Le rit tridentin est de retour...

Publié le 14 Septembre 2007

C'est aujourd'hui que le Motu Proprio, jour de la fête de la Sainte Croix, est appliqué.

Pour comprendre les problèmes posés par les difféerents rits, je ne saurais trop vous conseiller de relire ce billet, qui détaille les différences et les problèmes posés par le nouveau rit.

Tous les catholiques, tradis ou pas, sont cordialement invités à envoyer un mail, une lettre, à leur évêque ou à leurs curés pour demander une messe en latin dans le plus grand nombre de paroisses possibles.

Si vous êtes intéressé pour constituer un groupe, vous trouverez ici et , des fidèles prêts à rejoindre le mouvement. En espérant que l'épiscopat applique franchement et généreusement le Motu Proprio.

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Religion

Repost 0
Commenter cet article

camille 18/09/2007 00:55

Bonjour PolydamasJ'ai beau relire avec attention et grand intérêt votre article, je ne suis pas des masses convaincue...pour plusieurs raisons. d'abord, je tiens à préciser que je n'ai pas de problème avec le latin, étant dans une grande école que l'on intègre avec une épreuve de latin sans dictionnaire (voui m'sieu-dame). Alors la messe en latin ou en français, voyez-vous, c'est kif-kif-bourricot chez moi. En revanche, je ne suis pas d'accord sur votre interprétation du latin comme langue figée donc plus "claire" que le français. Il me semble précisément que le latin fut abandonné comme langue internationale des traités (en particulier) au milieu du XVIIe siècle car bien moins claire que le français (ce qui prouve le génie du peuple gaulois tout de même ;-) ). Il y a des choses qui me gênent dans les messes "new-look". Quand on me demande de donner la communion, je suis un peu gênée, mais peut-on refuser de rendre service à un prêtre un peu croulant qui doit aller donner la communion à des mamies encore plus croulantes que lui... ça existe à Paris, du moins dans ma paroisse à la messe de 9h du matin. Mais dans l'absolu, il n'y a rien de fondamentalement choquant au rit "moderne". Je n'ai d'ailleurs jamais vu de mâle fringant se jeter sur moi au moment de la paix des fidèles (que Dieu m'en préserve au demeurant, je me ferais fort gronder par Chéri). Le nouveau rit ne se rapproche d'ailleurs pas à mon sens du protestantisme. La différence entre catholiques et protestants se situe un peu au niveau de la question de la présence réelle, mais surtout sur la question du salut. Non? allez, j'arrête de vous embêter, parce qu'au fond, moi aussi, je préfère une messe en latin que pas de messe du tout.

Polydamas 18/09/2007 09:51

Tout d'abord, bienvenue sur ce blog. ;-) Mais dans l'absolu, il n'y a rien de fondamentalement choquant au rit "moderne". C'est bien là le problème. Ce que je trouve choquant c'est que des protestants, viscéralement opposés aux catholiques, ne soient pas gênés par cette messe. En tant que catho, ça me pose problème. La différence entre catholiques et protestants se situe un peu au niveau de la question de la présence réelle, mais surtout sur la question du salut. Là, en effet, on ne va pas être d'accord. Pour les protestants, la transsubtantiation n'existe pas, la consécration n'est qu'un rappel historique de la nuit de la Cène. Sachant que la consécration est le coeur de la vie de tout catholique, vous comprendrez à quel point je suis en désaccord avec vous. Quant au salut, à voir la notion élastique et hyper-tolérante des péchés prônés par les prêtres modernistes, on n'a effectivement absolument pas la même notion des fautes commises. Ce sont les prêtres modernistes qui se sont protestantisés en faisant une parodie de "Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil". Dieu, de toute façon, pardonnera toutes vos fautes parcequ'il est miséricordieux. C'est oublier que Dieu est aussi infiniment juste... A noter également que toute la simplification du rit, l'hyper démocratisation de la messe va toujours dans le même sens. Démolir tout ce qui montrerait un tant soit peu de transcendance dans le rit tridentin. Quand on me demande de donner la communion, je suis un peu gênée, mais peut-on refuser de rendre service à un prêtre un peu croulant qui doit aller donner la communion à des mamies encore plus croulantes que lui Je ne vais effectivement pas vous le reprocher. Mais je penserais juste aux jeunes prêtres qu'on ne compte plus chez les tradis. Je n'ai d'ailleurs jamais vu de mâle fringant se jeter sur moi au moment de la paix des fidèles J'exagère à peine, le comportement des fidèles est cent fois plus respectueux, dans un rit que dans l'autre. En revanche, je ne suis pas d'accord sur votre interprétation du latin comme langue figée donc plus "claire" que le français. Par définition, le latin est une langue beaucoup plus obscure pour le commun des mortels que le français. Le latin n'est pas une langue plus claire, c'est une langue plus juste, plus exacte (au sens juridique), sa signification n'étant pas susceptible d'évoluer, à la différence du français. Quant à l'abandon au XVIIIe, c'est probablement du également au rôle de puissance dominante que la France occupait à l'époque.

gwynfrid 17/09/2007 04:53

Heu... Un peu alambiqué pour moi, tout ça.Un moyen indirect de signaler un mécontentement ? Un paroissien mécontent serait plutôt amené à discuter - directement - avec le prêtre, me semble-t-il. Un moyen de pourvoir des paroisses non desservies ? Là aussi ça fait un peu chercher midi à quatorze heures. Si vous vous trouviez dans une paroisse dépourvue de prêtre, l'idée vous viendrait-elle à l'esprit de changer de messe dans l'espoir d'en obtenir un ?Signerais-je une pétition si on me le demandait ? Ce ne serait pas très honnête de ma part de demander une messe tridentine alors que je ne me sens pas concerné par celle-ci. Je suis né juste après Vatican II et pour moi la "messe de toujours" c'est celle de Paul VI. Il n'y a pas là de jugement de valeur, c'est simplement la réalité vécue.

Polydamas 17/09/2007 07:53

On peut dire très simplement qu'il y en a aussi, parmi les fidèles de la messe de Paul VI, qui sont conscients des insuffisances de ce rit. Ah, et non, en général, comme le passé l'a montré, la discussion n'est pas possible sur ce type de sujet sans se faire traiter de facho, etc.Pour les paroisses non desservies, pourquoi pas ? Je préfère avoir un rit différent de celui auquel je suis habitué mais d'en avoir un tou de même.

gwynfrid 15/09/2007 22:00

J'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi vous demandez aux catholiques non tradis de réclamer des messes en latin. Autant il est normal de faire fraternellement une place aux tradis qui le demandent, autant je ne vois pas pourquoi , en l'absence de demande dans ma paroisse, j'irais proposer au curé de célébrer une messe que je ne comprends que très marginalement.Ceci dit, je suis heureux pour vous et espère que cette porte ouverte par le Pape aidera à atténuer les divisions.

Polydamas 16/09/2007 03:00

Parceque parmi les fidèles au nouveau rit, il y en a une partie non négligeable qui se rendent compte des faiblesses de leurs pasteurs en ce qui concerne la rectitude doctrinal et du rit. Demander à ce que l'on adopte le rit tridentin serait un moyen indirect, pour ceux qui ne sont pas satifsfaits de leur paroisse, de signaler que le façon dont la messe est dite est largement perfectible, de faire part de leur mécontentement.Enfin, je vous rappelle que bon nombre de paroisses en France ne sont plus desservies, et qu'à l'inverse, un petit nombre de prêtre disant le rit tridentin sont en disponibilités. Donc des laïcs qui ne connaissent pas ce rit pourraient l'adopter et du même coup revivifier leur paroisse, en finir avec les ADAP, et autres assemblées de laïcs.D'autant qu'à mon avis, le rit tridentin doit être accueilli par tout le monde, il n'est pas destiné que pour les tradis. Donc même des personnes qui ne sont pas hostiles, comme vous, par exemple ;-) , pourraient signer une pétition, si on venait à leur demander.Le vrai paradoxe est que les tradis ont déjà obtenu leur chapelle, et qu'ils ne sont pas encore prêts à la quitter pour quelque chose d'incertain. Donc il est normal que les évêques constatent peu de demandes, les tradis ayant déjà déserté leurs paroisses géographiques.