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Jeudi 8 mai 2008
La campagne Matelsom a relancé la polémique, il est temps de me positionner plus clairement sur le sujet du mariage homosexuel, sujet que j'ai régulièrement évité jusqu'à présent sur mon blog, mais que j'ai eu l'occasion de développer en long et en large sur nombres de commentaires.

Tout d'abord, qu'il me soit permis de sourire d'un fait intéressant. Plus personne ne veut se marier. Les seuls qui souhaitent s'engager dans la voie longue et difficile du mariage sont les cathos, les prêtres hyper-progressistes, et certains homos. Permettez-moi de m'amuser à constater que des personnes qui ne sont, la plupart du temps, pas connues pour leur fidélité, souhaitent aussi ardemment s'engager dans la voie du mariage. Que les homos se retrouvent aux côtés des catholiques pour défendre l'institution du mariage ne manque pas de sel.

Passons.

Disons-le tout net, au risque de choquer certains catholiques, je n'ai rien contre l'homosexualité au sens strict, chacun fait ce qu'il veut dans son pieu, je m'en fous, ce n'est pas mon problème. C'est pour cela d'ailleurs que je trouve que l'argument religieux, repris par certains de mes amis, n'est pas pertinent. Comment évoquer les condamnations bibliques de la sodomie face à quelqu'un qui n'accorde aucun crédit à la Bible ? Ces arguments ne sont tout simplement pas crédibles dans le cadre de l'homosexualité. Les arguments des croyants ne peuvent toucher que des homosexuels croyants, qui ne doivent probablement pas être très nombreux.

Par contre, l'un des aspects du fait homosexuel qui me pose le plus de problème, c'est, en ce qui concerne certains gays, l'hyper-sexualisation et le côté exhibitionniste, à l'image de ce qu'a récemment déclaré le maire de Rome.

« Je respecte les personnes homosexuelles, j'en connais quelques-unes et je ne fais pas dans la discrimination. Mais je crains que la Gay Pride soit tout autre chose, un acte d'exhibition sexuelle, et je suis opposé à toute forme d'exhibition, homosexuelle ou hétérosexuelle. Le problème, ce n'est pas oui ou non à l'homosexualité, mais oui ou non à l'exhibition. »

Que je sache les nudistes ne se baladent pas régulièrement dans les rues de Paris pour revendiquer davantage de libertés. Je n'ai jamais vu de stripteaseuses manifester en tenue, ce qui n'est pas le cas de la Gay Pride. A ce sujet, il faut vraiment lire cet article de Michel Bellin (en bas de page), très éclairant. Ce qui me gêne n'est pas tant l'homosexualité, que cette mode qui le considère comme hyper-tendance, comme hyper-fashion. Les hétéros sont de facto ringardisés, alors que pourtant, dans une société, personne n'est plus important qu'eux.

Or, dans un Etat se souciant du bien commun, la priorité est, non pas de légaliser, ou d'autoriser toutes les pratiques existantes ou toutes les modes, dont on connait la diversité, dictées par l'opinion publique, mais de promouvoir et d'encourager le cadre permettant à la société de prospérer. Et malheureusement, les homosexuels ne rentrent pas dans ce cadre. L'Etat n'a pas vocation à mettre sur le même plan un comportement qui favorise la croissance de la société par la fécondité, et un comportement qui ne permet pas de faire profiter à la société des mêmes largesses que l'hétérosexualité.

Un mot sur l'adoption.

Les hétéros ont une "mission" dans le sens où c'est la famille qui constitue la cellule de base de la société. Cette cellule, lorsqu'elle est stable, permet l'équilibre et l’éducation des enfants (c'est pour cela que les divorces sont généralement de vrais drames). Enfants, qui, nous serons tous d'accord là-dessus, sont le "bien" le plus cher qui soit, c'est à dire que rien ne doit aller à l'encontre de leurs intérêts . Or je considère qu'en plus d'avoir le droit à la vie, ils ont également le droit à cette stabilité psychologique, et notamment, à l’altérité des sexes entre les parents (je sais, j'aggrave encore mon cas). Jamais un homme ne remplacera une femme, comme jamais une femme ne remplacera un homme.

Mettre l’homosexualité au même niveau que l'hétérosexualité serait du relativisme, ce qui est aussi une des pires choses qui soient. Ce serait nier le caractère sacré et vital de la procréation. Tout se joue ici au niveau des symboles. Et ceux-ci, dans une société, sont importants.

Autre point. On nous rabache le cerveau des "études" démontrant qu'il n'y a aucun impact sur les enfants d'avoir des parents homosexuels. Un article de La Croix avait cassé ce mythe (d'accord, ils sont partie prenante, mais les gays ne sont-ils pas partie prenante également ? ) :

Les enquêtes citées, en général américaines, sur lesquelles se fondent les revendications d’ho­moparentalité révèlent en fait bien des surprises : l’échantillonnage est extrêmement restreint, quel­ques dizaines de personnes, le plus souvent membres d’associations gays militantes ; dans la plupart des cas, seuls les parents sont in­terrogés et parlent au nom de leurs enfants ; quand des comparaisons sont faites, c’est le plus souvent avec des familles monoparen­tales, soit d’origine, soit issues d’un divorce ; les questionnaires sont standardisés, exclusivement comportementalistes et fonction­nalistes, sans mise en perspective de l’évolution de l’enfant jusqu’à l’âge adulte ; les notions clés de « père », « mère », « parent », « con­ception » et « engendrement » y sont délibérément laissées dans le flou. Tout se passe comme si les enfants vivant au sein de couples homosexuels étaient chargés de valider les comportements des adultes en « allant bien », alors que l’on y découvre que plus de 40 % d’entre eux bénéficient d’un suivi psychologique.

On sait déjà que les divorces entre hétérosexuels laissent souvent des traces non négligeables chez les enfants. Et on voudrait aggraver  les choses avec les homosexuels ? Les enfants ne supportent pas d'être différents, d'avoir une famille qui ne soit pas dans la norme, moyennement moyenne. Ajoutons à cela un imaginaire homo, une culture gay exacerbée et revendicative, parfois caricaturale, cela n’aide pas non plus les mômes à se construire.
On voit alors sans peine la difficulté pour des enfants d'assumer le fait d'avoir des parents homosexuels.

Je vous laisse juge, je ne sais pas si je suis homophobe et à vrai dire, je m'en fous un peu. Peu me chaut d'être hai ou voué aux gémonies parce que je ne considère pas que Vanneste soit un salopard de la pire espèce. D'autant que je considère que les pires homophobes sont plutôt du côté de certains bobos qui considèrent ( discours qu'il m'est arrivé d'entendre) qu'il FAUT avoir un homo dans ses connaissances, comme on doit avoir un beur de service dans son réseau. C'est réduire la personne à sa sexualité ce qui est encore pire, à mon avis, que de ne pas accepter telle ou telle sexualité. Il faut dissocier la personne de sa sexualité, et arrêter de tout confondre, comme si l'individu ne pouvait se définir que par le sexe de son conjoint.

Oui, le comportement homosexuel n'est pas sur un pied d'égalité avec le comportement hétérosexuel. Mais cela n'a rien à voir avec une discrimination des homosexuels. C'est une promotion de l'hétérosexualité en vue de ce qu'elle apporte à la société.

Alors oui, la propagande culturelle autour de l'homosexualité me lasse car l'on perçoit très bien que ce petit jeu mène directement au mariage pur et simple. Des gens qui ne représentent qu'eux-même, ne sont qu'une poignée, parviennent, à coups de lobbyings, de programmes culturels (les bears dans la pub, la Gay Pride), de pressions comminatoires, de sentimentalisme, à imposer leur thématiques, et malgré leur divisions, réussissent à obtenir l'oreille attentive des politiques.

Le domaine culturel a été plus ou moins abandonné par les conservateurs, laissant leurs opposants déterminer ce que les Français vont regarder, et plus tard voter. Le discours dominant est complétement centré sur le relativisme, l'ouverture à de nouvelles sensations, la détestation des "moeurs coincés", ce que le Grand Charles appelle la religion du Moderne. Effectivement, si l'on est un tant soit peu réalistes, les conservateurs ont perdu, le mariage homo existe déjà. Le contrat d'union civile, que l'UMP souhaite voter, est un mariage homo sans le nom, il en a presque tous les atouts, seule manque la mention "mariage".

Enfin, certains homosexuels nous disaient au moment du PACS: "Non, jamais nous ne demanderons quoique ce soit de plus, nous ne voulons pas du mariage". Force est de constater qu'ils avaient tort, que le PACS n'était bien sûr qu'une accroche, qu'une introduction afin de préparer un plan plus large. Plus inquiétant est ce constat lorsque l'on connait les projets à venir après le mariage homo, promouvant toutes les sexualités alternatives. D'autant que l'évolution actuelle des lois suit un mécanisme de cliquet, c'est à dire que si l'on vote la loi, il est ensuite impossible de revenir dessus. Ainsi, si le mariage homosexuel passe, il est probable que la logique relativiste continuera. Je ne vois pas pourquoi l'on s'arrêterait en si bon chemin.

Dans cette logique, toutes les sexualités devront être reconnues par l'Etat, ce qui risque d'augurer d'un beau bazar, ce n'est pas la peine que je vous dresse le tableau.

 
par Polydamas publié dans : Argumentaires communauté : Vu de droite
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Commentaires

Ce qui devait arriver arriva : je suis un catholique terriblement choqué (et même davantage).
Je précise :
Vous comme moi, n'avons rien à fiche de ce que les gens font dans leur pieu, ca ne nous regarde pas. Et même si cela nous regardait, on n'irait pas chercher à voir, vous me suivez ? Ca c'est du ressort de l'état catholique, pas du citoyen. Ou vouliez vous dire que l'état n'a pas à pénaliser l'homosexualité ?

Il faut aussi préciser votre phrase suivante disant que l'argument religieux n'est pas pertinent. Parce que non seulement l'argument religieux est pertinent, mais en plus il est le seul pertinent. A côté des arguments de la raison naturelle, l'argument théologique prime et donne légitimité aux autres.
Dire que les arguments religieux ne peuvent que toucher que les pédés croyants revient quelque part à nier la grâce de Dieu qui accompagne l'argumentation humaine.
commentaire n° : 1 posté par : La voix dans le desert (site web) le: 08/05/2008 19:02:41
J'ai du mal à concevoir que l'homosexualité puisse être prohibée. Ce qu'on peut prohiber, c'est les manifestations, les exhibitions, etc. Mais alors l'homosexualité au sens strict, c'est impossible, même dans un Etat totalitaire.

Et oui, l'argument religieux n'est pas pertinent quand vous faites face à des athées qui n'ont rien à foutre de votre spiritualité et de votre Dieu, on n'est tout simplement pas sur le même registre. Leur parler de ceux-ci n'a donc pas grand intérêt. La grâce de Dieu joue bien sûr, mais je l'ai rarement vu renverser mes adversaires instantanément. Ce que je vois par contre, c'est qu'ils ne cessent d'avancer.

Pour discuter avec quelqu'un et tenter de le convaincre, il faut partir de bases communes. Ici, ce qui peut rassembler un conservateur avec un homosexuel, c'est la notion qu'ils se font tous les deux de l'Etat. C'est là-dessus qu'on peut jouer, pas sur la religion et la Bible. Et sur l'Etat, il y a moyen de faire valoir ces arguments. Par contre, avec des versets de la Bible, ils vont vous rire au nez...
réponse de : Polydamas (site web) le: 08/05/2008 19:27:45
Polydamas, vous avez raison. La liberté démocratique appliquée au sexe est peut-être moins catholique qu'un ordre fondé sur une forme ou une autre d'inquisition. Mais ce monde-là, qui en veut?

En revanche, un peu plus de décence et de pudeur est ce que désirent une majorité des citoyens de bonne volonté. Mais dès que la liberté est en jeu, c'est un autre débat. Et c'est heureux.
commentaire n° : 2 posté par : François X le: 08/05/2008 22:05:09
Le fait même de faire des études sur un tel sujet est une abomination.

Soit une monstruosité sociale dont on pressent qu'elle risque détraquer des enfants à vie, d'en faire des inadaptés irrécupérables, des désaxés sexuels, des dépressifs, des psychopathes.

Amusons-nous donc à la tester. Mais dans un but scientifique, hein. Pour la bonne cause. Mettons donc des enfants dans une telle situation, et voyons, au bout de vingt, trente ou quarante ans, si par hasard on n'aurait pas fabriqué des loques humaines condamnées au malheur jusqu'à leur dernier souffle.

Mais bougres d'andouilles, n'y aurait-il qu'une seule chance sur un million qu'un seul enfant se tire mal d'une telle expérience, il va de soi que ce serait un crime de la tenter!

Et dire qu'on nous casse les couilles tous les jours avec le nazisme ceci, le nazisme cela, et que la bête immonde revient, et que Le Pen, et que tout ça.

Mais qu'est-ce que de telles études, sinon l'équivalent moral des expériences de Mengele à Auschwitz?

L'industrie pharmaceutique ferait le dixième d'une telle énormité éthique pour tester des médicaments contre le SIDA en Afrique, qu'on entendrait les gauchistes hurler à la mort! (Il semble d'ailleurs bien qu'elle le fasse.)

Or l'adoption, ce n'est pas une maladie, que je sache. On tombe malade du SIDA, mais on ne chope pas l'adoption par des homosexuels. Cela peut s'éviter. Il suffit de le vouloir.

Et puis les études, ça va bien cinq minutes. Il y a un truc qui s'appelle le bon sens, aussi. Merde alors. Le paysan du Tiers-monde le plus illettré n'a pas besoin du CNRS pour savoir qu'un enfant apprend ce qu'est un homme et une femme en observant ses parents.
commentaire n° : 3 posté par : Robert Marchenoir le: 09/05/2008 04:28:35
Au fait, vous êtes au courant de cette histoire de deux jumelles américaines qui avaient été séparées à la naissance, placées dans des familles différentes et qui se sont retrouvées 45 ans plus tard ? Effectivement, les scientifiques n'ont pas de limites...

Mais aujourd'hui, le bon sens...
réponse de : Polydamas (site web) le: 09/05/2008 11:25:11
Il suffit d'ailleurs de se rappeler pourquoi est-ce q'une lesbienne n'a pas pu adopter en France (que l'UE a d'ailleurs condamné pour discrimination). Le tribunal affirmait que l'enfant avait besoin d'un référent masculin et d'un référent féminin pour construire son identité, et favoriser son équilibre psychologique.
Le côté féminin pour l'affectif, le sentimental, le côté masculin pour le rationnel et l'ouverture au monde, par exemple.
Sans l'un ou l'autre, l'enfant souffre de problèmes divers : le thème du "père absent" ou de "la mère absente" est un thème récurrent en psychanalyse.
commentaire n° : 4 posté par : Didyme le: 09/05/2008 11:21:08

Pour répondre à la question des études sur l'adoption par des homos et ses conséquences on peut se reporter à cette méta étude rassemblant et comparant les recherches réalisées sur ce sujet.
C'est certainement l'une des sources de l'article de la Croix que vous citez

commentaire n° : 5 posté par : Philippe Edmond (site web) le: 09/05/2008 19:34:42
Je remets le lien.
réponse de : Polydamas (site web) le: 09/05/2008 20:02:18
Bonjour,

Je suis votre raisonnement Polydamas. Mais d'abord dans votre deuxieme commentaire, vous parlez de "convaincre" les gens, et vous vous placez donc à "leur niveau". Pourquoi les convaincre ? C'est encore ce côté prosélyte chrétien qui vous colle à la peau ?

Ensuite, je suis d'accord avec votre vision des choses globalement. Avancer la raison religieuse pour justifier l'homophobie, c'est inutile, et meme contre productif.
Néanmoins, si je comprends bien votre position sur le mariage, je ne la comprends pas pour l'adoption.

Vous dites qu'un enfant est mieux avec un pere et une mere plutot qu'avec deux peres. La dessus, vous enfoncez une porte ouverte.
La problématique n'est pas là.
La question est: Un enfant est-il mieux seul dans un foyer, sans attention, et au banc de la société; ou avec deux pères qui lui porteront toute leur attention ?

Oublions l'aspect religieux comme vous le suggérez, et donnez moi votre avis sur cette question si vous le souhaitez.

Amicalement,
commentaire n° : 6 posté par : Anne Onyme le: 10/05/2008 00:47:17
Non, rien à voir avec un côté prosélyte, c'est juste que quand vous êtes persuadé de détenir la vérité et que vous avez de très bonnes raisons pour cela, il est normal que vous ayez envie que d'autres vous rejoignent dans cette croyance.

Sur les enfants, je pense qu'il faudrait qu'on soit plus souple, aujourd'hui, il est extrêmement difficile d'adopter pour des hétéros. Pour le reste, je ne connais pas la vie en foyer, même si il me semble que la DASS est à réformer d'urgence. J'aurais tout de même tendance à penser qu'il vaut mieux pas de parents du tout que des "parents homosexuels". Cela dit, je n'ai pas l'impression que le problème se poserait si la législation française était plus simple quant à l'adoption par les hétéros.
réponse de : Polydamas (site web) le: 10/05/2008 01:01:47
(désolé pour les fautes je ne me suis pas relu)
commentaire n° : 7 posté par : Anne Onyme le: 10/05/2008 00:51:18

Pas grave, ça nous arrive à tous.


réponse de : Polydamas (site web) le: 10/05/2008 01:02:08
J'entends bien.
Je suis personnellement persuadé que nombre d'enfants rêveraient d'être adoptés par des homos plutot que de rester péniblement dans les foyers de la DASS (la réforme des règles d'adoption est également une piste en effet).

L'amour porté à ces enfants sera sincère même s'il est porté par des homos. De nombreux exemples existent à l'étranger (USA notamment mais pas seulement), et il semble que ce soit généralement une réussite, si l'on considère que le bien être de ces enfants prend le pas sur l'idéologie religieuse (mais c'est un autre sujet qui mérite débat). 

Merci pour votre réponse,
commentaire n° : 8 posté par : Anne Onyme le: 10/05/2008 01:16:36

J'avoue que je ne sais pas. D'un côté, je n'ai pas beaucoup d'arguments à vous opposer, de l'autre, je me dis que si c'est pour vivre avec des homos caricaturaux (ce qui peut arriver), il me semble
que c'est tomber de Charybde en Scyllah.


réponse de : Polydamas (site web) le: 10/05/2008 15:02:50
Merci pour cet article qui a le mérite de clarifier mes idées sans que j'aie à prendre la peine de le faire moi-même! Petite nuance: je pense que les homosexuels croyants sont plus nombreux que ce que vous pensez. C'est même un thème qui revient lourdement dans certains milieux cathos.

Bonne fête de la Pentecôte.
commentaire n° : 9 posté par : Elise (site web) le: 10/05/2008 10:05:56
Très bonne fête à toi aussi.

Et content de t'avoir mâché tout le boulot... :-)
réponse de : Polydamas (site web) le: 10/05/2008 15:03:19
Polydamas,

Il va de soi qu'il est impossible à un état même le plus proche de l'absolu totalitaire, de punir parfaitement tout délit d'homosexualité. Je ne vous parlais pas de l'application pratique, mais de la nécessité d'une telle loi. (et je précisais bien que l'on parlais d'un état catholique, parce qu'à choisir entre un état laïque drappé d'un voile moraliste et un état laïque sans morale, je préfère le dernier, par goût de la cohérence)

L'argument religieux est toujours pertinent. Un athée ne percevra évidemment pas sa pertinence, mais cette véracité demeure. Essayer de convaincre un athée de ceci ou de cela par l'argument philosophique n'a qu'un intérêt d'opportunité. Un conservateur et un homo qui tombent d'accord sur la conception de l'état n'en guère plus de choses en commun que s'ils sont d'accord sur l'appréciation d'une sonate de Beethoven. La seule différence, c'est que s'ils ont la même conception de l'état, ils pourront agir ensemble dans le domaine politique. Mais on imagine sans peine comment un tel compromis ne peut être qu'éphémère, et sans réel résultat.

Si la grâce de Dieu ne terrasse pas vos adversaires, déduisons-en que Son heure n'est pas encore venue.
commentaire n° : 10 posté par : La voix dans le desert (site web) le: 10/05/2008 18:30:07
La grâce de Dieu ne peut jamais agir via des arguments rationnels, ou tout du moins, non corrélés à l'Ecriture ? Je suis convaincu du contraire, tous les moyens sont bons pour la grâce.

Sur la conception commune de l'Etat, un athée, après réflexion peut arriver à des conséques similaires à celle d'un conservateur notamment sur la non-pertinence d'une loi concernant le mariage homo. Conséquences qu'il n'aurait pas forcèment perçu sans les arguments du conservateur. Ça m'est arrivé sur l'avortement, sans utiliser l'Ecriture on peut très bien faire changer d'avis certaines personnes sur l'IVG.

réponse de : Polydamas (site web) le: 21/05/2008 11:21:44
...D'ailleurs, par "tomber d'accord sur la conception de l'état", entendez que notre athée et notre chrétien partagent des conceptions communes quant au rôle matériel de l'état dans la société (pouvoir coercitif face à une manif homo, par exemple), et /ou ses limites ; c'est à dire des broutilles, des points de détails face à ce qu'est la conception essentielle de l'état dans l'acceptation catholique du terme.
commentaire n° : 11 posté par : La voix dans le desert (site web) le: 10/05/2008 20:00:51

Oui, enfin, je pense qu'un catholique et qu'un athée peuvent se rejoindre sur le fait que l'Etat doit encourager le bien commun, i.e, les institutions qui vont permettre de stabiliser la société.
Or le mariage rentre parfaitement dans ce cadre, non ?


réponse de : Polydamas (site web) le: 21/05/2008 11:10:22
@ Anne Onyme, vous écrivez:

"La question est: Un enfant est-il mieux seul dans un foyer, sans attention, et au banc de la société; ou avec deux pères qui lui porteront toute leur attention ?"

C'est l'un des arguments sans cesse repris par les militants de l'adoption homosexuelle. Malheureusement, il omet un fait flagrant: il y a pléthore de familles candidates à l'adoption, et pénurie d'enfants à adopter. Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi on se priverait de choisir les meilleurs parents, ceux qui donneraient le plus de chances à l'enfant, donc des parents hétérosexuels.

Cette pénurie provoque d'ailleurs une ruée des familles à l'étranger, ce qui est aussi un phénomène préoccupant. Adopter à l'étranger, c'est doubler les risques d'échec. Non seulement l'enfant, un jour ou l'autre, sera amené à se rendre compte qu'il n'a pas de liens de sang avec sa famille, mais encore, on ajoute une deuxième menace à la constitution de sa propre identité: la différence de culture, voire de race.

Je me souviens d'une femme, dans une réunion d'amis, qui avait fièrement amené son bébé fraîchement adopté afin que chacun puisse l'admirer. Et tout le monde de s'extasier. Dans cet émerveillement jouait un racisme à rebours: l'enfant était noir, la femme était blanche. Cette dernière, visiblement, entendait  exhiber ainsi non seulement sa petite fille, mais aussi, et peut-être surtout, son immense vertu anti-waciste.

Elle avait simplement oublié de se demander comment grandirait cet enfant dont l'absence de lien de sang avec sa mère adoptive lui sera rappelée, à chaque seconde, toute sa vie, par le fait inévitable que cette absence est inscrite sur leurs visages respectifs.

Comment ne pas voir que l'on multiplie ainsi les risques pour la construction de l'identité de l'enfant? Et que l'on risque, donc, d'en faire des inadaptés sociaux, de leur occasionner des troubles psychologiques graves et persistants?

Puisque l'on fait de prétendues études sur les enfants adoptés par les homosexuels, dans le but de démontrer qu'ils ne subissent aucun dommage, pourquoi n'en fait-on donc pas sur les petits Vietnamiens ou les petits Africains, adoptés par des couples français blancs? Parce que ce type d'adoption est permis?

En définitive, sur ce sujet, tout est résumé par l'argument dramatiquement idiot des militants homosexuels: nous sommes capables d'aimer les enfants comme les autres.

C'est ignorer que tout n'est pas une question d'amour, et que ce dernier n'est pas à sens unique. Ce qui est compte, ce n'est pas tant l'amour, que la façon dont l'enfant perçoit ses parents. Et cette perception ne dépend pas uniquement de l'amour. Elle dépend de qui ils sont.

Or, vous ne pouvez pas changer ce que vous êtes. Il y a des éléments dans votre personne qui s'imposent à vous, qui ne sont pas accessibles à un quelconque effort de vertu. Le sexe, l'orientation sexuelle et la race en font partie.

C'est ce qui est insupportable à entendre pour les gauchistes: le credo de leur religion, c'est qu'ils sont persuadés de pouvoir forger l'homme nouveau. Tout ce qui contredit cette prétention prométhéenne, ce monument d'orgueil et de bêtise, doit être inlassablement diabolisé.

D'où les accusations d'homophobie et de racisme.
commentaire n° : 12 posté par : Robert Marchenoir le: 13/05/2008 23:42:22
Je vous remercie de vos mots, qui encore une fois, prouvent qu'on peut être en désaccord sans être insultant et qu'un dialogue et possible.
Je respecte vos opinions et reflexions.
Mais... hé oui, il y a un mais :

1/ point anecdotique, je vous le concède : "plus personne ne veut se marier" : je me permet de vous renvoyer au site de l'INSEE qui montre que l'augmentation n'a pas été faramineuse, certes, mais le nombre de mariages chaque année est en augmentation depuis 1994. (http://abimopectore.over-blog.com/article-19379109-6.html#anchorComment)

2/ "ce qui pose vraiment problème avec l'homosexualité, c'est, en ce qui concerne certains d'entre eux, l'hyper-sexualisation et le côté exhibitionniste" : le comportement de "certains" vous amènerait donc à avoir un problème avec l'homosexualité en général? qu'en est-il de ce même comportement quand il est le fait d'hétérosexuels? quand on voit ce qui se passe au Cap D'Agde, à l'occasion de salons de l'erotisme, dans certains lieux nocturnes... si je suis votre raisonnement, je m'étonne que cela ne vous amène pas à avoir "un problème avec l'hétérosexualité"? à moins bien sûr que vous ne considériez que, du fait de leur spécificté, les homosexuels se devraient d'avoir un comportement exemplaire, ce en quoi je ne peux que vous répondre que les homosexuels sont des gens comme les autres quand on met de côté leur sexualité, ni pire ni meilleurs, parfois (souvent) aussi décevants que les hétérosexuels !

3/ en ce qui concerne la supposée "superiorité" hétérosexuelle du fait de sa capacité à se reproduire, quel est votre avis sur les couples stériles?

4/ les uniques référents d'un enfant sont-ils ses parents?

5/ je reconnais les limites du dialogues, après tout, le consensus n'est pas forcément trouvable et je reste ébahi quand je lis dans vos commentaires "J'aurais tout de même tendance à penser qu'il vaut mieux pas de parents du tout que des "parents homosexuels"" et je suis un peu déçu de votre réplique suivante : "si c'est pour vivre avec des homos caricaturaux (ce qui peut arriver), il me semble
que c'est tomber de Charybde en Scyllah."... belle pirouette pour éviter de répondre quand on vous sait tout à fait à même d'envisager que tous les homosexuels ne sont pas caricaturaux !

Pardon d'avoir été si long !
commentaire n° : 13 posté par : Mister B. le: 14/05/2008 15:04:11
1) Pas sûr que le mariage soit en aussi bonne sant éque vous le dites.

2) Ma formulation était mal choisie, faudrait que je me relise davantage. Il y a des homos tout à fait normaux, sans problèmes, mais en ce qui concerne les proportions, je n'ai pas l'impression que ce n'est pas tout à fait similaire aux hétéros (cf l'article de Michel Bellin). Je corrige ce passage.

3) Les couples stériles ne sont pas le problème, c'est un faux argument, le mariage n'a pas pour condition la procréation. Le mariage est un statut promouvant la procréation, qui met celle-ci sur un piédestal par rapport à toutes les autres formes de sexualité. Et les couples stériles, puisqu'hétérosexuels, rentrent donc dans ce cadre, il suffit de la potentialité, non de la capacité. En outre, il faudra m'expliquer comment on peut accorder le mariage sous condition de procréation, généralement (même si c'est de moins en moins la norme), les enfants arrivent après le mariage, pas avant. Et ce n'est pas une prétendue supériorité, c'est une supériorité intrinsèque que l'Etat a mis en place en vue du bien commun. C'est complètement idéologique.

Auquel cas, si on accorde aux homos le droit de se marier, cela veut donc dire que l'Etat ne travaille plus pour le bien commun, qu'il n'est donc plus qu'un arbitre. Dans ce cas, il faut être cohérent, et démolir pierre par pierre tout ce qui ressemble à un service public, à une administration...

4) Pour se construire, en début de vie, oui, bien sûr, d'où le besoin d'altérité entre les sexes.

5) Nul n'est parfait, que voulez-vous. Cependant, j'avoue que sur ce sujet là, il me semble que c'est un faux problème dans le sens où si l'on veut le meilleur pour chaque enfant, on peut diffcilement se résoudre à le laisser dans les mains d'un duo où l'altérité entre les sexes ne sera pas présente.

Pas de problèmes sur la longueur, c'est normal avec ces sujets.
réponse de : Polydamas (site web) le: 14/05/2008 20:15:22

Vouloir un enfant et refuser la relation qui entraîne sa création ne peut être considéré comme le signe d'un bon équilibre mental.

Point barre.
Fin de la discussion. 

commentaire n° : 14 posté par : Chartreu le: 15/05/2008 09:12:00
Je note avec plaisir votre pouvoir de persuasion, Chartreu... Point barre, fin de la discussion ! comme vous y allez !

Les couples hétérosexuels (qui ne sont pas tous stériles!) qui adoptent sont donc des déséquilibrés mentaux?
commentaire n° : 15 posté par : Mister B. le: 15/05/2008 11:41:34
Pour les obtus:
S'ils ne sont pas stériles: oui.
commentaire n° : 16 posté par : Chartreu le: 15/05/2008 13:58:26
"Les couples hétérosexuels (qui ne sont pas tous stériles!) qui adoptent sont donc des déséquilibrés mentaux?" (Mister B.)

Hein? Il y a des couples non stériles qui adoptent? Ca se fait? C'est autorisé? Mais dites-moi que je rêve! 

Quelqu'un peut-il fournir des précisions sur le sujet?
commentaire n° : 17 posté par : Robert Marchenoir le: 15/05/2008 16:52:41

Bien sûr que cela se fait. C'est même beaucoup plus facile pour un couple d'adopter si il possède déja des enfants "naturels" puisqu'on peut se fier à l'état de ceux-ci pour déterminer s'ils sont capables ou non d'élever l'enfant adopté.

 

Cela car la philosophie de l'adoption est de donner une famille à un enfant qui n'en a pas. Pourquoi une famille qui a déja des enfants ne pourrait-elle pas adopter dans ce cadre ?

 

Sinon, je suis amusé par l'intervention de Chartreu. L'homosexualité n'est pas le refus de l'hétérosexualité. C'est une autre sexualité bien distincte. Croyez bien que si un choix était possible, les jeunes homosexuels ne se suicideraient pas allègrement... Ils changeraient de "voie".

commentaire n° : 18 posté par : disto (site web) le: 16/05/2008 17:16:53

D'accord, Disto. J'imaginais le cas d'un couple sans enfants, physiquement capable d'en avoir, et qui s'y refuserait au profit de l'adoption.

commentaire n° : 19 posté par : Robert Marchenoir le: 16/05/2008 18:59:54
Je conseille pour compléter cet argumentaire le site:
http://protection-enfance.fr/
commentaire n° : 20 posté par : Deogratias (site web) le: 27/05/2008 17:18:45
Salut,

Lire sur le sujet mon dernier article intitulé Confusion. Une réflexion humoristique sur un sujet pas drole du tout !
commentaire n° : 21 posté par : Ichtus02 (site web) le: 02/06/2008 21:38:13

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