Pourquoi franc-maçonnerie et catholicisme sont-ils incompatibles ?

Publié le 12 Septembre 2007

Il semblerait qu'il y ait, chez certains internautes, encore un doute sur l'incompatibilité entre la franc-maçonnerie et le catholicisme. Je ne peux que les enjoindre à parcourir cet excellent témoignage de Maurice Caillet.

C'est un texte éclairant à bien des égards.


Catholicisme et philosophie maçonnique: deux paradigmes inconciliables


Le débat n'est pas nouveau, puisque vingt et un ans seulement après la création de la maçonnerie moderne, spéculative, le Pape Clément XII la condamnait par "une constitution valable à perpétuité", condamnation reprise par de nombreux papes, jusqu'à Jean-Paul II (sur proposition de Mgr Ratzinger en novembre 1983). Cependant il a toujours été de bon ton parmi les fidèles et même les écclésiastiques, surtout en France, de faire preuve d'indépendance vis-à-vis de recommandations pourtant motivées du Magistère: le coq gaulois est toujours fier de son indépendance et il ne chante pas seulement dans les basses-cours, mais aussi dans les sacristies! C'est ainsi que l'on a vu le R.P Riquet et Allec Mellor faire l'apologie de la maçonnerie dans les années soixante. Vingt ans plus tard, c'était Mgr Thomas de Versailles qui "flirtait" avec J.J Gabut, Grand Maître de la Grande Loge de france. Et le 9 décembre 1999, on pouvait lire avec effarement la notice "auto-nécrologique" de l'abbé Jean-Claude Desbrosse dans le Figaro, avec tous ses titres maçonniques. Il trouva malencontreusement un soutien posthume de son ancien Evêque, Mgr Le Bourgeois, dans le journal La Croix, contredit très rapidement par son successeur Mgr Seguy du diocèse d'Autun. Depuis, d'autres Evêques français, et non des moindres, ont soutenu le point de vue romain: Mgr Bonfils dans les Nouvelles Religieuses (n°161), Mgr Brincard sur le site internet de son diocèse  du Puy-en-Velay, Mgr Rey de Toulon dans un article de La NEF de décembre 2004, Mgr de Germiny de Blois.

Personnellement, je suis témoin et je ne suis que témoin, mais converti et baptisé à cinquante ans, j'ai été franc-maçon du Grand Orient de France pendant quinze années, et voilà vingt deux ans que je suis chrétien. Etant catholique aussi convaincu et actif que j'ai été franc-maçon militant, je me permets d'affirmer, en dehors de toute interdiction magistrale, malheureusement mal ressentie même par des catholiques pratiquants, qu'il est absurde, philosophiquement contradictoire, de prétendre être à la fois vrai catholique et franc-maçon authentique, quelles que soient les obédiences (mais qui se soucie aujourd'hui du principe de non-contradiction?). Je précise que j'ai fréquenté des maçons de toutes obédiences, notamment en Fraternelle.
(...)

De 1970 à 1985, j'ai gravi les grades initiatiques d'apprenti jusqu'au 18° (Chevalier Rose-Croix), j'ai été Vénérable de loge, délégué au Convent(député à l'assemblée nationale annuelle), membre de la Fraternelle des Hauts Fonctionnaires.
(...)

Qu'est-ce que la franc-maçonnerie? Officiellement, il s'agit d'une association philosophique et philanthropique, qui, sous sa forme spéculative est apparue au début du XVIII° siècle. Les obédiences sont des fédérations de loges. Dans toutes les obédiences, il existe au moins trois structures parallèles de nature différente.

Une structure que l'on peut qualifier de démocratique, regroupant les ateliers ou loges bleues ou de Saint Jean, qui gère les trois premiers grades d'apprenti, de compagnon et de maître. Tous les responsables, Officiers et Vénérable de loge, Délégué au Convent, membres de Conseil de l'Ordre, Grand Maître et ses adjoints sont élus et non reconductibles au delà de deux ou trois ans. Ces loges font l'objet de déclaration, comme association loi de 1901, auprès des Préfectures, et sont souvent à la une des hebdomadaires avec photo du Grand Maître à l'appui. Il existe à ce niveau une Constitution, des Statuts et une justice maçonnique chargée de règler les conflits entre maçons.

Une seconde structure, initiatique, est beaucoup moins connue, voire ignorée des "profanes": il s'agit des ateliers de perfectionnement, cloisonnés en quatre niveaux, du 4° au 33° grades selon certains rites (REEA), sans communication des ateliers supérieurs vers les inférieurs. Le recrutement d'un niveau à l'autre se fait par cooptation, et la gestion de cet ensemble est assuré par un collège de grands initiés, inconnus des maçons de base et encore plus de la presse, et présidé par un Grand Commandeur élu à vie. Notons au passage cette affirmation pour le moins surprenante d'un "Grand Commandeur" américain, Albert Pyke en juillet 1889: "Lucifer le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien lutte pour l'humanité contre Adonaï, la Dieu de l'obscurité et du mal" (cité par J.C Lozac'hmeur). Plus discret, Oswald Wirth, grand initié et initiateur, écrivait dans le "Livre du compagnon": "...le Serpent inspirateur de désobéissance, d'insubordination et de révolte, fut maudit par les anciens théocrates, alors qu'il était en honneur parmi les initiés".

La troisième structure n'a même pas de statut officiel dans les obédiences: il s'agit des fraternelles qui regroupent des maçons selon leur profession ou leurs intérêts, ce qui ouvre la porte à toutes sortes de compromissions et corruptions, d'autant plus que s'y retrouvent des maçons appartenant à des obédiences différentes, qui, publiquement, n'hésitent pas à se lancer des anathèmes, comme celui d'être une maçonnerie "irrégulière"! Pour s'en convaincre il suffit de consulter le site Hiram réalisé par des maçons, écoeurés, qui tentent de contrer ces dérives affairistes.

Enfin, sept maîtres peuvent constituer une loge "sauvage", qui n'a de compte à rendre à personne. J'ai été sollicité pour en faire partie. Il existe aussi des clubs spécifiquement maçonniques, comme les "Clubs des 50", cinquante des maçons les plus influents de chaque grande ville, qui se réunissent dans de grands restaurants.

Tout oppose la philosophie maçonnique et la religion catholique.

1°) Historiquement chacun connaît Saint Pierre, premier Evêque de Rome à qui Jésus a confié son Eglise. Les origines de la maçonnerie spéculative sont plus discutables; cependant, beaucoup d'historiens admettent que celle-ci a résulté de la transformation de la maçonnerie opérative (bâtisseurs de cathédrales) à Londres en 1717, sous l'impulsion de deux pasteurs, Anderson presbytérien et Désaguliers anglican, influencés en sous-main par le physicien Isaac Newton, hérétique notoire, pratiquant la magie et l'alchimie, et admirateur de Nostradamus et des Lumières. Du reste, les Constitutions fondatrices, dites d'Anderson (1723) ne mentionnent Dieu qu'une seule fois, dans une tête de chapitre, et jamais la Sainte Trinité, le péché, le salut, la Résurrection, l'Ascension ni la Pentecôte, la venue du Saint Esprit. En France la maçonnerie apparaît dès 1725 avec Montesquieu, et ses membres, nobles, grands bourgeois voire écclésiastiques sont gallicans, c'est-à-dire opposés à la prééminence de l'Evêque de Rome. En tous cas, la FM, qu'elle soit opérative ou spéculative est une résurgence de la Gnose, hérésie dèjà condamnée par Saint Irénée au II° siècle et que l'on retrouve dans tous les ordres initiatiques. 



2°) Les fondements sont

- pour le christianisme, le kérygme, c'est-à-dire l'annonce par des témoins oculaires, dont l'apôtre Saint Jean, de la mort et de la résurrection de Jésus pour notre salut;

- pour la maçonnerie, des mythes, dont le mythe central d'Hiram, architecte du temple de Salomon qui aurait été assassiné par trois mauvais compagnons, ce qui ne repose sur aucune preuve historique, pas plus que la transmission par Saint Jean d'un enseignement secret de Jésus aux ordres initiatiques successifs en passant par les Templiers, pas plus que la transmission des rites initiatiques depuis l'antiquité égyptiennne jusqu'aux francs-maçons modernes, transmission soutenue par le franc-maçon et talentueux romancier Christian Jacq. 



3°) Les principes de base sont aussi opposés.

- Le christianisme est une religion révélée par Dieu lui-même, d'abord à Moïse, puis en et par Jésus le Messie, et il comporte un certain nombre de dogmes, inclus dans le Credo, qu'un catholique bien formé et convaincu ne peut contester sans renier sa Foi (Dieu trinitaire, Incarnation, Résurrection, Ascension, Immaculée Conception, Assomption de la Vierge Marie). L'Eglise affirme détenir la Vérité sur les relations entre Dieu et l'Homme. Enfin, le chrétien compte plus sur la Grâce miséricordieuse de Dieu que sur ses propres oeuvres pour accéder au salut.

- La Franc-maçonnerie prône une philosophie humaniste consacrée à la recherche de la vérité, mais qu'elle estime inaccessible. Elle rejette tout dogme et soutient le relativisme:

  • 1)  relativisme religieux, qui met toutes les religions sur le même plan, alors qu'elle s'érige au-dessus d'elles, dès 1723, comme "centre de l'union" (indifférentisme);
  • 2)  relativisme moral, aucune règle morale n'étant pour elle d'essence divine et donc intangible: sa morale évolue au gré du consensus des sociétés, ce qui ressort également du naturalisme: "En toutes choses, la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine"(Léon XIII dans son encyclique mettant à jour la maçonnerie qu'il qualifie de secte). En quelques mots et toutes obédiences confondues, c'est l'indépendance de l'Homme vis-à-vis de Dieu et la négation de tout phénomène surnaturel: c'est la cité terrestre de Saint Augustin..."l'amour de soi porté jusqu'au mépris de Dieu". Entous cas, c'est le refus de tout phénomène surnaturel: théophanies, apparitions, miracles.


4°) Les enseignements

- dans l'Eglise Catholique sont accessibles à tous; il n'y a pas d'enseignement secret, n'en déplaise à Dan Brown et aux gnostiques: Catéchisme, comptes rendus des Conciles, Encycliques destinées aux Evêques et cependant divulguées urbi et orbi;

- dans la franc-maçonnerie une formation ésotérique, secrète est donnée aux initiés selon leur grade, qui révélerait progressivement les mystères cachés par les dignitaires de la religion exotérique que serait l'Eglise apostolique et romaine (et pourquoi les Eglises orthodoxes et protestantes dissimuleraient-elles les mêmes mystères, alors qu'elles ont longtemps combattu l'Eglise romaine?). Tous les rituels font miroiter aux yeux des initiés la "Connaissance" d'une soi-disant "Tradition primordiale" préhistorique et d'une "Lumière", qui au mieux est celle d'une meilleure connaissance psychologique de l'initié par lui-même, mais en aucun cas celle de la Transfiguration au Thabor ou celle d'un Saint Séraphin de Sarov en présence de Motovilov.


5°) La conception de Dieu est profondément différente:

- pour un chrétien, Dieu est un être personnel, trois personnes en une, mais un Dieu-personne entretenant une relation d'amour avec la créature humaine: c'est du théisme;

- pour un FM, ce peut être au mieux le Grand Architecte de l'Univers, Dieu abstrait, mais c'est seulement le "Créateur-maître horloger" comme le désigne le pourtant pasteur Désaguliers et plus tard Voltaire, initié sur le tard: c'est du déisme. Ce GADLU n'intervient pas dans les affaires des homme.


) L'eschatologie, les fins dernières 

- dans le christianisme, c'est la Vie Eternelle, accordée par grâce, dans une adoration et une louange sans fin, face à face amoureux avec le Seigneur;

- dans la franc-maçonnerie, c'est le "passage à l'Orient éternel", espérance de l'abbé J.C Desbrosse, qui échappe à toute définition ou description, hormis le respect des initiés vis-à-vis de leurs défunts.


) Le perfectionnement de l'Homme

- pour le chrétien, consiste, avec la grâce de Dieu et les sacrements, à s'acheminer vers la sainteté, dans l'imitation de Jésus Christ, l'humilité et la charité;

- pour le FM, c'est l'élitisme des initiations successives, forme d'animisme (selon René Guénon et Mircéa Eliade), et la recherche du bien qui n'est nulle part précisé, puisque la morale évolue, dans la sincérité qui, chacun le sait, n'est pas synonyme de vérité: le FM est un self-made man. Cela rappelle le pélagianisme combattu par Saint Augustin.


) La relation avec les autres religions   

- pour le catholique, c'est un respect des croyants des autres religions, dans la tolérance due aux personnes qui n'ont pas encore été éclairées par l'Esprit Saint, mais dans la préservation jalouse de la doctrine de l'Eglise, transmise aux Apôtres et leurs successeurs; c'est le véritable esprit de la rencontre d'Assise de 1986;

- pour le FM, c'est une tolérance générale vis-à-vis de toutes les croyances et philosophies, avec un goût prononcé pour le syncrétisme, c'est-à-dire la combinaison peu cohérente de différentes doctrines spirituelles: c'est aussi la Gnose, subversion de la vraie Foi, affadissement du sel de la terre!  



9°) La relation au corps et au plaisir   

- pour le catholique n'a pas été puritaine, sauf pour les Cathares et les Jansénistes, et elle ne l'est pas dans les écrits du Saint Père, Jean-Paul II, qui célèbre l'acte conjugal comme un "véritable acte d'adoration", mais le corps et les sens doivent rester soumis à la conscience et à la loi morale et subordonnés à l'amour véritable;

- pour le FM, elle doit être d'une liberté totale entre adultes consentants; cet hédonisme a conduit la franc-maçonnerie à promouvoir toutes les lois favorisant le divorce, la contraception, l'avortement, le PACS, les manipulations embryonnaires et bientôt la dépénalisation des drogues dites douces, ainsi que la légalisation de l'euthanasie: "c'est tout le concept de famille qui en train de basculer" selon le pronostic du Docteur Pierre Simon (De la vie avant toute chose; Ed. Mazarine 1979).


Conclusion  

Le catholique ne doit pas se laisser séduire par les idéaux maçonniques, qui sont ceux de notre République: liberté, égalité, fraternité, qui n'ont pas le même sens dans l'esprit d'un chrétien et d'un FM. La liberté, pour un chrétien, est un moyen, un instrument accordé par Dieu à l'Homme pour aller vers le Bien et l'amour. Pour un FM c'est un but sans fin, qui doit abattre tous les tabous et tous les interdits de la morale naturelle.

L'égalité, pour les chrétiens résulte du fait qu'ils sont tous fils d'un même Père et frères et soeurs de Jésus. Pour un FM, c'est une illusion puisqu'il distingue profanes et initiés et, par ailleurs les FM eux-mêmes en 33 grades bien étanches. La fraternité chrétienne est universelle et celle des FM se limite ou se concentre sur le cercle restreint des initiés, tout en aspirant à l'avénement d'un gouvernement mondial...dirigé par les initiés, bien entendu! 

Mgr Girotti vient de rappeler la condamnation romaine de 1983: le catholique qui appartient à une organisation maçonnique est "en état de péché grave" et "ne peut accéder à la Sainte Communion" (Le Figaro du 5 mars 2007)

En 1936, lors de leur première rencontre à Chateauneuf-de-Galaure, Marthe Robin, grande mystique, déclara au Père Finet que "parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme et la franc-maçonnerie"* Le communisme n'a déjà plus beaucoup d'avenir. Prions donc pour la conversion des FM qui, souvent de bonne foi, sont dans l'erreur et les ténèbres, alors qu'ils croient avoir reçu la Lumière.

La Lumière qui éclaire tout homme c'est Jésus-Christ, ce n'est pas Lucifer!                           


Maurice Caillet

* in Raymond Perret, "Prends ma vie, Seigneur" p.139, chez Desclée de Brouwer

 

Rédigé par Polydamas

Publié dans #Argumentaires

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Jacques Ashmole 25/11/2010 09:24



Bonjour, pour avoir un témoignage différent, je vous conseille ce blog : http://jacquesashmole.blogspot.com/
L'auteur y explique pourquoi chez lui  être Chrétien Catholique et Franc-Maçon sont deux engagements complémentaires !
Vous trouverez également d'autres articles justifiant que le christianisme est à l'origine de la franc-maçonnerie.



merickson 19/10/2009 12:17


Pardon et pan sur le bec ça m'apprendra à répondre au téléphone durant l'écriture d'un courriel.

J'ai écrit dans le post précédent : "l est bien dommage qu'on n'accorde pas aux mots leurs vraies significations dans le but de gérer des mots".
Lire à la fin "... dans le but de générer des maux", ce qui ne veut pas dire la même chose, je l'avoue.
Merci de me pardonner.


merickson 19/10/2009 12:13


Il est bien dommage qu'on n'accorde pas aux mots leurs vraies significations dans le but de gérer des mots. A-t-on jamais vu un "mythe" ou "une légende" avoir des bases historiques démontrables ?
dans ce cas, on n'est pas dans un mythe, on est dans l'histoire tout court. Est-ce que ça viendrait à l'esprit de certaines personnes de chercher quelle véracité on peut faire au récit des dieux
grecques et des aventures des demi-dieux. Un mythe c'est une histoire, une légende mais qui n'a pas pour but de distraire mais de donner un sens à ce qui s'y trouve caché. Pour cela, il faut relire
Mircea Eliade et d'autres mais ne pas dire des inepties pareilles. J'en ai vu d'autres mais celle-ci me paraissait énorme. Je connais beaucoup de FM qui sont catholiques, mais dans la FM, il existe
des théistes, de déistes et des athées, certains se réfèrent à un Principe créateur d'autres à l'homme exclusivement. Leurs actions ne sont pas les mêmes et on entend plus parler de ceux qui
agissent dans le monde temporel parce qu'ils font entendre leurs voix, pas toujours tolérante il est vrai, et très peu de ceux qui sont avant tout des spirituels. Beaucoup sont chrétiens mais pas
forcément rattachés à un rite catholique, protestant ou autres ... et on serait étonné du peu d'écart qui existe parfois entre eux. Enfin, la tolérance ne s'applique que sur les opinions et la
permissivité (condamnable elle) sur les attitudes contraires à l'ordre et à l'éthique moral. Là aussi, merci de porter une très grande attention aux mots quand on connait le nombre de gens
illettrés (je n'ai pas dit analphabètes), il ne faut pas être surpris de prendre un mot pour un autre et semer la confusion. Cela appartient à ceux qui savent de faire cet effort, qu'on soit
catholique ou franc maçon.


Polydamas 19/10/2009 12:56


Faut arrêter les conneries, on ne peut pas être franc-mac et catholique dans le même temps, il faut choisir. Ce n'est pas parce que des croyants prennent des libertés avec la foi qu'on peut tout
mélanger et tout accepter au prétexte que ce serait "leur vérité". Non, la FM a démontré tout au long de son histoire sa profonde et viscérale hostilité au catholicisme. Alors, oui, il y a des
croyants franc-macs, reste que ce n'est pas très engageant de croire à un Grand Horloger, il n'y a pas beaucoup de conséquences qui s'ensuivent.


merickson 28/07/2009 11:43

L'espérance me faisait croire à un brin d'humanité dans votre tête, en fait vous êtes un parfait sot, un imbécile doublé d'un ignorant têtu et fascite.Merci de ne plus me répondre et évitez les miroirs, ils pourraient vous envoyer une image de vous qui n'est pas très belle.

Polydamas 28/07/2009 18:44


Et ça y est, ça vire à l'insulte, au fasciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, faute d'arguments, je crois que vous avez fait la démonstration de votre ridicule achevé.


merickson 27/07/2009 17:56

Bien, le ton me paraît plus cordial ... En effet, cet échange permet de voir combien il y a une méconnaissance de ce que peuvent être les différentes maçonneries.J'ai poussé le bouchon, c'est vrai, mais n'oublions pas avant tout que nous sommes Frères en humanité ("aimez-vous les uns, les autres"), et qu'il faut parfois considérer les oppositions comme fécondantes d'une idée nouvelle où chacun peut y trouver ce qu'il cherche. C'est ainsi que va la pensée ternaire, c'est ainsi que croît l'univers ...Je crois à la richesse des contradictions quand elles ne s'imposent pas aux autres. Personne ne détient la Vérité, chacun la cherche à sa manière et tout excès aboutit à ce qu'on a connu au cours des siècles passées. Alors essayons de comprendre et non condamner car c'est un sujet bien délicat que celui de la spiritualité. Elle a fécondé d'une Tradition Primordiale, bien des branches dont chacune aimerait être la seule à bénéficier du tronc. Mais voilà, les hommes, ne sont heureusement pas faits dans le même moule. Ne pas être d'accord, ne veut pas dire ne plus se respecter. Bref ... Que Dieu nous garde en justice, en équité et en charité Amen !

Polydamas 28/07/2009 11:31


Je ne suis frère en humanité avec personne. Comme le disait Maistre, ça va vous faire plaisir, c'est un maçon, je ne connais pas l'humain, je ne connais que des Français, des Russes, des Chinois,
etc.

Sinon, je ne suis pas non plus d'accord avec votre constat relativiste selon lequel personne ne détient la Vérité. Rien de plus faux. Il y a des principes intangibles et non négociables qui en sont
l'objet.

L'intolérance ne vient pas de là, l'intolérance et la persécution provient de l'incapacité d'envisager l'humanité en autre chose qu'en noir ou blanc. Personnellement, je pense qu'il n'y a que des
nuances de gris. Mais sur le plan des principes, c'est tout autre chose, il y a noir et blanc, le bien et le mal existent et ne dépendent pas de l'environnement.