Lu dans le Monde

Publié le 14 Novembre 2007

Quelques articles à signaler cette semaine:

- tout d'abord cette tribune d'un chirurgien de l'hôpital public. Passionnant et très éclairant sur les maux de cette institution où chaque corps de métier est enfermé dans sa logique qui lui est propre. Entre la mauvaise qualité des outils (que ma propre soeur, infirmière, constate également), et ce système qui veut que le chirurgien attende l'infirmier qui attend l'anésthésiste qui attend l'ambulancier, il y a largement de quoi faire pour améliorer notre système de santé, réputé pourtant comme l'un des meilleurs du monde.

- les effets pervers des dépistages qui, à force de dépister tout et son contraire, finissent par trouver des pathologies au moindre symptôme qui ne serait pas dûment recensé, créant par ce biais des paniques et des sentiments incontrôlés.

- la chronique de Greilsamer qui pointe avec justesse les maux du voyage d'aujourd'hui.
Aujourd'hui, le voyageur souhaite tout à la fois découvrir des mondes lointains et bénéficier d'un statut d'extraterritorialité - comme les ambassadeurs. Vivre provisoirement ailleurs en répondant aux lois d'ici pour que l'aventure ne devienne jamais un exil.

- vu également une pub pour le dernier bouquin de BHL. Les extraits élogieux sont au nombre de neuf, ne citant que le journal et l'auteur de l'article. On retrouve, parmi ces noms, ceux de Caroline Fourest (pour le Nouvel Obs), Jack Lang (Paris Match), Manuel Vals (ténor de la génération montante du PS, pour les Echos), Pierre Moscovisci ( ancien ministre socialiste, pour le Monde des livres), et Philippe Val, pour Charlie. Vous avez dit copinage ?

- enfin, au détour d'un article sur le conseil constitutionnel, on apprend que Giscard se serait réveillé, et que Balladur serait jaloux et/ou tenté de protéger Sarkozy...
le nouveau membre (Jacques Chirac) a été installé au premier étage, celui de la salle du Conseil, alors que les autres se partagent le troisième étage. Par souci de parallélisme des formes, l'autre ancien président de la République, qui siège au Conseil depuis 2004, a gagné un déménagement de son bureau à l'étage noble. Et la concurrence de son ancien rival à l'élection de 1981 semble l'avoir dopé : absentéiste invétéré du Conseil, Valéry Giscard d'Estaing y a fait un come-back remarqué depuis août.

(...)

Pour autant, M. Debré décline ce rôle que certains voudraient lui faire jouer. Y compris à droite : "Heureusement, face à Sarkozy, il nous reste le Conseil constitutionnel...", confie un élu UMP manifestement en rupture de banc sarkozyste. Jean-Louis Debré rectifie : "Ici, on a un devoir d'ingratitude", reprenant l'expression de son prédécesseur, Robert Badinter. "Nous ne sommes pas là pour rendre des services, ni pour faire de la politique mais pour faire du droit", poursuit-il.

La commission Balladur chargée de réfléchir à la réforme des institutions n'est pas convaincue que ce serment vaille pour tous les membres du Conseil. Elle a proposé à M. Sarkozy de "tirer les conséquences de la juridictionnalisation des missions du Conseil constitutionnel en prévoyant pour l'avenir que les futurs anciens présidents de la République n'en seront pas membres de droit"...

 

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Médias

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