirable, mais
l'application de ce principe à une société chrétienne entière ne reviendrait-il pas au suicide collectif , à la disparition de l'église militante ? Notre Seigneur n'a jamais évoqué quoi que ce soit de ce genre, pas plus qu'il n'a cherché à dissuader  le centurion de faire son devoir de soldat.
Si Saint Augustin en "défrise "certains, voir aussi saint Thomas d'Aquin sur "la guerre juste".
commentaire n° : 13 posté par : Jacques Bonhomme le: 16/05/2008 19:53:04

Oh, vous savez, FC va certainement nous trouver des raisons pour lesquelles St Thomas serait un peu "limite"... :-)


réponse de : Polydamas (site web) le: 17/05/2008 03:35:28
Dans le numero de la NRH consacré à Mai 68, Venner parle dans son éditorial de la prière du para, et de l'esprit para qu'il oppose au christianisme. Souffrance recherchée d'un côté, soumission à la souffrance de l'autre... selon Venner, qui fait souvent des petites piques à l'encontre des valeurs chrétiennes.
commentaire n° : 14 posté par : Paulin le: 17/05/2008 11:32:14

Je sais, il y a toujours un côté crispant dans la NRH, un côté païen, qui m'énerve également. Il  n'y a pas à opposer l'esprit du guerrier et celui du catholique...


réponse de : Polydamas (site web) le: 17/05/2008 13:12:30
"Il n'y a pas à opposer l'esprit du guerrier et celui du catholique..."

Dieu que j'envie votre absence de doutes...

Venner est agaçant, il pousse trop loin le détricottage du paganisme et de l'évangélisme dont le syncrétisme a donné notre civilisation. Et il idéalise le paganisme de façon un peu grotesque. En revanche il voit bien ce syncrétisme, et l'origine nettement extra-évangélique de la morale guerrière chez nous, et vous ne la voyez pas.

La notion de "guerre sainte", chez nous, est une importation directe de l'Islam. Les rares exceptions antérieures à la conquête musulmane sont le fait de non-chrétiens (le Romain Constantin, le Franc Clovis), dans des scénarios mercantiles qui outrepassent largement les frontières du blasphème (la victoire militaire contre la conversion! Sous-entendu, tu ne me donnes pas la victoire, je ne me convertis pas!).

La première guerre de conversion a été celle de Charlemagne contre les Saxons - un Charlemagne marqué par son contact avec l'envahisseur musulman. L'esprit de croisade s'est ensuite développé dans le monde byzantin du Xe siècle, avec la dynastie macédonienne. Puis la contagion a gagné l'Occident. Il est curieux de voir que l'empilement de la propagande chrétienne et de la propagande laïcarde a fini par faire oublier cette évidence historique: les musulmans ont inventé le concept de croisade, et nous l'ont ensuite imposé... Mais il est parfaitement blasphématoire. Et inopérant, l'histoire l'a montré.
commentaire n° : 15 posté par : FC le: 19/05/2008 08:53:41
Non, il n'y a pas à opposer parce que ce sont deux niveaux différents. Dans l'un, il s'agit d'être au service de l'Etat, de la collectivité, ce qui impose des politiques  et des actes imposant la force. Ensuite la charité impose parfois l'usage de la force, l'exemple des marchands du temple dégagé violemment par le Christ est là pour en témoigner. Il y a des moments où il faut savoir l'utiliser, histoire de remettre en place une véritable et saine hiérarchie. Le martyre n'impose aucunement d'être naïf et de ne pas se battre, ce qui est interdit est de renier le Christ d'une quelconque manière. Le christianisme légitime le combat si on sait raison garder, il ne légitime pas le reniement.

Sinon, sur les croisades, il ne faudrait quand même pas tout mélanger. Au début, il n'y a rien d'autre, sous l'effet d'une démographie galopante, des guerres médiévales locales, etc, la volonté de reconquête des lieux saints (je ne vois absolument pas en quoi les musulmans seraient plus légitimes que les occidentaux pour les occuper). Après oui, ça part en rapines, etc. Reste qu'au début, il n'y a pas de problèmes, c'est parfaitement légitime et normal de reconquérir les lieux saints. Ainsi un roi de Jerusalem, tel que Baudouin IV a été un véritable modèle de charité et de probité tout en faisant face fermement à ses ennemis et à sa maladie (la lèpre).

Je sais bien tout ce qu'on doit à l'héritage païen (je suis un fervent lecteur de la NRH), et je sais que la logique de l'honneur à tout crins va complétement à l'encontre du catholicisme. Il n'empêche, l'engagement armé n'est pas incompatible avec icelui tant qu'il est au service du bien commun.

Quant au concept inopérant de guerre sainte, la stabilité et le maintien de l'islam témoigne justement du contraire. Je ne dis pas qu'il faille l'utiliser, je dis que ce n'est pas illégitime de tenter de récupérer les lieux saints ou de se battre au service d'une foi. J'ajoute qu'à vous entendre, on a un peu l'impression qu'on aurait mieux fait de laisser entrer l'islam en Europe, pour nous détruire. Sympa comme programme...
réponse de : Polydamas (site web) le: 19/05/2008 11:30:28
Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il faut faire, ou de ce qu'il aurait fallu faire. Je constate juste qu'entre le message évangélique et sa traduction en doctrine sociale et politique, il y a un ensemble de contradictions qui me paraissent en partie incompressibles.

Peut-être qu'une bonne intelligence du message du Christ aurait conduit à ne pas combattre l'Islam. Le combat contre l'Islam a eu des conséquences de long terme sur le christianisme européen, dont il a exacerbé les contradictions, ouvrant la voie aux Lumières et au laïcardisme, qui triomphent aujourd'hui et ouvrent la porte à l'Islam. Peut-être qu'en faisant davantage confiance à la Parole du Christ et moins au langage des armes, nous aurions fait davantage progresser le message chrétien, y compris dans le monde aujourd'hui musulman. Peut-être.

Je rappelle également qu'à l'époque du Christ, les lieux saints étaient occupés. Et que la spécificité du Christ et de Saint Paul, par rapport à ce qu'attendaient les Juifs, a précisément été de ne pas appeler à la libération matérielle des lieux saints, mais à la conversion des nations.
commentaire n° : 16 posté par : FC le: 19/05/2008 13:01:38
Le combat contre l'Islam a eu des conséquences de long terme sur le christianisme européen, dont il a exacerbé les contradictions, ouvrant la voie aux Lumières et au laïcardisme, qui triomphent aujourd'hui et ouvrent la porte à l'Islam


Clairement non. Je ne vois pas ce qui vous fait dire ceci. Parce que la Renaissance, le fait de recentrer l'univers sur l'homme, qui donneront après les Lumières ne provient absolument pas des croisades, plutôt de la croissance d'un Etat moderne, face aux divisions locales. Et je ne vois pas où est le mal à se défendre contre ceux qui ne veulent faire rien d'autre que vous convertir de force ou de vous passer au fil de l'épée.

Si l'on n'avait pas fait ce qu'il fallait, à Vienne ou à Lépante (sur les prières de St Pie V, qui a institué le Rosaire à cette occasion), on ne serait sûrement plus catholique aujourd'hui, à l'image des terres conquises depuis le VIIe par l'islam.

Quant à la DSE, elle ne dit pas que l'on ne peut pas faire la guerre, elle ne dit pas que l'on n'a pas le droit de se défendre. Rien ne contredit le langage des armes, quand celui-ci est légitime.

Je rappelle également qu'à l'époque du Christ, les lieux saints étaient occupés.

Les lieux saints étaient occupés mais les juifs n'étaient pas obligés de se convertir, je ne suis pas sûr qu'on puisse comparer l'occupation romaine avec l'occupation islamique. Mais si le Christ a justement dit qu'il n'était pas là pour faire la guerre, pour renverser le pouvoir, il n'a jamais dit qu'il ne fallait pas le défendre quand celui-ci était attaqué par des forces viscéralement hostiles.

Peut-être qu'en faisant davantage confiance à la Parole du Christ et moins au langage des armes, nous aurions fait davantage progresser le message chrétien, y compris dans le monde aujourd'hui musulman. Peut-être.


L'exemple des maronites montre que cela aurait été extrêmement difficile, le langage des armes revenant périodiquement, ne serait-ce que pour se faire respecter. J'ajoute qu'aujourd'hui, c'est à une colonisation rampante à laquelle nous devons faire face, ce qui peut là encore, mal se passer.

Et pourquoi vous obstinez-vous à ne prendre en compte que la version littérale des Evangiles en oubliant tous les enseignements des scholastiques qui ont pourtant été depuis longtemps validés ?
réponse de : Polydamas (site web) le: 19/05/2008 14:34:19
"Si l'on n'avait pas fait ce qu'il fallait, à Vienne ou à Lépante (sur les prières de St Pie V, qui a institué le Rosaire à cette occasion), on ne serait sûrement plus catholique aujourd'hui, à l'image des terres conquises depuis le VIIe par l'islam."

Je ne sais pas. L'Islam n'a pas pris en Europe, partout où il est arrivé les armes à la main. Constantinople est la seule véritable exception, et c'est l'endroit où l'Islam est le plus sur la défensive (une défensive agressive, j'en conviens). La réciproque est vraie, des siècles de politique européenne agressive et colonisatrice n'ont pas fait reculer l'Islam d'un pouce en Orient.

"Et pourquoi vous obstinez-vous à ne prendre en compte que la version littérale des Evangiles en oubliant tous les enseignements des scholastiques qui ont pourtant été depuis longtemps validés ?"

Excusez-moi, mais c'est un langage de syndicaliste...
commentaire n° : 17 posté par : FC le: 19/05/2008 16:25:05
Que je sache, jamais la colonisation n'a tenté de convertir les territoires colonisés de manière importante, à la différence de nos amis musulmans.

Quant au langage de syndicaliste, je vois mal en quoi il serait faux, on ne peut pas être hémiplégique et refuser de reconnaitre l'enseignement des Pères de l'Eglise.

Au fait, je vous recommande de lire ceci. C'est la charité qui est obligatoire, non le pacifisme.
réponse de : Polydamas (site web) le: 20/05/2008 07:46:53

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article
renouvellement nom de domaine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus